Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Solange ma gironde logeuse — Chapitre 6 · De l’amour pour deux ?
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Solange ma gironde logeuse
Chapitre 6 · De l’amour pour deux ?
Solange, ma gironde logeuse (6)
De l'amour pour deux ?
Fin du chapitre précédent :
- Ça va ? demandai-je.
- Oui. Enfin non. Je pense à Angela. Je pense à la chance que j'ai face à la tristesse de sa vie.
- On va essayer de lui faire oublier ses tracas demain.
- Oui, on va essayer. Mais jusqu'où penses-tu qu'on puisse essayer ?
- Comment ça ?
- Elle mérite aussi de se sentir aimée.
- Tout le monde le mérite.
Je me demandais où Solange voulait en venir.
Quand tout à coup, elle ajouta : « Est-ce que par amour pour moi, tu pourrais aimer une autre femme ? »
Suite :
Je n'osais comprendre.
— Comment ça ?
— Eh bien, est-ce que tu penses pouvoir ensoleiller aussi la vie d'Angela ?
Je plaçai un marque-page, refermai le roman que je lui lisais, le rangeai sur la table de chevet et me tournai lentement vers Solange. J'avais besoin de penser, de réfléchir.
— Tu me demandes de faire l'amour à Angela ? Tu penses que c'est ça qui résoudrait ses problèmes ?
La question fit réfléchir Solange. Comme si elle revoyait, en accéléré, nos quelques jours ensemble depuis l'agression.
— J'aimerais tellement faire quelque chose pour elle, tu comprends ?
Cette marque de réelle amitié pour Angela me toucha. Je ne m'étais pas trompé sur Solange, depuis que j'avais pris le temps de l'écouter, de partager avec elle, bien avant même que j'aie été son amant, son ami, j'avais perçu cette gentillesse. Elle était ouverte d'esprit, toujours vive en commentant l'actualité, jamais réac., toujours fine et sincère.
— Je comprends, mais je ne sais pas si c'est une solution. D'autant plus que lorsqu'on fait l'amour, même aux moments les plus cochons, c'est très fort entre nous parce qu'on a des sentiments l'un pour l'autre. J'ai appris à te connaître, j'ai appris à t'apprécier puis à t'aimer.
— Je sais, c'est pareil pour moi, Santi.
Je posai ma main sur sa chemise de nuit, au niveau de sa cuisse la plus proche. Puis doucement me mis à la caresser, machinalement, juste pour illustrer la douceur qui pouvait nous animer aussi.
— Et que va-t-il se passer entre nous ?
— C'est à ça que je pense depuis tout à l'heure. Je suis certaine que je ne serai pas jalouse.
— Ah ?
— Oui, je te considère comme mon homme, mon jeune homme, mais je n'ai pas envie que tu m'appartiennes. J'ai envie de dire à tout le monde comme tu es, comme tu me fais du bien, à un point que j'ai presque envie de le prouver, que tu le prouves. Tu as effacé les angoisses de la solitude, transformé mes jours, tu as fait de moi une maîtresse, une vraie femme, tu as réveillé des envies enfouies, un côté sexuel, comme une bestialité que j'ose montrer avec toi. Je ne suis plus l'ombre que j'étais avant.
Solange me regardait dans les yeux en me disant tout ça. Elle souriait entre chaque phrase. Et moi j'étais parcouru de frissons. Je continuais à caresser doucement sa cuisse. Je m'avançai pour l'embrasser.
— Mais Angela, est-ce qu'elle sera d'accord ?
— Je ne sais pas. Mais tout à l'heure, quand elle a vu que je n'étais pas accablée par ce qui m'était arrivé, l'agression, elle m'a demandé ce qui m'avait changé à ce point.
— Je lui ai dit que c'était toi. Je lui ai parlé de notre complicité.
— Tu lui as dit que nous couchions ensemble ?
— Pas vraiment, mais avant de savoir qu'elle avait pris un hôtel, je lui ai proposé de rester. J'ai proposé qu'elle prenne la seconde chambre à l'étage. Et elle m'a demandé si tu étais chez tes parents en ce moment, pour les fêtes. J'ai répondu que non. Je suis sûre qu'elle a compris. Elle m'a dit : « Tu en as de la chance », et c'est là qu'elle m'a parlé de sa situation, de son mari, de sa solitude, de ses idées noires.
Je réfléchis, sans parler, déplaçant ma main, passant de sa cuisse à son gros ventre, de son gros ventre à ses mamelles posées non loin, remontant jusqu'à son cou, une épaule, sa joue. Le tissu fin de sa chemise de nuit était doux. Je sentais les rondeurs de son corps, le moelleux de sa chair. Je vins l'embrasser et, tout doucement, à son oreille, je lui murmurai qu'on pourrait essayer.
— C'est bien vrai, Santi ?
— A une seule condition.
— Laquelle ?
— Il faut qu'Angela t'accepte aussi ?
— Tu veux dire : accepte aussi ?
— Non, je veux dire qu'elle doit nous accepter tous les deux, toi y compris. Je ne veux pas faire ça sans toi. Je ne veux pas coucher avec Angela sans toi.
— Mais…
— Je suis persuadé que je ne suis pas le seul à pouvoir rendre Angela « heureuse ».
— Mais c'est une femme, c'est mon amie.
Je savais que Solange n'avait rien contre l'homosexualité, elle avait accompagné son fils dans des manifs d'Act Up. Elle n'avait juste pas envisagé de faire l'amour à une femme, ou d'éprouver des sentiments ou une envie pour le corps de quelqu'un du même sexe. De toute façon, je ne proposais pas qu'elle fasse l'amour à Angela, pas forcément, juste qu'elle soit là, avec moi.
— Tu veux partager notre amour ? Alors partageons aussi notre plaisir. Ensemble. Je suis sûr que si ça se fait, ça resserrera nos liens, sans risque de les défaire.
— Santi, déshabille-moi, m'indiqua-t-elle soudain.
Je l'aidais à enlever sa chemise de nuit. Elle était nue, offerte à mon regard amoureux. Une vieille et voluptueuse beauté. Ah que j'aimais ses rondeurs !
— Enlève ton boxer !
Solange me donnait des ordres. Je m'exécutai, excité.
— Pousse le traversin, les coussins, couche-toi sur le dos !
Je pris place, le sexe tendu vers le haut, embrassant du regard chacun de ses bourrelets, son ventre qui cachait sa toison alors qu'elle passait par-dessus moi. Elle voulait me chevaucher, diriger les opérations. Je pris ses hanches si larges à pleine main pour qu'elle ne perde pas l'équilibre. Je sentis d'abord sa toison si douce qui me frôlait doucement. D'une main je positionnai mon dard pour éviter qu'elle ne l'écrase, et caressai ses larges lèvres velues avec mon gland.
Solange, sentant qu'elle était bien placée, ses deux cuisses m'enserrant au niveau du bassin, se laissa descendre d'un coup. Elle s'empâla au plus profond possible. Je gémis, Solange me sourit en réponse.
Elle était trempée. Elle était bouillante. Elle resta une bonne minute sans bouger, à me sourire, laissant pendre ses longues et larges mamelles jusqu'à mes lèvres. Je sortis ma langue et essayai de toucher ses petits tétons. Puis, ne pouvant s'appuyer sur les mains, elle se redressa et commença à bouger son bassin, ses hanches, ses fesses, ses cuisses. Elle menait la danse. Ses bourrelets s'animèrent.
Mon sexe restait enfermé en elle alors qu'elle se frottait à moi. Nos gros ventres se touchaient, nos toisons se grattaient, alors que les seins tombants de Solange commençaient à suivre son mouvement. Les voir se balancer m'hypnotisa quelques secondes. Sentir son poids qui emprisonnait le bas de mon corps était très agréable.
Solange se faisait plaisir, ses mouvements étaient choisis pour me sentir en elle mais aussi pour frotter son tout petit clitoris sur moi. Elle accéléra en me fixant dans les yeux.
— T'es belle.
— Tu aimes que je te chevauche ? Que je te monte ?
— Oui, tu vas me faire jouir en toi.
J'empoignai ses grosses fesses et amplifiai son mouvement de frottement. Solange transpirait, ahannait, gémissait.
— Tu me baises fort mon cœur ! lui dis-je. C'est bon, ta chatte est si chaude. J'y suis bien.
— Oh mon dieu, ça monte !
Solange devança mes mains qui la tiraient par les fesses. Elle accéléra encore et encore. Ses seins rebondissaient en l'air, leurs mouvements étaient devenus désordonnés. Je sentais sa cyprine clapoter autour de ma bite. Mon bas-ventre était chaud, son antre brulait. Mon orgasme montait, de plus en plus vite.
— Je vais jouir, fais-moi jouir Solange, continue.
— Ah ! Santi, je vais exploser, je te sens grossir ! Ah mon Dieu ! C'est cochon ! Je me branle sur toi.
Je voulais tenir encore, mais impossible. Je fus pris de spasmes, ma queue expulsa deux ou trois giclées de sperme. Il faisait encore plus chaud en elle. Et alors que je criais ma jouissance, Solange se mit à trembler de plaisir.
— Ah ! Je jouis, Santi. Je me fais jouir sur toi. J'utilise ta queue, ton ventre, c'est bon !
Son orgasme la fit crier fort. Puis, doucement, ralentissant ses mouvements, elle entreprit de se retirer. Ma queue encore dure était poisseuse de mon jus mêlé à sa cyprine. Solange se recula, laissant une trainée de nos sécrétions sur ma cuisse, mon tibia, puis vint nettoyer ma queue avec sa bouche. C'était tellement excitant qu'une fois qu'elle eut fini, je décidai de lui rendre la pareille. Je l'allongeai, lui écartai les cuisses, puis avec la langue je vins commencer sa toilette.
— Oh mon dieu, que c'est cochon ! Tu ne trouves pas ?
Je laissais Solange sans réponse, continuant à glisser ma langue en elle, lapant nos sécrétions, avalant tout, dégustant nos jouissances respectives, appuyant aussi sur son petit clitoris encore très dur. Et en moins d'une minute, à fleur de peau, Solange jouit à nouveau, en serrant sa lèvre supérieure avec ses dents, son gros visage devenu presque rouge, brillant de transpiration s'apaisa doucement.
En riant, elle déclara.
— Angela n'est peut-être pas prête à autant d'amour.
— En tout cas, je me demande comment on pourra aborder la chose demain.
— Le plus simplement du monde, me dit-elle. En étant sincère.
(À suivre.)
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