Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Chambre chez l'habitante — Chapitre 2
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Chambre chez l'habitante
Chapitre 2
Ils me mettaient sur les rotules. Parce qu'ils baisaient souvent. Pour ainsi dire tous les jours. Le plus souvent le soir, mais aussi, parfois, le matin. Juste avant de se lever. J'adorais. Parce qu'aussitôt après, elle descendait déjeuner avec moi. Et qu'elle était encore toute bouffie de plaisir, les yeux cernés, les lèvres gonflées. J'imaginais alors sa chatte, encore tout imprégnée de la forme de la queue qu'elle venait d'accueillir. Et moi, de mon côté, j'étais encore tout enveloppée du plaisir que je m'étais donné en l'écoutant miauler le sien. Tout ça avait un petit côté surréaliste. Parce que, tout en déjeunant, on parlait. De choses et d'autres. Banales. Indifférentes. De la fac. De ses profs. De ses camarades. De ses parents. Qui vivaient là-bas, à Guéret, dans la Creuse. Qui étaient tellement vieux jeu. Qui ignoraient jusqu'à l'existence d'Ugo.
‒ Il en ferait un infarctus, mon père, de savoir que je couche avec un mec sans être mariée.
‒ Il en ferait un infarctus, mon père, de savoir que je couche avec un mec sans être mariée.
Elle se sentait de plus en plus en confiance avec moi. Et d'Ugo, justement, elle s'était progressivement mise à me parler.
‒ Je sais pas vraiment où ça va, tous les deux. Et j'essaie de pas trop me poser la question. Pour le moment, on est bien ensemble. C'est l'essentiel. Après, on verra bien.
Elle se la posait quand même, la question.
‒ Il est tellement secret. Jamais t'arrives à savoir ce qu'il pense. S'il veut que ça dure, nous deux, ou bien s'il en a rien à battre. Ça m'agace ! Non, mais comment ça m'agace !
‒ Je sais pas vraiment où ça va, tous les deux. Et j'essaie de pas trop me poser la question. Pour le moment, on est bien ensemble. C'est l'essentiel. Après, on verra bien.
Elle se la posait quand même, la question.
‒ Il est tellement secret. Jamais t'arrives à savoir ce qu'il pense. S'il veut que ça dure, nous deux, ou bien s'il en a rien à battre. Ça m'agace ! Non, mais comment ça m'agace !
Au début, Ugo s'était contenté de dormir, là, avec elle, et s'enfuyait, au matin, sans demander son reste.
‒ Il veut pas avoir l'air de s'incruster, ça le gêne.
Et puis, peu à peu, il s'était apprivoisé. Il s'était mis à se doucher avant de s'en aller. À trois ou quatre reprises, il avait même pris son petit déjeuner avec nous. Il était certes réservé, mais d'une conversation somme toute agréable.
‒ Il veut pas avoir l'air de s'incruster, ça le gêne.
Et puis, peu à peu, il s'était apprivoisé. Il s'était mis à se doucher avant de s'en aller. À trois ou quatre reprises, il avait même pris son petit déjeuner avec nous. Il était certes réservé, mais d'une conversation somme toute agréable.
Un dimanche qu'ils s'étaient levés très tard tous les deux, je leur ai proposé de rester manger à midi avec moi. Et on a passé une bonne partie de l'après-midi ensemble. Ce qui a ravi Melline.
‒ C'est un peu comme s'il acceptait d'être vraiment en couple avec moi, dans un sens.
Il s'est finalement installé chez moi avec elle. Il a apporté des vêtements. Une console.
‒ Ça dérange pas ?
Non, bien sûr que non, ça dérangeait pas.
Et on a pris notre petite vitesse de croisière tous les trois.
‒ C'est un peu comme s'il acceptait d'être vraiment en couple avec moi, dans un sens.
Il s'est finalement installé chez moi avec elle. Il a apporté des vêtements. Une console.
‒ Ça dérange pas ?
Non, bien sûr que non, ça dérangeait pas.
Et on a pris notre petite vitesse de croisière tous les trois.
* * *
Et puis il y a eu ce dimanche soir-là. On avait passé l'après-midi ensemble. À marcher.
‒ Il faut marcher. On marche pas assez.
Le soir, ils étaient allés se coucher de bonne heure.
‒ On est crevés.
Ils ne l'étaient pas tant que ça, vu qu'ils se sont presque aussitôt lancés dans une partie de jambes en l'air endiablée. Qui ne m'a pas laissée de marbre. Je ne maîtrisais plus rien. Je ne contrôlais plus rien. J'étais dans un état second. Je me cabrais sur le lit. Je m'enfilais. Je hurlais. J'étais possédée.
‒ Il faut marcher. On marche pas assez.
Le soir, ils étaient allés se coucher de bonne heure.
‒ On est crevés.
Ils ne l'étaient pas tant que ça, vu qu'ils se sont presque aussitôt lancés dans une partie de jambes en l'air endiablée. Qui ne m'a pas laissée de marbre. Je ne maîtrisais plus rien. Je ne contrôlais plus rien. J'étais dans un état second. Je me cabrais sur le lit. Je m'enfilais. Je hurlais. J'étais possédée.
Le lendemain matin, on a déjeuné, tous les trois, comme si de rien n'était. Mais quand Ugo a été parti…
‒ Eh, ben, dites donc !
‒ Quoi ? Qu'est-ce qu'il y a ?
‒ Ah, ça vous met dans tous vos états, hein, de nous entendre, ça, on peut pas dire.
Inutile de nier. Elle ne m'aurait évidemment pas crue.
‒ Remarquez, je m'en doutais bien un peu, hein ! À être tout à côté comme ça ! Sans compter que vous n'avez pas de mec. Que vous n'en avez jamais eu, si ça tombe.
‒ Oh, quand même, si !
‒ Oui, oh, de toute façon, moi, ça me gêne pas que vous vous branliez en nous écoutant baiser. Au contraire, même. Ça t'a un de ces petits côtés excitant !
‒ Et Ugo ?
‒ Je sais pas, Ugo. C'est toujours difficile de se faire une idée avec lui. On sait jamais ce qu'il pense. Il en parle pas en tout cas. J'ai même parfois l'impression qu'il se rend compte de rien.
‒ Eh, ben, dites donc !
‒ Quoi ? Qu'est-ce qu'il y a ?
‒ Ah, ça vous met dans tous vos états, hein, de nous entendre, ça, on peut pas dire.
Inutile de nier. Elle ne m'aurait évidemment pas crue.
‒ Remarquez, je m'en doutais bien un peu, hein ! À être tout à côté comme ça ! Sans compter que vous n'avez pas de mec. Que vous n'en avez jamais eu, si ça tombe.
‒ Oh, quand même, si !
‒ Oui, oh, de toute façon, moi, ça me gêne pas que vous vous branliez en nous écoutant baiser. Au contraire, même. Ça t'a un de ces petits côtés excitant !
‒ Et Ugo ?
‒ Je sais pas, Ugo. C'est toujours difficile de se faire une idée avec lui. On sait jamais ce qu'il pense. Il en parle pas en tout cas. J'ai même parfois l'impression qu'il se rend compte de rien.
À compter de ce jour-là, les choses ont radicalement changé entre elle et moi. Jusque-là, elle était toujours descendue petit-dejeuner en pyjama. Elle le faisait désormais en petite culotte et soutien-gorge. Ou bien revêtue d'une nuisette affriolante sous laquelle les seins étaient libres et le triangle noir du pubis parfaitement visible. Une façon de me mettre un peu plus en appétit encore ?
Et elle m'interrogeait.
‒ Alors, vous vous l'êtes fait hier soir ?
Elle n'attendait pas la réponse, haussait les épaules.
‒ Je vois pas pourquoi je vous demande n'importe comment. Je suis bien tranquille que c'est chaque fois qu'on baise que vous vous le faites. Et là, on vous a gâtée hier soir, non ? Ça a donné, vous avez entendu ça ? Faut dire que, quand on commence par une branlette espagnole, monsieur, ça le met dans tous ses états. Et après, j'ai plus qu'à tirer les marrons du feu. C'est Noël.
Et elle m'interrogeait.
‒ Alors, vous vous l'êtes fait hier soir ?
Elle n'attendait pas la réponse, haussait les épaules.
‒ Je vois pas pourquoi je vous demande n'importe comment. Je suis bien tranquille que c'est chaque fois qu'on baise que vous vous le faites. Et là, on vous a gâtée hier soir, non ? Ça a donné, vous avez entendu ça ? Faut dire que, quand on commence par une branlette espagnole, monsieur, ça le met dans tous ses états. Et après, j'ai plus qu'à tirer les marrons du feu. C'est Noël.
Elle saisissait désormais la moindre occasion pour s'étendre complaisamment sur leurs pratiques sexuelles.
‒ Le plus souvent, c'est en missionnaire, moi avec les pattes par-dessus ses épaules. Ou bien alors les jambes écartées et carrément en l'air. À angle droit. Ça t'a un petit côté lubrique super excitant.
Elle appréciait également la levrette.
‒ C'est une saillie en fait. Tu te sens complètement femelle.
À laquelle ils se livraient le plus souvent sur le tapis. Devant l'armoire à glace.
‒ Que je voie sa tête. Que je voie la mienne. Et que je le voie donner ses coups de boutoir.
Dans le derrière, ils avaient encore jamais essayé.
‒ J'appréhende. Parce qu'avec Nino, le type que j'avais avant, ça me faisait hyper mal. Et sa queue, à Ugo, elle est encore plus épaisse. Alors il a beau me dire qu'on mettra plein de gel et qu'il ira très doucement, je suis pas vraiment rassurée.
Ce qu'elle aimait aussi, c'était le sucer.
‒ C'est même mon petit péché mignon, ça. C'est toi qui mènes le jeu. À ta guise. À ton rythme. Tu conclues comme tu veux. Où tu veux. Tu l'as en ton pouvoir, le mec, en fait.
Ça m'excitait de l'écouter en parler. De pouvoir les imaginer. Elle le savait. Elle en jouait. Et elle concluait.
‒ C'est pas désagréable du tout, pour moi, de savoir que tu te tripotes pendant qu'on s'envoie en l'air. Ça me met même sacrément du piment.
‒ Le plus souvent, c'est en missionnaire, moi avec les pattes par-dessus ses épaules. Ou bien alors les jambes écartées et carrément en l'air. À angle droit. Ça t'a un petit côté lubrique super excitant.
Elle appréciait également la levrette.
‒ C'est une saillie en fait. Tu te sens complètement femelle.
À laquelle ils se livraient le plus souvent sur le tapis. Devant l'armoire à glace.
‒ Que je voie sa tête. Que je voie la mienne. Et que je le voie donner ses coups de boutoir.
Dans le derrière, ils avaient encore jamais essayé.
‒ J'appréhende. Parce qu'avec Nino, le type que j'avais avant, ça me faisait hyper mal. Et sa queue, à Ugo, elle est encore plus épaisse. Alors il a beau me dire qu'on mettra plein de gel et qu'il ira très doucement, je suis pas vraiment rassurée.
Ce qu'elle aimait aussi, c'était le sucer.
‒ C'est même mon petit péché mignon, ça. C'est toi qui mènes le jeu. À ta guise. À ton rythme. Tu conclues comme tu veux. Où tu veux. Tu l'as en ton pouvoir, le mec, en fait.
Ça m'excitait de l'écouter en parler. De pouvoir les imaginer. Elle le savait. Elle en jouait. Et elle concluait.
‒ C'est pas désagréable du tout, pour moi, de savoir que tu te tripotes pendant qu'on s'envoie en l'air. Ça me met même sacrément du piment.
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