À treize heures précises, l'audience de fixation n'est déjà plus qu'un souvenir lointain. Réglée en moins de dix minutes par une plaidoirie sèche et sans réplique, l'affaire Vasseur s'est pliée exactement comme je le voulais, sans la moindre objection du confrère adverse.
En franchissant les lourdes portes en chêne du Palais de Justice, je marque une courte pause sur le perron pour ajuster mon manteau. Lucas reste un pas derrière moi, le dossier cartonné serré contre sa poitrine, le regard attentif mais encore tendu.
— Ça te dirait qu'on mange en ville, Lucas ? dis-je en me tournant vers lui, un fin sourire au coin des lèvres. C'est le patron qui paye. Et je connais un petit resto très sympa, à deux pas.
— Euh... oui, Maître, bredouille-t-il après une seconde de flottement. Enfin... si vous pensez que nous avons le temps par rapport aux dossiers du cabinet cet après-midi... Je ne voudrais pas vous faire prendre du retard.
— Le cabinet attendra, rétorqué-je d'un ton sans réplique en m'engageant déjà dans la ruelle pavée. Suis-moi.
Quelques minutes plus tard, la porte du restaurant tinte d'un petit carillon en cuivre qui rompt la fraîcheur de la rue. Nous pénétrons dans une salle feutrée, saturée de senteurs d'épices, de beurre chaud et du parfum vanillé de la cire à parquet. La lumière tamisée des pampilles en cristal accroche les dorures des miroirs et fait miroiter le lin immaculé des tables.
Le maître d'hôtel nous guide vers une banquette d'angle en velours bordeaux, isolée dans un renfoncement discret.
Je m'installe la première. Dans le cliquetis métallique de mon sac posé sur la banquette, je retire mon long manteau. En m'asseyant, le tissu de ma jupe droite glisse doucement sur le nylon de mes bas avec un léger froufrou soyeux, remontant à mi-cuisse. Je garde les genoux sagement serrés l'un contre l'autre, croisant les chevilles sous la table avec une retenue très étudiée.
Il s'assoit face à moi, presque bord à bord avec la table. La nappe en lin épais descend très bas, créant un mur opaque entre le haut de nos corps et la pénombre cachée sous le plateau.
— Tu t'en es très bien sorti au tribunal, dis-je d'une voix suave, brisant le silence en posant mes avant-bras sur la table. Le tintement discret de mes bracelets en or résonne contre le verre d'eau. Tu as été réactif pour la pièce Vasseur. C'est une qualité rare chez un stagiaire.
— Merci, Maître... murmure-t-il.
Sa voix déraille légèrement. Il pose ses mains à plat sur la nappe, mais je remarque le léger frémissement de ses doigts. Sous la lumière dorée des pampilles, ses pupilles sont dilatées. Il s'efforce de maintenir son regard plongé dans le mien, mais la chaleur du lieu et la proximité de mon visage ravivent visiblement le souvenir de ma cuisse frôlée tout à l'heure dans la berline.
— Mais la réactivité ne fait pas tout, Lucas, enchaîné-je en le fixant sans ciller. Il faut aussi savoir garder un contrôle absolu sur ses réactions. En toutes circonstances.
Le serveur s'approche dans un bruit de pas étouffés sur la moquette, pose la carte et s'éloigne. C'est à cet instant précis que j'esquisse un mouvement imperceptible du genou. Dans un glissement fluide, ma serviette en tissu blanc s'échappe de mes genoux et tombe silencieusement sur le parquet, s'enfonçant dans l'ombre portée de la nappe.
Je ne baisse pas les yeux d'un millimètre. Mon regard, lourd d'une ironie provocante, reste verrouillé dans le sien.
— Ma serviette vient de glisser, Lucas... Tu veux bien avoir la gentillesse de me la ramasser ?
La demande est formulée avec une courtoisie si glaciale et si souveraine qu'elle résonne comme un ordre absolu.
Je le vois ravaler sa salive. Sa pomme d'Adam bouge péniblement. Ses yeux s'écarquillent d'une fraction de seconde. Il marque un temps d'arrêt, les mains crispées sur le rebord de la table, avant de se résoudre à se pencher. Il saisit le bord du tissu blanc et plonge sous la lourde nappe en lin.
Dès que sa tête franchit la frontière du tissu, le bruissement du restaurant s'assourdit. Il bascule dans mon univers privé : une pénombre chaude, feutrée, saturée de l'odeur du cuir de mes escarpins, du nylon chaud de mes bas et des effluves captivants de mon parfum.
Au-dedans de moi, un vertige étrange et brûlant se noue. Une onde de chaleur monte le long de mon ventre, m'enveloppant d'une ivresse sourde. Je suis Valérie, quarante-six ans, associée du cabinet... Et je l'attire sciemment dans cette pénombre intime. La honte de mon statut d'avocate effleure ma conscience, mais elle est aussitôt submergée par le magnétisme du moment. Une autorité naturelle, presque instinctive, prend le dessus.
Sous la nappe, mes jambes ne sont d'abord que retenue. Puis, à mesure que son visage s'abaisse vers le sol, un souffle d'audace m'emporte. Comme guidée par un désir souverain qui s'impose à moi malgré moi, j'initie le mouvement. L'étoffe en soie de ma jupe glisse avec un froissement érotique et lent contre le voile noir de mes bas. Mes genoux se décollent doucement. Mes cuisses s'écartent dans une lenteur calculée, presque hypnotique, faisant remonter l'ourlet de mon vêtement à chaque millimètre gagné.
Dans un mouvement fluide et majestueux, mes jambes se déploient dans l'obscurité feutrée sous le plateau. Le voile sombre de mes bas accroche un mince filet de lumière filtrant sous le lin, et la courbe parfaite de mes cuisses se dessine sous l'étoffe.
Et au cœur de cette pénombre chaude, délicatement encadrée par la finesse des porte-jarretelles aux reflets dorés, se révèle une lingerie d'exception : une dentelle fine et aérienne d'un rouge vif incandescent, dessinant un motif floral précieux sur ma peau claire. C'est un tableau d'une sensualité absolue, un secret d'élégance et de passion qui tranche de manière scandaleuse avec la rigueur de mon costume d'avocate.
Au-dessus de lui, j'entends son souffle se bloquer net dans sa gorge. Un choc muet. Sa respiration saccadée fait frémir le bas de la nappe. Sa main, tendue vers le tissu posé sur le parquet, reste pétrifiée dans le vide, paralysée par la beauté de ce spectacle intime offert à quelques centimètres à peine de son visage. La chaleur moite de son souffle semble affleurer la dentelle sans la toucher.
De ma main libre, je saisis mon verre de pinot noir sur la table. Le cristal fait un léger clink contre ma bague. Ma voix résonne alors au-dessus de lui, limpide et parfaitement calme :
— Tu la trouves, Lucas ? Ou c'est trop difficile à saisir dans le noir ?
L'esprit totalement en déroute, hypnotisé par l'éclat glamour de ce rouge incendiaire étalé dans la pénombre, Lucas parvient enfin à refermer ses doigts tremblants sur le coton. Le froissement de la serviette crépite dans l'ombre. Dès qu'il la saisit, je resserre mes cuisses avec la même lenteur majestueuse, refermant le précieux voile sur mon secret.
Il se redresse brusquement. La nappe se soulevant laisse passer un éclair de lumière avant de retomber.
Il émerge la face brûlante, les pommettes pourpres, le cœur martelant sa poitrine à un rythme si violent que je devine son battement sous sa chemise. Sa main pose la serviette sur le lin blanc juste à côté de mon verre.
Nos regards se croisent à nouveau. Les miens sont calmes, dominateurs ; les siens sont totalement désarmés, fiévreux.
Je m'empare de la serviette pour la replacer sur mes genoux. Le serveur choisit cet instant précis pour déposer nos assiettes : le filet de Saint-Pierre nacré pour moi, la pièce de bœuf pour Lucas. Le cliquetis des cloches d'argent s'éteint, remplacé par le murmure étouffé du restaurant.
— Désirez-vous un peu de poivre du moulin, Maître ?
— Non, merci. Ce sera parfait.
Je ne jette pas le moindre coup d'œil à mon assiette. Mon attention reste entièrement braquée sur Lucas. Il saisit nerveusement ses couverts, cherchant une échappatoire dans la découpe de sa viande. Sa fourchette tinte contre la porcelaine avec un tremblement incontrôlable. De mon côté, je ne touche à rien. Mes mains reposent à plat sur la nappe. Je laisse le poisson tiédir sous ses yeux, imposant le spectacle d'une femme qui refuse de manger.
— Tu as faim, à ce que je vois, murmurai-je d'une voix basse, veloutée, presque confidentielle. C'est bien. Un jeune homme de ton âge doit nourrir son appétit.
Sa fourchette s'immobilise à mi-chemin.
— Je... oui, Maître. La matinée a été longue, répond-il en tentant de masquer l'enrouement de sa voix.
— Très longue, approuvé-je avec un hochement de tête lent. Mais il faut savoir apprécier ce qui nous est offert, Lucas. Prendre son temps. Savourer la chair au lieu de se précipiter.
Ses pupilles se dilatent. Il ravale difficilement sa bouchée, captif de mon regard, incapable de démêler si je parle de son assiette ou de l'écrin de dentelle qu'il vient de contempler sous le lin.
Sous la table, je n'impose aucun contact physique. Je ne le touche pas. C'est dans l'absence de contact que réside la plus pure des tortures.
Sans le moindre mouvement du buste, mue par cette sensualité souveraine qui s'impose à moi comme une évidence, mes jambes se séparent à nouveau. Très lentement. Le froufrou de la soie sur le voile noir de mes bas résonne dans la pénombre sous le plateau, réexposant la finesse de ma dentelle rouge vif à l'obscurité, tout près de ses jambes immobiles, mais sans jamais le frôler.
La proximité est si intime que l'air entre nous semble chargé d'électricité statique. Je devine le moindre de ses frissons. La honte m'effleure à nouveau face à mon audace, mais la vue de sa déroute étouffe aussitôt mes remords sous une vague de plaisir dominateur.
— Vous... vous ne mangez pas ? risque-t-il, la voix altérée.
Je pose doucement mon menton dans le creux de ma main, coude appuyé sur la table, dans une posture d'une élégance absolue.
— Il y a des faims qui ne se satisfont pas avec de la nourriture, Lucas. Certaines choses se dégustent uniquement des yeux... Tu ne penses pas ?
Un frisson visible parcourt ses épaules. Une goutte de sueur brille au bas de sa tempe. Son souffle devient court, saccadé.
— Je... je ne sais pas, Maître, balbutie-t-il en reposant silencieusement ses couverts, désormais incapable d'avaler la moindre bouchée.
— C'est dommage, soufflé-je en penchant la tête. Un bon juriste doit savoir lire entre les lignes. Analyser ce qui se dissimule sous la surface. Si tu t'arrêtes à l'apparence des choses, tu manques l'essentiel du dossier.
Je garde les jambes entrouvertes sous le lin, offrant la vision captive de mon intimité parée de soie et de dentelle rouge à l'obscurité qui nous sépare, tenant son esprit en otage sans même l'avoir effleuré.
— Et crois-moi, Lucas... le plus fascinant est toujours ce qui reste interdit.
Le silence s'étire entre nous, vibrant d'une électricité presque insoutenable. Mon plat de poisson est désormais tout à fait froid, figeant la sauce au bord de l'assiette. En face de moi, Lucas n'a repris ni son couteau ni sa fourchette. Il reste droit, les épaules tendues, l'air à la fois fasciné et supplicié par la pénombre entre nos fauteuils où ma dentelle rouge demeure dénudée, à quelques centimètres seulement de ses jambes.
Je redresse lentement le buste. Dans un geste d'une grâce délibérée, je rapproche mes genoux sous la nappe. Le froufrou discret de ma jupe qui se remet en place vient rompre le maléfice. Lucas pousse un très léger soupir, comme un noyé qui refait surface, bien que son regard conserve cette lueur d'ébriété et de trouble profond.
Je lève discrètement l'index en direction du serveur.
— Tout s'est bien passé, Maître ? demande ce dernier en s'approchant rapidement pour débarrasser nos assiettes intactes.
— Excellent, merci, répondez-je d'un ton courtois et parfaitement naturel, qui tranche outrageusement avec l'ouragan qui vient de secouer notre table. Vous pouvez m'apporter deux cafés serrés et l'addition, s'il vous plaît.
— Bien sûr, Maître. Tout de suite.
Pendant que le serveur s'éloigne, je sors mon étui à rouge à lèvres de mon sac. Je l'ouvre dans un petit déclic métallique. Sans quitter Lucas des yeux, j'utilise le petit miroir intégré pour rafraîchir la couleur de mes lèvres. Le bâton glisse doucement sur ma bouche, ravivant ce rouge éclatant qui fait écho au secret caché sous ma jupe.
Lucas observe le mouvement de mes mains avec une fascination presque hypnotique.
— Tu devrais boire un peu d'eau, Lucas, glissé-je en refrénant un sourire, tout en refermant mon tube. Tu as le teint bien pâle tout à coup.
Il attrape son verre d'eau d'une main mal assurée et en avale une longue gorgée, cherchant désespérément à reprendre de la contenance.
Le serveur revient, pose les deux tasses de porcelaine fumante ainsi qu'une petite coupelle en argent contenant le ticket. Je ne laisse même pas à Lucas le temps d'esquisser un geste : je glisse ma carte bancaire dans le présentoir avant qu'il n'ait pu articuler un mot.
— Je vous en prie, dis-je au serveur lorsque la machine crépite et valide le paiement. Gardez la monnaie.
Je porte la petite tasse à mes lèvres, savourant l'amertume du café chaud. Lucas imite mon geste machinalement, incapable de quitter des yeux mon visage impassible. Il tente de comprendre comment je peux passer en une fraction de seconde de la séductrice absolue et cruelle à l'avocate d'affaires au port altier.
Une fois le café bu, je remets mon manteau sur mes épaules sans me hâter. Le cuir souple de mes gants glisse sur mes mains.
— Bien, déclarais-je en me levant. Il est temps de rentrer. Nous avons une fin d'après-midi très chargée qui nous attend au cabinet... et j'aurai besoin de toute ton attention.
Lucas se lève à son tour, les jambes un peu engourdies, réajustant sa veste de costume d'un geste feint. Il n'ose toujours pas croiser franchement mon regard.
En passant à côté de lui dans l'allée étroite du restaurant, mon épaule frôle délibérément la sienne, et le parfum de mon cou vient le frôler à nouveau. Je sens son corps se figer instantanément à mon contact.
Nous franchissons la porte du restaurant et retrouvons la fraîcheur de la rue. Le contraste avec l'atmosphère chaude et étouffante de la salle est saisissant.
— Tu m'ouvres la portière, Lucas ? lancé-je d'un ton naturellement impérieux en m'approchant de la berline garée un peu plus bas.
Lucas s'empresse d'obtempérer. Il devance mes pas sur le trottoir pour aller déverrouiller la berline et m'ouvrir la portière passager. Ses gestes sont exagérément appliqués, comme s'il cherchait à se raccrocher à la bienséance pour masquer la tempête qui fait rage sous son crâne.
En m'installant sur le cuir sombre du siège, je laisse sciemment le pan de mon manteau s'ouvrir légèrement. L'étoffe de ma jupe remonte sur le haut de mes bas. Lucas garde les yeux fixés sur la poignée de la portière, mais je devine la tension extrême de son regard qui s'interdit de descendre vers mes jambes.
Il referme la portière avec une précaution exagérée, puis contourne rapidement le véhicule pour prendre place derrière le volant.
Dès que la lourde portière conducteur se referme sur lui, l'habitacle se transforme à nouveau en un piège hermétique. L'air y est chaud, saturé du parfum précieux de mon cou, de l'odeur du cuir et des résidus de cette électricité sensuelle qui nous a carbonisés pendant tout le repas.
Le moteur s'éveille dans un ronronnement feutré. Lucas règle ses rétroviseurs avec des mains qui manquent encore de fermeté, puis engage la voiture dans la circulation urbaine.
Pendant les premières minutes, pas un mot n'est échangé. Le silence est épais, presque tactile, rythmé seulement par le cliquetis régulier du clignotant et le feulement du moteur. Lucas garde les deux mains cramponnées au volant à dix heures dix, les nodules de ses phalanges blanchis par la pression. Son regard reste furieusement rivé sur l'asphalte, comme si toute la circulation de la ville dépendait de son attention.
Je me tourne légèrement vers lui, posant mon coude contre la portière, la tête calée dans ma main. Mon regard parcourt le profil tendu de son visage, s'arrêtant sur la ligne nette de sa mâchoire contractée.
— Tu es bien silencieux, Lucas, murmurai-je d'une voix basse, presque veloutée, qui tranche avec le bruit sourd du trafic.
Sa pomme d'Adam tressaute. Il jette un rapide coup d'œil inquiet vers le rétroviseur central avant de glisser une seconde son regard vers moi.
— Je... je me concentre sur la conduite, Maître. Le trafic est dense ce début d'après-midi.
Un léger rire sans timbre m'échappe, un murmure moqueur qui vient frôler son oreille.
— Toujours une excellente excuse... C'est remarquable.
Je ne bouge pas le haut du corps, mais dans la pénombre du bas de l'habitacle, ma main droite quitte mon sac posé sur mes genoux. D'un mouvement fluide et calculé, je laisse glisser mes doigts le long du levier de vitesse, jusqu'à venir poser le bout de mes ongles sur le drap de son pantalon, tout près de son genou droit.
Lucas sursaute si violemment que la berline esquisse un très léger écart sur sa voie avant qu'il ne redresse le volant, les mains crispées à en briser le cuir. Un souffle court s'échappe de ses lèvres.
— Maître... s'il vous plaît... balbutie-t-il, la voix cassée par la panique et le désir.
— Quoi donc, Lucas ? demandais-je d'un ton d'une innocence perfide, tandis que mes ongles remontent d'un centimètre à peine sur l'étoffe de sa cuisse, exerçant une pression minime mais dévastatrice. Je vérifie simplement que mon stagiaire ne perd pas le contrôle. Un bon conducteur, tout comme un bon avocat, doit savoir garder son sang-froid, même lorsque la situation devient... instable.
Il ravale sa salive, le visage brûlant, pris en otage entre la route qui exige ses yeux et ma main qui consume ses sens. Le feu passe au rouge. La voiture s'immobilise au carrefour.
Dans ce temps suspendu, je retire ma main de sa cuisse avec une lenteur exaspérante pour revenir me réinstaller majestueusement dans mon siège, lissant mon manteau d'un geste souverain.
— Vert, Lucas, soufflé-je en désignant le feu du bout de mon gant. Le cabinet nous attend.
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