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✦ Exorium Ma vie amoureuse XSTORY
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Réel
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
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Ma vie amoureuse — Chapitre 3

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Certifiée écrite par un humain D'après nous ce texte a été rédigé par un humain

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Exorium
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Ma vie amoureuse

Chapitre 3

Au retour, je me suis tourné et retourné dans mon lit sans parvenir à trouver le sommeil. Quel idiot j'avais été ! Non, mais quel idiot ! Trois filles. Trois. Qui avaient envisagé de sortir avec moi. Même si c'était, en grande partie, pour le plaisir du jeu, du défi, il n'empêche qu'elles l'avaient envisagé. Mais qui ? Lesquelles ? J'ai fait mentalement défiler toutes celles dont j'avais été le condisciple en Terminale. Fabienne Lepic ? Je ne la voyais pas dans le rôle. Christine Tallemant ? Elle avait un petit ami. Auquel elle tenait beaucoup. Isabelle Carmilet ? Elle ne payait pas de mine, mais...
Et ça m'est apparu, d'un coup, avec évidence. Mais oui, bien sûr ! Bien sûr ! Isabelle Carmilet. C'était clair comme de l'eau de roche. Isabelle Carmilet. Et Catherine Villain. Et Stéphanie Moret. Elles étaient toujours fourrées ensemble toutes les trois. À papoter. À rire à gorge déployée. Combien de fois elles s'étaient trouvées sur mon chemin, comme par hasard. Dans les couloirs du bahut. En dehors du bahut. Et à la cantine ! Et en salle de permanence ! Il y en avait toujours une, sinon les trois, à me tourner autour. Et moi qui n'avais rien vu. Quel idiot ! Non, mais quel idiot ! Oui, oh, de toute façon, quand bien même je me serais rendu compte de quelque chose, il ne se serait rien passé. Strictement rien. Quel con je pouvais être à l'époque ! Coincé que le diable. En attendant, j'avais laissé passer l'occasion. Et une occasion perdue...
Oui, oh, ben alors là, c'est ce qu'on allait voir...
J'ai attendu le début de l'après-midi pour l'appeler. Elle aussi, elle était en vacances, Isabelle Carmilet. Alors sûrement qu'elle en profitait pour se coucher tard. Et se lever à point d'heure.
C'est sa mère qui a décroché.
— Isabelle ? Oui. De la part de qui ?
— Alexandre.
Elle a presque tout de suite été là.
— Allô... Alexandre ? Ça va ? Qu'est-ce qu'il y a ?
— Rien. Rien de spécial. C'est juste que je repensais à notre année de Terminale, là, hier. Et que je me demandais ce que tu devenais. Alors je me suis dit : « Tiens, laisse-moi donc l'appeler ! »
— C'est gentil. Ce que je deviens ? Oh, ben, pas grand-chose. J'ai fait une année de droit. Et c'est pas forcément ce que j'ai fait de mieux. Ça me plaît qu'à moitié. Il y a trop de par cœur. Et toi ?
— Un an d'Histoire. Ce qui implique que j'aie mon CAPES parce que sinon il y a rien côté débouchés. Oh, mais je verrai bien. J'en suis pas encore là. Et à part ça, tu fais quoi de tes vacances ?
— Je vadrouille. Là, j'étais au Pays basque avec mes parents. On est rentrés hier. Et, normalement, la troisième semaine d'août, je pars faire du camping dans l'arrière-pays niçois avec Catherine Villain. Tu te rappelles bien Catherine Villain quand même ?
— Oh, ben, oui. Oui. Évidemment. Bien sûr. Qu'est-ce qu'elle fait, elle ?
— Un truc en informatique. Pour devenir programmatrice. Mais me demande pas de quoi il retourne. Elle a essayé de m'expliquer. J'ai rien compris.
— Et sinon... les autres, t'as des nouvelles ?
— Pas trop, non. À part Stéphanie Moret. Qu'est partie vivre en Belgique. On s'est un peu écrit au début. Et puis le temps a passé et... Oh, mais ça me fait plaisir de t'entendre.
— À moi aussi. Et tu sais ce qu'on pourrait ? C'est aller se boire un verre quelque part un de ces jours. Histoire de parler du bon vieux temps.
— Ou d'autre chose. Oui. Je suis partante. On se rappelle ?
— On se rappelle.
* * *
— Alors ? T'as récupéré ?
Élodie cette fois, au téléphone.
— Oh, ben quand même ! Depuis hier...
— Oui, ben t'as plutôt intérêt. Parce que j'en suis de la comédie. Quand il s'est remis en marche, moi, le bazar, il y a plus moyen de l'arrêter. Tu fais quoi, là ?
— Rien.
— Je passe te chercher alors ? On va faire un tour ?
Elle a pris la Nationale. Elle a roulé.
— Où tu vas comme ça ?
— Nulle part. Partout. N'importe. Loin. Qu'on les connaisse pas, les gens autour.
Longtemps.
Et puis elle m'a jeté un petit regard canaille de côté.
— Il y a une surprise.
— Une surprise ?
Elle m'a pris la main, l'a posée sur son genou.
— Vas-y ! Remonte !
Le long de la cuisse. Sous la robe.
— Plus haut ! Encore ! Encore !
Plus haut c'était... Il y avait... son fendu à nu.
— Mais... t'as pas de culotte !
— T'es très perspicace.
— Cochonne !
— Des fois, oui ! Et comment c'est bon.
J'y ai laissé ma main. Je l'ai ourlée, du bout des doigts. Je lui ai agacé le bouton. Je l'ai décapuchonné. Elle a serré les cuisses.
— Arrête ! Non, arrête ! On va finir dans le décor sinon.
Elle a pris à gauche. Encore à gauche. À droite. Elle s'est garée. Est descendue.
— Tu viens ?
Je l'ai suivie jusqu'à un banc. Où elle a voulu qu'on s'installe.
— On sera bien, là.
Elle a posé sa tête sur mon épaule. A soupiré.
— Comment c'était bon tout à l'heure !
Elle s'est pressée contre moi.
— Continue ! Caresse-moi !
— Ici !
— Ben oui, ici ! Oui.
— Mais...
Et j'ai levé la tête dans la direction de la barre d'immeuble juste en face.
— Oh, tu parles ! Ils sont occupés les gens. Ils font pas attention à nous. Et puis, de toute façon, au pire, qu'est-ce que tu veux qu'ils voient ? Ils sont loin.
Ils étaient peut-être loin, mais avec une bonne paire de jumelles...
Elle a haussé les épaules.
— Tu vas chercher de ces trucs, toi, des fois... Bon, mais allez, laisse-les tranquilles ! Occupe-toi de moi plutôt !
Si elle y tenait, après tout...
Et j'ai fourragé dans son corsage. Son souffle s'est fait court. Ses pieds ont raclé par terre. J'ai glissé ma main sous la robe. Elle était trempée. Elle s'est agitée. Tortillée.
— Doigte-moi ! Encore ! Encore ! Oh, c'est trop bon !
Et elle a joui, la tête dans mon cou, à petits sanglots émerveillés.
* * *
On ne s'est pas vus le lendemain.
— Pas tous les jours quand même ! Faut pas abuser des bonnes choses.
Isabelle, elle, par contre, était disponible.
— On se le boit alors, ce petit pot ?
— On se le boit.
Et on s'est retrouvés au bar du plan d'eau.
Elle a presque aussitôt constaté.
— T'as changé.
— Ah, oui ? Comment ça ?
— Je sais pas. Je saurais pas dire, mais t'as vraiment quelque chose de différent d'avant.
— Oui, oh ben, je suis pas le seul.
Elle a levé sur moi un regard interrogateur.
— Toi aussi, t'as changé.
Je lui ai souri. Et j'ai aussitôt enchaîné.
— Plus séduisante encore. Avec quelque chose de terriblement envoûtant dans le regard.
Elle a éclaté de rire.
— Eh ben dis donc ! Si je m'étais attendue à une remarque comme ça de ta part. Ah, oui, t'as changé, il y a pas à dire. T'as vraiment changé.
— En mieux ?
— Ça demande confirmation, mais à première vue, ça m'en a tout l'air, oui !
On s'est tus. On a regardé un long moment les voiliers qui allaient et venaient en contrebas.
J'ai demandé :
— Ça te tente pas ?
— Quoi donc ?
— De faire de la voile.
— J'y ai jamais vraiment pensé. Mais, par contre, je marche. Je marche beaucoup. J'adore marcher.
— C'est drôle...
— Quoi donc ?
— C'est trois ans qu'on a passés ensemble, au lycée. Et, finalement, on se connaît pas vraiment. Pour pas dire pas du tout.
— Faut dire aussi que t'y mettais guère du tien...
— C'est vrai. Mea culpa. Je dois reconnaître que j'étais un peu ours à l'époque.
— Un peu ? On pouvait pas t'approcher, tu veux dire, oui.
— C'est du passé.
Quand on s'est quittés, sur le coup de six heures du soir, on était bien décidés à se revoir.
J'ai suggéré :
— On pourrait peut-être aller marcher ensemble ?
— Et pourquoi pas ?
* * *
Quand elle a fait sa réapparition, le surlendemain, Élodie a absolument tenu à ce qu'on reprenne sa voiture.
— Ben oui, attends ! Tu veux qu'on fasse comment sinon ? Qu'on aille où ? Chez moi, il en est pas question. Pour plein de raisons. Et chez toi, il y a ta mère. Ça va complètement me bloquer de la savoir là, dans les parages. Surtout que quand j'en suis, j'en suis.
Quant à l'hôtel...
— Oui, ben alors là, même pas en rêve ! Ça coûte la peau des fesses. T'as l'argent pour ça ? Et si c'est pour que tout le pays soit au courant... Parce que je les connais, les hôteliers. Ah, non, merci bien. Pas l'hôtel.
Et on a roulé.
— On va où ?
— Je sais pas. On verra. On finira bien par trouver un coin qui nous plaît.
Mais j'avais le sentiment qu'elle savait parfaitement où elle allait.
J'ai posé une main sur son genou. Que j'ai caressé, du bout du pouce.
— T'en as une aujourd'hui ?
Elle a eu un petit sourire en coin.
— Va vérifier.
Ce que je me suis empressé d'aller faire. Pour constater à haute voix.
— Il y en a pas, non !
Je me suis attardé. J'ai entrepris de procéder à un état approfondi des lieux.
Elle s'est cabrée.
— Pas quand je conduis ! Pas quand je conduis !
— T'en mets jamais, hein, finalement !
— Rarement.
Elle a pris à gauche, a froncé les sourcils, est revenue sur ses pas. À droite. Encore à gauche. Son visage s'est brusquement éclairé. Elle a murmuré.
— C'est là.
— Où là ? On est où ?
Elle n'a pas répondu.
— Viens !
On a passé une grande grille. C'était un square avec des arbres gigantesques, des pelouses soigneusement tondues, des bosquets avec des roseaux. Il y avait même une mare qu'enjambait un petit pont en bois. Elle a pris résolument à droite, vers une espèce de labyrinthe à grosses haies touffues. On s'y est engagés. Elle a choisi un banc.
— On sera bien, là.
— J'ai jeté un regard circonspect tout autour de moi.
— On peut voir, si on veut, à travers les feuillages.
Elle a haussé les épaules.
— Mais qui tu veux ? Il y a personne.
Elle m'a attiré contre elle.
— Occupe-toi de moi, plutôt ! J'ai trop envie.
Moi aussi, j'avais envie. Comment ne pas avoir envie ? Et je suis allé chercher ses seins.
— Oh, oui ! Oui. Vas-y ! Pelote-moi ! C'est trop bon.
Elle a voulu grimper sur mes genoux. La robe est remontée haut sur les cuisses. Elle ne l'a pas rabattue. Mes doigts sont allés la chercher en bas. Elle s'est empalée dessus. Et elle a eu son plaisir. Très vite. La tête enfouie dans mon cou.
— À ton tour !
Elle est descendue de mes genoux. Elle s'est assise à mes côtés, flanc contre flanc. Et elle m'a tâté la queue à travers le pantalon. Elle l'a modelée, sculptée. Et puis elle me l'a sortie. Elle me l'a décalottée. Bien à fond.
— Je m'en lasse pas, moi, de ce truc-là !
Il m'a semblé entendre quelque chose bouger dans les feuillages. J'ai repoussé sa main.
— Attends ! Je crois bien que...
— Oh, t'es chiant ! Tu vas pas recommencer...
Et elle se l'est réappropriée. Elle m'a branlé. Énergiquement. Déterminée. Jusqu'à ce que mon plaisir surgisse.
En redescendant, on a croisé un type qui m'a semblé éviter de croiser notre regard. Et deux filles qui, elles, au contraire, paraissaient avoir du mal à réprimer un fou rire.
— Mais tu te l'imagines ! Tu te l'imagines !
On a regagné la voiture. Qu'elle est allée garer, un peu plus loin, dans une rue déserte.
— Allez, fais-moi l'amour maintenant !
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Exorium
25 juillet 2023 à 18:58
Quoi de plus beau que de baiser dans la nature et ce n'est pas John La Semelle qui va nous contredire.

En effet ! Surtout avec le risque d'être surpris.
Soyez respectueux
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