Fiction
Bi
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Lily pucien — Chapitre 11 · L'étang
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Lily pucien
Chapitre 11 · L'étang
Au matin, nous regardons Canal News, vont-ils parler à nouveau de “l'affaire du lutin” ? Les infos passent. Elles bouclent. Même sur le bandeau en bas, il n'y a aucune allusion à Lily et au reportage d'hier. Ils ont fait le buzz, l'affaire est suffisamment peu crédible pour une société qui se veut rationnelle. Tout ce brouhaha est retombé aussi vite qu'il n'était apparu. Au bout d'une vingtaine de minutes, je coupe la télévision.
— Je vais aller à l'étang ce matin.
— Soit prudent, il pourrait y avoir encore des journalistes.
— Oui, je resterai sur mes gardes.
— Soit prudent, il pourrait y avoir encore des journalistes.
— Oui, je resterai sur mes gardes.
Florence part travailler au village. Mon téléphone sonne.
— Marc, c'est Florence. Juste pour te prévenir. Fais bien attention si tu sors avec Lily, il y a plein de curieux dans le village.
— Mince, pourtant j'aurais bien voulu y aller. C'est la piste la plus prometteuse qu'on a.
— Peut-être que sans Lily c'est moins risqué pour faire du repérage en attendant que le flot de visiteurs ne se tarisse.
— Tu connais Lily, elle ne voudra jamais rester seule à la maison.
— Convaincs-la, car ils posent beaucoup de questions sur l'étang et les “lutins”.
— Je vais faire ce que je peux.
— Mince, pourtant j'aurais bien voulu y aller. C'est la piste la plus prometteuse qu'on a.
— Peut-être que sans Lily c'est moins risqué pour faire du repérage en attendant que le flot de visiteurs ne se tarisse.
— Tu connais Lily, elle ne voudra jamais rester seule à la maison.
— Convaincs-la, car ils posent beaucoup de questions sur l'étang et les “lutins”.
— Je vais faire ce que je peux.
Je prépare mon sac à dos, une lampe torche puissante, une loupe, ainsi que la carte IGN et ma gourde. Je regarde Lily.
— Ecoute Lily, je vais aller voir l'étang.
Lily sourit et hoche la tête, elle fait montre d'une joie incommensurable.
— Je sais que ça ne va pas te plaire, mais je dois y aller seul. Tu comprends. Il y a plein de gens au village qui ne te veulent pas de bien. Si ils te voient, c'en sera fini de ta tranquillité.
Lily recule, elle paraît en colère. Elle a le visage de quelqu'un qui hurle. Elle me montre son médaillon, me fait de grands gestes. A la fenêtre Mistigrain cogne et griffe contre le carreau. J'entends ses miaulements furieux malgré le double vitrage.
— Non Lily, c'est impossible que je t'emmène, c'est bien trop dangereux. Tu restes là !
Ma dernière phrase a été ferme, sèche. Lily s'est reculée en m'entendant, presque recroquevillée sur elle-même. Je la regarde, les sourcils froncés pour lui montrer que la discussion est close. Je pars chercher mes clefs. Je prends mon sac à dos. Lily n'est plus sur la table, elle a dû rejoindre son camping-car. Mistigrain est toujours à la fenêtre mais il ne grogne plus. Je lui dépose une gamelle de croquettes et lui fait une dernière caresse avant de partir. Il ronronne sous ma main.
J'arrive à la place du village. C'est l'effervescence. Il y a des voitures de tous les départements voisins. Une place, j'ai bien cru que je n'en trouverais pas. Je descends, passe à la boutique prendre quelques fruits secs. Florence me prend à l'écart.
— Tu es seul ?
— Oui, ça n'a pas été facile avec Lily. Mais elle m'a l'air contrariée.
— Nous lui ferons un gros câlin ce soir. Tu as vu tous ces gens ?
— Oui c'est de la folie.
— Ne te fais pas remarquer.
— D'un certain côté, je serai un curieux comme eux.
— Oui, ça n'a pas été facile avec Lily. Mais elle m'a l'air contrariée.
— Nous lui ferons un gros câlin ce soir. Tu as vu tous ces gens ?
— Oui c'est de la folie.
— Ne te fais pas remarquer.
— D'un certain côté, je serai un curieux comme eux.
Florence me sourit. Je lui dépose un baiser sur la bouche et pars en direction de l'étang.
Je traverse le sous bois. Je m'arrête pour ramasser quelques fraises des bois quand je sens des coups à travers mon sac à dos. Je regarde dedans. Lily !
— Mais que fais-tu là ? Tu as vu tout ce monde ?
Elle ne m'écoute pas, saute sur le sol, ramasse deux fraises qu'elle gobe goulument. Elle se retourne vers moi, me montre à nouveau le médaillon, son front en me faisant des gestes désespérés, comme si elle m'accusait de ne pas la comprendre. Une personne arrive, elle rentre rapidement dans le sac.
Il s'arrête me demande si je suis du coin. Il me demande si l'étang est bien au bout du chemin puis me parle des lutins qui peuplaient jadis son pourtour.
Je poursuis ma route. Je n'avais jamais vu autant de gens sur le bord de cet étang. Alors qu'en temps normal on y voit des hérons, des poules d'eau, des canards, ce matin la faune semble l'avoir désertée pour une cohorte d'enquêteurs en herbe. Je commence mon tour. Les berges sont piétinées. Je quitte la zone boisée pour longer la prairie qui mène vers le futur aménagement. Je vais faire demi-tour, quand je sens une tape de Lily dans le cou. Elle me fait signe de continuer. A l'approche du chantier, il y a de moins en moins de curieux. Dans mon dos, Lily baisse la tête dès qu'un pseudo enquêteur nous croise. Ses bras sur mon épaule se tendent. Elle me tire l'oreille pour que j'aille vers la rive. Des grilles bloquent le chemin. Lily descend. On entend les ouvriers parler. Je la vois s'éloigner, seule.
Un petit trou. Elle s'y aventure. Après l'épisode le long de la rivière, je ne suis pas très rassuré. J'attends. Je regarde au loin les ouvriers, mais ce que je crains le plus ce sont ces gens qui fouillent la berge avec leurs détecteurs de métaux et leurs pelles, faisant des trous partout. J'attends une dizaine de minutes, scrutant la berge à la recherche du moindre signe de Lily. Pourvu qu'elle n'ait pas de problème. J'attends, inquiet.
Soudain elle revient vers moi en courant, un morceau de tissu à la main. Une pelleteuse vrombit, les dents de son godet semblent se rapprocher de nous. Lily est terrorisée. Elle saute dans le sac, tremblante. Je dois la ramener à la maison
A la maison je la sors du sac.
— Tu es inconsciente ou quoi ? tu aurais pu te faire repérer. Je t'avais dit de rester ici.
Lily me regarde, me laisse parler. Une fois que je n'ai plus rien à dire, elle ouvre le morceau de tissu. A l'intérieur un anneau métallique jaune or dont le diamètre fait exactement celui de sa tête. Elle me montre son pendentif puis l'anneau puis ses mains vont de l'un à l'autre. Je ne comprends rien.
Elle prend son crayon et dessine. Elle veut que je mette sa pierre sur l'anneau.
D'accord je vais mettre la pierre sur cet anneau, enfin je vais essayer. Mais d'abord on va préparer le repas, Florence ne va pas tarder.
Elle me mord le doigt. Elle trépigne. Je dois lui faire … immédiatement. Je prends l'anneau, le médaillon, un tube de super glu. Je décolle délicatement la pierre et la colle à l'anneau. Je lui tends mon bricolage. Elle le regarde, pour la première fois elle regarde le bijou d'un bonheur surhumain. Elle admire mon travail, prend l'anneau à deux mains et le pose sur sa tête.
Elle me regarde fièrement et ouvre la bouche. Elle me regarde comme si elle attendait quelque chose.
— Que veux-tu me dire ?
Elle saisit sa couronne, la regarde. Elle s'assoit et se met à pleurer.
Florence rentre alors que Lily reste prostrée. Je lui raconte la journée, comment j'ai découvert Lily dans le sac, les visiteurs, le chantier, la pelleteuse, la couronne, les dents de la pelleteuse ...
Florence prend notre petite protégée dans ses mains, la rassure. Nous mangeons avant de nous coucher.
Nous nous installons tous les trois dans le lit. Lily se place au milieu. Elle nous embrasse l'un après l'autre, longuement, comme pour poser les règles. Puis elle glisse sous les draps. Très vite, ses mains et sa bouche s'occupent de nous deux alternativement. Elle passe de mon sexe à celui de Florence sans interruption, frottant son corps minuscule contre nos peaux, utilisant sa poitrine, son ventre, ses cuisses. Florence et moi nous embrassons au-dessus d'elle, tout en sentant parfaitement ce qu'elle fait.
Le désir monte, je bascule Florence sur le dos. Lily s'écarte juste assez pour me laisser la pénétrer, puis se recolle immédiatement. Je m'enfonce en Florence.
Lily ne reste pas inactive. Elle se glisse entre nous. Une de ses jambes passe par-dessus ma cuisse, son torse se retrouve pressé entre nos ventres. Chaque fois que je m'enfonce, je la sens. Chaque fois que je me retire, elle en profite pour nous lécher, nous caresser, frotter ses petits seins contre nous.
Nous trouvons notre rythme, tous les trois ensemble.
Florence gémit contre ma bouche. Une de ses mains tient ma nuque, l'autre est posée sur Lily, l'encourageant. Cette dernière, s'enhardit, se frotte plus fort, cherche son propre plaisir contre nos corps moites. Je sens sa langue tantôt sur moi, tantôt sur Florence, tantôt exactement à l'endroit où je la pénètre. nos ondulations s'intensifient.
Florence se cambre et jouit la première, en serrant Lily contre elle. Ce mouvement me fait venir immédiatement. Je me vide au plus profond d'elle, le front collé à son épaule. Lily continue de bouger entre nous. Mon sperme mêlé aux fluides de Florence coule sur son visage et son corps. Je reste un long moment uni à Florence, encore secoué par ces sensations nouvelles.
Lily n'attend pas que je me retire, elle se glisse plus bas et commence à nous nettoyer tous les deux avec sa langue, prenant son temps, goûtant nos fluides. Florence et moi la regardons faire, essoufflés, les doigts entrelacés.
Quand elle a terminé, Lily remonte et se blottit entre nos deux poitrines, le visage encore humide. Son petit cœur bat très vite contre ma peau. Florence pose une main protectrice sur elle.
— C'était vraiment … ouahou nous trois
Je regarde Lily, elle a les yeux mi-clos, un sourire paisible.
A suivre ...
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Commentaires ()
J'ai hâte de connaître la signification du diadème
Merci pour ta fidélité
Je retournerai commenter le dernier chapitre au moment de sa publication