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✦ Protehus La collaboratrice de l’ombre XSTORY
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Hétéro Orientation principale dans ce chapitre

La collaboratrice de l’ombre — Chapitre 7 · L’infiltration de Secret’Assur

7 minutes
267

Auteur

Protehus
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La collaboratrice de l’ombre

Chapitre 7 · L’infiltration de Secret’Assur

Les dix minutes de marche entre le bistrot de la rue de la Pompe et Secret’Assur s’étirent comme un prélude savoureux. Sur le bitume du seizième arrondissement, nous avançons bras dessus, bras dessous, animés par la complicité vibrante de deux joueurs qui partagent le même secret. Astrid ajuste son pas au mien, un sourire coquin au coin des lèvres. À chaque enjambée, le vent d’automne s’engouffre sous son manteau de laine entrouvert, faisant frissonner la maille fine de sa robe-pull. Ses huit boutons défaits sont notre pacte invisible au milieu de la foule anonyme. Nous savourons ensemble le frisson de cette impudeur clandestine, parfaitement alignés dans la provocation.
Le jeu change d’échelle lorsque nous franchissons les imposantes portes cochères de Secret’Assur. L’atmosphère feutrée de l’hôtel particulier nous enveloppe, et la normalité de la rue cède la place au risque immédiat de mon propre univers professionnel.
À l’accueil, le hall est désert. Personne, sauf Rose, l’hôtesse d’accueil, qui relève la tête à notre entrée. Les murmures habituels n’existent pas ici ; seul le clic discret de ses talons rompt le silence. Je guide Astrid vers les étages, ma main fermement ancrée au creux de ses reins, sentant la chaleur directe de sa peau à travers le tissu fluide. Elle ne tremble pas. Sa posture est un chef-d’œuvre d’audace.
Le véritable choc a lieu devant le bureau de Valentine. La DRH nous attend, un dossier à la main, sur le pas de sa propre porte. Son regard de braise balaye d’abord mon visage, cherchant à y lire la trace de notre dernier affrontement charnel et de sa domination perdue. Puis, ses yeux se posent sur Astrid. Valentine flaire immédiatement le danger. L’élégance de grande bourgeoise d’Astrid ne trompe pas son instinct de prédatrice, qui remarque aussitôt les boutons manquants, le pli provocateur du tissu et l’absence flagrante de lingerie sous la robe-pull.
La tension dans le couloir devient presque solide. Valentine se raidit, le visage blême, partagée entre une jalousie féroce et la fascination de voir ses propres fantasmes de transgression incarnés par une autre.
— Vincent, le comité d’investissement attend les arbitrages, dit Valentine d’une voix qu’elle tente de garder professionnelle, mais qui trahit un léger tremblement.
Astrid fait un pas en avant, brisant la distance de sécurité. Son parfum ambré sature l’espace. Elle plante ses yeux lumineux dans ceux de Valentine. Dans son regard, ce n’est plus seulement de la provocation, c’est une fascination magnétique, une certitude prédatrice. C’est Valentine qu’elle est venue chercher. C’est elle qu’elle veut soumettre à son propre jeu. Un sourire carnassier aux lèvres, elle lui répond :
— Les arbitrages attendront, ma chère. Vincent a des placements bien plus urgents à finaliser.
D’un geste d’une suprême insolence, Astrid écarte légèrement son manteau devant Valentine, lui offrant la vue exclusive de sa poitrine semi-découverte et de sa nudité clandestine. La domination intellectuelle et charnelle vient de changer de camp sous les yeux de la DRH, totalement pétrifiée, le regard rivé sur cette chair offerte. Je saisis alors le bras d’Astrid et l’entraîne, me détournant du bureau de Valentine pour ouvrir la porte du mien, juste en face. Je pousse la lourde menuiserie à moitié, la laissant entrouverte sur le couloir, offrant à Valentine un accès visuel partiel à ce qui va suivre, tout en la condamnant à rester sur le pas de la porte avec sa frustration.
Le silence de mon bureau s’installe, épais, presque religieux.
Je lâche Astrid et m’avance vers la grande baie vitrée. Sur mon bureau, les écrans de contrôle clignotent, affichant des courbes de rendement et des indices en temps réel. Je laisse échapper un rire bref, de plus en plus détaché, qui fait subtilement tressaillir Astrid.
— Tout cela est secondaire, dis-je sans me retourner. Secret’Assur, les comités, l’entreprise… Une simple abstraction. Du vent pour habiller le vide.
Je me tourne lentement vers elle. Astrid est restée près de l’ouverture, son manteau de laine grand ouvert. Sous la lumière tamisée, sa robe-pull dessine avec une impudeur mathématique les courbes de son corps. Sa poitrine se soulève au rythme d’une respiration, mais ses yeux brillent encore du reflet de Valentine. Elle attend mon verdict, captive de son propre jeu, mais l’ombre de ma collaboratrice plane déjà entre nous à travers l’entrebâillement de la porte.
— Le vrai pouvoir n’est pas dans les structures, Astrid. Il est ici. Dans cette pièce. Dans l’exacte mesure de ta soumission à mes règles.
Je contourne le bureau d’acajou, marchant vers elle avec la froideur chirurgicale d’un analyste. La seule transaction qui m’importe désormais, c’est celle qui se joue entre sa peau nue et mes mains. Saisissant les bords de son manteau, je le lui retire des épaules. Il glisse au sol dans un froissement sourd. Astrid se tient devant moi, vêtue de cette seule maille liquide qui trahit son obéissance absolue.
Je plante mes yeux dans les siens, capturant ce regard où couve son obsession naissante.
— Tu as été fascinante là-dehors, Astrid, murmuré-je en effleurant du bout des doigts la nacre du premier bouton encore fermé de sa robe-pull. Mais ton jeu est incomplet. Tu es venue chercher un frisson, et je vois exactement ce que tu désires. Il te reste quatre boutons. Quatre derniers remparts de pudeur avant la capitulation totale. Je pourrais les défaire moi-même. Mais ce n’est pas ce que tu veux profondément. Je te propose un marché à la hauteur de ton audace, ma chère. Je propose que nous conviions Valentine à nous rejoindre. Ici même. Et c’est elle, sous mes yeux, qui viendra t’enlever ces quatre derniers boutons.
Un frisson violent parcourt le corps d’Astrid. L’idée même de ce face-à-face, de cette mise à nu orchestrée par celle qu’elle voulait provoquer, la fait vaciller entre l’effroi et une excitation sauvage.
Avant même que le moindre signal ne soit envoyé, le bois de la porte gémit. Valentine pousse la porte, brisant d’un coup sec l’entrebâillement protecteur de mon bureau. Elle a tout entendu. Sa respiration est haute, saccadée, trahissant la course folle de son sang sous son tailleur strict. Ses yeux de braise ne me regardent plus ; ils sont fixés sur Astrid avec une ferveur presque sauvage, un mélange de jalousie dévorante et de soumission consentie à la perversion du moment.
L’effronterie de ma collaboratrice vient de faire sauter les derniers verrous de la bienséance de Secret’Assur.
— Je n’ai pas besoin d’être conviée, Vincent, dit Valentine d’une voix rauque, qu’elle tente vainement de raffermir.
Elle fait trois pas lents à l’intérieur de la pièce, refermant cette fois la lourde menuiserie derrière elle dans un déclic d’une netteté chirurgicale. Astrid ne bouge pas d’un millimètre, pétrifiée au centre du tapis. Son assurance de grande bourgeoise parisienne vacille sous l’impact de cette intrusion directe, mais le frisson qui traverse ses épaules dénudées trahit son triomphe intérieur. Le piège qu’elle a tendu s’est refermé sur elle, et elle aime ça.
Je croise les bras, adossé à mon bureau d’acajou, et savoure l’instant en maître du temps.
— Soit, dis-je avec une froideur jubilatoire. Le jeu s’ajuste. Valentine, avance.
La DRH s’exécute, son instinct de prédatrice totalement subjugué par l’ordre. Elle s’approche d’Astrid jusqu’à ce que leurs parfums se mêlent, une collision violente entre l’ambre de la femme du monde et les notes musquées de ma collaboratrice. Leurs regards se fusillent et se courtisent à la fois. Valentine lève une main légèrement tremblante, ses ongles impeccables effleurant la maille au niveau de la poitrine d’Astrid, juste là où le neuvième bouton retient encore l’étoffe.
— À genoux, Valentine, ordonné-je d’un ton sans réplique, brisant leur tête-à-tête. Tu feras cela à genoux. Et tu prendras ton temps pour libérer ce qu’Astrid est venue nous offrir.
Sous les yeux dilatés d’Astrid, Valentine s’incline doucement, le froissement de sa jupe crayon marquant sa propre reddition à mes règles.
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Commentaires ()

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OlivX
23 octobre 2026 à 09:59
Mais où est donc passé ce directeur supposé être timide,  qu'il faudrait brusquer pour le sortir de ses tabeaux et écrans...
On a un vrai dominant qui soumet Astrid et Valentine à ses désirs.

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