00:00 00:00
ou pour accéder à la lecture audio sans limite de temps
Couverture de Sous l’emprise du désir, par Galaxie rouge
Couverture de Sous l’emprise du désir, par Galaxie rouge
Temps de lecture Vues Date de publication Commentaires Partager Liste de lecture
Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Hétéro Orientation principale dans ce chapitre

Sous l’emprise du désir — Chapitre 9 · Messages du soir, frissons de nuit

28 minutes
7.5k
Certifiée écrite par un humain D'après nous ce texte a été rédigé par un humain

Auteur

Photo de profil de Galaxie rouge
Galaxie rouge
Histoires publiées
161
Abonnés
168
J'aime cumulés
26.2k

Sous l’emprise du désir

Chapitre 9 · Messages du soir, frissons de nuit

Note de l'auteur

Résumé du chapitre précédent:
Séverine se réveille en sursaut et ouvre la porte à Kévin dans une tenue légère, presque indécente. La tension entre eux est immédiate et charnelle. Elle l'invite à entrer pour un café, mais l'atmosphère sensuelle dégénère rapidement en une scène d'amour intense, où Kévin explore avec délicatesse et passion l'intimité de Séverine, la menant à un orgasme bouleversant.
Après ce moment de volupté, Séverine se prépare, et ils partent ensemble au magasin de jardinage Green Garden. En voiture, l'attraction reste brûlante : elle guide sa main sous sa robe, lui faisant ressentir l'effet qu'il a sur elle, dans une scène à la fois torride et tendre, conclue par un baiser enflammé.
Le chapitre se termine avec leur arrivée au Green Garden, avec une confrontation inattendue avec l'ex de Séverine.
La voiture de Nathalie s'arrête lentement à la lisière du centre-ville. L'éclairage public découpe des halos pâles sur le bitume. Kévin ouvre la portière sans un mot, son visage fermé comme un masque. Il dégage une tension muette, glaciale, une énergie compacte qui se retient. Comme un boxeur avant le gong.
Nathalie l'observe en silence. Elle ne l'a jamais vu comme ça. Pas comme un ado un peu maladroit, mais comme un homme jeune, dangereux de colère, mû par quelque chose de profond et de féroce. Elle sent son cœur se serrer. Il y a quelque chose de brisé dans son regard, quelque chose qu'elle ne peut pas réparer.
— Tu veux que je te dépose plus près de chez toi ? demande Nathalie, presque comme une tentative d'atteindre cette glace qu'il a posée entre eux.
Il secoue la tête.
— Non… ça me fera du bien de marcher un peu. J'ai besoin de souffler.
Elle le regarde en silence quelques secondes. Ses mains serrent légèrement le volant, ses épaules sont tendues, comme si elle retenait un élan, une inquiétude. Elle sait qu'il ne dira rien, mais elle voit tout. Puis, elle force un petit sourire, lui lance un clin d'œil — pas joyeux, mais affectueux, chargé d'un soutien silencieux.
— Pas de bêtises, hein ? Et si tu as besoin… tu m'appelles.
Il hoche la tête, sans trop savoir quoi répondre. Elle ajoute, plus bas, en refermant doucement sa vitre :
— Sinon, Séverine va m'en vouloir à mort. Et moi, je n'ai pas envie de ça.
Et n'oublie, elle a fui pour te protéger, pour qu'il ne t'arrive rien.
Un dernier regard, et la voiture repart lentement. Il la regarde s'éloigner, les phares arrière s'estompant dans la brume tiède.
Kévin glisse les mains dans ses poches et commence à marcher, l'esprit agité. Il revoit le visage de Séverine au moment où elle s'est figée dans le magasin, la peur, la fuite, puis… l'absence. Il rumine, cherche du sens, de l'apaisement. Mais rien ne vient. Alors, il continue de marcher.
De l'autre côté de la ville, Nathalie gare sa voiture devant chez elle. Elle reste un moment immobile, moteur éteint, les phares encore allumés, éclairant le gravier devant le garage. Lentement, elle s'enfonce dans son siège, comme écrasée par le poids de la soirée. Elle revoit le visage de Kévin dans la lumière pâle des lampadaires — ce regard figé, dur, presque inhumain. Elle frissonne. Cette froideur soudaine l'a glacée, elle qui pensait le connaître.
Elle prend son téléphone, l'hésitation au bord des doigts. Puis, elle compose, le cœur un peu lourd.
— Allô ? Séverine ?
La voix de son amie, douce et reconnaissable, lui répond presque aussitôt.
— Oui, je t'attendais… Tu es bien rentrée ?
— Oui. Et toi, ça va ? Tu es arrivée chez ta cousine ?
— Mmmh… oui. Elle est sortie avec des copines, je suis seule dans la maison. Dis-moi… Kévin ? Il va bien ?
Un silence se glisse dans la conversation. Un silence dense. Nathalie ne répond pas tout de suite. Séverine fronce les sourcils à l'autre bout du fil.
— Nath… qu'est-ce qu'il y a ? Tu me fais flipper, je ne te reconnais pas.
Nathalie soupire, s'adosse au dossier de son siège.
— Je suis inquiète. J'espère juste qu'il ne va pas retomber sur ton ex. Depuis tout à l'heure… il est comme un animal aux aguets. Il est bientôt vingt heures, et j'ai tout tenté pour le raisonner. Mais il est tendu, brûlant de l'intérieur.
Ce soir, ce n'est pas un ado que j'ai vu. C'était un loup solitaire, prêt à fondre sur sa cible. Son regard… mon Dieu, Séverine. Il avait ce regard vide et glacé, comme s'il n'avait plus qu'un seul objectif : protéger. Ou détruire.
Un frisson traverse Séverine.
— Tu crois… qu'il m'en veut ?
Nathalie réagit aussitôt, la voix grave, sincère :
— Tu plaisantes ? Il ne voit que toi. Ce n'est pas à toi qu'il en veut, Séverine. C'est à lui. Il pense qu'il a échoué. Qu'il n'a pas su te protéger ! Et ça le dévore. Tu devrais le voir… Il tient à toi comme je n'ai jamais vu quelqu'un tenir autant à une femme. Si ce n'était pas aussi grave, je crois que je serais jalouse. Mais là… je n'ai pas le cœur à plaisanter.
Séverine reste sans voix. La remarque de Nathalie la frappe au creux du ventre, un endroit qu'elle ne savait même pas sensible. Elle inspire profondément, la gorge nouée. Touchée, au plus intime.
Il est un peu plus de minuit quand le téléphone de Kévin vibre. Il est allongé sur son lit, le torse recouvert d'un vieux t-shirt, les jambes étendues, les pieds nus. Il tourne depuis deux heures, incapable de fermer l'œil. Il attrape son portable.

Tu dors ?

Son cœur rate un battement. Il tape aussitôt.

Non. Je pensais à toi.

Quelques secondes plus tard, la réponse claque.

Je suis dans la chambre d'amis de ma cousine. Elle est rentrée. Donc, je ne peux pas parler à voix haute. Mais j'avais envie de te lire… Et j'ai eu Nathalie au téléphone tout à l'heure.

Ah ouais ? Elle va bien ?

Oui. Mais elle était inquiète. Pour toi surtout. Elle a dit que tu étais… impressionnant. Froid. Silencieux.

C'est une femme bien. Finalement.

Finalement ? Tu veux dire que tu changes d'avis sur elle ?

Non, j'ai dit qu'elle était bien. Pas que je voulais sortir avec.

Fais gaffe… Si tu te mets à lui tourner autour, je deviens folle, je te préviens.

Tu es dingue. Elle ne t'arrive même pas à la cheville.

Kévin sourit. Il se redresse un peu sur son oreiller.

Je suis content de te lire. Je me demandais si tu allais bien. Et… si tu pensais à moi.

Un moment passe.

J'y pense trop. Je tourne en rond. J'ai même ouvert un bouquin… que je n'ai pas lu ! Mes yeux passaient sur les lignes, mais je ne voyais rien. Dans ma tête, il n'y avait que toi. Ta main sur ma peau. Ton regard au moment où tu as crié. L'éclat brut de ton désir. Tes doigts entre mes jambes… La chaleur que ça réveille en moi, même là, allongée seule. C'est plus fort que moi. Je ferme les yeux, et c'est toi que je ressens.

Il relit deux fois. Puis tape, plus lentement.

Tu veux vraiment que je dorme après ça ?

: Non.

Ils continuent. Une phrase, une image, une tension qui monte comme une marée douce.
La photo de Séverine arrive sans bruit, mais frappe comme une onde chaude. Une lumière tamisée, une ambiance feutrée. On ne voit ni son visage ni son lit, seulement le bas de son ventre, une main à demi posée sur une culotte noire en dentelle qui souligne la courbe de ses hanches. L'ombre de ses cuisses, la suggestion maîtrisée, laisse deviner sans jamais montrer. L'effet est foudroyant.
Kévin fixe l'image, le souffle court, les yeux grands ouverts comme s'il craignait de cligner et de perdre ce qu'il vient de voir. Un choc doux et brûlant la traverse. Cette photo, ce n'est pas juste une image. C'est Séverine. Son mystère. Son audace. Sa sensualité. Il se sent choisi, invité dans un espace intime qu'elle ne partage avec personne. La chaleur monte brutalement, un frisson nerveux parcourt sa colonne. Il sent son excitation battre sous sa peau, partout.
Il se redresse lentement, allume la lampe de chevet, retire son t-shirt en silence, puis baisse son boxer juste assez pour dévoiler la naissance de son désir sans le dévoiler totalement. Une tension parfaitement dosée. La lumière douce dessine les reliefs de son ventre, la ligne de ses hanches, l'ombre de sa main qui tient le téléphone. Il choisit l'angle, le cadrage, la lumière. Rien de cru, mais tout dans le sous-entendu vibrant. Et il envoie.
De l'autre côté, Séverine reste figée. L'image s'ouvre lentement sur son écran. Ses lèvres s'entrouvrent. Son souffle s'accélère. Ce qu'elle voit la trouble profondément — pas seulement le corps, mais l'intention. Ce regard invisible derrière l'objectif, ce qu'il a voulu lui dire en choisissant ce cadrage précis. C'est pudique et foudroyant à la fois. Elle sent une chaleur l'envahir. Une vibration intime. Et un frisson la traverse du bas du ventre jusqu'à la nuque.
Elle ferme les yeux un instant, retient un gémissement. Puis tape, avec les doigts tremblants.

Tu es magnifique. L'image me hante. J'ai les lèvres entrouvertes, et je me mords doucement l'intérieur, comme si je pouvais retenir cette chaleur qui monte. Mon ventre se contracte. J'imagine ta main sur moi, ton souffle contre ma peau… J'ai envie de te faire basculer sur le dos, de me glisser sur toi, lentement, de t'embrasser partout, de sentir ton corps réagir sous le mien. Je veux que tu perdes la tête, que tu dises mon prénom avec la voix rauque que j'aime tant.


J'ai ton odeur dans la tête. Et j'ai encore ton goût dans la bouche.

Tu me rends folle. Je suis encore trempée. Rien que de t'écrire. Je crois que je n'ai jamais été aussi souvent mouillée… C'en est presque devenu naturel avec toi. Tu vas finir par devoir m'offrir des petites culottes. J'en change tellement à cause de toi…

Il déglutit. Son boxer se tend contre sa peau. Il tape sans réfléchir.

Je Je bande fort. Mon sexe palpite à chacun de tes mots, tendu comme si ton souffle caressait ma peau. … J'ai l'impression que mon corps n'est plus à moi. Il est à toi. Entièrement.

Elle met du temps à répondre. Puis :

J'adore savoir ça. J'aime que tu bandes en pensant à moi. J'aime l'idée que je suis dans ta tête, entre tes mains, sous ta peau.

Il tremble presque. Ses doigts tapent à toute vitesse.

Tum eveux là maintant ,?

???

Tu me veux là maintenant ?

Je te veux tout de suite. Là. Maintenant. Je voudrais sentir ton souffle entre mes cuisses. Mais j'ai envie de prolonger ce feu. De te faire languir. De te sentir mordre ton oreiller parce que je t'interdis d'agir. Je veux te faire attendre… encore un peu.

Et puis… une image.
Une photo. Séverine, à demi allongée, dans une lumière chaude et diffuse. Sa culotte, fine, en dentelle noire, épouse ses courbes avec une élégance troublante. L'angle est choisi avec soin, un peu en plongée, suggestif sans jamais être cru. La main posée sur son bas-ventre ajoute à la tension de l'image, comme une présence fantôme. On ne voit ni son visage ni le lit juste la suggestion de l'intime, offerte comme un secret.
Et ce message en dessous, sobre, brûlant :

Cinq minutes avant que tu me répondes. J'étais déjà comme ça.

Il ferme les yeux. L'image le brûle. Il ne sait plus s'il respire.

J'ai envie de te goûter à nouveau. Là. Maintenant. Si tu étais à côté de moi, je me glisserais lentement entre tes cuisses, j'embrasserais chaque frisson de ta peau jusqu'à ton odeur. Je te caresserais du bout de la langue, avec douceur d'abord, puis plus profond, plus intense, jusqu'à sentir ton corps se cambrer sous moi. Je veux te sentir t'ouvrir, gémir doucement en étouffant ton cri dans l'oreiller… et recommencer, encore et encore, jusqu'à ce que tu n'en puisses plus.


Moi j'ai envie de gémir ton prénom dans l'oreiller. Mais je ne peux pas. Pas ici.

Un long silence.

Tu veux une photo de moi ?

non, je décorne…ouiiii.

Il hésite. Puis retire son t-shirt, abaisse son boxer Il prend une photo. Éclairage doux. Ombres. Et envoie.
Quelques secondes. Elle répond :

Dis-moi comment je t'excite. Je veux te lire… je veux que tu me dises ce que tu ressens.

Tu veux que je te dise ? Quand je regarde ta photo, Mes cuisses se serrent toutes seules, mes seins se tendent sous ma chemise, et j'ai ce picotement, là, entre les jambes… J'ai envie de toi avec une urgence douce, brûlante. Tu m'excites parce que tu ne joues pas. Parce que tu veux me donner du plaisir, pas juste en prendre. Et ça… c'est terriblement sexy.

Le silence entre eux, même numérique, devient une tension palpable. Quelques minutes passent. Puis Kévin écrit :

Tu m'excites, Séverine. D'une manière que je n'ai jamais connue. Dis-moi… si j'étais là, maintenant… qu'est-ce que tu me ferais ?

Elle hésite à répondre. Le souffle court, la bouche entrouverte, les jambes légèrement repliées sous le drap. Puis elle tape lentement :

Je t'attraperais par le col. Je te pousserais sur le lit. Je grimperais sur toi. Sans un mot. Je collerais mes hanches contre ton sexe dur pour te faire sentir à quel point je te veux. Je t'embrasserais fort. Je grifferais ton torse. Je descendrais lentement, ma bouche suivrait la ligne de ton ventre… et je te regarderais dans les yeux avant de t'avaler.

Elle hésite. Puis ajoute :

Et je ne m'arrêterais que quand tu me supplierais.

Kévin lit, bouche entrouverte, tremblant. Il répond d'une main mal assurée :

Tu vas me rendre fou.

C'est déjà le cas, non ?

Et à cet instant, ni le sommeil, ni le silence, ni la distance ne peuvent plus rien contre ce lien tendu à l'extrême entre eux.

J'ai envie d'aller plus loin… Tu veux ?

Oui. Dis-moi.

Je veux que tu te caresses. Maintenant. En pensant à moi. Dis-moi comment tu t'y prends. Ce que tu ressens. Je veux sentir ton souffle à travers l'écran. Je veux t'imaginer tendu, impatient, haletant.

Un battement de cœur passe avant qu'il réponde.

Tu veux m'entendre ?

Séverine : Oui. Mais je ne te dirai pas ce que je fais… pas tout de suite. Je veux que tu me parles, que je t'écoute respirer, haleter, gémir si tu n'en peux plus. Je ferai la même chose, en silence, en miroir, chaque geste sur moi calqué sur les tiens. Et quand tu jouiras… seulement à ce moment-là, je te dirai ce que j'ai fait. Et tu verras que tu n'étais pas seul.
Il ne répond pas tout de suite. Puis :

Je te veux dans chaque souffle. Je te parle, là, maintenant. Je passe ma main lentement. Je ferme les yeux. Et c'est toi que je vois. Ta bouche. Ton corps qui bouge sous moi. Je suis dur… tellement dur que ça en devient douloureux. Dis-moi que tu es là. Que tu fais la même chose.

Elle reste silencieuse quelques instants, puis tape doucement :

Ma main est sous la couverture. Je suis déjà trempée. Je me caresse en t'écoutant. Ton souffle… mon Dieu, il me rend folle. Je glisse deux doigts. Je les fais tourner sur mon bouton, juste comme j'aime… Je me retiens de gémir. Continue. Parle-moi.

Son message le traverse comme une vague. Il gémit à voix basse, juste assez pour qu'elle l'entende.

Je vais jouir, Séverine. J'en peux plus…

Un instant passe. Puis un souffle, rauque, étouffé. Et plus rien que le silence battant dans leurs oreilles.
Quelques secondes. Puis son téléphone vibre à nouveau.

J'ai joui en même temps que toi. Fort. Longtemps. J'ai mordu mon oreiller. Et j'ai chuchoté ton prénom.

J'en ai mis partout. Les draps sont foutus.

J'adore…;) Tu vas devoir apprendre à faire ton lit vite alors… Ou dormir nu. Et moi, je vais finir par dormir sans culotte.

Si tu crois que me dire ça va m'apaiser… Tu te trompes complètement. C'est encore pire. Tu viens d'allumer un nouveau feu.

Ah mince… Je pensais que l'image allait te calmer…;)

Pas du tout. Maintenant je vais passer la nuit à m'imaginer ce que tu caches encore. Dis… tu as un fantasme particulier ? Celui que tu n'as jamais osé dire.

Tu veux mon top secret ? Mais d'abord… à toi. Allez, dis-moi ce que tu voudrais faire si tout était permis.

Mon fantasme ? Te regarder te caresser, juste pour moi. Ne pas bouger. Te voir te perdre sous mes yeux. Et quand tu seras sur le point de jouir… te rejoindre. En toi. Lentement. Profondément. Sans un mot.

Tu le fais exprès ou tu ne veux vraiment pas que je dorme ?

Maintenant j'ai besoin de connaître le tien. Celui que tu gardes pour toi. Celui qui t'arrache un frisson rien que d'y penser.

Tu veux vraiment savoir ? Celui que je n'ai jamais dit à personne ?

Oui. Je veux tout de toi.

Alors voilà… Mon fantasme le plus secret, c'est d'être surprise. Mais vraiment. Que tu m'attendes chez moi. Que je rentre et que tu sois là. Sûr de toi. Silencieux. Que tu me déshabilles sans un mot, lentement, que tu m'imposes ton rythme, ton envie. Que tu prennes le contrôle. Totalement. Et que je cède… Parce que je n'en peux plus. Parce que mon corps te supplie autant que ma voix.


Tu viens de décrire exactement ce que je rêve de faire avec toi. Te prendre sans t'interroger, parce que je te connais, parce que je sens chacun de tes frissons. Et voir ton corps céder… pas parce que tu y es obligée. Mais parce que tu me veux autant que je te veux. Tu n'as aucune idée de ce que ça réveille en moi.

Il reste un moment à fixer l'écran. Puis, sans trop réfléchir, encore porté par l'excitation brûlante de leurs confidences, il tape une phrase de trop :

Et… une petite fessée sur tes jolies fesses.

Le message part. Trop vite. Il ferme les yeux. Merde. Il se traite de con. Pourquoi a-t-il écrit ça ? Et si elle le prend mal ? S'il vient de casser toute la magie de l'instant ?
Il regarde l'écran. Elle écrit. Efface. Réécrit. Trois fois. Puis plus rien.
Son estomac se noue. Il vient tout gâcher. Elle est fâchée, c'est sûr.
Puis, enfin, une réponse :

Hmm… Tu sais que j'ai arrêté de respirer en lisant ça ? J'essayais de ne pas t'avouer à quel point cette idée m'a troublée.

Mais maintenant… c'est trop tard. L'image est dans ma tête. Et j'adore.

Comment ça t'a troublée ? Dis-moi…

Tu veux vraiment savoir ? J'ai senti mes cuisses se serrer toutes seules. Mon corps a réagi avant même que je réfléchisse. J'ai imaginé ta main, ton regard, le claquement. La chaleur après le choc. Et j'ai eu envie. Une envie brutale. Presque animale. Tu vois ce que tu fais de moi ? Peut-être l'ambiance nocturne, qui produit cet effet.

Kévin relit le message. Une fois. Deux fois. Il n'en revient pas. Il avait déjà chaud, il bandait depuis le début de la nuit, mais là… là, quelque chose bascule. Un cap, une frontière invisible, vient d'être franchi. Ce n'est plus du jeu. C'est de l'aveu. Du pur désir offert sans filtre.
Il ne sait même pas quoi répondre. Reste là, le téléphone entre les mains, haletant. Aucun mot ne lui paraît à la hauteur. Et le silence s'installe.
Puis, l'écran s'illumine.

Non… pas du tout. Mais j'ai eu du mal à me concentrer après mon message. Je craignais même que tu le prennes mal, que ce soit trop…

Trop excitant ? Trop vrai ? Trop bon ? Non, Chéri… c'était parfait. Puis nous nous exciton l'un l'autre depuis tout à l'heure, normal que nos idées vagabondes, tu as exprimé un désir, tu ne la pas réaliser sans mon consentement.

Kévin ravale sa salive. Il a une fournaise en lui, un feu qu'aucun mot ne peut calmer. Il sent son ventre se contracter, son souffle court. Il commence à taper un message… puis l'efface. Ses doigts tremblent légèrement.

Tu verrais la scène où ?

Il hésite. Puis envoie un second message.

Tu serais habillée comment ?

Dans quelle position tu serais pour recevoir ta fessée ?

Les messages partent, un à un, comme s'il ne parvenait plus à tout exprimer d'un coup. Il lâche son téléphone sur son ventre, ferme les yeux. Sa gorge est nouée, mais ses lèvres murmurent sans qu'il s'en rende compte :
— Je t'aime.
Puis il rouvre les yeux, regarde l'écran en silence. Et attends. Tremblant. Parce qu'il vient, peut-être, de franchir un autre cap encore.
De son côté, Séverine reste immobile, le téléphone entre les doigts, un sourire en coin qui s'étire lentement. Elle imagine Kévin, rouge écarlate, les joues brûlantes, les mains fébriles, tapant ses messages sans attendre de réponse, emportés par l'excitation. Elle se mord la lèvre inférieure, ravie. Savoir quelle est l'origine de ce trouble, de cette montée du désir, la rend fière. Puissante.
Elle prend son temps. Laisse les secondes filer. Laisse le suspense le ronger. Elle le devine, là-bas, rouge écarlate, transpirant d'excitation et d'impatience. Et elle aime ça. Elle se mord la lèvre, amusée, presque attendrie de le voir si fébrile derrière son écran. Puis elle commence à écrire, avec lenteur, délectation, presque cruauté douce.

Je suis dans ma chambre. Fenêtre entrouverte. La nuit est tiède. Il y a juste une lampe douce, orangée, posée sur la table de nuit. La pièce est calme. Mais mon corps, lui, est en tumulte.


Je porte une nuisette, très fine, qui me caresse la peau comme une caresse. Sans rien dessous. Tu vois ? Pas de culotte. Pas de soutien. Juste moi, nue, dessous. Prête.


Je me penche légèrement sur le lit, les mains posées sur le matelas. Mon dos se cambre naturellement. Mes jambes sont à peine écartées. Ma nuisette remonte sur mes fesses. Juste assez pour que tu voies leur courbe, leur tension. L'endroit exact où tu poserais ta main.


Je t'attends. Et dans ma tête, je t'entends murmurer que je le mérite.

Elle lit ses propres mots avant de les envoyer. Un par un. Comme des flèches. Et quand le dernier s'affiche à l'écran, elle sourit de toutes ses dents, ravie de la tempête qu'elle vient de déclencher.
Kévin lit. Et ne se contrôle plus. L'image mentale est trop forte. Les mots de Séverine, sa position, sa tenue, tout le submerge. Il attrape son membre avec une urgence qu'il ne tente même plus de réfréner. Il faut qu'il évacue. Sa tension est devenue une douleur, une brûlure dans ses reins, dans ses bourses, une pression trop longtemps contenue. Son souffle se saccade. Il étouffe le cri qui monte, enfouit son visage dans l'oreiller, la mâchoire contractée. Et puis… son corps cède. Une vague puissante, incontrôlable. Son sexe libère cette tension dans les draps, dans un râle muet, presque douloureux.
Il reste là, haletant, vidé. Il n'a même plus la force de bouger. Le téléphone repose sur sa poitrine, silencieux. Jusqu'à ce qu'il vibre.

Tu dors ?


Choqué ?


Pas capable de le faire ?

Et enfin :

Je… euh… je faisais un truc. Pardon.

Il souffle nerveusement, se redresse. Il ne sait pas ce qu'il fait, mais il écrit. Les doigts fébriles, excités, hésitants.

Alors, je monte l'escalier. Tu m'attends. Penchée sur le lit, les mains à plat sur le matelas, la nuisette remontée juste assez pour dévoiler tes fesses…


Je m'approche. Je pose mes mains sur tes hanches. Puis sur tes fesses. Je les caresse longuement. J'écarte un peu le tissu pour voir ta peau nue. Ma main glisse ensuite sous ta nuisette, remonte jusqu'à tes seins. Je les effleure. Ils pendent librement, tendus. Je souffle sur ta nuque.


Je me penche vers ton oreille, et là, doucement, je chuchote : “Tu la mérites, ta petite fessée.”


Et je te claque. Une fois. Deux. Trois. Peut-être plus. Tes fesses rougissent. Peut-être que tu gémis. Peut-être que tu cries un peu. Et moi, je caresse encore. Ta peau chaude. Légèrement marquée. Je te demande : “Tu la mérites encore, ma belle ?”

Il ferme les yeux. Et appuie sur “envoyer”.
Quelques secondes. Puis l'écran s'allume.

Tu viens de me faire frissonner, Chéri. J'ai relu ton message trois fois. Et je suis restée immobile, la main sur ma cuisse, à imaginer chacun de tes gestes. Ton souffle dans ma nuque. Tes mains sur mes fesses. La chaleur de ta voix quand tu me chuchotes que je la mérite.


Et quand tu dis que tu me claques… J'ai mordu ma lèvre. Fort. Très fort. Mes fesses sont devenues sensibles rien qu'à l'idée. Je me suis cambrée, seule dans ce lit, comme si j'attendais vraiment ta main.


Alors oui. Je la mérite. Et j'en veux encore.

Kévin n'en revient pas. Chaque mot de Séverine l'enfonce un peu plus dans ce trouble délicieux. Il sent son cœur battre contre sa poitrine comme un tambour, ses mains trembler. Il inspire fort, les yeux rivés à l'écran.

Kévin : Bien… puisque tu en veux encore… Alors, il va falloir me le demander. Gentiment.

Quelques secondes passent. Puis une première notification. Une deuxième. Trois petits points de frappe apparaissent… puis disparaissent. Séverine hésite. Il le sent. Et ça ne fait que nourrir son trouble.
Puis, enfin, la réponse arrive :

S'il te plaît… Donne-la-moi. Ta main. Tes doigts. Tes claques. Ta voix. J'en ai envie. J'en ai besoin. Je veux sentir la chaleur sur ma peau, ton autorité dans mon dos, ton souffle qui me dit que je suis à toi.

Tu vois ? Je peux être très gentille… quand je veux.

Chérie… comme tu en veux encore, alors je vais te donner ta deuxième fessée. Bien méritée.

Cambre-toi bien. Je remonte ta nuisette lentement. Je souffle doucement sur tes fesses, sur ta vulve bien serrée entre tes jambes… Je te préviens, tu vas la prendre, ta claque.

Tu es si belle comme ça, chérie. Le cul bien cambré. Ma main se lève. L'air se tend. Et je frappe. Une fois. Deux. Trois. Peut-être plus. Et à chaque coup, je t'observe. Tes sursauts. Tes petits cris…

Puis je caresse. Ta peau chaude, marquée. Je murmure tout contre toi : « Tu la mérites encore, ma belle ? »

Encore… Je t'entends me le dire, et mon dos se cambre encore plus. Mes fesses picotent encore du plaisir de tes claques. Je ferme les yeux, et je sens ta main glissée, douce et ferme. Ta voix dans mon oreille me fait fondre. Oui… je la mérite. Encore. Encore. Et je veux que tu recommences… jusqu'à ce que je n'aie plus de souffle pour le demander.

Tu sais ce que j'aimerais, là, maintenant ? Que tu ne t'arrêtes plus. Que ta main alterne entre douceur et autorité. Que chaque caresse prépare une claque, et chaque claque appelle une caresse…

Et pendant que mes fesses rougissent, que je gémis à chaque impact, je veux sentir tes doigts glisser doucement entre mes cuisses. Découvrir à quel point je suis mouillée. À quel point tu me rends folle. Et toi, tu me dirais ce que tu ressens, ce que tu veux me faire ensuite. Lentement. Cruellement lentement.

J'ai envie de t'entendre me dire que je suis bonne ainsi. Obéissante. Ta petite chose. Ton jouet. Ta Séverine. Celle que tu dresses lentement avec tes mots, avec ta voix. Celle qui gémit pour toi, cambre son corps pour toi, se laisse modeler par ton désir. Je veux t'appartenir dans l'instant, que tu me dises que je suis ta préférée, ton obsession. Et que tu m'aimes quand je suis comme ça… chaude, offerte, docile, tremblante rien qu'à l'idée de ce que tu vas me faire.

Tu veux l'entendre ? Alors, écoute… Tu es parfaite comme ça. Bonne, oui. Parce que tu sais m'écouter, m'offrir ton corps, ta confiance, ton feu. Tu es ma Séverine. Mon obsession. Celle que je veux dresser, lentement, tendrement, avec fermeté quand il faut. Celle dont je connais les soupirs, les frissons, les élans. Je t'aime quand tu es offerte. Mais je t'adore quand tu es à moi. Entièrement.

Et là, ce que je veux… c'est glisser ma main entre tes cuisses, sentir ta mouille chaude couler lentement sur mes doigts. Je veux la recueillir comme un élixir précieux, puis la déposer doucement sur ton petit orifice, l'étaler du bout de mes doigts pour qu'il soit prêt, glissant, brûlant de toi.

Et ensuite… je veux approcher ma langue. Lentement. Très lentement. Souffler d'abord, juste pour voir ton corps frémir. Puis l'effleurer, à peine. Te goûter. Te savourer. Rester là, longtemps. Jusqu'à ce que tu n'en puisses plus. Jusqu'à ce que ton corps réclame davantage.

Offre-moi ça, Chérie…Offre-moi ton abandon.


Tu viens de me faire ouvrir les cuisses, toute seule. Tu n'as pas idée de ce que tes mots provoquent en moi. Mon corps entier s'est mis à vibrer. Mon souffle est court. Et mes doigts me brûlent d'envie d'exécuter ce que tu me demandes. Oui… Je te l'offre. Je t'offre tout. Goûte-moi. Prends-moi. Et ne t'arrête que lorsque je te supplie encore.


Mais seulement si tu n'es pas trop fatigué… et si tu as envie de me retrouver là. Seuls. Sans portable. Juste toi, moi… et ce que tu voudras me faire. Que tu m'attendes chez moi. Que je rentre et que tu sois là. Sûr de toi. Silencieux. Que tu me déshabilles sans un mot, lentement, que tu m'imposes ton rythme, ton envie. Que tu prennes le contrôle. Totalement. Et que je cède… Parce que je n'en peux plus. Parce que mon corps te supplie autant que ma voix.


Il est déjà 4h du matin, Chéri… Tu crois qu'on va réussir à dormir un peu ? Moi, j'en doute. Mais je vais essayer. Et toi aussi, si tu veux rester en forme… Parce que j'ai une petite idée pour demain.


Si ça te tente, je pourrais venir jusqu'à la forêt de l'Hermine. Près du lac. On pourrait faire un petit pique-nique discret. Juste nous deux. Calme, paisible… et peut-être un endroit où tu pourras appliquer certaines choses que tu as promis… ou pas. À toi de voir.

Commentaires Partager Liste de lecture

Ce chapitre vous a plu ? Encouragez l'auteur en un geste.

J'aime
ou laissez un mot
Soyez respectueux
Publier

Commentaires ()

Passer les 6 commentaires
Photo de profil de OlivX
OlivX
20 juin 2025 à 14:52
Voilà des échanges chauds bouillant, ça change de l'ambiance glacial que son ex avait déclencher à la jardinerie
Soyez respectueux
Répondre
Photo de profil de Gubbe
Gubbe
7 juin 2025 à 16:32
C’est de plus en plus chaut. C’est l’Amour et une confiance réciproque
Soyez respectueux
Répondre
Photo de profil de Dad38
Dad38
7 juin 2025 à 08:02
Merci pour ce fabuleux récit, plein de tendresse, de passion et d'amour.
Soyez respectueux
Répondre

Histoires similaires

✦ Galaxie rouge Jusqu’à ce que mon corps dise “oui” XSTORY
Jusqu’à ce que mon corps dise “oui”
Chapitre 9
Par Galaxie rouge
96
2
5.6k
Hétéro
✦ DANNYleduke Le Bon Garçon XSTORY
Le Bon Garçon
Chapitre unique
Par DANNYleduke
316
5
12.3k
Hétéro
✦ xuxu "Torture" par sextos XSTORY
"Torture" par sextos
Chapitre 1
Par xuxu
98
9
9k
Hétéro
✦ Lesadhu ANAË OU LES 75 JOURS LES PLUS DINGUES XSTORY
ANAË OU LES 75 JOURS LES PLUS DINGUES
Chapitre unique
Par Lesadhu
59
5
4k
Hétéro
✦ Krawaaagh Le cri XSTORY
Le cri
Chapitre 2
Par Krawaaagh
10
0
2.2k
Hétéro
✦ Bastien666 À l'ombre des volcans XSTORY
À l'ombre des volcans
Chapitre 2
Par Bastien666
0
0
3
Hétéro
✦ La_part_du_diable Une voisine très surprenante XSTORY
Une voisine très surprenante
Chapitre 2
Par La_part_du_diable
235
4
17k
Hétéro
✦ angebleu87 La promesse de la peau XSTORY
La promesse de la peau
Chapitre 1
Par angebleu87
0
0
14
Hétéro
✦ JohNSmitH64 D'équipier dans le jeu à équipier dans la vie XSTORY
D'équipier dans le jeu à équipier dans la vie
Chapitre 2
Par
80
1
4k
Hétéro
✦ euphemizm L'aide XSTORY
L'aide
Chapitre 12
Par euphemizm
28
0
3.3k
Hétéro

Restez informé des nouvelles histoires

Recevez les dernières publications directement dans votre boîte mail

Explorez les catégories

Parcourez notre vaste sélection d'histoires érotiques classées par catégories pour trouver exactement ce qui éveille votre désir

Mode sombre
Apparition progressive
Lecteur Audio