Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Solange ma gironde logeuse — Chapitre 3
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Solange ma gironde logeuse
Chapitre 3
Solange, ma gironde logeuse (3)
Résumé :
On est en 1993. Je suis Santi (Santiago), 18 ans, étudiant en psycho à Bordeaux, je suis devenu à la fois l'ami et l'amant de Solange, ma logeuse. Elle a 65 ans au moins, est une petite mamie très ronde et très ouverte d'esprit que j'aide à surmonter ses peurs et complexes, un peu comme m'a aidé Sabine cet été-là en Tunisie (voir la série « L'origine de mes goûts » aussi sur ce site).
On est en 1993. Je suis Santi (Santiago), 18 ans, étudiant en psycho à Bordeaux, je suis devenu à la fois l'ami et l'amant de Solange, ma logeuse. Elle a 65 ans au moins, est une petite mamie très ronde et très ouverte d'esprit que j'aide à surmonter ses peurs et complexes, un peu comme m'a aidé Sabine cet été-là en Tunisie (voir la série « L'origine de mes goûts » aussi sur ce site).
Fin de la partie précédente :
Ce réveil resterait marqué dans ma mémoire.
Je savais que je pourrai assumer d'être l'infirmier attitré de Solange pour sa convalescence, que j'assumerai sans dégoût de l'aider aux toilettes, de lui donner à manger, de la faire boire. Aucune arrière-pensée d'emprise sur elle ou même de fantasme de domination, juste l'idée que je la considérais désormais comme ma maîtresse, ou du moins, comme le dirait un garçon de dix-huit ans, comme ma petite amie. Une vieille amie certes, mais avec qui j'avais envie de partager ces deux semaines de vacances de Noël qui commençaient juste.
Ce réveil resterait marqué dans ma mémoire.
Je savais que je pourrai assumer d'être l'infirmier attitré de Solange pour sa convalescence, que j'assumerai sans dégoût de l'aider aux toilettes, de lui donner à manger, de la faire boire. Aucune arrière-pensée d'emprise sur elle ou même de fantasme de domination, juste l'idée que je la considérais désormais comme ma maîtresse, ou du moins, comme le dirait un garçon de dix-huit ans, comme ma petite amie. Une vieille amie certes, mais avec qui j'avais envie de partager ces deux semaines de vacances de Noël qui commençaient juste.
X X X
Le fait d'être amants avait débloqué certaines réticences de Solange. Pour elle aussi, je n'étais plus le même garçon. Elle arrivait à accepter que je prenne en charge son quotidien jusqu'à ce qu'elle puisse se débrouiller seule.
Le plus difficile fut tout ce qui « tournait » autour des toilettes. L'aider à soulever sa robe de chambre ou sa chemise de nuit, pour qu'elle ne la souille plus, ne posait pas de problème. L'aider à se déshabiller, l'accompagner sous la douche et laver son sexe, glisser ma main dans tous les recoins, sous tous ses bourrelets, sous ses longues et larges mamelles, savonner ses larges fesses, revêtit très vite un caractère érotique et très agréable, pour moi comme pour elle. Mais, pour Solange, se retrouver dans une position infantile, avec la nécessité de faire appel à mon aide afin de nettoyer des traces d'excréments, était une épreuve.
Elle avait honte. Elle avait peur que ça détruise la tension érotique, l'attirance physique qui était née entre nous.
Pour surmonter cela, je m'occupais de cet instant peu plaisant comme d'une routine machinale, comme quand je recouvrais ses résines de poignets d'une poche poubelle avant la douche. Je n'y mettais aucune tension érotique, ni d'humour mal placé. Juste j'essayais d'être le plus gentil possible, le plus prévenant, le moins dégradant. Et je lui parlais d'autre chose, de notre quotidien, de ce que j'allais préparer pour le repas…
Nous avions d'ailleurs décidé qu'après ce moment quotidien très gênant, l'instant ferait systématiquement place à une douche commune. Un moyen de penser à autre chose. Un temps de complicité entre amants. Où je ne manquais pas de l'embrasser, de la cajoler, de me coller à elle, et de parfaire sa toilette intime.
Souvent notre douche se terminait par des caresses plus poussées, par un désir à assouvir dans le lit.
Je me sentais bien dans cette routine : J'aidais Solange à se déshabiller, à s'habiller, on choisissait ensemble sa nuisette, sa chemise de nuit, car on évitait qu'elle ne dût porter trop de vêtements, pour ne pas se contorsionner et se blesser. Je me chargeais des courses, de faire à manger, et forcément de lui donner à manger. Je préparais un plat assez grand pour deux qu'on partageait, j'y piochais pour nous deux à tour de rôle.
En étant en vacances, j'avais du temps, et ce temps je ne souhaitais que le passer avec elle. On se calait l'un à côté de l'autre dans le canapé du salon, ou sur le lit, recouverts d'une couverture, très peu d'autres vêtements sur nous, et alternativement, on se lisait une page.
Je pouvais aussi laisser Solange se reposer, reprendre des forces ; le sexe, nos jeux amoureux, relevaient d'activités physiques peu habituelles pour la sexagénaire. De même, elle devait ménager ses poignets, rester au repos pour se rétablir vite.
Quelques fois nous nous calions devant la télé, à regarder une émission culturelle sur La Sept-Arte (nouveau nom de La Sept, et ancêtre d'Arte). Solange se laissa aussi séduire par deux sitcoms que j'aimais beaucoup : Le Prince de Bel-Air et Madame est servie. Dans cette dernière, une comédie familiale assez progressiste, Tony, veuf et papa, ancien boxeur, était employé à gérer toutes les tâches ménagères d'une femme d'affaires. La mère de cette dernière était Mona, une femme très extravertie. Malgré son âge, elle était un exemple de femme libérée, quelque peu dévergondée mais qui assumait sa vie d'après le mariage. Ce personnage permettait d'aborder avec légèreté certains sujets moraux, et de relativiser sur la différence d'âge entre amants, Mona étant toujours entourée de bels esthètes.
Après quatre jours, ma belle estropiée réduisit les antidouleurs, ne prenant plus qu'un comprimé au coucher, pour pouvoir passer une bonne nuit.
On se rapprochait du réveillon de Noël qui tombait le vendredi soir de cette première semaine après l'agression. Au début je pensais avoir du mal à faire avaler la pilule à ma mère : ne pas venir dîner, ni même passer les voir le 25 décembre. Mais le sort me fut favorable ; mes parents avaient décidé de partir au ski, dans un village vacances du même type que celui de cet été. En questionnant Amalia, ma mère, j'appris qu'ils y retrouveront René et Sabine, devenus leurs amis et amants en Tunisie. Bref, je compris que, pour eux, Noël serait festif d'une autre manière. Cela me fit plaisir. Je les invitai d'ailleurs à leur passer le bonjour de ma part.
Solange avait décidé de commander à un traiteur, situé cours de l'Yser, de quoi concocter un bon repas pour notre réveillon. Pas quelque chose de compliqué, juste à réchauffer et à agrémenter d'un bon verre de vin. Elle me confia l'argent nécessaire et je me chargeai de la partie « logistique ».
Au fil de nos moments partagés, de nos conversations intimes, j'avais raconté à ma gironde logeuse toutes mes aventures de l'été. Comment j'avais été initié à l'amour, comment j'avais repoussé les frontières de mes complexes. D'où venaient certaines de mes caresses si efficaces sur elle. Solange fut excitée d'entendre comment une blessure, là encore, m'avait fait basculer du statut de jeune infirmier à celui de jeune amant.
Je n'avais pas encore parlé de Najat, la métisse franco-tunisienne qui m'avait aussi tapé dans l'œil sur place. Je me réservais des surprises, d'autres sujets à aborder.
Solange m'aida aussi à me concentrer sur mes cours, à ne pas tomber dans le cliché d'un amour charnel qui élimine tout autour, qui nous ferait oublier un autre quotidien, comme celui d'étudiant. J'avais des partiels prévus fin janvier, début février. Je devais donc travailler. Et Solange me motiva. Son âge, son expérience, son métier passé stimulaient mon envie d'être à la fois un bon amant, mais aussi une source de fierté pour elle.
Pour ce qui était des lectures, j'ai proposé de lire ensemble d'autres récits érotiques, et j'ai acheté, un peu au hasard, le roman La Femme modèle, un texte érotique écrit par l'ex-star du porno, Brigitte Lahaie. Le texte s'avéra bien plus excitant que la proposition de situations trop « exotiques » à notre goût, écrites par Régine Deforges.
Le livre racontait la vie d'une femme mariée qui s'émancipait. On morcela la lecture du roman en de très nombreuses fois, tellement ces moments se changeaient en caresses ou cunnilingus qui empêchaient de continuer.
En effet, le texte suscita en nous une vraie tension érotique. Cette héroïne, bien rangée, « propre » sur elle, qui s'ennuyait dans sa vie, se mit à poser pour des photographes amateurs et redécouvrit sa sexualité. Cela parla beaucoup à Solange. Elle s'identifia à cette bourgeoise qui s'émancipait du carcan de sa classe, de son mariage. Bien entendu, la femme du roman était plus jeune, plus dans des « normes » physiques choisies pour émouvoir et exciter les lecteurs. Solange, sexagénaire, était hors norme : l'arrière de ses cuisses était strié par les marques de cellulite, ses fesses étaient massives, ses seins longs et larges tombaient bas sur son ventre proéminent et gras. Mais malaxer sa peau, ses rondeurs, agripper ses hanches, tout ça valait toutes les héroïnes de roman du monde.
De fil en aiguille, on en vint à parler de cinéma pornographique. Solange m'avoua n'avoir jamais vu le moindre de ces films. Elle n'avait d'ailleurs jamais entendu parler de Brigitte Lahaie avant notre lecture. Je lui expliquais que, souvent, dans ces films, le sexe y était décomplexé, abordé avec humour, et les situations pouvaient s'avérer assez stimulantes même si improbables.
Je ne cachais pas mon amour des toisons de ces actrices et ma préférence qui allait aux filles naturelles. Je lui parlais aussi de nouveaux films, plus en vogue désormais, filmés avec un simple caméscope, qui n'avaient plus vraiment d'histoire, mettant en scène monsieur et madame tout le monde. Ces films pouvaient avoir des sujets particuliers : des femmes jeunes, des orgies, des femmes enceintes, des femmes qui trompaient leur mari complice, des couples gays ou lesbiens, des hommes âgés avec des jeunes filles, ou l'inverse, des femmes très rondes ou très âgées ou encore androgynes, voire des transsexuels. Le côté amateur permettait à tout un chacun de participer à un casting, de montrer aux autres la réalisation de ses fantasmes.
Je proposais à Solange d'en acheter ou d'en louer quelques-uns. Cette dernière, de plus en plus ouverte à l'idée de découvrir sa sexualité, ou ce qui pourrait la stimuler, accepta. Je savais qu'à côté de la gare, quelques sex-shops avaient pignon sur rue. Je prévis de me fournir là-bas. Au départ je voulais emprunter son magnétoscope à Yannis, mon pote de jeux de rôle, qui vivait non loin. Mais Solange m'indiqua que dans le petit cagibi, au rez-de-chaussée, il s'en trouvait un, encore dans sa boite. Elle l'avait gagné l'an passé, lors d'un loto organisé par le club de théâtre où jouait Sarah, la petite fille d'une de ses copines de belote. Elle n'avait jamais eu l'occasion de le brancher ni de l'utiliser jusque-là. Ce dernier était un JVC de très bonne facture et avec une télécommande, plutôt rare à l'époque.
Rentrer dans un sex-shop, non loin de la gare, quartier plutôt mal famé, ne fut pas si facile. J'avais peur de croiser quelqu'un que je connaissais, ou de faire une mauvaise rencontre. Une paranoïa mal placée que je combattis en me répétant que je vivais une vie amoureuse ou sexuelle bien plus spéciale et aboutie que bien d'autres. Pourquoi avoir peur ? Pourquoi ne pas assumer ?
Le lieu, éclairé de lumières oranges, plongeait la boutique dans une ambiance de boite de nuit privée. Elle était vide d'autres clients, du moins au niveau du rayonnage des cassettes ; peut-être parce que j'y entrai en journée et non la nuit ? Au comptoir, un jeune homme au style « baba cool », cheveux longs, t-shirt bariolé de fluo, une clope allumée au bec, ne fit pas attention à moi, restant concentré sur l'étiquetage de boites de godes.
Je décidai de choisir deux films. Je pris un film avec Brigitte Lahaie et un film un peu au hasard, un Marc Dorcel. En fouillant un peu, je pouvais discerner différents types de productions. Allant de celle de films de luxe, sans image hard sur le recto de la jaquette, à des pornos plus amateurs, qui montraient en frontal le contenu attendu.
Je fus frappé par l'alignement d'immenses poitrines serrées dans des tenues d'infirmières, des femmes de tous les âges en tenues d'écolières, d'autres encore, avec des bandeaux dans les cheveux et des justaucorps de sport. Je manipulai des boîtiers de films en allemand, dont je ne comprenais pas le titre mais dont l'affiche ne prêtait à aucune confusion. Malgré cette profusion de belles femmes de tous les âges et de toutes les formes, et de sexes tendus qu'elles goûtaient avec délectation, je m'aperçus que je n'étais pas tellement excité. Il me manquait quelqu'un pour partager cet instant.
Je décidai d'explorer un peu les lieux. Des petits panneaux manuscrits indiquaient des promos sur des tenues sexy. Un déguisement de mère Noël trônait au centre d'un rayon lingeries, guêpières et combinaisons en latex. Sur une étagère, des godes de toutes les tailles et toutes les formes étaient alignés, certains proposaient une fonction vibrante, mais très peu. Un peu plus loin, un couloir qui semblait mener à des cabines pour regarder des films, en solo, pour satisfaire une envie masturbatoire. Ou peut-être un peep show ?
Alors que j'allais présenter les deux cassettes choisies à l'homme à la caisse, je fus pris par l'envie d'acheter d'autres choses, pour Solange. Pour Noël, j'avais acheté des livres, des polars tout juste sortis, mais j'avais aussi envie de lui montrer que je la trouvais sexy avec ses formes rondes de petite vieille. Je choisis alors une culotte noire, à volants en dentelle, qui avait la particularité d'être ouverte au niveau du sexe. Je pris le modèle le plus large, un XXL qui me sembla parfait. Au passage, je récupérai aussi un petit vibromasseur assez fin, de seize ou dix-sept centimètres, dans lequel on pouvait glisser deux piles, vendues au comptoir.
— Votre soirée de Noël promet d'être sympa, s'exclama le type en caisse tout en plaçant mes achats dans un sac plastique noir, opaque, sans marque.
— Effectivement, on est un jeune couple, toujours en pleine phase de découverte érotique, faut bien qu'on s'amuse un peu, non ?
— Tant que vos parents vous laissent tranquille pour ça.
— Pas d'inquiétude de ce côté-là, répondis-je, on vit ensemble. Je souris, sachant qu'il ne pouvait imaginer l'âge qui nous séparait, ma chérie et moi.
— Vous avez raison, Brigitte Lahaie fera une bien meilleure animatrice de réveillon que Mickey ou Minnie (*) !
— C'est certain, m'esclaffai-je.
— Ça fait quatre cent cinquante francs. Par carte ou espèces uniquement, nous ne prenons plus les chèques.
Je tendis ma carte bleue personnelle. J'avais tout juste assez d'argent, mais je n'avais pas envie de quémander ça à Solange.
En sortant, je n'avais plus peur de croiser quelqu'un que je connaissais. C'était comme rentrer pour la première fois sans le grand bain, ça faisait peur, mais ce n'était finalement pas compliqué. Je me sentis comme un vrai homme, qui n'avait pas à avoir honte. Qui pouvait assumer toute sorte de sexualité.
Je cachai mes achats en rentrant, et dans l'après-midi suivante je préparai les emballages cadeau, pendant que Solange dormait.
Arriva alors le jour du réveillon. Nous étions tous les deux très excités. On ne put réfréner quelques caresses quand on se croisait dans la maison. J'effleurai ses fesses dès que l'occasion se présentait, elle colla sa bouche contre la mienne alors que je faisais la vaisselle. Elle me mordilla le torse, à travers mon pull, quand je la croisai pour sortir récupérer les plats chez le traiteur. Solange me prêta son cabas à roulettes, qu'elle utilisait pour faire son marché, et je m'y rendis à pied. J'arborais un sourire joyeux malgré la météo capricieuse ; les nuages couleur cendre, la fine pluie glacée, la température culminant à peine à sept ou huit degrés, et la nuit déjà tombée, n'eurent pas raison de ma bonne humeur. Je rapportai aussi deux baguettes bien dorées, toutes fraîches, heureux comme jamais.
Je fus de retour vers dix-neuf heures. Il fallait maintenant se préparer pour la soirée. Je proposais à Solange une douche commune puis de l'aider ensuite à enfiler une robe, si elle le souhaitait. Après un passage aux toilettes, tous les deux, j'aidai ma grosse « patiente » à se laver. Une douche en profondeur, où j'essayai de réfréner mes pulsions. Mes mains lavèrent tous les recoins de son corps, passant dans chaque repli graisseux, sur chaque volume, soulevant sa poitrine, malaxant sa chatte si velue, nettoyant ses aisselles, son dos, son énorme cul, son ventre rebondi, ses larges cuisses, ses solides mollets et ses pieds. Mais alors que ma vieille maîtresse jouait les tentatrices, se lovait à la moindre occasion contre moi, je prétextai le plat déjà dans le four pour écourter son entreprise sensuelle.
Solange était trempée d'excitation et je bandais. Malgré tout, difficilement, on convint de se calmer ; la soirée promettait d'être plus chaude que la fraîcheur nocturne. Je l'aidai à enfiler une robe longue sans manches, aux larges motifs de coquelicots rouges sur fond crème. La robe était visiblement plutôt une robe d'été, mais elle était large, pratique, et faisait plus habillée que sa robe de chambre en pilou pilou. Assez échancré aux « manches », le vêtement laissait voir que Solange n'avait pas mis de soutien-gorge. Le décolleté, peu profond, ne permettait pas d'entrevoir le large écart entre ses lourdes mamelles, mais on devinait leur position, collées par le tissu. Solange ne portait pas, non plus, de culotte, comme à son habitude durant toute cette semaine-là.
Une fois que j'eus peigné ses longs cheveux, sous ses ordres, je lui appliquai un rouge à lèvres bien coordonné avec la couleur des coquelicots. Je peaufinai aussi le vernis sur ses ongles, aux mains et aux pieds. Pendant toute sa préparation, je m'interrompis plusieurs fois et allai vérifier que le plat au four se portait bien. Solange se moqua gentiment du sérieux que je mettais dans mon rôle de maître d'hôtel, mais pour toute riposte, je l'embrassai dans le cou. Je finis par lui accrocher une fine chaîne en or, dont la médaille représentait le visage d'une vierge de profil.
J'enfilai enfin un pull col roulé marron, un jean beige, des chaussettes Burlington aux tons crème et je terminai de tout installer. Je plaçai une belle et large assiette, toujours commune, sur un set de table dans le salon. Solange me demanda de sortir les couverts en argent.
Au programme : deux verrines au saumon fumé avec fromage frais et ciboulette pour chacun, deux saint-jacques cuisinées à la bretonne dans leur coquille, gratinées et prêtes à sortir du four, un plat de bécasses à la purée de foie gras qui mijotait à feu très doux. Je grillai de longs toasts de pain frais, comme me l'avait recommandé le traiteur pour le plat de bécasses. Un morceau de Saint-Nectaire fermier attendait hors du frigidaire avec un bol de jeunes endives en salade. Pour le dessert : une petite bûche glacée poire-chocolat à partager, bien rangée au réfrigérateur.
Mais au programme surtout, une complicité amoureuse à partager, des films à visionner pour relancer, peut-être, notre envie de nous toucher, de nous embrasser, de nous faire du bien, qui ne m'avait pas quitté depuis la douche.
Je lançai d'abord le Marc Dorcel pris au hasard. Nous le laissâmes tourner en fond alors que nous étions à table, plus concentrés sur le repas. Sous les conseils de Solange, j'ouvris une bouteille de Sauternes de 1986 que nous avions placée au frais en début de journée. Nous mangeâmes les verrines et les coquilles Saint-Jacques en discutant, sans vraiment jeter un œil à la télévision. Entre chaque bouchée que je donnai à Solange, je lui expliquai mon expédition dans un sex-shop. J'essayai d'être le plus exhaustif possible, pour retranscrire l'ambiance. J'étais aidé par la musique cheap et les gémissements qui commençaient à se faire entendre en fond sonore.
Solange m'interrogea sur la personne qui tenait ce genre de boutiques. Elle fut étonnée quand je lui décrivis le jeune homme. Je lui relatai sa gentillesse et sa propension à ne pas juger, mais à être un peu complice de la situation.
— Je lui ai dit qu'on était un jeune couple.
Solange ria.
— Ben quoi, c'est vrai. On est ensemble, non ?
— Oui, on peut dire ça.
— Et on est ensemble depuis peu.
— C'est vrai aussi.
— Donc on est un jeune couple !
J'écartai la bouchée que je dirigeai alors vers la bouche de Solange, et à la place, je l'embrassai furtivement. Ne lui laissant pas le temps de me rendre le baiser, je portai à mes lèvres mon verre de Sauternes. Le vin liquoreux était parfait pour la situation. On aurait dit du miel glacé, très doux, qui me donnait la sensation d'une suavité en bouche, telle que j'avais envie de la partager avec Solange. Et, alors que je me délectais de ma gorgée, Solange poussa un petit cri de surprise.
— Oh, mais qu'il est énorme son sexe !
À l'écran : Roberto Malone, dans la fleur de l'âge. Son sexe très large, nervuré de veines gonflées très apparentes, avec un gland si gros qu'il semblait compliqué de le prendre en bouche, ou ailleurs, venait d'éjaculer sur le ventre d'une femme mince au sexe poilu mais bien taillé. Solange était comme hypnotisée par l'écran.
En prenant « l'histoire » en cours, nous comprîmes que Roberto était un photographe réputé. Il racontait sa vie à une journaliste, entre deux scènes le mettant en situation de fornication. Cette dernière semblait en faire son sujet d'article.
Face à lui, maintenant, se tenaient un homme en costume, joué par Christophe Clark, et une femme brune en robe longue de mariée ; tous deux tenaient une coupe de champagne à la main. A priori Roberto était là pour faire des photos du mariage, des photos de couple, de préparation. Mais après avoir pris quelques poses très classiques, le marié, nommé Paul, releva la robe de sa femme au-dessus des hanches. Ses intentions étaient claires, il voulait immortaliser leur nuit de noces.
L'excitation vint rapidement du fait de notre rôle de voyeur. On était là, avec eux, dans une chambre à coucher, un jour particulier, qui normalement restait de l'ordre du privé. Je vis que Solange perçut ce qu'avait d'excitant cette situation qui nous donnait la même place que celle du photographe, en rentrant immédiatement dans l'intimité du jeune couple. La femme essaya de réprimer les gestes de son mari, qu'elle trouvait déplacés, mais très vite, gagnée par l'excitation, par le plaisir, elle se laissa aller de plus en plus.
J'observais longuement Solange. Cette dernière semblait absorbée par les images. Elle ne perdait pas une miette de la scène qui vira rapidement de l'érotisme à la pornographie. Le mari enlaça sa femme, posa ses mains sur ses petites fesses, laissées libres et accessibles par la forme de la culotte blanche de style tanga qui rentrait dans la raie. Très vite on bascula sur un gros plan de la robe de mariée, jetée au sol, puis, en s'écartant, le focus se fit sur le marié, nu, en érection. Non loin, debout, sa femme, en porte-jarretelles et bas blancs, avec un soutien-gorge transparent sur ses petits seins dressés, portait encore sa culotte et sa coiffe de mariée. Cette dernière, montée sur de hauts escarpins blancs, se laissa photographier par Roberto et manipuler par les mains entreprenantes de son mari.
Solange se dandina sur son siège. Elle était visiblement touchée par ce qu'elle voyait. Elle avait posé ses bras, toujours entravés par les résines qui immobilisaient ses poignets cassés, sur la table. Mais elle ne pouvait garder son calme. Je posai alors ma main sur sa cuisse la plus proche, par-dessus sa robe. Je malaxai doucement cette chair tendre et caressai sa peau en utilisant le tissu.
À l'écran, le marié avait allongé sa femme sur le lit. Il écarta les jambes de la belle brune, laissant une vue directe au photographe sur sa chatte très velue et striée par le tissu blanc du tanga qui lui rentrait alors dans la fente. Le photographe n'en perdit pas une miette, il la mitrailla de photos. Solange, comme moi, ne pouvions décrocher notre regard de la scène, de ce sexe offert par son mari à notre regard, à celui de Roberto.
Solange se souleva de sa chaise. J'en profitai pour remonter sa robe au-dessus de ses cuisses et pour la coincer dans son dos. Ma main pouvait désormais se poser directement sur sa peau nue. La grosse mamie écarta ses cuisses, m'invitant à ne pas rester sur ses jambes.
Le marié enleva la culotte de sa femme.
— Paul, tu es fou, dit-elle.
— Pouvez-vous photographier la chatte de ma jeune épouse, s'il vous plaît ? demanda ouvertement le marié en écartant en grand les jambes de sa femme.
— Ça me gêne, Paul.
— Ne sois pas farouche. C'est pour conserver l'image de ta chatte de jeune fille.
Tout en disant ça, le marié embrassa sa femme, la caressa et vint placer ses doigts sur ses grosses lèvres recouvertes de poils sombres.
— Après, il sera trop tard, ajouta Paul.
La mariée sembla acquiescer dans un petit soupir. Son mari vint se positionner, à genoux, sur le lit, à hauteur de sa bouche.
— Suce-moi, ma chérie.
— Voyons Paul, tu exagères. Tu devrais attendre qu'on soit seuls.
— Mais non au contraire, il vaut mieux en profiter tant que le photographe est là. Allons, sois gentille, c'est pour garder un souvenir de notre nuit de noces.
Paul continuait de caresser sa femme, de la couvrir de baisers pour appuyer ses dires. Et finalement il vint déposer sur ses lèvres son sexe redevenu flasque mais toujours très conséquent. Il joua avec la bouche de sa jeune épouse, puis, petit à petit, elle sortit sa langue et, tout en gémissant, commença à le sucer.
J'approchai alors ma main de l'entrejambe de Solange. Je rejoignis de mes doigts une zone de ses cuisses déjà recouverte de poils. Puis, déposai ma main sur les larges lèvres velues de ma grosse maîtresse. Je les trouvai déjà entrouvertes par l'excitation, luisantes de cyprine et chaudes. À cet instant, Solange exprima son plaisir par un long soupir.
— Oh oui Santi, caresse-moi. C'est ce que je voulais sous la douche. Et là, devant ce film, je suis trempée ! Je mouille comme jamais.
Mon index et mon majeur commencèrent à fouiller la chatte de Solange. Entrant, descendant, remontant, je percevais une humidité très marquée. Mes doigts faisaient clapoter son antre. Solange commença à gémir et à ahaner.
Tout en le suçant, la mariée branlait doucement son mari. Ce dernier invitait le photographe à se rapprocher. À prendre des gros plans. Ce dernier ne devait pas rater son épouse qui commença à se caresser alors qu'elle continuait à enfourner la queue de Paul, désormais très dure, dans sa bouche.
La mariée gémissait, Solange encore plus ! Voir cette fente se faire travailler en gros plan, le tout en sentant mes doigts la fouiller, propulsa très rapidement Solange dans un plaisir qu'elle exprimait en montant de plus en plus le ton de sa voix.
— Oh la cochonne, commenta-t-elle. Oh la cochonne !
Je me demandais alors si Solange parlait de la femme en blanc, à l'écran, ou si elle faisait aussi référence à elle-même : cette cochonne que je doigtai de plus en plus vigoureusement.
Paul écarta au maximum les jambes de sa femme, révélant même son petit anus sombre et perdu dans une toison épaisse qui recouvrait la raie culière de son épouse. Puis, en gros plan, il se baissa pour lécher le clitoris de sa dulcinée. Sa langue vint tapoter le haut de cette fente large et offerte à notre regard de voyeurs spectateurs.
Avec ses mains, Paul maintenait les grandes lèvres écartées, laissant apparaître une chair lisse et rose et de petites lèvres bien proéminentes. Paul continuait son cunnilingus inversé, invitant le photographe à se rapprocher, encore. Pendant ce temps, la jeune mariée branlait et suçait le long sexe de son mari, jouant avec son gland gonflé.
— Paul, tu m'excites, je mouille, commenta-t-elle entre deux mouvements de pompage.
Très vite, le couple changea de position. On voyait désormais un gros plan sur le sexe de Paul, labourant la chatte de son épouse, s'enfonçant fort, encore et encore. De son côté, tout en étant pénétrée, elle se masturbait, usant de larges frottements circulaires sur son clitoris. Ce mouvement malaxait aussi ses grosses lèvres.
Ils avaient pris une position dite de la « cuillère » : le mari sur le côté, derrière sa femme, elle aussi sur le côté, soulevant haut une jambe de son épouse, pour avoir accès à sa fente. Le soutien-gorge n'était plus là. On voyait se trémousser une menue poitrine aux aréoles assez larges, au rythme de chaque coup de bite donné par l'acteur.
La masturbation de la mariée se fit plus appuyée, elle pinça son clitoris entre ses doigts, elle caressa sa propre poitrine en gémissant.
— Oh la cochonne, reprit Solange. La cochonne. Santi ! J'ai envie que tu me prennes, comme elle est prise.
J'aidai ma logeuse et amante à se lever. Je l'accompagnai jusqu'au canapé. J'enlevai mon jean et mon caleçon, et restant toujours en pull, j'approchai mon sexe de ma maîtresse. Aussitôt elle me goba en entier. J'enfournai ma queue dans sa bouche chaude, pleine de salive. Je la laissais jouer avec mon sexe. Solange entama, toujours gémissante, des va-et-vient, elle passa sa langue tout autour de ma hampe, titilla mon gland, fouilla mon prépuce. Elle bavait sur mon pieu, sa salive coulant sur mes couilles velues, sur mes poils pubiens.
À l'écran, la mariée, cuisses écartées, venait s'empaler sur la queue de son mari, allongé sous elle. Elle le chevauchait, mais cul tourné vers lui, sa chatte, baisée en gros plan, tournée vers nous, vers le photographe.
— Oui Paul, oui ! C'est bon, commenta-t-elle.
La queue longue et très rigide de l'acteur entrait et sortait de plus en plus vite de son fourreau luisant et poilu. Le photographe, maintenant à genoux sur le lit, vint photographier l'action en très gros plan.
— Oui, oui, oui, criait l'épouse, désormais désinhibée.
Je sortis ma bite de la bouche de Solange. Je l'allongeai sur le canapé, une jambe tombant vers le sol, l'autre relevée sur les coussins. Je plongeai ma tête dans son sexe. Je lapai goulûment les sécrétions abondantes, j'infiltrai ma langue au plus profond, puis je trouvai son petit clitoris pour la faire jouir avec ma langue, avec mes lèvres.
— Oui c'est bon, vas-y, cria la mariée, en boucle.
— Oh Santi, je ne vais pas pouvoir tenir. Attends, attends, je veux te sentir en moi. S'il te plaît, prends-moi, demanda Solange.
Puis, tout à coup, Paul invita le photographe à profiter de sa femme, lui aussi. Après son rôle de voyeur, proche du nôtre, Roberto endossa celui d'acteur. La scène devint imméditement encore plus hard. Du moins c'est ce que commenta Solange, alors que je me redressai pour la prendre.
Je l'aidai à s'asseoir sur le canapé, le plus au bord possible, les jambes écartées, les pieds posés, l'un sur un petit guéridon, l'autre sur la table basse, offerte à moi. Ainsi, elle bascula en arrière, mais pouvait toujours regarder l'écran. Alors que moi je fixais son ventre à peine découvert, ses bourrelets qui allaient se mouvoir comme des vagues sous mes assauts.
Je rentrai ma queue d'un coup. Je glissai en elle avec force, venant cogner mon ventre sur son mont de Vénus. Je me tenais d'une main sur les coussins du canapé, les jambes quelque peu fléchies pour être bien en face de sa grotte. De mon autre main, je soulevai sa robe, jusqu'à voir apparaître un de ses seins, posé sur son estomac.
Je débusquai, sous le galbe de sa mamelle, un téton que je pris entre mes doigts. Je le fis rouler, j'éprouvai sa dureté, tout en continuant de pénétrer Solange, de plus en plus vite.
— Oh mon dieu ! Ils la prennent à deux. Le mari est entré dans ses fesses. D'un coup ! Qu'est-ce qu'elle est poilue, qu'est-ce qu'elle crie ! Ses cris m'excitent tant !
Les bruits de l'épouse, ainsi prise par devant et par derrière, devenaient effectivement de plus en plus forts. Elle gémissait des « oui » qui allaient crescendo. L'espace d'un instant je pensais au bruit de la télé. Je me demandais si on pouvait l'entendre de la rue. Mais la pluie, désormais battante, devait couvrir les hurlements de plaisir de l'actrice et de Solange. Et puis, la maison mitoyenne était à vendre, vide depuis quelques semaines. Solange me rappela à mes devoirs.
— Baise-moi Santi, baise-moi fort. Baise-moi comme ils la baisent.
Mes mouvements de hanches redoublèrent de vigueur et d'amplitude, ma queue glissait dans un torrent de mouille. Les parois brûlantes et tellement douces du sexe de ma sexagénaire cochonne me procuraient un tel plaisir que je gémissais aussi, presque autant que Solange, presque autant que l'épouse prise à deux. La graisse de son ventre bougeait au rythme de mes coups de reins. J'empoignai une de ses hanches, enfonçant mes mains dans ses bourrelets, la tirant à moi, aussi fort que je m'enfonçai en elle.
— Ils rentrent et sortent en cadence, l'un dans sa fente, l'autre dans son cul. C'est cochon ! Qu'est-ce que c'est cochon ! Oh Santi, je me sens si cochonne ! Oh oui. Continue. Continue. Mon Dieu, ça vient !
Solange sentit monter sa jouissance, gémissant de plus belle. Au paroxysme de son orgasme, elle essaya de contenir un cri en serrant les mâchoire, les yeux fermés, le visage rouge et transpirant, crispé par les sensations. Puis aussitôt je perçus ses contractions. Son sexe emprisonna et me pressa la hampe, comme s'il empoignait mon gland au rythme de son plaisir. Solange jouissait. Et sa jouissance déclencha la mienne. Une vague frissonnante soudaine, une pression incontrôlable partant des testicules, devenus si durs, électrisèrent mon dos. Je crachai mon foutre, en longues saccades bouillantes, remplissant la chatte de Solange. Ma jouissance, mon jus si chaud, relancèrent ses gémissements. Comme si un second orgasme submergeait ma vieille maîtresse.
Doucement, nous reprîmes nos esprits.
J'avais envie de l'embrasser, de mélanger ma salive à la sienne, d'aspirer sa langue, d'une manière très cochonne. Et, comme si elle m'avait compris, elle m'embrassa avec fougue, comme une jeune fille excitée par l'interdit.
C'est à ce moment-là qu'on entendit des cris de jouissance venant de la télévision. Paul inonda de son sperme la bouche de sa femme, frottant son gland sur ses lèvres, étalant son jus visqueux sur ses joues. Il criait sans retenue. Roberto, lui, déchargea son plaisir juste sur les poils de la fente qu'il venait de quitter, juste à temps pour ne pas la remplir. Lui aussi, transpirant, hurlait sa jouissance. L'épouse pervertie étalait doucement, dans une ultime caresse, la semence répandue sur sa chatte ouverte. Elle aussi gémissait.
— Oh vraiment, je ne m'attendais pas à ça. À autant d'émotions, si fortes, commenta Solange tout en continuant de me couvrir de baisers.
À cet instant, je compris que la nuit pourrait être longue. Le film n'était pas terminé encore, et il restait une cassette. Je me souvins aussi que, cachés sous mon lit, les cadeaux de Solange attendaient d'être déballés. Dormir s'avérerait effectivement compliqué.
— Tu as faim ? lui demandai-je.
— Oui, très. Et soif aussi !
(À suivre)
(*) Ce Noël là, la soirée spéciale réveillon, de TF1, s'intitulait Une nuit magique à Euro Disney.
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