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Couverture de Solange ma gironde logeuse, par horace23
Couverture de Solange ma gironde logeuse, par horace23
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
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Solange ma gironde logeuse — Chapitre 8 · Après tout ça

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Solange ma gironde logeuse

Chapitre 8 · Après tout ça

Solange, ma gironde logeuse (8)
Fin du chapitre précédent :
Merci vous deux. Cette année 1993 se termine comme je n'aurais jamais pu l'imaginer. Avec amour.
- Avec l'espoir d'un lendemain plus heureux, dis-je alors.
- Allons, faut vite qu'on se douche, dit Solange. J'ai faim et je ne veux pas râter les douze coups de minuit pour faire un vœu en gobant les grains de raisin.
- Et ça serait quoi votre vœu les filles ?
Les deux amies et maîtresses se regardèrent, et semblant penser à la même chose, elles éclatèrent de rire.
Suite :
Après tout ça...
Nous nous sommes tous les trois retrouvés dans la petite salle de bain. Angela et moi avons pris soin de Solange, protégeant ses résines avec des poches poubelles. Angela tenait la douchette et moi je m'occupais de laver la grosse sexagénaire. Solange écartait les cuisses pour me permettre de passer ma main savonneuse sur ses fentes poilues.
À l'eau se mêlait une cyprine lubrifiante. Mes doigts, passant dans sa large vulve, puis s'insinuant dans sa raie culière, massaient autant qu'ils lavaient. Mais pas question de « remettre le couvert » sans réellement profiter du repas avant. Le risque était d'être trop fatigués pour voir poindre minuit. Aussi, j'invitai Angela à rejoindre son amie dans la baignoire. Devenues toutes deux bien plus intimes, elles se serrèrent l'une contre l'autre, naturellement.
La grosse Solange et la maigrichonne Angela pressaient, l'une contre l'autre, leur poitrine si différente. J'avais l'impression qu'Angela pourrait disparaître dans les bourrelets de son amie. Elles semblaient vouloir se réchauffer, s'enlaçant au mieux. Angela se blottissait contre les rondeurs de ma gironde maîtresse. L'espagnole enserrait au mieux ses larges hanches, ne pouvant, avec sa fine carrure, complètement entourer la massive Solange.
Je pris le parti de laver aussi Angela. Je fis mousser toutes les parties de son corps. Je la sentis frissonner, submergée à la fois par les sensations de mes « caresses » savonneuses, par la chaleur partagée du corps de Solange et par la fraîcheur réelle de l'air de la salle de bain. Je n'en perdais pas une miette. J'admirais ces deux corps qui avaient vécu. Angela, comme Solange me présentaient toute leur intimité, l'entièreté de leur anatomie de vieilles dames. Je prenais ça comme une marque de confiance extrême.
La honte n'était plus de mise entre nous. Les chairs pendantes, les rides, les parties flasques, la petite poitrine mole aux larges aréoles sombres de l'une, les larges mamelles tombantes aux petits tétons roses, à peine visibles à cause de la courbure des seins, de l'autre, les aspérités de leur vieille peau, les grains de beauté en relief, les toisons fournies, un fessier plat et décharné pour Angela, un énorme derrière plein de cellulite pour Solange, toute cette profusion de singularités, l'excès lié à la vieillesse, se dévoilaient à moi, dans un naturel qui me touchait.
Moi-même je ne me préoccupais pas de dévoiler mon sexe en semi-érection, mon ventre rebondi, mes poils qui couraient un peu partout sur mon corps, y compris sur mes poignées d'amour et mes épaules. Aucun ne jugeait l'autre. Et même, c'était le contraire, nous nous trouvions parfaits les uns pour les autres. Notre différence d'âge était balayée par notre bienveillance mutuelle, par notre réelle envie de nous procurer plaisir et affections.
Je dirigeai enfin le jet chaud de l'eau sur elles. Une fois les traces de nos ébats et notre transpiration disparues, remplacées par l'odeur du gel douche et la douceur de nos peaux revigorées, Angela aida Solange à se rhabiller, alors que j'étais passé à leur place, dans la baignoire. En prenant le temps de nous observer, je compris que tout ça démontrait qu'il serait facile de vivre ensemble, de partager avec Angela notre intimité, notre quotidien. Alors que j'étais dans mes pensées, Angela se tourna vers moi et gentiment m'apporta une serviette. Elle m'aida à m'essuyer, prenant soin de moi comme j'avais pris soin d'elle ou de Solange.
Une fois retournés dans la salle à manger, nous profitâmes de notre soirée. Mais tout du long de nos conversations, une tension sexuelle palpable était perceptible. Solange et moi avons raconté, avec nos mots, comment nous en étions venus à nous aimer. Comment nous étions devenus amants. D'entendre Solange revenir sur notre découverte mutuelle, sur nos conversations de petits-déjeuners, sur son envie de me plaire, renforça mes sentiments pour elle.
Angela m'aida à faire manger Solange, tout en continuant nos discussions, comme si c'était naturel. De temps en temps les deux mamies s'effleuraient les doigts, se regardaient dans les yeux d'une manière toute différente, comme si déjà elles nouaient des sentiments bien plus forts qu'une simple amitié d'un cercle de joueuses de belote.
— Vous savez que vous êtes belles comme ça ?
— Comment « comme ça » ? demanda Solange, intriguée.
— A vous dévorer des yeux. C'est beau de voir la force de vos sentiments naître dans vos échanges de regards.
— T'es devenu un poète, Santi ? rétorqua-t-elle, autant amusée que touchée.
— C'est sûrement la sangria et le vin, renchérit Angela presque en riant.
Cela faisait plaisir à voir. La vieille femme dévastée, accablée par la vie, se laissait porter par l'instant présent.
On parla aussi de nos habitudes de se faire la lecture, de notre quotidien, puis on dériva sur mes études, sur ma famille, puis de fil en aiguille, sur les craintes d'Angela au sujet de se retrouver encore plus seule alors que son mari ne la reconnaissait plus.
La soirée passa à vitesse grand V. On en était tout juste au dessert quand on s'aperçut qu'il était presque minuit. On fit une pause avec la forêt noire, et on égraina douze raisins chacun. L'idée était d'en manger un sur chaque coup de cloche de minuit. Mais comme on n'avait pas envie de se presser, ou de s'étouffer, on mangea nos grains en faisant un vœu pour la nouvelle année, bien moins vite qu'un grain par seconde.
Quand les klaxons commencèrent à se faire entendre au loin, on comprit que 1994 venait de pointer son nez. On s'enlaça. J'embrassai Solange, puis embrassai Angela, d'un doux baiser sur leurs joues.
— Bonne année vous deux ! déclara Solange, le sourire aux lèvres.
— Bonne année. Que très vite on puisse t'enlever les résines, dis-je sincèrement.
Angela remplit à nouveau nos verres de vin rouge, et on trinqua, vraiment joyeux. On engloutit le reste du gâteau et les deux amies s'assirent dans le canapé. J'en profitais pour écouter leur conversation, pour rebondir en posant des questions, tout en rangeant la vaisselle sale, les couverts, la nappe et les serviettes, à la cuisine.
Alors que j'entamai la vaisselle, je pensais à ces derniers jours, laissant Solange et Angela à leur conversation, dans la pièce d'à-côté. C'est le silence qui me fit sortir de ma rêverie, les deux femmes ne parlaient plus… Je laissai ce que je faisais et jetai un œil à la porte du salon.
Je trouvais Solange assise et Angela s'était allongée, en position fœtale, la tête posée sur les cuisses de son opulente amie, le visage tourné et enfoui contre son gros ventre. Solange, du bout des doigts, effleurait la chevelure teinte en noir d'Angela, dans un geste apaisant, caressant.
Solange me regarda, radieuse. Toute peur de la voir un jour délaissée, sans autre compagnie, s'évapora chez moi. Angela allait emménager ici, pourrait bénéficier de la présence de Solange, comme Solange pourrait oublier toute cette solitude qui lui pesait avant ma venue dans sa maison. Et moi, je savais que je pourrais faire partie de ce trouple, finalement très moderne pour les années 90, sans peur de faire du mal à ma gironde logeuse, mon amante, mon amie. Je lui souriais en retour, et comprenant peut-être à quoi je pensais, elle me fit un signe de tête d'approbation.
Je retournai à la cuisine, laissant les deux mamies se reposer à la chaleur l'une de l'autre.
Quand la vaisselle fut terminée, je retournai vers le salon, mais elles n'étaient plus là. Je les trouvai dans la chambre de Solange, toutes deux sous les couvertures. Visiblement, elles m'attendaient.
— Tu nous rejoins ? dit Solange.
— Je sais pas s'il y aura assez de place pour nous ? Et surtout si le lit va résister…
— On peut se serrer et… S'emboiter, osa dire Angela du bout des lèvres.
Elle écarta les couvertures, et je les découvris, nues. Angela avait une main qui agrippait la large cuisse de son amie. Je les regardais avec toute l'envie qui montait en moi. J'observais leurs sexes au naturel, presque hirsutes, qui me faisaient tant d'effet. Je m'empressais de me déshabiller, découvrant mon sexe déjà dur.
J'avais autant envie de plonger contre le corps gras et ample de Solange, de pétrir ses chairs, ses rondeurs, ses bourrelets, de soupeser ses énormes seins qui pendaient de chaque côté de son torse, que d'enserrer le corps décharné et rectiligne de la vieille Espagnole, de lui transmettre ma chaleur, d'engloutir dans ma bouche ses petits seins flasques et de jouer à lécher ses larges aréoles sombres.
Les deux grands-mères s'offrirent à moi sans retenue. Elles replièrent leurs jambes et écartèrent leurs cuisses toutes les deux. Je pénétrai d'abord dans l'antre d'Angela, dont l'une des cuisses était posée sur celle de son amie. Alors que j'enfonçais mon membre dans la chaleur de ses chairs, les deux amies fusionnèrent leur bouche. Leur baiser devint bruyant, érotique, humide. Angela ayant du mal à retenir de petits cris de plaisir à chaque fois que je m'enfonçai au plus profond de son intimité. Solange la retenait en lui mordillant la lèvre inférieure, en la laissant à peine reprendre son souffle.
À chacun de mes coups de reins, les deux femmes étaient secouées en même temps. Je voyais leur peau parcourue par quelques soubresauts, leur poitrine épousant le mouvement, l'une avec un léger tressautement, l'autre avec des mamelles qui s'animaient comme des boas en pleine danse. À chaque enfoncement, ma toison pubienne rejoignait celle d'Angela dans un claquement sec qui se répétait. Puis ce bruit se fit plus moite, accompagné d'un clapotis alors que ma queue se couvrait d'une épaisse mouille produite en quantité par la vieille Espagnole. À chaque mouvement de recul, son clitoris luisant, gonflé par le plaisir, s'imposait à mon regard voyeur. Quelques fils visqueux nous reliaient l'un à l'autre.
Angela gémissait de plus en plus. Solange changea de position, et vint, du bout des doigts, pincer doucement les longs tétons très sensibles de son amie. Ses larges aréoles sombres s'étaient contractées et durcies à mesure que le plaisir montait en elle. Angela gémissait de plus en plus fort.
— Madre mia ! Madre mia ! Que c'est bon ! Que j'aime ça. Madre mia !
Solange descendit plus bas, frolla le ventre d'Angela, puis vint poser ses doigts sur l'énorme clitoris de son amie. Je m'écartai un peu pour ne pas venir complètement percuter le bout de sa main, je m'enfonçai plus doucement, profitant du spectacle de ces deux grand-mères qui se découvraient l'une l'autre.
Solange vint enduire son index dans l'épaisse mouille qui débordait lors de ma pénétration. Puis, délicatement, commença à masturber Angela. Elle jouait avec son clitoris, alors que je continuais d'entrer dans sa chatte si chaude, si serrée. Le bouton si sensible était devenu un gland gonflé, brillant, complètement sorti de son capuchon si long. Les mouvements de Solange accentuèrent immédiatement le plaisir de son amie.
— Je vais exploser, cria alors Angela. Ça monte, ça vient ! Oh que c'est bon !
Puis tout à coup ce fut le chaos. Sa jouissance éclata. Elle se mit à trembler, je sentis son vagin se contracter. L'espagnole sembla se débattre, comme un pantin désarticulé qui ne contrôlerait plus rien. Solange écarta ses doigts pour laisser Angela reprendre son souffle, alors que des vagues de plaisir continuaient à venir la percuter et la faire se trémousser. Ses aréoles n'étaient presque plus visibles, contractées au maximum par le déferlement orgasmique.
— Madre mia ! Que calor ! Que m'avez-vous fait ?
Je me retirai d'Angela, ma queue toujours tendue au maximum et recouverte d'une crème blanche. Solange vint aussitôt me prendre en bouche. Elle engloutit ma verge, la lécha, suçotta le gland turgescent, lapa littéralement les résidus de mouille de son amie. Je sentis par cette fellation si forte que ma grosse maîtresse était extrêmement excitée.
Je vins l'embrasser et dans un même mouvement je réussis à m'allonger sur le lit, sur le dos.
— Viens sur moi mon cœur, demandai-je à Solange.
Cette dernière se redressa et, écartant ses grosses cuisses par dessus mes hanches, me chevaucha. Au début, elle commença par simplement se frotter à moi, à laisser ma hampe venir caresser ses lèvres trempées. Je sentais ses poils passer sur toute ma longueur. Puis j'attrapai ses larges fesses pour venir la presser plus fort contre moi, tant et si bien que tout à coup mon membre la pénétra.
Solange était brulante. Elle commença à imprimer un mouvement de hanches, une sorte d'ondulation du bassin qui me maintenait en elle tout en lui permettant de frotter son petit clitoris contre ma toison. Je voyais les longues et grosses mamelles de Solange se balancer à son rythme. Angela sembla attirée par ces seins flasques mais volumineux. Elle s'approcha de son amie de belote, devenue bien plus, et l'embrassa tout en soupesant sa poitrine, tout en malaxant cette chair si douce. Je décidai alors d'en profiter.
J'agrippai Angela par les hanches et l'aidai à venir se positionner face à Solange.
— Viens pas ici s'il te plait…
Angela comprit ce que je voulais. Elle aussi écarta ses cuisses et vint se positionner au-dessus de moi. Je l'aidai à descendre et à venir écraser sa chatte contre ma bouche.
Angela s'assit sur mon visage, faisant face à son amie, qui elle, chevauchait mon sexe.
Aussitôt je commençai à frotter mes joues contre son intimité, à tendre ma langue pour venir laper ses chairs. Je trouvai son orifice encore suintant de sa cyprine, plongeai ma langue jusqu'au plus profond possible. Ma position singulière me cachait la vue sur les deux amies. Très vite Angela accompagna mon cunnilingus en se frottant contre moi, glissant doucement ses lèvres jusque sur mon menton. Au passage je titillais son clitoris qui grossissait déjà à nouveau. Quelquefois mon nez vint se loger dans sa raie culière, tout proche de son anus.
Solange accéléra ses manœuvres, gémissant de plus en plus, mais ses soupirs se perdaient dans la bouche d'Angela. Les deux grands-mères devaient s'embrasser goulument. Ma queue glissait de plus en plus vite dans sa large chatte, sans jamais en ressortir. Solange se frottait de plus en plus vite à moi, emprisonnant mon sexe en elle. Son poids contre moi, le sexe de son amie sur mon visage, les bruits que produisaient les deux femmes avec leurs langues, tout ça décupla mes sensations et mon excitation.
Angela avait un goût plus marqué que les sécrétions de Solange. J'aimais ça. Je sentis son humidité suinter sur mon visage. Elle ondulait de plus en plus son bassin pour devancer mes coups de langue. Ses poils contre mes lèvres, sa cyprine devenue crémeuse qui nous reliait l'un à l'autre, mon nez qui percutait son anus, firent monter mon plaisir.
Solange semblait elle aussi être sur le point d'exploser. Elle accéléra encore ses coups de reins contre moi. Je percevais un clapotis à chaque frottement, à chaque mouvement de son bassin. Puis tout à coup, ce fut l'ouverture des fontaines de Versailles. Solange hurla, se retira de moi et lâcha plusieurs jets de plaisir qui vinrent inonder mon bas-ventre et nos draps.
— Oh que c'est bon mon cœur ! Oh mon Dieu je gicle, je gicle fort, commentait-elle. Aaaah !
Puis elle réenfonça ma queue en elle, et c'est moi qui explosai alors. Mon orgasme était fulgurant, il me fit trembler, j'enfonçais mes doigts sur les cuisses d'Angela toujours assise sur mon visage. Je donnai encore quelques coups de reins plus forts, plus marqués, pour me vider complètement dans le si doux vagin de Solange. J'attrapai les hanches d'Angela et la compressai contre ma bouche, accentuant ma dégustation de sa chatte, enfonçant entre mes lèvres son gros clitoris que je vins sucer de plus belle.
Angela se cambra et hurla elle aussi son orgasme, si fortement, qu'il aurait pu être entendu de la rue.
Nos corps avaient su se donner un tel plaisir qu'il nous fallut quelques minutes pour reprendre nos esprits. Les deux mamies se blottirent contre moi. On se recouvrit des couvertures et du drap trempé par nos sécrétions pour ne pas attraper froid. On reprit doucement une respiration plus lente, plus calme. J'avais une main sur une cuisse de chacune d'elles.
Pour la première fois, nous dormîmes dans le même lit, blottis, serrés les uns contre les autres.
Dès le lendemain, j'aidai Angela à rapporter ses valises de l'hôtel et à aménager. Je lui laissai un côté de penderie, et nous avons convenu que les deux chambres seraient pour nous trois. Peu importait comment on les occuperait, on ne fixa aucune règle pour savoir qui dormirait avec qui chaque soir. Solange ayant tout de même précisé qu'elle ne voulait pas que j'arrive fatigué en cours, et que j'échoue à mes examens, si proches maintenant, simplement du fait de notre « organisation ». Aussi, dès le début de semaine, je retournais dormir dans la chambre du haut, laissant Solange et Angela partager la même couche. Cela ne nous empêcha aucunement de faire l'amour, à deux ou à trois, chaque jour.
Tout cela se fit le plus naturellement du monde. Et c'est serein que je repris les cours, sachant que Solange n'était plus seule. Que Angela non plus n'était plus seule. Et qu'elles pouvaient désormais prétendre à l'Amour, avec grand A.
À la fin de ma semaine de reprise, Angela accompagna ma gironde logeuse à l'hôpital pour voir si les résines pouvaient être enlevées.
Ce soir-là, quelle ne fut pas ma surprise, en entrant, de voir que Solange était derrière les fourneaux. Elle se tenait dos à moi, remuant une sauce maison dans une casserole, juste vêtue d'un tablier de cuisine. Ses énormes fesses et son dos bien gras laissés libres de tout regard, de toute convoitise. Angela, non loin, équeutait des haricots, elle-même à peine couverte par des sous-vêtements en dentelle. Les deux amantes avaient dû fêter la fin du calvaire de Solange en m'attendant.
En me voyant arriver, Angela me sourit.
— Le chirurgien a été impressionné par la vitesse de récupération de Solange. Mais il faut qu'elle s'économise quand même. Aussi, on a juste regardé un film en rentrant.
Solange se retourna, souriante, me montrant ses bras, libres de toute contrainte.
— Tu me l'avais caché ce film-là, dit-elle.
Je jetai un œil par la porte du salon, et je vis le sac opaque du sexshop et le boitier de la VHS pornographique achetée le jour où Angela était venue voir Solange. Ce paquet que j'avais oublié dans un tiroir de la cuisine comportait aussi un tube de lubrifiant que je vis posé sur la table basse du salon.
— On pensait regarder la suite avec toi, dit ma gironde logeuse, tout sourire.
— Je peux vous aider à faire quoi pour la cuisine ?
Solange s'approcha de moi et commença à déboutonner mon gros manteau d'hiver.
— Pour bien cuisiner, il faudrait te mettre plus à l'aise, non ?
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Chapitre 9 · La fin de l'histoire
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