Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Lily pucien — Chapitre 2 · Essayage
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Lily pucien
Chapitre 2 · Essayage
Les oiseaux chantent, le soleil me fait de l'œil dans mon lit. Quel rêve étrange ... Cette petite femme rapportée par mon chat. Il va falloir que j'arrête les romans de Terry Pratchett. Je me retourne.
— Aahhh !
C'est pas possible, elle est là. Je n'avais pas rêvé. La petite femme a fait un bond. Apeurée, elle s'est cachée derrière le traversin. Délicatement, je le tire vers moi. Elle est derrière, tremblante, elle tente de se protéger avec ses bras.
— Excuse-moi, je ne voulais pas te faire peur.
J'essaie de parler d'une voix douce. Elle baisse ses bras, me regarde. Elle semble ouvrir la bouche, mais je n'entends aucun son.
— Je crois que tu me parles, mais je n'entends rien. Essaie de me parler plus fort.
Elle paraît crier. A ce moment Mistigrain entre par la fenêtre et se précipite vers la petite femme. Je l'attrape de justesse. La petite femme s'est à nouveau cachée derrière le traversin. J'attrape le chat et le sors par la fenêtre que je ferme.
— Non, je t'ai dit, elle n'est pas pour toi ! Va te trouver des mulots !
Je reviens, la petite femme sort la tête.
— Ne t'inquiète pas, il est dehors. Il ne rentrera plus. Alors tu voulais me dire quelque chose mais je n'entends rien.
Elle me fait des gestes, indique sa bouche puis se masse le ventre. Je m'interroge. Je refais le geste devant elle. Elle hoche la tête comme pour me faire oui avec un grand sourire. La lumière illumine mon cerveau. Elle doit vouloir me dire qu'elle a faim. J'acquiesce. Je m'apprête à la prendre quand mon regard glisse malgré moi sur son corps. Elle est là devant moi, toujours nue. Qu'elle est belle ... Je sens malgré moi mon excitation revenir. Son regard me fait comprendre que je la dévisage trop. Elle regarde sa poitrine, ouvre la bouche et essaie de cacher ses attributs avec ses mains.
— Excuse-moi, je n'aurais pas dû te regarder comme ça.
Je lui tends le mouchoir. Elle l'utilise comme une cape pour masquer sa nudité. Je la prends dans mes mains et nous allons ainsi dans la cuisine.
— Tu manges quoi le matin ?
Je sors du lait, du café, du pain, un fond de jus d'orange, du beurre et un peu de miel. Sur la table, elle se met à quatre pattes, renifle chaque aliment. Avec ses mains elle se fait une boule avec la mie de pain qu'elle engloutit comme si elle avait jeûné depuis … C'est vrai, hier je l'ai soignée, mais je ne lui ai pas donné à manger. Je la laisse faire, pendant que je déjeune. Je la vois qui ramasse le miel qui coule de la cuillère. Elle s'en délecte. Je lui apporte alors deux soucoupes dans lesquelles je mets un peu de miel pour l'une et un peu d'eau pour la seconde.
Nous mangeons face à face. Régulièrement elle lève la tête, me sourit. A chaque bruit, la pendule, le miaulement du chat derrière la vitre, elle sursaute, me regarde, analyse son environnement puis reprend son déjeuner. Plus je la regarde, plus je la trouve belle, si vulnérable devant moi.
Je pars à la salle de bain. La petite femme a escaladé mon bras pour venir s'asseoir sur mon épaule. Je la pose délicatement sur le lavabo. C'est un double vasque. Quelle chance. Je mets un peu d'eau dans l'un avec un petit morceau de savon. Le petit être me regarde, me dévisage pendant que je commence à me laver. Elle retire le mouchoir et se laisse glisser dans l'eau. Je la vois se frotter avec un tout petit morceau de savon. Ses gestes sont précis, méthodiques. L'eau ruisselle sur sa peau, fait briller ses seins, glisse entre ses cuisses.
Mon regard reste accroché à elle plus longtemps qu'il ne devrait. Sa peau mouillée reflète la lumière. Elle ne semble pas remarquer mon attention, trop concentrée sur sa toilette. Je me force à détourner les yeux pour continuer à me raser. Trop distrait. La lame glisse et ouvre une fine coupure sur ma joue.
— Merde…
Le juron la fait sursauter. Elle me regarde et voit immédiatement le filet de sang. Elle me fait de grands gestes, insiste. Je ne comprends pas tout de suite. Elle continue, plus rapide. Je la prends dans mes mains. Elle escalade mon bras et se tient debout sur mon épaule. Elle examine la coupure de très près. Ses sourcils se froncent. Elle semble se concentrer, puis approche ses toutes petites mains de ma joue.
Dieu… comme elles sont douces. Elle les pose contre ma peau, les fait glisser délicatement autour de la plaie. Je regarde notre reflet dans le miroir : elle est là, debout sur mon épaule, entièrement nue, le corps encore humide. Ses seins frôlent parfois ma tempe. Elle a les yeux fermés.
Puis elle approche sa tête. Je sens d'abord son souffle chaud contre ma joue, ensuite sa langue. Fine, chaude, humide. Elle passe lentement sur la plaie, avec une précision troublante. La chaleur pénètre sous ma peau. Un frisson me parcourt le corps. Le sang s'arrête de couler. Elle recommence, plus lentement encore. Sa langue insiste, tourne, nettoie. Je reste immobile, le rasoir toujours à la main, le regard rivé sur le miroir.
Quand elle s'écarte enfin, elle inspecte son travail du bout des doigts, puis me donne une petite tape sur la joue, presque câline. Elle redescend tranquillement le long de mon bras, récupère son mouchoir et se couvre à nouveau.
Je me regarde dans le miroir. La coupure a complètement disparu. Plus aucune trace. Ce n'est pas normal … Je baisse les yeux vers elle. Elle me regarde en retour, un léger sourire aux lèvres, comme si elle savait exactement l'effet qu'elle venait de me faire.
Nous sommes rassasiés, propres, mais cela ne me dit pas ce que je dois faire de ce petit être. Et d'ailleurs je devrais lui trouver un prénom. Je me souviens des voyages de Gulliver et du petit peuple des lilliputiens. Je la regarde à nouveau.
— Tu sais, chez nous on a un livre qui s'appelle les voyages de Gulliver. Dedans il y rencontre des petits hommes, comme toi, les lilliputiens. Alors si tu veux bien, je vais t'appeler Lily, Lily Pucien. Tu aimes ?
Qu'a-t-elle compris ? Je ne sais pas. Toujours est-il qu'elle saute de joie en applaudissant.
— Tu m'as l'air d'accord. Alors tu seras Lily !
Bon maintenant qu'elle a un nom, je ne peux pas la laisser comme ça. Je dois lui trouver des vêtements. Je me souviens que mes sœurs avaient des Barbies, ma fille y a beaucoup joué avec. Avec un peu de chance, je devrais trouver une boîte avec des accessoires au grenier. Je gravis l'échelle de meunier, Lily toujours sur mon épaule. Je la dépose délicatement sur le sol tandis que je commence à regarder les cartons ; légos, playmobils … Non, ce n'est pas ça. Je continue ; monopoly, une vieille maquette d'avion non terminée … Toujours pas.
Ah, ça y est. Je l'ai. Un carton de déménagement, avec des tenues, des accessoires et le fameux camping-car barbie. Je referme rapidement le carton, quand j'entends du bruit. Un cochonnet cogne un vieux ventilateur. Lily est effrayée. Devant elle, un rat montre les dents. Je me retourne, tape vivement la main sur le plancher. Le rongeur s'enfuit. Elle court se réfugier contre moi. Je sens son corps trembler contre ma cuisse.
Je la prends contre moi. Je la rassure tandis que nous descendons avec la caisse à poupées. Je la pose sur la table. Lily est à côté de la boîte.
Je sors des vêtements. Elle me regarde, les prend dans ses mains, les pose contre elle comme pour en vérifier la taille. Elle me regarde à nouveau.
— Prends, essaie.
Elle regarde partout autour d'elle, semble chercher quelque chose. Ses lèvres bougent, on dirait qu'elle veut me dire quelque chose, mais je n'entends rien. Elle me regarde, un peu désespérée, puis saisit quelques tenues et part se cacher derrière la caisse.
Quand elle réapparaît, elle porte une longue robe de princesse rose. Le tissu est trop long : elle doit se hausser sur la pointe des pieds pour ne pas marcher dessus. Le dos est entièrement nu, le décolleté plonge profondément entre ses seins, les maintenant à peine. Elle fait un tour sur elle-même, lentement. Le tissu glisse contre sa peau, révèle la courbe de ses hanches à chaque mouvement.
Je ne peux m'empêcher de sourire, plus troublé qu'amusé. Mon regard s'attarde sur la naissance de ses seins, sur la façon dont le tissu tend à chaque respiration. Elle le remarque et me lance un regard réprobateur avant de disparaître à nouveau.
La deuxième tenue est celle d'une cavalière. Le pantalon moulant épouse parfaitement ses jambes interminables et dessine avec précision la courbe de ses fesses. Elle s'arrête un instant, les mains sur les hanches, parfaitement consciente de mon regard qui s'attarde.
Mon sexe tressaille dans mon pantalon. Elle me fixe. Je détourne les yeux une seconde, trop tard. Elle repart avec une petite moue, mais je devine qu'elle n'est pas vraiment vexée.
Elle revient vêtue d'un uniforme d'hôtesse de l'air : mini-jupe très courte, chemisier blanc un peu trop juste qui tire sur sa poitrine, petit foulard noué autour du cou. Chaque inspiration fait gonfler le tissu et dessiner la pointe de ses seins. Elle est… presque provocante. Elle semble m'interroger du regard. Je hoche la tête, la gorge sèche. Elle fronce les sourcils, pas convaincue, et s'éclipse une nouvelle fois.
Quand elle réapparaît, elle porte un short extrêmement court et un t-shirt blanc moulant qui s'arrête juste au-dessus de son nombril. Le tissu fin laisse clairement deviner la pointe de ses seins et l'ombre de son sexe. Elle reste plantée là, les bras le long du corps, sans chercher à se cacher. Mon regard descend malgré moi le long de son ventre nu, de ses cuisses, s'attarde trop longtemps. Elle rougit légèrement, croise les bras sous sa poitrine, ce qui ne fait que la relever davantage. Elle ne se cache pas vraiment. Je déglutis.
Celle-là… Celle-là te va très bien.
Son visage s'éclaire immédiatement. Elle dodeline de la tête, un vrai sourire aux lèvres. Elle est habillée. Mais mon pantalon, quant à lui, est devenu nettement trop étroit. Mais maintenant, que dois-je faire d'elle ?
A suivre ...
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Commentaires ()
Merci pour ton retour.
Merci, heureux de voir que esprit conte vous plaise.
Merci a toi pour le retour.
Heureux de savoir que tu ytouves la lecture du texte agréable.
Je connais pas, je vais rechercher. Merci.
Oui le titre est un clin d'œil. J'espère suffisamment gros pour etre compris de suite.
Maintenant, normalement vous avez compris le titre de l histoire.
Reste à savoir ce qu'il vont pouvoir faire ensemble.
L'histoire me rappelle le film "L'homme qui rétrécit" de 1957 qu'on nous avait fait voir au collège, et qui m'avait pas mal traumatisé ! ^^