Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
C’est votre faute ! — Chapitre 8
Auteur
C’est votre faute !
Chapitre 8
La réflexion de Carole fait sourire Véro et comme cette dernière ne m’a pas encore crevé les yeux à coups d’ongles, je sais que j’ai échappé à la peine capitale dans l’immédiat.
Mais ça ne me rassure qu’à moitié. Ne pas être jalouse est une chose. Accepter que son amant en désire une autre devant vous en est une autre. Elle attend sans doute que nous soyons seuls pour faire couler mon sang.
— Faut savoir être forte et ne pas abuser des bonnes choses. Mais on recommencera, dis ? Mais habillés cette fois.
Carole semble très à l’aise avec ce qui se passe, contrairement à moi.
— Mouais, bien sûr.
Je la libère, elle se relève et pose un vague bisou sur mon front.
— C’est plutôt flatteur de savoir que je te fais de l’effet.
Et elle file sur ces mots.
Je suis bien loin de partager sa décontraction. En fait, je suis franchement gêné. En des tas d’autres circonstances, j’aurais voulu profiter de l’occasion, mais là, je ne sais pas trop comment gérer tout ceci. Notre conversation de midi avec Véro me revient en mémoire. Surtout ne pas être un abruti de plus au bout de la liste de tous ceux qui l’ont fait souffrir. Sauf que là, ça s’appelle être pris la main dans le sac.
— Véro, je suis désolé…
Un doigt se pose sur mes lèvres.
— Oui, je sais. On a joué avec le feu tous les trois, Caro et moi aurions dû prévoir cette réaction. Et toi, tu devrais apprendre à te maîtriser un peu mieux. Je ne voudrais pas croire que je n’arrive pas à te satisfaire.
Je pique un fard.
— Vraiment, je suis désolé, mais…
De nouveau ce doigt.
— Mais tu es un homme qui a un peu de mal à résister à la tentation. Et Carole est très très tentante, je te le concède.
Elle semble hésiter, puis continue.
— Tu aurais fait l’amour avec elle ?
Je secoue la tête, incapable de répondre. Je n’arrive pas à comprendre qu’une fille aussi formidable soit toujours seule. C’est à désespérer des hommes. Sont-ils donc tous sourds et aveugles ? Puis je repense à ce que je viens de vivre. Je décide de ne pas jeter la première pierre.
— Alors on en parle plus.
Je ne sais que dire, sa clémence m’étonne. Je ne sais pas comment l’interpréter et cela me perturbe un peu.
— Sylvain ?
— Oui ?
— Si jamais tu recommences, je crois que je t’étripe sur le champ !
— Pour être honnête, je suis surpris par ton calme. Je pensais que…
— Alors arrête de penser et écoute-moi.
— Oui ?
— Si jamais tu recommences, je crois que je t’étripe sur le champ !
— Pour être honnête, je suis surpris par ton calme. Je pensais que…
— Alors arrête de penser et écoute-moi.
Parce que j’aime faire l’amour, j’ai une réputation de fille facile, pour ne pas dire salope. Les mecs bien me fuient comme la peste pour ne pas ternir leur image de marque, et les tordus en tous genres me harcèlent et me traitent d’allumeuse, ou bien pire encore, quand je leur dis non. J’ai aussi eu mon compte de promesses d’amour éternel de la part d’hommes qui tous les soirs rentraient retrouver leur femme après avoir assouvi leurs fantasmes et pris leur plaisir avec moi. Alors je m’attends souvent au pire quand je suis avec un mec.
J’opine, sans dire un mot : ce schéma est hélas assez typique du comportement masculin.
Véronique reprend :
— Toi, je te connais un peu. Malgré nos petits flirts les années passées, tu n’as jamais cherché à coucher avec moi tant que tu n’étais pas seul. Et même cette année, j’ai dû faire pas mal d’efforts pour que tu cèdes. Alors je t’accorde le bénéfice du doute.
Pendant cette longue tirade, je me suis attendu à ce que viennent les reproches. Au lieu de cela, me voilà avec une femme qui se met à nu et qui me pardonne. L’expérience est presque violente. Comme beaucoup avant moi, j’ai confondu la franchise et les manières directes de Véro avec un manque de profondeur et de caractère.
Je ne sais pas trop comment répondre à tout ceci. Je laisse de côté mes rapports avec Carole, car je ne suis pas convaincu que nos vies soient liées. Enfin, pas forcément comme un couple. Pour le moment, je suis avec Véro et cela me convient tout à fait. Sauf que je ne sais pas comment le lui dire. Les mots qui me viennent me semblent décalés, creux ou trop brutaux. Je n’ai pas envie de parler d’amour, et ramener ce que je ressens à une simple entente sexuelle serait dévalorisant pour elle, comme pour moi.
Je laisse donc parler mon corps. Je prends sa main dans la mienne, pose mes lèvres sur les siennes. Je la fais basculer. Je me laisse glisser à ses côtés. Je l’enveloppe dans mes bras. Puis je lisse ses longs cheveux dans son dos. Je me sens bien ainsi, et elle aussi, je crois.
Carole revient de la douche et nous trouve ainsi enlacés.
— Ça va ? On va la faire, cette promenade au clair de lune ?
— On y va.
— On y va.
Véronique se lève, et je dois dire que de la sentir quitter mes bras ne m’enchante pas. Mais j’ai aussi promis de ne pas laisser tomber Carole, alors je fais contre mauvaise fortune bon cœur.
Nous marchons le long de la rivière qui borde le camping. Le bruit et les lumières urbaines s’estompent, le ciel, lui, gagne en éclat. Le silence se fait, on n’entend que le bruit de nos pas dans l’herbe. Une fois n’est pas coutume, je n’ai pas envie de parler. Je prends Véro par la taille, elle pose sa tête contre moi. Carole nous jette un œil, son sourire s’élargit en nous voyant ainsi collés l’un à l’autre. Elle lève la tête.
— C’est si tranquille, si beau.
Moment de grâce où tout semble apaisé. Cela fait au moins cinq minutes que je n’ai pas pensé à mes soucis ou à ceux de mes deux amies. Je pense qu’il s’agit là d’un nouveau record officiel.
Nous reprenons notre marche sans but. Au bout d’un moment, Carole baille. Aucun d’entre nous n’a la moindre idée de l’heure, et nous décidons de rentrer. Véro baille elle aussi. J’hésite un peu, finis par me lancer.
— Tu dors où ce soir ?
— Dans tes bras.
— Tâchez de ne pas faire trop de bruit… en ronflant.
— Dans tes bras.
— Tâchez de ne pas faire trop de bruit… en ronflant.
Je parie que je rougis. Je rêve : voilà que je me transforme en midinette rosissante au moindre sous-entendu.
Arrivé devant sa tente (qui est au moins à un mètre de la mienne), Carole embrasse Véro. Puis c’est mon tour. Elle sourit et me souffle à l’oreille :
— Bonne nuit.
Là, je crois que je suis écarlate.
Véronique et moi nous couchons. Nus sous la couette, nous sommes blottis l’un contre l’autre. Je caresse sa nuque, son dos, ses cheveux.
— Tiens, tu as changé de parfum ?
— Tu en as mis du temps à t’en rendre compte.
— Et c’est quoi, celui-là ?
— Lolita Lempicka. Et je suis certaine que ça ne te dit rien.
— Tu en as mis du temps à t’en rendre compte.
— Et c’est quoi, celui-là ?
— Lolita Lempicka. Et je suis certaine que ça ne te dit rien.
Elle a raison. Mais je ne vois pas l’intérêt de lui confirmer. Et puis cette nouvelle fragrance me plaît bien. Par contre, tenter une diversion me paraît opportun, inutile que j’étale mon inculture. Un bécot sur le sein droit me paraît être un bon début. Et effectivement, elle ne me parle plus de parfum.
La nuit fut pleine de tendresse mais courte. Épuisante aussi. Véro a encore réussi à me surprendre, une fois de plus. Ses mains savent rendre sensuel et provoquant chacun de ses gestes, la moindre caresse, le plus petit contact. Sa bouche peut être un brasier qui vous consume ou la source d’une fraîcheur qui vous rend votre vigueur. Et j’ai perdu le compte des fois où son intimité m’a accueilli.
11 juillet
Au réveil, elle est étendue contre moi. D’un doigt léger, je dessine quelques arabesques sur son ventre et entre ses seins. Elle pousse un petit grognement, se tourne. Belle vision que celle de ses cheveux qui s’étalent sur son dos, qui semblent souligner la cambrure de ses reins. Je recommence mes effleurements. Glissade sur une fesse, je suis la courbe de sa cuisse. Elle remue encore. Petits cercles sur son mollet, chatouillis sur le dessus de son pied. Elle gigote. Ouvre un œil, puis l’autre. Mon doigt refait le trajet inverse. Le regard encore embrumé par le sommeil, elle me sourit.
— Bonjour mon chéri.
— Bonjour toi. Bien dormi ?
— Pas assez. Tu nous fais le petit déj ?
— Bonjour toi. Bien dormi ?
— Pas assez. Tu nous fais le petit déj ?
Même sa façon de me jeter de mon lit me plaît.
Je vais réveiller Carole qui, comme à son habitude, bougonne un peu lorsque je la tire des bras de Morphée.
Je prépare le petit déjeuner pour nous trois. Je vais rapidement à l’accueil du camping prendre quelques croissants, fais chauffer le lait et beurre quelques tartines et biscottes. Mes deux marmottes finissent par émerger. Elles ont toutes les deux le sourire, et le niveau sonore augmente considérablement. De vraies pipelettes, toutes les deux. Je les écoute d’une oreille, me demandant si je vais aller refaire un petit somme ou si j’aère mon appareil photo. Le pauvre doit se sentir délaissé. Peut-être quelques clichés au pont voisin, où l’eau fait de jolis remous. L’idée me plaît bien, je finis mon café, j’ai hâte d’y être. Véro me tire de ma rêverie aquatico-photographique.
— Tu viendras avec moi pour chercher mes parents à la gare, mon chéri ?
Aïe, j’avais oublié qu’ils arrivaient aujourd’hui. Je n’ai jamais eu l’occasion de les rencontrer, car habituellement, ils viennent plus tard dans la saison, après mon départ.
— Tu es certaine que ce soit une bonne idée ?
— Oui, pourquoi, tu as peur qu’ils te mangent ? Tu sais, je suis une grande fille, j’ai le droit d’avoir un petit ami sans qu’ils aient à donner leur avis. À moins que tu n’aies honte de moi ?
— Oui, pourquoi, tu as peur qu’ils te mangent ? Tu sais, je suis une grande fille, j’ai le droit d’avoir un petit ami sans qu’ils aient à donner leur avis. À moins que tu n’aies honte de moi ?
Je déteste quand une fille fait ce coup-là. La fausse accusation qui ne repose sur rien mais qui, mine de rien, vous oblige à capituler.
— Je n’ai ni peur, ni honte. Et si ça peut te faire plaisir…
— Ça me fait toujours plaisir quand tu es à mes côtés.
— Ça me fait toujours plaisir quand tu es à mes côtés.
J’ai la vague impression qu’elle se paye ma fiole en plus. Mais je n’ai jamais su dire non à une jolie fille.
— À quelle heure il faut y aller ?
— Juste avant midi.
— Très bien, mon cœur.
— Juste avant midi.
— Très bien, mon cœur.
Je crois que c’est la seule façon pour moi d’avoir le dernier mot.
Le moment fatidique arrive vite. Et quoi qu’en dise la demoiselle, Véro stresse de plus en plus. Je n’en mène pas très large non plus. Une présentation plus ou moins officielle alors que nous sommes amants depuis quarante-huit heures, c’est du rapide ou je ne m’y connais pas. À la réflexion, je ne m’y connais pas.
Les parents d’Isa habitaient à deux cents bornes, pas le genre de trajet que l’on fait juste pour dire coucou, regardez mon petit copain. Nous avions limité les visites parentales au strict nécessaire, après quelques mois de vie commune, ce qui m’arrangeait, parce que son père était vraiment un sale con.
Mes autres ex n’ont jamais eu le temps de me présenter à leur famille. Et mes aventures masculines avaient toutes été trop brèves pour que l’une d’elles veuille s’exhiber avec un autre homme au bras.
Enfin voilà, je suis ignare en matière de présentation aux parents. Et puis que va-t-elle bien pouvoir leur dire ?
Papa, maman, voici Sylvain, mon mec pour les vacances. Et puis sans doute qu’ensuite on se verra de temps à autre, quand on s’ennuiera tous les deux.
Un peu osé comme entrée en la matière, sauf si ses parents sont d’ex-soixante-huitards aux mœurs très libres. Et encore, beaucoup de pères très cools deviennent des tueurs en série quand on fait du chagrin à leur petite fille chérie.
— Ohé Sylvain, tu reviens parmi nous ?
J’émerge de mes pensées. Je crois que je me suis fait un drôle de film tout seul.
— Il faut y aller, là.
Mince, j’étais bien moi dans mon transat. Mais ce que femme veut…
Nous voici donc sur le quai de la gare. Le train s’immobilise, quelques voyageurs descendent. Ce n’est pas la foule, et Véro repère sans souci ses parents. En voyant sa mère, je sais tout de suite de qui ma chère et tendre tient sa beauté.
— Papa, Maman, je vous présente Sylvain, qui essaye de rendre mes vacances un peu plus douces.
Me voici passé au scanner, découpé en rondelles, scruté, examiné par deux paires d’yeux. Véro se colle à moi, comme pour adoucir cette inspection.
— Enchanté, Sylvain. Henri, le père de cette petite diablesse.
Je serre la main tendue, m’autorisant en même temps une bouffée d’air. La poignée de main est ferme sans pour autant me broyer les doigts. Pour le moment, papa reste cool.
— Olivia, la maman.
— Il y a en effet un petit air de famille, dis-je en lui faisant la bise.
— Il y a en effet un petit air de famille, dis-je en lui faisant la bise.
Olivia et Henri embrassent leur fille, et leurs embrassades témoignent d’une réelle affection. Nous échangeons quelques banalités sur le temps et leur voyage. L’air de rien, les deux parents scrutent leur fille. Comme Véro prend ma main lorsque nous nous mettons en marche, je vois Olivia me sourire à nouveau, et cette fois il me semble que ses yeux aussi s’illuminent un peu.
Je pense avoir réussi le premier examen.
Le trajet vers le camping se passe bien, Véro et ses parents échangent quelques nouvelles.
— Tu manges avec nous ce midi ?
— Non, désolé, je te laisse retrouver tes parents. Je vais passer un petit moment avec Carole, comme je lui avais promis. Ce soir, si tu veux.
— Ok. Sois sage.
— Comme toujours.
— Non, désolé, je te laisse retrouver tes parents. Je vais passer un petit moment avec Carole, comme je lui avais promis. Ce soir, si tu veux.
— Ok. Sois sage.
— Comme toujours.
Une moue sceptique me répond. Je salue les parents de Véro, puis file vers mon emplacement.
Carole a déjà préparé le déjeuner. Je n’ai plus qu’à mettre les pieds sous la table. Nous mangeons rapidement. Carole ne parle pas beaucoup, semble préoccupée. J’hésite à la questionner. J’ai un peu peur que « mon émoi » d’hier soir ne l’ait perturbée. Après avoir fait la vaisselle, je retrouve Carole assise dans l’herbe, pensive, les yeux fixés sur la rivière.
Je m’agenouille derrière elle et entreprends de lui masser les épaules. Je crois que ça s’appelle vaincre le mal par le mal. Ou bien être inconscient.
— Hum, ça fait du bien.
— Quel est le souci ? Tu n’as pas dû dire plus de dix phrases ce midi. C’est à cause d’hier soir ?
— Quel est le souci ? Tu n’as pas dû dire plus de dix phrases ce midi. C’est à cause d’hier soir ?
Elle rit doucement et se laisse aller contre moi.
— Non, ça, c’était plutôt un moment agréable. Pour moi, bien entendu. J’ai cru remarquer que toi, tu étais un peu embarrassé…
Je préfère ne pas m’étendre sur le sujet.
— Alors, qu’est-ce qui ne va pas ?
— J’ai reçu un coup de fil de la secrétaire de ma boîte. Ma lettre de licenciement est partie ce matin.
— Oh, merde.
— Oui, comme tu dis. Je vais devoir chercher du boulot en rentrant.
— Carole, tu sais, tu peux aussi en chercher ici.
— C’est-à-dire ?
— Je vais bosser dans cette région. Rien ne nous empêche de vivre ensemble ici, comme nous le faisions jusqu’à maintenant à Paris. Ainsi, pas de pression pour te trouver un boulot ou un appart pour toi toute seule. Enfin, si tu en as envie.
— Et toi, le veux-tu, ou est-ce juste pour me rassurer ? Véro qui tient à te présenter à ses parents à la gare alors que vous auriez pu le faire ici, ce n’est pas le signe que ça devient sérieux ? D’autant que tu n’as pas dit non.
— Pour Véro, je pense que c’est pour elle une façon de montrer que je ne suis pas un énième plan cul d’un soir. Tant à ses parents qu’à moi. Mais de là à nous voir mariés avec deux enfants, je ne pense pas.
— Et pour toi ?
— Si je te demandais de venir chez mes parents, le ferais-tu ?
— Euh, oui, sans doute.
— Pourquoi, alors que nous ne sommes pas ensemble ?
— Eh bien, simplement parce que tu me le demandes.
— J’ai reçu un coup de fil de la secrétaire de ma boîte. Ma lettre de licenciement est partie ce matin.
— Oh, merde.
— Oui, comme tu dis. Je vais devoir chercher du boulot en rentrant.
— Carole, tu sais, tu peux aussi en chercher ici.
— C’est-à-dire ?
— Je vais bosser dans cette région. Rien ne nous empêche de vivre ensemble ici, comme nous le faisions jusqu’à maintenant à Paris. Ainsi, pas de pression pour te trouver un boulot ou un appart pour toi toute seule. Enfin, si tu en as envie.
— Et toi, le veux-tu, ou est-ce juste pour me rassurer ? Véro qui tient à te présenter à ses parents à la gare alors que vous auriez pu le faire ici, ce n’est pas le signe que ça devient sérieux ? D’autant que tu n’as pas dit non.
— Pour Véro, je pense que c’est pour elle une façon de montrer que je ne suis pas un énième plan cul d’un soir. Tant à ses parents qu’à moi. Mais de là à nous voir mariés avec deux enfants, je ne pense pas.
— Et pour toi ?
— Si je te demandais de venir chez mes parents, le ferais-tu ?
— Euh, oui, sans doute.
— Pourquoi, alors que nous ne sommes pas ensemble ?
— Eh bien, simplement parce que tu me le demandes.
Elle sourit.
— C’est juste pour ça ? Parce qu’elle te l’a demandé ? Alors pourquoi avoir ronchonné ?
— Parce qu’il ne faut jamais dire oui trop vite à une femme. Et j’ai dit oui aussi parce que je voulais qu’elle sache, elle aussi, que je la respecte et qu’elle n’est pas non plus juste un plan cul.
— Tu réfléchis toujours autant pour tout ce que tu fais ?
— Parce qu’il ne faut jamais dire oui trop vite à une femme. Et j’ai dit oui aussi parce que je voulais qu’elle sache, elle aussi, que je la respecte et qu’elle n’est pas non plus juste un plan cul.
— Tu réfléchis toujours autant pour tout ce que tu fais ?
La voix est moqueuse.
— Avec vous deux, oui. Toi, je t’ai déjà fait souffrir, et Véro, je ne tiens pas à le faire.
— Ce n’était pas ta faute, pour moi.
— Non, mais tu le croyais, donc ça revient au même.
— Pour te faire pardonner, tu peux me masser le dos ?
— Ce n’était pas ta faute, pour moi.
— Non, mais tu le croyais, donc ça revient au même.
— Pour te faire pardonner, tu peux me masser le dos ?
Je m’exécute. Nous nous plongeons tous les deux dans nos pensées. Un passé chaotique, un avenir très flou : pas sûr qu’un massage suffise pour apaiser ses inquiétudes.
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Commentaires ()
Je n’aimerais pas être à la place de Sylvain.
Vivement la suite.
J'espère que l’absence de sexe ne vous pèse pas trop 😊
Merci d'avoir lu jusqu'ici 😘
J'attends le prochain.