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Couverture de Jeux de garçons, par Gagou
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Inspiré du réel
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
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Jeux de garçons — Chapitre 6 · La séparation

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Gagou
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Jeux de garçons

Chapitre 6 · La séparation

L’aube peignait sur les murs en pierre volcanique du gîte auvergnat des arcs de lumière. Gaëtan et Antoine, enlacés comme deux lianes inextricables, dormaient d’un sommeil profond, ou plutôt feignaient de dormir. Antoine, la joue posée sur la chevelure châtain clair de Gaëtan, avait une main baladeuse, caressant le sexe de son ami à travers le fin coton de son boxer. Un sourire malicieux jouait sur ses lèvres.
Le soleil, plus audacieux maintenant, s’infiltrait à travers les rideaux, révélant cette scène très intime et virile. Antoine, le premier à prendre conscience de la situation, se défit lentement de l’étreinte. Il se leva, souple et agile comme un chat, et commença à s’habiller, le dos offert à son ami dans un spectacle érotique et silencieux.
Gaëtan, les yeux mi-clos, suivait chaque mouvement. Il observait la disparition de ce joli petit cul, ferme et rond, dont il avait tant profité durant ce week-end volé au temps et à la routine. Il voyait son pote avec des yeux nouveaux. C’était un beau blond, mince, empreint d’une virilité fragile. Le souvenir de la baise torride d’hier soir le hantait encore et le submergeait de désir. Chaque muscle de son corps se souvenait de la façon dont Antoine, en rut, l’avait culbuté tel un jouet sexuel. Il sentait encore les va-et-vient de l’énorme sexe de son ami entre ses fesses.
L’heure du départ était arrivée. Un silence pesant s’installa, brisé seulement par le tic-tac régulier de l’horloge ancienne accrochée au mur. Gaëtan s’approcha d’Antoine pour l’embrasser dans un geste tendre et sincère. Mais ce dernier, avec une rapidité surprenante, leva la main pour l’arrêter. L’air entre eux sembla se charger d’une énergie nouvelle, plus dense, plus complexe. Antoine tenait à ce que rien ne change entre eux. Le respect de leur pacte initial primait, et Gaëtan en avait conscience, malgré les premières fêlures visibles dans ses résolutions.
Un voile de tristesse se posa sur son visage, ses yeux remplis d’incompréhension. Antoine, quant à lui, avait déjà rangé son secret au plus profond de son cœur, une décision ferme et définitive. Il reprenait sa vie normale comme si rien ne s’était passé, comme si ce week-end n’avait été qu’un songe, un instant fugace.
L’étreinte fraternelle qu’il offrit à Gaëtan n’était qu’un masque, un rideau soigneusement tissé pour cacher la vérité. Un câlin platonique, dénué de passion. Cependant, avec une pointe de malice, Antoine empoigna une fesse de son pote, lui signifiant discrètement que tout avait changé entre eux. Un sourire de réconfort et de soulagement se dessina sur les lèvres de Gaëtan, un sourire discret, réservé à lui seul.
♦♦♦ ------------------------- ♦♦♦
Après quelques heures de route, Antoine arriva chez lui et referma la porte, le souffle court, un léger sourire narquois aux lèvres. Nicolas et Julie, ses enfants, l’accueillirent avec un joyeux tintamarre, leurs cris enfantins contrastant étrangement avec la chaleur encore palpable dans son corps. Mathilde, sa femme, apparut alors, auréolée de son parfum familier, un mélange de jasmin et de vanille le ramenant doucement sur terre. Elle l’embrassa, un baiser tendre et profond qui ne laissait rien transparaître de ses pensées.
Plus tard, lorsque les enfants furent couchés, Mathilde s’installa à ses côtés, une tasse de thé à la main.
— Alors ? demanda-t-elle d’une voix douce, mais dont un léger tremblement trahissait la curiosité.
Ils étaient en couple libre. C’était une entente fragile bâtie sur la confiance et la communication, et surtout sur les détails les plus intimes. Antoine décrivit la rencontre, ses mots peignant une scène torride, mais sans nommer Gaëtan.
— Il était… incroyable. On a commencé doucement, puis… ça a dégénéré. Il voulait… plus. Beaucoup plus.
Il hésita, choisissant ses mots pour éviter toute allusion trop flagrante.
— Il m’a supplié de le sodomiser.
Il le décrivit comme un homme insatiable, avide de soumission totale, désireux d’être recouvert de son foutre jusqu’à la fin du week-end. Mathilde écoutait, le regard fixe, une légère tension crispant ses muscles. Était-elle jalouse ? C’était en effet possible, mais pas au sens ordinaire. Car Mathilde, sous ses allures de fille de bonne famille, était devenue une sacrée coquine avide de sexe. Ce goût pour le cul, elle l’avait développé grâce aux possibilités offertes par leur couple libre. Et si elle était jalouse, c’était seulement parce qu’elle aurait bien aimé se taper l’amant de son mari.
Sa confiance en Antoine, forgée au fil des années, restait un rempart solide contre ses propres démons. Elle avait vu, elle avait senti, la fatigue physique, les traces fugaces et la satisfaction contenue de son mari. Jamais il n’avait paru si comblé depuis le début de leur aventure en couple libre.
Mais quelque chose clochait, car contrairement à d’habitude, Antoine ne lui avait pas montré de photo de son plan cul. Elle aurait aimé voir ce petit cul qu’il avait défloré. Elle passa l’éponge cette fois, pour éviter que la situation ne s’envenime. C’était en effet la première fois qu’Antoine cachait une partie de la vérité sur l’un de ses plans. Il tenta de se convaincre que cela n’avait pas grande importance, que baiser Gaëtan était du même registre que toutes ses autres aventures avec des mecs.
Ce soir, il honorerait sa femme. Mathilde était déjà à moitié nue, vêtue de dentelle. Elle posa ses fesses sur l’entrejambe de son mari et remua la croupe afin de sentir l’érection naissante de cette verge énorme qu’elle partageait, en imagination, avec les amants de son homme.
♦♦♦ ------------------------- ♦♦♦
Gaëtan, de son côté, arriva également chez lui après un trajet rempli de réflexions intenses. Il était satisfait de son week-end et de son expérience. Il avait souhaité plus que tout franchir le pas avec Antoine, et il l’avait fait. Leur amitié était sauvée à ses yeux, et c’était l’essentiel.
Apaisé, il ne ressentait plus de pulsion ni de frustration. Il avait dompté la bête, et, son fantasme désormais assouvi, il pouvait se consacrer pleinement à sa famille et à sa merveilleuse femme.
La clé grinça dans la serrure, un son familier qui pourtant, ce soir-là, résonna étrangement dans le cœur de Gaëtan. Poussant la porte, il fut enveloppé par le parfum réconfortant d’Élodie, son épouse, et de leur maison. Briac, leur fils de trois ans, se jeta à son cou, l’entourant d’une étreinte fervente. Élodie, radieuse, l’embrassa avec passion, ses lèvres chaudes contre les siennes, un instant de pure intimité.
— Tu as passé un bon week-end avec ton copinou, mon chéri ? demanda-t-elle, la voix douce comme le miel, mais teintée d’une pointe d’insistance.
Gaëtan hésita une fraction de seconde.
— Plutôt bon, répondit-il, d’une voix sans assurance.
L’image d’Antoine, son corps nu, la force de son chibre, le souvenir brûlant de ses pénétrations profondes, fulgura alors dans son esprit comme un éclair incandescent dans l’obscurité de sa conscience.
Antoine ! Son amant ! Son meilleur ami ! Une dualité insensée, une contradiction explosive qu’il entretenait jalousement dans son jardin secret. Une vérité lourde comme la promesse de bonheur qu’il partageait avec Élodie. L’amour qu’il portait à ces deux êtres, malgré leurs différences, était une épée à double tranchant dont il ignorait encore les blessures. Élodie interrompit ses pensées.
— Tu es sûr que ça va, mon chéri ? Tu sembles bizarre.
— Oui, oui, ça va. C’est juste… j’ai un peu mal à la tête.
En réalité, les images revenaient en cascade : lui suçant Antoine, ce dernier le remerciant en lui bouffant le cul, puis le dépucelage brutal par cette bite prodigieuse qui l’avait rempli jusqu’au fond alors qu’il se faisait tirer les cheveux.
Élodie, inconsciente de cette déchirure intime, était satisfaite. Elle voyait en Antoine un ami fidèle, un confident de son mari. Elle ne soupçonnait pas l’intensité brûlante de leur relation. Gaëtan la regarda, ému par son ventre arrondi qui promettait la venue de leur deuxième enfant. Il posa une main délicate sur cette rondeur, sentant frémir la vie qui y grandissait, un secret déjà trop lourd sur sa conscience.
— Je t’aime, ma chérie, souffla-t-il.
Et c’était vrai, il aimait Élodie. C’était une femme brillante, pleine de caractère. Son seul tort était sans doute une libido moins vive que celle de son mari. Mais Gaëtan se raisonna : il l’aimait sincèrement. Et ce qui l’avait aidé à retrouver contenance, c’était Antoine lui-même, et cette phrase lancée lors de leur randonnée dans le parc des volcans :
— On n’est pas des ados.
Il se remémora l’attitude de son pote lorsqu’ils s’étaient quittés, cette distance soudaine mais révélatrice. Antoine se montrait plus fort mentalement que lui, et ce même s’il avait été le plus perturbé au début de leur relation.
Dans les jours et semaines suivantes, Gaëtan s’accrocha à cette image. Il repoussa ses pensées troubles et mena sa vie de famille du mieux possible. Tout semblait enfin rentrer dans l’ordre… jusqu’à ce que son portable se mette à vibrer. C’était un SMS d’Antoine !
[SMS]
Antoine
> Salut mec ! Ça te dit de venir le week-end prochain dans notre maison de campagne avec ta petite famille ? Je te ferais des lasagnes. :p
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