00:00 00:00
ou pour accéder à la lecture audio sans limite de temps
Temps de lecture Vues Date de publication Commentaires Partager Liste de lecture
Fantasme
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Hétéro Orientation principale dans ce chapitre

Histoire 5 "le nouveau stagiaire" — Chapitre 2 · La pause café

7 minutes
1.7k
Écriture avec assistance partielle d'une IA — Cette information est librement déclarée par l'auteur, elle n'a pas été vérifiée.

Auteur

Marc57000
Histoires publiées
5
Chapitres publiés
135
Abonnés
22
J'aime cumulés
1.5k
Coup de cœur
Notre équipe a apprécié ce chapitre. Cliquez pour découvrir pourquoi.
L'avis peut contenir des indices sur l'intrigue.

Ce chapitre tient tout entier dans ses détails : la tasse de porcelaine tenue à deux mains, les avant-bras découverts, le cliquetis nerveux. L'auteur installe une tension qui repose entièrement sur ce qui n'est pas dit — et c'est précisément ça qui retient. Lucas est un personnage qu'on a envie de voir rougir encore.

Histoire 5 "le nouveau stagiaire"

Chapitre 2 · La pause café

À quatorze heures, le cabinet retombe dans une torpeur lourde. Maître Vasseur est parti pour son audience d'après-midi au tribunal de grande instance ; le claquement de sa porte cochère résonne encore un peu dans l'escalier. Le soleil d'automne a réussi à percer la grisaille de Metz et jette une grande travée de lumière tiède sur le parquet ciré, où dansent des poussières dorées. L'air sent le bois chaud, le papier ancien et une pointe de pluie qui s'annonce déjà à la vitre.
Lucas est rentré de sa matinée avec le patron il y a vingt minutes. Il n'a pas osé sortir déjeuner. Il est assis à son petit bureau, le dos droit, la veste soigneusement suspendue au dossier de sa chaise, le regard fixe posé sur le dossier de la succession Martin. Il lit la même page depuis un quart d'heure sans tourner le feuillet.
Nadia se lève la première. Le froissement de sa robe noire rompt le silence. Elle jette un coup d'œil vers le fond de la pièce, puis vers moi.
— Je fais du café, dit-elle simplement.
— J'en prends un, lui répondis-je en fermant mon code civil.
Elle s'élance vers la petite kitchenette, ce renfoncement sous l'escalier où dorment la cafetière en inox, trois tasses dépareillées et la boîte de sucre en morceaux. On entend le glouglou de l'eau, le déclic de l'interrupteur, le choc mat de la céramique.
Je me redresse, m'étire légèrement, puis me tourne vers la fenêtre du fond. Lucas n'a pas bougé d'un millimètre. Sa chemise blanche, très propre et un peu fine, s'ajuste étroitement sur la largeur de ses épaules et la ligne carrée de son dos. On devine une musculature nette, puissante, qui tranche drôlement avec cette posture de bon élève pétrifié.
— Lucas ? dis-je doucement.
Il sursaute. Sa grande carcasse se tend d'un coup. Il se retourne, les yeux un peu écarquillés.
— Oui, Madame... enfin, Valérie ?
— Venez prendre un café. Faites une pause dix minutes.
Il hésite. Ses yeux vont de mon bureau à la kitchenette, comme s'il cherchait une autorisation écrite dans la convention de stage. Puis il se dresse, attrapant sa tasse avec une précaution exagérée.
Quand il franchit les quelques mètres qui le séparent du coin cuisine, il semble réaliser à quel point il est grand. Dans cette petite alcôve, sa présence prend toute la place, diffusant une chaleur corporelle presque palpable. Il reste debout près du cadre de la porte, le visage au niveau du haut du placard, n'osant ni s'adosser ni poser les coudes de peur d'accrocher le luminaire suspendu.
Nadia sert le café. Le liquide sombre fume dans la céramique. Elle lui tend la troisième tasse. Leurs doigts se frôlent à peine au passage de l'anse. Lucas manque de lâcher la tasse, réajuste sa prise in extremis dans un cliquetis nerveux, et une rougeur immédiate, cuisante, s'étale sur son cou pour gagner ses pommettes.
— Merci... merci beaucoup, balbutie-t-il.
— Asseyez-vous, Lucas, dis-je en désignant le tabouret en bois près de l'évier. Vous allez finir par vous cogner.
Il s'assoit prudemment, rentrant ses longs genoux sous lui pour ne pas nous gêner. Même assis, il garde le buste très droit.
Nadia s'adosse au plan de travail, les bras croisés sur sa robe noire. Elle le détaille de haut en bas avec cette lenteur souveraine qui n'appartient qu'à elle.
Pendant qu'il tient sa tasse à deux mains, la lumière du soleil tape à travers le carreau et vient chauffer son profil. Pour ne pas tremper ses poignets, il retrousse machinalement ses manches de chemise jusqu'aux coudes. Il découvre alors ses avant-bras : une peau claire, hâlée par les séances en extérieur, des veines bien dessinées sous la peau et les tendons puissants du sportif. Le contraste est saisissant entre la force brute qui émane de son corps et la précaution presque enfantine avec laquelle il tient sa petite tasse en porcelaine.
Nadia ne dit rien, mais son regard sombre descend lentement le long de son bras musclé avant de remonter vers ses yeux.
— Vous faites du sport ? demande-t-elle d'une voix neutre, presque détachée.
Lucas manque de s'étouffer avec sa première gorgée. Il avale de travers, toussote dans sa main, devient plus rouge encore. Une petite goutte de sueur perle discrètement à la racine de ses cheveux bruns bouclés.
— De... de l'aviron, répond-il en retrouvant son souffle. À la Société Nautique de Metz. J'en fais depuis le lycée.
— Ça se voit, commente Nadia sans ciller.
Elle boit une gorgée de son café. Pas un sourire. Juste ce regard fixe, calme, qui ne quitte pas le garçon. Lucas rabat les yeux sur sa tasse. Il tourne la cuillère en céramique dans le vide, le visage littéralement brûlant.
— Et vous habitez à Metz ? demandai-je pour lui venir en aide, amusée par son désarroi.
— Oui, près du jardin botanique. Dans un petit studio. Je... je suis arrivé il y a trois ans pour ma licence.
— La famille est dans le coin ?
— À Thionville. Mon père est mécanicien, ma mère est institutrice.
Il parle avec une grande politesse, un peu précieuse, pesant chaque mot. Sa voix grave a des accents très doux. Plus je le regarde depuis mon coin, plus je perçois ce mélange troublant : la force brute d'un corps d'athlète de vingt-trois ans et la vulnérabilité absolue d'un gamin qui a peur de mal faire.
— C'est votre premier stage en cabinet ? demande Nadia.
— Oui. L'année dernière, j'étais en juriste d'entreprise pour mon Master 1. Mais je voulais voir le terrain... Maître Vasseur a été très impressionnant ce matin au palais.
— Il aime impressionner, dit Nadia en posant sa tasse vide sur l'égouttoir. C'est sa spécialité.
Elle se redresse. Sa robe noire glisse sur ses hanches avec un léger froissement. En repassant à côté du tabouret de Lucas pour sortir de la kitchenette, elle effleure sciemment son épaule du bout des doigts. Un geste machinal, presque invisible, mais qui fait se figer le garçon sur place. Sa respiration se bloque une seconde entière.
Nadia regagne son poste, le choc très lent de ses talons marquant le parquet : toc... toc... toc...
Lucas reste assis sur son tabouret, la tasse tiède entre les deux mains. Il regarde le fond de sa céramique, le teint encore tiède de sa rougeur. Je le fixe, les bras croisés, un doux sentiment d'amusement mêlé d'une étrange curiosité au creux du ventre.
— Allez, dis-je doucement. Retournons au travail. La succession Martin n'attend pas.
— Oui, Valérie, souffle-t-il en se levant d'un bond.
Sa cuisse frôle le bord du meuble, faisant tinter les assiettes. Il débarrasse sa tasse, la rince sous le filet d'eau tiède avec une minutie touchante, puis regagne son petit bureau du fond. Il s'assoit, remet sa veste au dossier, et se replonge dans ses papiers.
Depuis mon siège, je croise le regard de Nadia à l'autre bout de la pièce. Elle a repris sa saisie sur le clavier, mais au coin de ses lèvres, le petit pli complice est revenu.
Commentaires Partager Liste de lecture

Ce chapitre vous a plu ? Encouragez l'auteur en un geste.

J'aime
ou laissez un mot
Gras
Soyez respectueux
Publier
Chapitre suivant
Chapitre 3 · Les liaisons dangereuses
Dans le cabinet d'avocats baigné par la pluie de Metz, Valérie et son jeune stagiaire Lucas se penchent ensemble sur un dossier de jurisprudence. Les pages sont ouvertes, mais c'est autre chose qui semble vouloir se déployer sous la lampe verte : une présence trop proche, un souffle trop court, une chaleur qui n'a rien à voir avec le droit. Nadia est là, elle aussi. Et quand Sophie pousse la porte, l'atmosphère du bureau change imperceptiblement. Un stagiaire, plusieurs femmes, et une tension qui n'a pas encore de nom.
7 minutes
1.7k
18
0
Chapitre suivant

Commentaires ()

Aucun commentaire pour le moment. Soyez le premier à en laisser un !

Histoires similaires

✦ tounet777 La frontière de verre XSTORY
La frontière de verre
Chapitre 2
Par tounet777
0
0
29
Gays
✦ Variabe89 La stagiaire sous emprise XSTORY
La stagiaire sous emprise
Chapitre 1
Par
277
5
41.2k
Hétéro
✦ Blueberry89 Whisky’s glasses- La tentation d’une vierge XSTORY
Whisky’s glasses- La tentation d’une vierge
Chapitre 1
Par Blueberry89
283
8
12.8k
Hétéro
✦ vetors Aventures complices avec ma belle-famille XSTORY
Aventures complices avec ma belle-famille
Chapitre 1
Par vetors
85
2
16.1k
Gays
✦ Winter_snow Mémoire d'automne XSTORY
Mémoire d'automne
Chapitre 1
Par Winter_snow
51
4
7.5k
Hétéro
✦ Alecs En col blanc XSTORY
En col blanc
Chapitre 1
Par Alecs
240
2
7.3k
Hétéro

Restez informé des nouvelles histoires

Recevez les dernières publications directement dans votre boîte mail

Explorez les catégories

Parcourez notre vaste sélection d'histoires érotiques classées par catégories pour trouver exactement ce qui éveille votre désir

Mode sombre
Apparition progressive
Lecteur Audio