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✦ cocolst Infiltrée : Le capitaine XSTORY
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Hétéro Orientation principale dans ce chapitre

Infiltrée : Le capitaine — Chapitre 7 · Anna

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Certifiée écrite par un humain D'après nous ce texte a été rédigé par un humain

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cocolst
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Infiltrée : Le capitaine

Chapitre 7 · Anna

Voilà plus d'un an que je suis le responsable de cette enquête ; presque un an et demi que Cassandra a été tuée. Toutes les analyses ont montré que l'ADN sur la dent est bien le sien, et aucun montage photo n'a été réalisé. Aucune trace de son corps n'a été trouvée, quasiment aucun avancement depuis à part des soupçons, et des morts en tentant de pousser plus loin. 
Dès que nous avons eu une piste, elle s'est envolée ou s'est révélée fausse, comme si on voulait nous empêcher d'avancer. Je me refuse encore de croire que le commissaire est le pourri, et pourtant, je ne vois personne d'autre. Alors, je doute, continuellement, de plus en plus.
Bientôt un an et demi durant lesquels Henry, Léo et moi y avons consacré un temps phénoménal, passant par la déception, la rage, la résignation. Et en attendant, des filles disparaissent encore et encore. Une seizième nous a été signalée la semaine dernière... Je tente de faire bonne figure. Je doute de mes compétences ; je doute de tout, remettant en cause chacun de mes jugements, chacune de mes actions. Je n'ose presque plus avancer.
Je vais aux toilettes, à la pissotière. Léo arrive en même temps que moi, comme souvent. J'ai l'impression qu'il me surveille quelque part, profitant de ce lieu intime comme second bureau pour discuter. Il dégaine le premier :
 — Ah putain ! Qu'est-ce que ça fait du bien.
— Puisque vous le dites.
— Ah oui, pardon... 
— Pas de soucis, Léo. Je commence à avoir l'habitude, vous me faites le coup à chaque fois.
— Dites, vous avez vu la nouvelle ?
— Non, pas encore.
— Elle est canon. Elle a un super joli petit cul... Si j'étais célibataire, je me la ferais bien. Héééé, j'y pense, je suis célibataire. Hey hey hey.
— Du calme. Elle sera affectée sous mes ordres. Donc, pas de connerie, ok ?
— Pour qui vous me prenez, capitaine ? Je sais me retenir et sortir au bon moment. Aucune envie de foutre la moindre nana en cloque.
— Pfff... Léo... 
— C'est vous qui avez demandé qu'elle vienne dans l'équipe ?
— Non, on me l'impose. Il parait que j'ai besoin de renfort. Génial... on me refuse Lucas et on me donne une petite nouvelle fraichement sortie de l'école... Comme si j'avais que ça à foutre de la former.
— Comptez sur moi pour m'en occuper ! Et ce sera avec un ééééééénoooooorme plaisir.
— ... Je m'en doute. Je ne promets rien.
— Vous avez peur de quoi ? Henry est devenu un véritable homme grâce à moi.
— Ah ? Vous voulez faire d'elle un homme aussi ? Je ne pensais pas que vous aviez envie qu'elle vous sodomise.
— ... Hein ? Quoi ? ... Hey hey hey, vous êtes con quand vous vous y mettez. Elle est bien bonne celle-là.
Oui, Léo et moi, nous nous entendons très bien, tout comme avec Henry. Mais, je refuse de nouer plus de liens entre nous. Que le travail, rien que le travail. Ce sera moins dur à gérer s'il arrive quoi que ce soit à l'un ou à l'autre.
Nous entendons la chasse d'eau d'un des box de derrière. La porte s'ouvre... Oh putain l'odeur. Léo tousse et sort :
— Mais merde, Lucas... T'as un cancer du cul ou quoi ?
— C'est peut-être le cassoulet que je me suis fait hier soir. T'exagère, ça sent pas si mauvais.
— Ferme, putain ! On va crever asphyxié.
— Oups, désolé. Je t'ai entendu parler de la nouvelle. Je te parie que tu n'arriveras pas à te la faire.
— Ah ouais ? Ok ! Défi accepté ! On mise combien ?
— 100 balles, ça te va ?
— Ça marche. Dans deux semaines, elle est dans mon pieu.
— Tu sais quoi ? Je te laisse six mois pour y arriver. Tu vois, je suis gentil.
Je me lave les mains à côté de Lucas. Lui aussi est sympa et compétent. Ses demandes de rejoindre mon équipe ont été refusées tout comme les miennes, sans explication réelle. Je vois son visage dans le miroir et ne peux m'empêcher de lui demander :
— Vous avez quoi sur la joue ?
— Oh... Rien... Je me suis pris un coup de soleil.
— Ah oui ? C'est un nouvel effet de style alors. Joli comme tout. On voit même la marque des doigts. Dites, ce soleil, ce ne serait pas la nouvelle par hasard ?
— Ouais... Euuhhh... J'ai essayé de la brancher. Je crois qu'elle n'a pas trop apprécié ma main sur son cul... Putain, il est ferme, miam... Enfin, vous savez, le petit geste gentil pour se souhaiter bon courage. Mais, une vraie teigne, la gamine. Bon, je vous laisse. Bonne chance, Léo. Prépare déjà le fric. Et, au fait, elle est mariée et elle semble super méga fidèle et amoureuse. À plus, la compagnie.
Quelle bande de couillons. Ils me font bien marrer en tout cas. J'arrête de rire lorsque le commissaire me la présente dans mon bureau quelques heures plus tard. Je ne sais pas quoi dire, je la fixe juste, l'observe sous toutes les coutures. Il me laisse en tête-à-tête avec elle, avec cette Anna. Je suis totalement déstabilisé. Après un long silence où, debout devant moi, regardant à gauche, à droite, en haut, en bas, elle finit par me demander :
— Bon, du coup, je vais participer à votre grosse enquête ? Je suis impatiente.
— Jamais de la vie. J'ai d'autres trucs à vous filer et vous n'avez pas assez d'expérience.
— Ah ? Heuuu... Non, mais, j'aimerais bien...
— C'est moi qui vous donne vos ordres, ok ?
— Puisque vous le dites. Par contre, le commissaire m'a dit...
— Je me fiche de ce qu'il vous a dit.
— Il m'a aussi dit que vous êtes un sacré grincheux et je suis bien d'accord avec lui ! De toute façon, que vous le vouliez ou non, je veux participer à l'enquête des filles disparues !
— Non !
— Si !
— Mais... Vous vous prenez pour qui, bordel de merde ?
— Et vous ? C'est pas vous qui aurez le dernier mot, de toute façon !
Je me lève de ma chaise ; je pose mes mains sur le bureau et je l'engueule. Je ne sais même pas ce que je lui dis exactement, mais je lui sors tout ce que j'ai sur le cœur. Elle commence bien mal, cette gamine tout droit sortie de l'école de police ; elle ne sait pas encore à qui elle a affaire ! Alors, je la remets à sa place et je ne mâche pas mes mots. 
Une fois fini, soulagé, je lui demande, alors qu'elle est au garde à vous, bien droite devant moi :
— Est-ce bien clair entre nous ?
— Tout à fait, capitaine. Puis-je disposer ? Parce que j'ai deux trois trucs à discuter avec le commissaire.
— ... Dégagez de mon bureau ! Et plus vite que ça !
— Super. À bientôt. Ah non, attendez ! Pourquoi vous avez une photo de moi à côté de votre ordinateur ?
— Je n'ai pas de photo de vous. Qu'est-ce que vous racontez ?
— Ben si... Ah non, désolée. Oups, j'ai cru de loin. C'est qui ?
— Mais, ça ne vous regarde pas du tout... Je vous ai dit de partir.
— ... De toute façon, je le saurai à un moment ou à un autre. Bon ben, j'y vais. À plus, bisous. Non pas bisous, et certainement pas avec vous ! Beurk... À plus quoi !
Elle sort enfin ; elle m'a foutu sur les nerfs, mais en même temps... Pas le temps de me rassoir que Léo entre en me demandant directement :
— C'est sur la nouvelle que vous avez gueulé comme ça ?
— Ça ne vous regarde pas. Vous avez quoi à l'œil ?
— Ah ça ? Oh... On a amené Anna, justement, à un entrainement de combat ce midi. Je me suis mis contre elle, bien contre elle, et, j'ai rien compris... Elle m'a foutu à terre direct. Bon, j'ai pu la peloter un peu, hey hey hey... La vache, ça valait le coup. Elle a des seins et des fesses fermes comme j'aime, toute une symphonie. Je jouerais du Mozart sur elle avec plaisir.
— Elle vous a foutu le coquard avant ou après que vous l'ayez touchée ?
— Juste après, lorsqu'elle a senti ma queue bien raide contre ses fesses.
— Je ne vais pas la blâmer. Mais, en gros, vous me dites qu'une gamine de 40 kg de moins vous a foutu une dérouillée ?
— ... C'est fou comme vous pouvez être vexant.
— C'est parce que je ne me sens plus pisser.
— Là, elle est méga bonne celle-là. Faudra que je la ressorte. Est-ce que je peux vous demander un service ? Ordonner à Lucas et Henry de ne rien dire, car ils étaient présents aussi. Putain, la honte si on l'apprend.
— Lucas ? Je pense que tout le monde est déjà au courant, le connaissant, et je n'ai aucun pouvoir sur lui.
— Ah, fais chier, ouais... Je vais voir où il est. On se voit plus tard ? Hey hey "parce que je ne me sens plus pisser"... trop excellent.
Il disparait ; je me rassois. Léo a réussi à me calmer avec ses conneries. Je regarde la photo d'Émilie dont le sourire semble être bien moqueur. Je prends mon téléphone et appelle. Je tombe sur le répondeur. Je ne laisse pas de message. Quelques secondes après, il sonne, je décroche :
— Vincent ? Tu as essayé de m'appeler ?
— Oui. Comment vas-tu, Karine ?
— ... Tous ces mois sans avoir de tes nouvelles... Mais, ça va, merci. Tu as une drôle de voix. Qu'est-ce qui se passe ?
— ... Non, laisse tomber. Je ne veux pas t'embêter avec ça. Désolé de t'avoir dérangée. Ça m'a fait plaisir de t'entendre.
— Toujours aussi chiant. Allez, c'est bon, je t'ai rappelé. Dis-moi maintenant.
— ... Il y a une nouvelle qui vient d'arriver... Anna.
— Et ?... Il se passe quoi ? 
— À peine arrivée, elle fout déjà un bordel monstre… Elle ne respecte aucunement l'autorité.
— Ça me rappelle quelqu'un.
— ... Je me suis calmé, depuis. Mais, tu n'as pas tort.
— Ça à l'air de t'amuser. Je te sens sourire. Vincent, je te connais bien. Tu m'as appellée pour autre chose. Dis-moi !
— Elle... Sa gestuelle... La couleur de ses cheveux et même la coupe... Ses yeux... Sa silhouette... Sa façon de parler... Elle ressemble énormément à Émilie. Karine... Je la vois en elle.
— ... Je comprends... Je suis libre ce soir. Je viens chez toi ?... Juste pour discuter.
— Avec plaisir. Tu m'as tellement manqué.
— Toi aussi... C'en était insupportable par moment, pour être franche.
~~ oooOOooo ~~
Le Floyd
— Putain ! On n'est pas assez nombreux, bordel de merde ! Léo, vous êtes où ?
— J'arrive bientôt devant chez elle, capitaine. Elle est partie il y a trois heures de la fac avec les deux types, à ce que d'autres élèves m'ont dit. Vous étiez où, vous ?
— Bloqué dans une putain de réunion inutile pour remplacer le commissaire, enfermé dans une salle sans réseau ! Il l'a fait exprès, cet enculé ! Henry, toujours rien sur les caméras ?
— Non, capitaine. Le studio est vide.
— Mais elle est où, bordel de merde ?!
Je m'énerve, je stresse à mort. On vient de perdre Anna. J'ai un putain de mauvais pressentiment. Cette petite chieuse... je l'apprécie énormément et de plus en plus chaque jour. Mais, depuis peu, elle s'est laissée corrompre. Je l'ai vue changer, comme Cassandra l'a été. Cette affaire des filles disparues est une vraie malédiction.
Je regarde la photo d'Émilie... J'ai l'impression qu'elle veut me guider. Léo m'annonce :
— Capitaine, sa voiture est bien sur le parking de son immeuble.
— Henry ! Vérifiez vos appareils !
— Je les ai installés moi-même, programmés comme il se doit...
— Vérifiez, c'est un ordre !
— Mais... Bien capitaine... Euh... Y'a un truc qui déconne... On boucle sur la même scène en fait. Vous avez raison, nous avons été piratés. Il y a un bot qui...
— Je me fiche des détails pour le moment, remettez-moi tout ça en place tout de suite.
— Je le fais, capitaine. Je le... Juste quelques instants, j'ai trouvé le processus qui fout... Attendez... C'est bon, j'ai pu tout rétablir... Capitaine, il y a un corps.
— Anna ?
— Non, celui d'Adam couvert de sang. Je crois qu'il a été égorgé, et vu comme ça coule encore, c'est récent.
— Où est Anna ?
— Je ne sais pas. Je ne la vois pas, ni l'autre type.
— Léo, fouillez l'immeuble. Elle doit bien être quelque part, putain !
— À vos ordres, capitaine.
— Henry, localisation de la voiture du commissaire ?
— Elle est au niveau du Floyd depuis deux heures. Attendez, la voiture semble commencer à bouger.
— ... Changement de plan : vous allez tous les deux au Floyd, je vous y rejoins. Aucune intervention, juste en observation tant que je ne suis pas sur place. Et préparez-vous à envoyer des renforts ! Appelez déjà une équipe pour le mort !
Est-ce que ma théorie surréaliste est la bonne ? Le commissaire serait à la tête du Floyd, serait le nouveau chef depuis presque deux ans ; il serait celui qui a fait exécuter Cassandra. Tout concorde. Le piratage de la vidéosurveillance ajoute des éléments, étant lui aussi parfaitement au courant, sachant ce que nous faisons et me mettant des bâtons dans les roues continuellement. Quoi qu'il en soit, je le sais impliqué d'une façon ou d'une autre ; je le sens comme une évidence depuis des mois. Il me faut juste des preuves que je n'arrive pas à avoir.
Et, alors que je me dirige vers cette boîte de striptease, deux-tons en action, gyrophare allumé, grillant tous les stops et feux rouges, mon téléphone sonne : c'est Anna. J'ai un énorme soulagement. Je décroche aussitôt :
— Anna, c'est bien vous ?
— Ben oui... Par contre, j'ai un petit problème là.
— Vous êtes au Floyd ? 
— Comment vous savez ? Ah ben oui, c'est pratique d'être flic.
— J'arrive tout de suite... C'est quoi le problème ?
— J'ai dû descendre quelques méchants avec Kev. Il y a des morts partout. 
— Vous êtes blessée ?
— Non, mais ça a failli. Mais, la bonne nouvelle, c'est que je sais qui est le boss.
— ... Le commissaire ?
— Heuuu... Non, c'est pas lui... Vous êtes en voiture ?
— Oui. Je suis là dans cinq minutes... Dix au plus.
— Ben vaut mieux pas conduire en étant au téléphone. Je vous dirai tout tout à l'heure. À tout de suite, soyez prudent sur la route. Bisous... Non, pas bisous, mais, à tout de suite, quoi. Je raccroche. À plus. Je vous attends. Mettez pas trop de temps tout de même, je ne suis pas super rassurée au milieu de tous ces cadavres.
— Ne vous inquiétez pas, je suis bientôt là. Léo et Henry arrivent aussi.
— Capitaine, vous êtes toujours là ?
— Oui.
— Dites, ça ne vous dérangerez pas de m'apporter un petit truc à manger, parce que j'ai un peu le ventre vide.
— Pas de soucis. Je vous prends un pain au chocolat ou un croissant ?
— ... Plutôt un kebab, complet, avec sauce blanche et harissa. Non, pas de harissa, car j'en ai marre de voir plein de sang autour de moi, du coup, j'évite le rouge. Enfin… Mais, ça risque d'être fade sans, non ?... Oui, bon, avec harissa alors, c'est mieux. Je vous rembourserai. Non, en fait, c'est Léo qui vous remboursera, car il me doit plein d'argent avec des paris qu'on a faits et que j'ai gagné et qu'il ne m'a toujours pas payés. Bon, à tout de suite, je vous laisse pour de vrai cette fois. Bisous. Non, toujours pas bisous, mais à tout de suite… Prenez en deux parce que j'ai vraiment très très faim.
~~ oooOOooo ~~
Deep Blue
— Karine, je ne les vois toujours pas. Elles sont où ?
— Les urgences arrivent dans deux minutes. Elles ont dû faire un détour à cause d'une manifestation. Je risque gros d'avoir envoyé toute une équipe médicale sans raison valable. Alors, calme-toi !
— ... Je fais ce que je peux. J'ai vraiment un très mauvais pressentiment.
— Je dois te laisser. Rappelle-moi au besoin, ok ?
— Oui. Bisous.
— Je t'aime.
J'ai les mains qui tremblent ; je suis en sueur. Je donnerais bien l'ordre pour intervention immédiate, mais c'est tout le service qui s'en prendrait plein la gueule s'il n'y a rien de palpable. Je tente de prendre sur moi. L'ambulance arrive enfin.
— Commandant ! Coups de feu !
— On y va ! Faites-moi sauter cette putain de grille et on fonce !
Les deux-tons en action, les gyrophares allumés, on roule à fond dans l'allée, sur l'herbe. Je reste en arrière pour surveiller, pour avoir une vue d'ensemble tout en restant en contact avec les gars. Toute l'équipe se précipite à l'intérieur de la maison. Des hommes en costume lèvent les mains, se mettent à terre, se désarment. Parfais, il n'y aura pas besoin d'aller à l'affrontement. Nous ne sommes pas assez nombreux pour ça.
— Tenez-moi informé, bordel de merde ! Où est Anna ?
— Nous la cherchons encore… Commandant, on vient de la trouver ! Elle est à terre, blessure par balle, grosse hémorragie. Un type lui fait un massage cardiaque.
— Putain, que quelqu'un vienne guider l'équipe médicale et plus vite que ça !
— Henry est déjà parti les chercher.
— Je vous rejoins.
Je me précipite le mieux que je peux, boitant toujours et encore, ne pouvant pas réellement courir, et cela, jusqu'à la fin de ma vie. Lorsque j'arrive enfin, découvrant la scène macabre, l'équipe médicale est sur le point d'abandonner. J'ai froid subitement. Je ne sais pas quoi dire... J'ai perdu Anna... tout comme j'ai perdu Émilie...
Une voix hurle, me faisant reprendre mes esprits : 
— ESSAYEZ ENCORE OU JE VOUS BUTE TOUS !
C'est celle de celui qu'elle appelle Kev, menotté dans le dos, tenu fermement par Lucas et Léo. Je donne l'ordre d'insister. Alors, ils tentent, sans espoir, mais sans relâche pour autant.
Émilie, si tu m'entends, aide-nous, par pitié.
Les secondes durent des siècles. Il y a un silence total, tous à regarder ces deux hommes tenter l'impossible, tenter de faire revivre notre Anna. Et, d'un coup :
— Un pouls, j'ai un pouls. Vite, on l'entube et on la déplace sur la civière en faisant très attention. Il faut l'emmener à l'hôpital en urgence !
— Accompagnez-les et ouvrez-leur le chemin !
L'instant d'après, il ne reste plus que Kev, Lucas, Léo et moi sur place. Le premier me fixe intensément dans les yeux, comme une bête sauvage en captivité, plus dangereuse que jamais. J'ordonne alors :
— Relâchez-le !
Mes deux policiers ne disent pas un mot, s'observent un instant et libèrent Kev avant de quitter la pièce, comme je leur ai ordonné. Kev ramasse sur le sol une chemise tâchée de sang qu'il enfile sur son corps couvert de bleus, puis un flingue qu'il passe sous la ceinture de son pantalon. Il vient me voir en me disant, menaçant :
— Je vous appellerai bientôt pour avoir de ses nouvelles. Vous aurez intérêt à décrocher aussitôt !
— Vous connaissez mon numéro ?
Il me répond d'un sourire, comme s'il s'agissait d'une évidence. Il commence à partir à son tour, s'arrête et sans se retourner :
— Si elle meurt, je mettrai la ville à feu et à sang.
— Si vous tentez de me faire peur, c'est loupé. Je donnerai ma vie pour elle.
— ... Alors, tout ira bien. Vous n'avez pas peur pour vous... Vous avez peur pour les autres... Le concept me semble aussi rare qu'intéressant pour une personne qui n'est pas de sa famille.
— Quel dommage que vous soyez du mauvais côté.
— Vincent... Avec tout ce que vous avez vécu, vous croyez toujours qu'il n'y a que du blanc et que du noir ? Vous avez portant franchi la frontière plus d'une fois pour votre amie. Tout ce monde est seulement gris. 
— Vous parlez d'Émilie ? Que savez-vous d'elle ?
— ... Je devais vous connaitre avant de me fier à vous.
— Et ?
— Je suis en train de vous parler, non ? Protégez-la durant mon absence. J'espère pouvoir revenir vite.
— ... Qui est votre donneur d'ordre ?
— Personne, une ombre. Je vous appellerai demain. Je vous donnerai un numéro pour me joindre au besoin. Ne parlez de cette conversation à personne, même pas à votre Karine ! Tout ce qui se dira entre nous, à partir de maintenant, ne doit rester qu'entre nous. Dans le cas contraire, nous serons tous en danger.
— ... Vous aimez Anna ?
Il tourne sa tête vers moi. Il ne répond pas, mais ses sentiments, même s'il tente de les cacher, transpirent de tout son être. Et il disparait. Je suis rassuré ; elle a un ange gardien.
Il m'appelle le lendemain, comme promis. Mais ce n'est pas que pour prendre des nouvelles d'Anna. Il me donne l'adresse d'un dépotoir, le code d'un coffre dans lequel il y a déposé un téléphone sécurisé pour que nous puissions échanger en toute sérénité. J'y vais, je viens de me faire mettre en arrêt de toute façon. Et je tombe à genoux, en pleure, y trouvant la médaille de baptême d'Émilie qu'elle portait toujours sur elle jusqu'au jour où elle l'avait échangée contre de la drogue, trop en manque.
Je l'attache à mon cou, les mains tremblantes. Je récupère l'appareil et l'appelle aussitôt :
— Merci Infiniment !
~~ oooOOooo ~~
L'ombre et la Lumière
Anna vient de se faire prendre en charge par une équipe médicale pour son bras. Je demande à tout le monde de quitter la scène de crime. J'observe ces deux cadavres... Léo, Lucas et Henry sont toujours présents.
— Dégagez, les gars.
— Sauf votre respect, capitaine, elle compte autant pour nous que pour vous. me répond Henry.
— Faites pas les cons.
— C'est notre marque de fabrique, capitaine. ajoute Lucas.
Ils ne m'écoutent pas. J'ai, certainement, une mauvaise influence sur eux. Ils semblent avoir lu dans mes pensées. Lucas et Léo rapprochent le corps du type qui étranglait Anna de celui de Jean. Henry efface les empreintes digitales d'Anna de l'arme qui a tué ce dernier.
Lucas vient retirer le sang du premier sur les pavés avec le foulard qu'il porte toujours à son cou et avec une bouteille d'eau alors que Léo place le couteau dans la main de celui-ci. Henry met le flingue de Jean sur le sol juste à côté de son avant-bras, faisant attention à la position, faisant attention à ne pas y laisser de nouvelles traces. Mon rôle maintenant : faire mentir Anna et Kev sur ce qu'il s'est passé réellement, d'où vient le poignard... Je préfèrerai éviter. Il y a peut-être une autre solution pour qu'il n'y ait pas de déposition de leur part, risquant des discordances, évitant de rendre ce simulacre totalement inutile, évitant une enquête supplémentaire qui prendrait des semaines et qui ferait du mal à tout le monde.
Mon téléphonne sonne. Je réponds aussitôt en voyant de qui il s'agit, en voyant que c'est le DGSI :
— Oui ? Je suis un peu occupé actuellement.
— Je suis parfaitement au courant de ce que vous faites. Une de mes équipes vous surveille.
Je prends alors mon souffle avant de répondre :
— ... J'en assumerai toutes les conséquences. Je leur ai donné l'ordre ; ils n'y sont pour rien.
— Je taperai moi-même le rapport. Nous sommes dans le même camp, Vincent. Reposez-vous, c'est parfaitement mérité. Merci pour votre implication à tous, elle sera récompensée. Dites à vos hommes de partir, mes experts se chargent des détails.
Je souris ; Anna ne risquera rien. Je les regarde quelques instants, fier d'eux.
— Bon, les gars, on remballe. Tout est sous contrôle. Léo, trouvez un kebab ouvert, je suis certain qu'Anna a faim.
— Avec plaisir... Heuu... Vous n'auriez pas un peu de monnaie, car j'ai rien sur moi, même pas ma CB.
— Lucas ?
— Pas mieux... En plus, je viens de me payer une Kawa Ninja ZX-10R, je suis complètement à sec. Mais, elle dépote, mon salaud... mon capitaine. J'accélère à peine, et hop, wheeling direct... Henry, on compte sur toi !
— Putain, faites chier, ça tombe toujours sur moi. Faudra penser à me rembourser tout ce que vous me devez, les mecs. J'en prends deux, au cas où elle a très très faim ?
— Évidemment.
~~ oooOOooo ~~
— Tu adores le faire dans les chiottes, pas vrai ?
— C'est un peu notre marque de fabrique depuis la première fois. Par contre, cette fois, tu te fous à poil aussi.
— À vos ordres, médecin en chef.
Karine et moi baptisons, à notre tour, les toilettes du Deep Blue. Contrairement à d'autres, nous sommes bien plus discrets. Presque tout le monde est parti de toute façon. Alors, nous pouvons nous lâcher un peu plus. Nus l'un contre l'autre, nous nous embrassons, nous nous caressons, nous nous excitons.
Ses lèvres quittent les miennes pour se poser dans mon cou alors que ses mains jouent sur ma poitrine, ses ongles la griffe un peu pour m'énerver. Puis, elle descend, tout doucement, faisant parcourir sa langue sur ma peau. Je n'attends que ça, que sa bouche s'ouvre sur mon gland, que ma verge glisse entre ses dents. Elle me regarde en même temps avec ses yeux brillants.
Et elle s'agenouille, débute sa formidable fellation. Je suis aux anges. Je caresse ses cheveux en même temps que ses paumes me glissent sur l'aine, sachant pertinemment que cet attouchement me fait vibrer, me fait bander encore plus fortement.
J'en oublie presque là où nous sommes. La douceur et le plaisir sont bien présents et je compte les faire durer le plus longtemps possible. 
Mais d'un coup, la porte s'ouvre :
— Désolée, urgence pipi. Femme enceinte, laissez passer.
Et Anna file droit dans un box en face de nous, le laissant ouvert, relevant sa robe et s'accroupissant sans plus de forme. Karine et moi, nous nous regardons. J'ai un doute… N'avions-nous pas fermé à clé ? Et Anna nous dit :
— Continuez, ne vous dérangez pas pour moi. Dites donc, capitaine, vous cachiez bien votre jeu. Je ne pensais pas que vous étiez aussi bien foutu et je ne parle pas seulement du service trois pièces. Moi qui croyais que vous en aviez une toute petite, je suis agréablement surprise... Ben, pourquoi vous vous rhabillez ? Attendez, je n'ai pas vu votre cicatrice. S'il vous plait, laissez-moi la voir... Ah putain, elle est belle, la vache. Avec mes deux petits trous, j'ai l'impression de n'être qu'une none. Ça a dû faire drôlement mal... Dites, vous vivez à trois du coup ou pas encore ?
— Anna... Ça ne vous regarde pas.
— Allez, on n'a pas besoin d'avoir de secret entre nous. Aucun tabou entre nous, ok ? Avec tout ce qu'il s'est déjà passé. Je veux trop savoir...
Nous finissons de nous habiller alors qu'Anna est toujours en train d'uriner et à nous poser les questions les plus indiscrètes qu'il soit, aussi intimes que dérangeantes, sans réponse de notre part. Elle a bien refroidi l'ambiance, mais elle nous fait rire, tous les deux. Anna... Elle me fait toujours autant penser à Émilie, même si elles sont très différentes. 
Elle pousse la porte de son box du pied en ajoutant :
— Finalement, grosse commission aussi... Si vous pouviez partir, car là ça devient gênant. S'il vous plait ?
— Nous allions rentrer chez nous de toute façon.
— Ah ok. Bon ben, gros bisous de loin alors. On s'appelle ? 
— On va aller dire au revoir aux autres. Savez-vous où ils sont ?
— Ah ben, facile à trouver : Baby fait la lapine dans la cuisine avec mon père qui mate à mort et Toussaint qui prend des photos. Kev surveille, à la limite de la crise de nerf, se détendant en affutant des couteaux, car elle fout un sacré bordel... Vérifiez tout de même qu'il n'égorge personne. Sinon, Erika et Vanille sont rentrées pour se coucher. Nico est dans la salle à regarder son téléphone en attendant le top départ. Et ma mère... Ben, je ne sais pas où elle est. Et je crois que tous les autres sont partis. Bon, vous voulez bien sortir maintenant ? Je ne vais pas tenir plus longtemps. J'ai vraiment pas envie que vous m'entendiez péter. Je suis ultra pudique, moi !
Nous laissons, en toute intimité, Anna a son urgence. Finalement, il vaut mieux que nous partons discrètement. Nous récupérons nos affaires. Karine me donne un coup de coude, tout en rigolant, pour que je regarde vers la terrasse de derrière. Ah oui, nous savons où est la mère d'Anna. La journaliste rousse est à genoux, le haut du corps nu, à lécher les talons aiguilles de Lydie qui se trouve assise confortablement sur une chaise, la jupe remontée, les cuisses grandement ouvertes.
Avec ce genre de clients, le lieu pourrait se transformer de restaurant à club libertin en un rien de temps. Et nous partons, se tenant la main, marchant dans cette nuit avec un ciel dégagé et avec un beau croissant de lune. Nous avançons vers notre véhicule. Je jette un coup d'œil sur une petite rue perpendiculaire : il y a une voiture de patrouille. 
— Tu vas où ?
— Je vais juste voir ce qu'il se passe rapidement.
Alors que je m'y dirige, je distingue deux prostituées, les mains contre le mur, se faisant fouiller chacune par un policier. Je suis encore un peu loin pour parfaitement comprendre la scène, la ruelle est sombre et mal éclairée. En m'approchant, j'entends les femmes rire tout en demandant plus d'attouchements. Et je reconnais la voix des deux flics : Lucas et Léo. 
— Il y un problème, les gars ?
Tous sursautent. Ah non, ce ne sont pas des prostituées, mais des amies d'Anna que j'ai vu tout à l'heure. La confusion bête... en même temps, vu les tenues et le maquillage qu'elles portent... Léo ouvre la bouche :
— Ah, capitaine. On fait juste connaissance avec ces demoiselles.
— Ok, je vois... Amusez-vous bien. Faites pas trop les cons, vous êtes encore de service. Bonne soirée, je suis attendu.
— De même, capitaine. Bon ben, à lundi ; demain, je suis en repos. Enfin, nous sommes en repos... pas certain qu'on se repose beaucoup finalement... bref... À lundi.
Je rebrousse chemin et j'entends Lucas dire à Léo :
— J'ai gagné mon pari. File-moi les 100 balles. J'étais certain que c'était trop dangereux de faire ça si proche du capitaine. Il nous a choppé direct.
— Ouais... C'est bon, je te les donne plus tard. 
— Au fait, tu m'avais filé le fric pour Anna ?
— Ben, je me la suis faite.
— Oui, mais c'était après les six mois.
— Je me souviens bien de t'avoir donné l'argent.
— Ben, pas moi.
— Voleur, je ne fais plus de paris avec toi si c'est comme ça... Allez les filles, on vous embarque. Vous avez été très très vilaines. La fouille n'est pas terminée et elle sera bien plus profonde prochainement.
— Hiiiii, génial ! Vous mettrez le gyrophare ?
— Et le deux-tons, mode urgence, mes belles. Bon, assez rigolé ! Les mains dans le dos, on vous met les pinces et on garde vos strings en pièce à conviction.
— Seulement nos strings ? Vous pourrez faire un détour ? C'est pour aller chercher ma sœur jumelle. Elle serait ravie de jouer avec nous.
Je me bouche les oreilles ; et dire qu'ils ont reçu la médaille d'honneur... Je retourne à Karine qui regarde un message sur son téléphone. Elle me dit :
— Guillaume a passé une mauvaise journée au travail. Il a besoin de changer d'air.
— De quelle manière ?
— Il nous attend. Il a déjà mis sa cage de chasteté et son masseur prostatique et charge les autres jouets. C'est une urgence là ! Hop, la tortue, allonge le pas.
— Salope !
— Je compte bien l'être tout à l'heure, mon beau policier. Au fait, pourquoi tu n'as pas annoncé que tu redeviens bientôt commandant ?
— Il y a eu assez d'annonces dans la journée, non ?
— ... Tu veux faire la surprise à Anna en privé pour la convaincre de devenir capitaine, c'est ça ?
— Tu lis en moi comme dans un livre ouvert. Il est temps pour elle de quitter le terrain.
Elle me prend dans ses bras, se retire un instant et me regarde intensément avant d'ajouter :
— C'est demain son anniversaire ?
— Oui. Tu voudras m'accompagner au cimetière ?
— Évidemment. J'aurais aimé la connaitre.
— J'aurais aimé te la présenter. Émilie t'aurait adorée.
— Et moi, il y aurait eu des chances que j'en sois jalouse.
— T'es con. Embrasse-moi.
Elle pianote sur son téléphone et lance une chanson avant de m'enlacer. Je souris ; je l'aime ; je me sens enfin bien. Et nous restons ainsi plusieurs minutes, sans bouger, juste corps à corps, comme dansant un slow extrêmement lent.

Quoi que je fasse
Où que je sois
Rien ne t'efface
Je pense à toi
Mon Émilie.

Note de l'auteur


Je dédicace ce préquel à @"Monsieur Plume" et @"Raphaëlle" qui m'ont poussé, motivé à l'écrire sans savoir ce que j'allais raconter. J'espère que leur attente a été comblée ; j'espère avoir su les surprendre.

Merci à tous ceux qui ont suivi également, qui ont commenté, qui ont aimé dans l'ombre. Il n'y a rien de plus motivant. 
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Nkari
22 octobre 2024 à 21:40
Ah et au fait, bisous.
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Nkari
22 octobre 2024 à 21:38
L'ouragan Anna débarque et on se marre bien. De quoi remonter le moral après les quelques chapitres sombres qui ont précédés.
Lucas qui la prend pour une mega fidèle m'a fait bien rire ainsi que la première entrevue entre le capitaine et elle.
Pas mal aussi les compléments à la trilogie du point du capitaine.
Une dernière fois, bravo pour cette trilo...quadrilogie.
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Wedreca
20 octobre 2024 à 17:23
Ça y est, coco ! J'y suis ! J'ai profité de ce weekend pour m'enfiler ton histoire (sans mauvais jeu de mots ^^').

Déjà, pour ce dernier chapitre, j'ai adoré la façon dont tu as imbriqué les passages pour chaque partie de ton histoire principale... un peu à la manière de pièces qui complètent le puzzle. Super bonne idée !

Ensuite, j'ai bien aimé l'intervention (hypothétique) de l'esprit d'Émilie pour sauver Anna :).

Ah oui, et ce trouple avec Karine et son mari... Quelle idée perverse ^^'.

Tout cela est magnifiquement mené, le tout dans une parfaite cohérence. Bravo et chapeau pour le boulot :).

Il ne me reste plus qu'à te laisser et attendre ton histoire d'Halloween ;).
Bisous ! Heu non, pas bisous... À plus, quoi ^^'

Wed

PS : on ne dit pas "entuber", mais "intuber" :P.
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Sandre
17 octobre 2024 à 21:55
Génial ! Merci pour cette fin!
J’avoue les alertes de ces histoires vont me manquer.
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Manu1982
15 octobre 2024 à 08:42
Bravo une fois de plus pour toute cette série :)
J’ai particulièrement aimé l’ambiance que tu as su distiller au fil des chapitres et la fin sur du JJG avec la larme à l’œil… c’est difficile de bien finir une histoire et là tu nous propose une vraie belle fin. Merci :)
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cocolst
14 octobre 2024 à 22:45
Une série bien agréable, et une fin qui se passe avant l’après, tout en étant après l’avant… euh je m’ comprends ! ^^

Des moments d’émotion mais surtout des instants et des répliques fracassantes.

J’ai bien rigolé dans l’ensemble.
C’était donc plus que mieux, c’était bien. ;)

Merci, @Iznogood. L'important est de prendre du plaisir, d'avoir de l'émotion. Rien que ça, le pari est gagné.

Merci pour ton com, comme tous les autres.

PS : t'as pas oublié de chapitre cette fois ? 😁
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Ben377
14 octobre 2024 à 22:00
Que de tristesse je ne voulais pas sa se finisse
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Monsieur Plume
14 octobre 2024 à 20:42
Alors, oui, je suis comblé par cette histoire, aussi réussie que les précédentes ! Et cette fin plein d'humour et de légèreté qui contraste avec le côté sombre des autres chapitres est juste parfaite... Qu'est-ce que c'était bon de recroiser Anna !

Et, pour finir, ne soit pas trop triste, j'ai plein d'idées de suites à te proposer ;)
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Utilisateur supprimé
14 octobre 2024 à 19:13
Cher @cocolst.
Je ne sais pas trop quoi ajouter à tout ce qui a été dit précédemment concernant cette quadrilogie. Rarement une histoire m’a tenu autant en haleine et j’ai trouvé ce préquel fantastique… Entrer dans la tête du capitaine était parfaitement enthousiasmant.
Alors encore merci.
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coqbrig
14 octobre 2024 à 18:28
sans doute un peu mais c'est plutôt la charge émotionnelle de la fin du texte, le choix de la chanson pour Emilie... une fin réussie pour une belle série, ce n'est pas si facile de réussir une fin !
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