Réel
Bi
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Clara, la genèse d'une vie libertine — Chapitre 8 · Clara prend les commandes
Auteur
Clara, la genèse d'une vie libertine
Chapitre 8 · Clara prend les commandes
En rentrant chez moi cette nuit-là, j’avais la tête qui tournait. Mais surtout… j’avais maintenant un candidat parfait à proposer à Clara.
Et je savais déjà que cette idée allait la rendre folle de désir.
À l’automne 1989, nous invitâmes Patrice. Ce soir-là, Clara révéla un peu plus cette facette dominatrice qui, loin de m’effrayer, m’excitait de plus en plus…
Dès le lendemain matin, je me rendis chez Clara. Ses parents étaient partis pour la journée et Nathalie n’était visiblement pas à la maison. Elle m’accueillit en me couvrant de baisers, juste vêtue d’un long t-shirt, sans rien en dessous.
— Bonjour mon amour, tu viens de te lever ?
— Oui, j’en ai profité pour faire la grasse matinée.
— Écoute, j’ai quelque chose à te dire.
— Oh là, tu me parais bien sérieux tout à coup.
— Non, rien de grave, ne t’inquiète pas.
Je lui racontai tout : les deux soirées chez Patrice, le porno, les branlettes, les bouches, les doigts, les langues… Clara m’écoutait, les yeux brillants d’excitation, les lèvres entrouvertes.
— Incroyable, dis donc, tu m’as trompé avec tes potes !
— Non, ce n’est pas ce que tu crois et c’est toi qui m’as mis ça dans la tête !
Elle éclata de rire et me sauta dessus.
— Je plaisante, idiot ! C’est incroyable… Mon seul regret, c’est de ne pas avoir été là pour voir ça.
— Justement, c’est là où je voulais en venir. J’ai pensé qu’on pourrait inviter Patrice.
— Oui pourquoi pas, mais je n’ai pas vraiment l’impression qu’il m’apprécie beaucoup, c’est à peine s’il me dit bonjour.
— Je sais, c’est un grand timide. Je suis sûr que tu sauras le décoincer.
— Et tu ne seras pas jaloux ? demanda-t-elle avec un sourire coquin.
— Tu as été jalouse de Justine ?
— Non, ce n’est pas faux, je sais qu’entre nous c’est solide.
— Et tu sais bien que tu peux faire absolument tout ce que tu veux de moi.
— Je sais... et c’est bien ce que je compte faire tout de suite !
Elle m’enlaça, me fit basculer sur le lit et me fit l’amour avec une fougue presque animale, comme si elle voulait marquer son territoire avant de partager.
Les jours qui suivirent me parurent interminables. J’imaginais sans cesse la scène, le regard de Clara, la timidité de Patrice, et chaque fois mon cœur s’accélérait. Je me surprenais à rejouer mentalement les mots que j’allais leur dire. Quand le mercredi arriva enfin, j’avais presque l’impression d’avoir déjà vécu ce qui allait se passer.
Le jour venu, je passai chercher Patrice. J’avais pris soin de lui parler pour ne pas le prendre au dépourvu, en insistant bien sur le petit fantasme de Clara. S’ensuivit une longue discussion. Patrice, timide et réservé, ne se sentait pas de se retrouver avec nous pour tenir la chandelle. Il m’en voulait aussi de lui avoir raconté nos soirées.
— Tu te fous de moi, Paolo… Tu veux vraiment que je vienne ?
— Clara en a envie. Et moi aussi.
Il baissa les yeux.
— Et si je… si je n’y arrive pas ?
— Tu n’es obligé à rien. On arrête dès que tu veux.
Il resta silencieux un moment, puis murmura :
— D’accord… mais j’ai la trouille.
Il avait fini par accepter, à la fois curieux et terrifié.
Quand nous arrivâmes chez Clara, elle était seule, comme prévu. L’ambiance était plutôt glaciale. Patrice osa à peine la regarder en lui faisant la bise. Il lui fit pourtant un compliment timide sur sa petite robe légère.
Nous étions tous les trois dans la chambre, un verre de jus de fruits à la main, quand je décidai de briser la glace :
— Bon alors... on se fait un Monopoly ?
Tout le monde éclata de rire, même Patrice qui prit enfin la parole.
— Je sais que Paolo t’a parlé de nos soirées...
— Oui... vous vous êtes bien amusés apparemment.
— Motus et bouche cousue, hein Clara !
— Promis. De toute façon, je n’ai rien vu… mais j’aimerais bien rattraper ça.
Clara s’approcha de moi, m’embrassa langoureusement et commença à me déshabiller. Je lui retirai sa robe. Patrice nous regardait, hypnotisé par le corps nu et parfait de Clara.
— Qu’est-ce que tu es belle… murmura-t-il, rouge comme une pivoine.
— Merci... Et toi, tu ne te déshabilles pas ?
Clara s’approcha de lui avec douceur et lui retira tous ses vêtements un à un. Il tenta de cacher son érection déjà bien visible.
— Dis donc Patrice, c’est moi ou c’est Paolo qui te fait cet effet-là ? Ne te cache pas, on est entre amis.
Elle revint près de moi, s’agenouilla et attrapa ma verge dure. Elle me branla lentement en regardant Patrice droit dans les yeux, puis lécha mon gland avant de m’engloutir entièrement.
Ses va-et-vient étaient longs, profonds, humides. Sans quitter Patrice du regard, elle lui fit signe d’approcher.
— Il paraît que tu aimes ça... Viens le sucer.
Hypnotisé, Patrice s’agenouilla à côté d’elle. Je vis le sourire de Clara s’élargir. Ce petit rictus de satisfaction que je connaissais si bien quand elle était excitée apparut sur son visage. Elle me regarda un instant, les yeux brillants, puis guida la tête de Patrice. Il ouvrit la bouche et prit ma queue entre ses lèvres.
Elle attrapa les cheveux de Patrice et le força à descendre plus profond, tout en saisissant sa verge pour le branler lentement. Elle lui caressa les couilles, le périnée, puis commença à masser délicatement sa rosette.
Patrice eut un mouvement de recul. Il releva légèrement la tête, le regard un peu perdu.
— Attends… je…
Clara lui caressa la joue du bout des doigts.
— Tu veux qu’on arrête ? demanda-t-elle calmement.
Il secoua la tête, presque trop vite.
— Non… non, continue.
Elle sourit et le guida de nouveau.
— Tu vas voir Pat... Je vais te faire découvrir des sensations que tu n’imagines même pas.
Elle se pencha et prit le sexe de Patrice en bouche, elle mit un peu de salive sur ses doigts, et glissa doucement un doigt en lui. Il sursauta et se retourna vers elle.
— Qu’est-ce que tu fais ?
— Je vais te faire du bien, demande à Paolo, il adore ça !
— Ne t’inquiète pas, Clara sait ce qu’elle fait. Tu vas voir comme c’est bon.
— D’accord, vas-y doucement, ne me fais pas mal.
Patrice, perturbé par la tournure que les événements étaient en train de prendre, mais déjà trop excité par Clara qui lui avait repris le sexe en bouche, sentit son corps se figer. Il resta immobile un long moment, les muscles de ses fesses contractés. Je le sentais hésiter. Je pouvais percevoir la tension dans ses cuisses, le tremblement léger de ses hanches. Puis, très lentement, il relâcha un peu la tension.
— Vas-y… mais doucement, hein, murmura-t-il.
Clara fit un signe de tête et reprit ses mouvements avec une extrême lenteur. Patrice gémit, mais cette fois ce n’était plus seulement de surprise.
Elle ne se pressa pas. Chaque mouvement était mesuré, presque tendre, comme si elle voulait lui laisser le temps de s’habituer à la sensation. Puis elle commença de lents va-et-vient. Un deuxième doigt rejoignit le premier. Patrice gémit, écarta lui-même ses fesses et se mit à me sucer avec encore plus d’ardeur.
Clara se redressa derrière lui, le pilonnant maintenant vigoureusement avec ses doigts. Son expression changea soudain. Je reconnus immédiatement ce regard : celui qu’elle avait quand elle prenait les commandes. Un frisson me parcourut. La voir ainsi, si sûre d’elle, me troublait autant qu’elle m’excitait.
— Vas-y Pat, suce-le bien.
Trop concentré sur ce qu’il faisait, Patrice perdit peu à peu de sa raideur. Je le sentis faiblir dans la bouche de Clara. Elle s’en rendit compte immédiatement. Elle ralentit, releva légèrement la tête et le regarda. Son visage se durcit. Ce n’était plus le sourire coquin d’avant : quelque chose de plus ferme, plus assuré, était apparu dans ses yeux. Elle retira doucement sa bouche, passa la langue sur sa lèvre inférieure, puis d’une voix basse, presque douce mais qui ne laissait aucune place à la discussion :
— Dis donc… c’est devenu tout mou.
Elle posa deux doigts sous son menton pour le forcer à la regarder.
— Mais ton cul, lui, est bien ouvert.
Elle tourna la tête vers moi, le regard brillant.
— Paolo… tu vas me prendre.
Elle se redressa, prit Patrice par la main et le guida vers le lit. Elle le fit allonger et se mit à quatre pattes au-dessus de lui, en position du 69. Elle me regarda avec son regard vicieux, le sourire aux lèvres, et recommença à le sucer en lui introduisant à nouveau un doigt dans son anus.
Patrice ne tarda pas à retrouver de la vigueur. Ses mains parcouraient le corps de Clara, passant de sa chatte à ses seins, revenant sur ses fesses. Il lui doigta le vagin profondément. Ses lèvres étaient humides et luisantes de cyprine.
Je me levai pour me placer derrière Clara et m’enfonçai en elle, lentement. Son vagin était déjà bien lubrifié et je n’eus aucune peine à m’y engouffrer jusqu’à la garde. Elle gémit et se retourna vers moi.
— Oh oui, vas-y, c’est bon, baise-moi !
Je ne réalisais pas ce qui était en train de se passer. Ou plutôt si : je le réalisais parfaitement, et c’était vertigineux. La regarder orchestrer tout ça me remplissait d’une fierté étrange, mêlée d’un désir encore plus vif. Je voyais bien que Patrice était perdu de plaisir : Clara le suçait divinement tout en lui branlant l’anus.
La cyprine continuait à perler sur ses lèvres, son clitoris luisant pointait sous les coups de butoir que je lui infligeais et sous la langue de Patrice qui le suçait goulûment.
Son corps se tordait. Je lui tenais fermement la poitrine en lui pinçant les tétons, ce qui la fit gémir de plus belle.
Patrice était au bord de la jouissance. Clara se redressa en gémissant, le dos cambré. Son souffle se fit court, irrégulier. Je sentis son ventre se contracter sous mes mains, ses cuisses trembler de plus en plus fort.
Je me retirai juste à temps.
Un long cri lui échappa. Elle jouit en giclant sur mon sexe et le visage de Patrice, le corps secoué de spasmes qu’elle ne contrôlait plus.
Essoufflée, le visage encore rouge, elle chercha mon regard. Je compris ce qu’elle voulait avant même qu’elle ne parle. Elle se tourna vers Patrice, toujours allongé sous elle, et lui murmura :
— Je te veux en moi.
Elle se positionna à califourchon au-dessus de lui, saisit son membre encore bien raide et le guida entre ses lèvres. Lentement, très lentement, elle s’abaissa. Je la vis s’ouvrir, l’accueillir, et un long soupir lui échappa quand elle fut complètement empalée. Elle tourna à nouveau la tête vers moi et se cambra. Le message était clair.
Je me plaçai derrière elle. Ses fesses étaient déjà luisantes de cyprine. Je posai mon gland contre son anus, encore un peu contracté, et poussai doucement. Elle poussa un cri étouffé, se pencha en avant, les mains à plat sur le torse de Patrice.
— Doucement… oui… comme ça…
Je la pénétrai progressivement. La chaleur, l’étroitesse, la pression de Patrice de l’autre côté… tout était d’une intensité presque douloureuse. Quand je fus entièrement en elle, nous restâmes un instant immobiles. Je percevais les battements de son cœur, les contractions de son ventre, le sexe de Patrice qui bougeait légèrement sous le mien. Je la sentais trembler entre nous deux. La regarder ainsi, complètement ouverte, prise des deux côtés, me donnait le vertige. Ce n’était plus seulement du désir : c’était quelque chose de plus vaste, presque solennel.
Puis Clara commença à basculer le bassin. D’abord lentement, puis de plus en plus franchement. Chaque mouvement la faisait glisser sur Patrice tout en me faisant pénétrer plus profond. L’odeur de sexe, de sueur et de cyprine emplissait la pièce. Les gémissements de Clara devenaient plus aigus, plus irréguliers. Patrice, lui, avait les yeux mi-clos, la bouche entrouverte, les mains agrippées à ses hanches.
Je sentais tout : le frottement de nos deux sexes à travers la fine paroi, la chaleur moite de ses fesses contre mon bas-ventre, le tremblement de ses cuisses. À un moment, Clara se cambra fortement et un long râle lui échappa.
— Oh putain… vous êtes trop…
Elle jouit une seconde fois, le corps secoué de spasmes, tandis que nous continuions à la prendre à deux rythmes différents. Nous ralentîmes progressivement, presque à contrecœur. Clara respirait fort, le front appuyé contre le torse de Patrice. Je restai encore quelques secondes enfoncé en elle, savourant les dernières contractions, avant de me retirer lentement.
Quand les tremblements de Clara s’apaisèrent un peu, elle se redressa doucement, se retira de Patrice et se tourna vers moi. Son visage était rouge, ses lèvres gonflées, ses yeux un peu troubles.
Elle se mit à genoux devant nous deux et prit nos sexes l’un après l’autre, lentement, comme si elle voulait savourer chaque seconde. Puis elle se concentra sur Patrice. Elle le branla d’une main, le suçait profondément, et de l’autre continua à caresser son anus.
Patrice n’en pouvait plus. Ses hanches se soulevaient malgré lui. Clara sentit qu’il était au bord. Elle retira sa bouche au dernier moment et le dirigea vers sa poitrine.
Il éjacula en longs jets chauds sur ses seins, en gémissant son prénom.
Le temps de reprendre un peu ses esprits, elle le tira doucement par la main et le fit s’agenouiller à côté d’elle, face à moi. Elle guida mon sexe dans sa bouche et me lécha en même temps. Ils alternèrent, se partageant mon sexe tour à tour. Je sentais la différence de leurs bouches : celle de Clara, familière et gourmande, celle de Patrice, plus maladroite mais passionnée.
Ce tourbillon indescriptible de sensations me fit perdre pied jusqu’à ce que j’explose sur leurs deux visages. Clara finit de me vider dans sa bouche, mes mains crispées dans ses cheveux, comme elle aimait tant que je le fasse.
— Merci Patrice, j’espère que ça t’a plu autant que moi.
— Oui Clara, tu avais raison, c’était très bon.
— Maintenant tu m’apprécies un peu plus, non ?
— Comment ne pas t’apprécier après ça ? Tu as bien de la chance, Paolo !
— C’est ce que je me dis tous les jours !
— Arrêtez, vous allez me faire rougir.
Après une bonne douche, Patrice rentra chez lui le sourire aux lèvres, conscient qu’il venait de vivre une des meilleures expériences de sa vie. Il en garda longtemps le souvenir. Quand la porte se referma derrière lui, Clara et moi restâmes un instant silencieux. Elle s’approcha, posa sa tête contre mon épaule et sourit.
— Tu as vu sa tête en partant ?
— Oui…
Elle releva les yeux vers moi.
— Tu regrettes ?
Je secouai la tête et l’embrassai.
— Pas une seconde.
Nous n’avons jamais renouvelé cette expérience. Pas parce que nous n’en avions pas eu envie.
Mais parce que, peu de temps après, quelque chose changea… quelque chose qui allait tout bouleverser.
À suivre…
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