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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Hétéro Orientation principale dans ce chapitre

L'initiation de Manon — Chapitre 5 · A la découverte de Gilles

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Certifiée écrite par un humain D'après nous ce texte a été rédigé par un humain

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Haleros
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L'initiation de Manon

Chapitre 5 · A la découverte de Gilles

La semaine est passée comme un souffle.
Julie avait un nouveau mec en vue. Elle n'arrêtait plus d'en parler. Un certain Lucas, rencontré en TD de droit public. Elle le trouvait mignon, vraiment mignon. Mais elle se demandait s'il serait bon au lit. Elle me décrivait ses fantasmes avec une franchise qui ne faisait qu'attiser le brasier qui couvait déjà en moi : comment elle imaginait qu'il la plaque contre un mur, comment elle se demandait s'il serait doux ou brutal, s'il la ferait jouir avec sa langue ou seulement avec son sexe.
Je l'écoutais en hochant la tête, le ventre noué. Elle me parlait d'un mec qu'elle n'avait même pas encore embrassé, et moi j'avais la tête encore pleine du souvenir de ma main tenant les poignets de sa mère et des doigts de son père sur mes seins. Le décalage était tel que j'ai failli rire, un rire nerveux, presque hystérique, que j'ai dû ravaler
— Et toi, ça donne quoi de ton côté ? m'a-t-elle demandé, les yeux brillants. Ça fait des semaines que tu ne me parles de rien de ce côté-là.
Je répondais que c'était calme de mon côté, que je révisais beaucoup. Que de toute façon, je n'avais pas la tête à ça en ce moment.
Évidemment, je ne pouvais rien dire.
Julie m'a chambrée gentiment, avec ce sourire en coin qu'elle avait quand elle pensait avoir tout compris :
— Franchement, Manon, tu devrais quand même t'envoyer en l'air plus souvent. Une bonne baise, ça vide la tête. Tu réviseras encore mieux après.
J'ai ri. Un rire qui sonnait faux, même à mes propres oreilles. Si seulement elle savait à quel point mon corps était réactif. À quel point il était saturé, en alerte permanente, prêt à répondre au moindre souvenir du samedi précédent.
Chez moi, j'ai continué l'entraînement. Chaque jour un peu plus loin.
Nue dans toutes les pièces maintenant. La chambre, le salon, la cuisine, la salle de bain. Le mercredi soir, j'ai même osé le petit bureau où mes parents rangeaient leurs papiers, une pièce froide, un peu impersonnelle, avec ses classeurs et son odeur de poussière de dossiers. Je m'y suis assise nue sur la chaise, mal à l'aise au début, ridicule dans ce décor si peu sensuel. Puis quelque chose s'est détendu en moi. Le contraste entre la banalité du lieu et ma nudité m'a paru presque comique, et cette légèreté m'a fait du bien.
À un moment, j'ai entendu une clé tourner dans la porte d'entrée. Mon cœur s'est arrêté pendant un instant suspendu. C'était chez les voisins, la porte d'à coté sur le palier. Ce n'était rien. Mais, dans ce moment-là, j'ai compris que la peur d'être vue pouvait faire partie du plaisir, au même titre que le reste.
Le jeudi après-midi, le cœur cognant jusque dans les tempes, je suis entrée dans la chambre de mes parents. J'ai juste marché jusqu'au milieu de la pièce, nue, immobile, les bras le long du corps. Le silence était assourdissant. Je me suis surprise à fixer le cadre où on nous voyait tous les trois, mes parents et moi, à Noël, deux ans plus tôt. Le monde ne s'est pas écroulé. Cette sensation de transgression tranquille m'a excitée plus que je ne l'aurais cru. Mon sexe s'est mis à palpiter doucement, sans que je le touche.
Le vendredi, j'ai osé le canapé du salon. Assise au milieu, jambes écartées sans pudeur, j'ai d'abord caressé mes seins lentement, faisant rouler mes mamelons entre mes doigts. Puis ma main est descendue. J'ai écarté mes lèvres avec deux doigts et j'ai commencé à caresser mon clitoris en petits cercles. Doucement. Très doucement. Je ne suis pas allée jusqu'à l'orgasme. Je voulais juste sentir cette nouvelle frontière. Le fait de me toucher dans le salon, en plein jour, alors que mes parents pouvaient rentrer à tout moment, m'a laissée tremblante, le souffle court, le sexe trempé.
Samedi, quatorze heures pile.
Le rituel était presque devenu familier. Le thé brûlant. Les banalités sur la fac, le temps, les examens qui approchaient. Cette fois, c'est Claire qui a posé la question, un léger sourire aux lèvres, les yeux brillants de curiosité :
— Alors, Manon ? As-tu fait des progrès cette semaine ? Raconte-nous. Sans rien oublier. Chaque pièce, chaque sensation.
J'ai tout raconté. Le couloir, le salon, la chambre de mes parents, le bureau, le canapé. Ma voix tremblait un peu sur la fin, surtout quand j'ai évoqué mes doigts sur mon clitoris dans le canapé. Ils m'ont écoutée avec cette attention calme qui me désarmait toujours.
— Le bureau, a répété Claire, amusée. Tu vois, même les endroits les plus improbables peuvent devenir un terrain de jeu. C'est ça, l'idée, que tu t'habitues, que tu gagnes en confiance.
Claire a hoché la tête, satisfaite.
— C'est bien. Tu progresses plus vite que je ne l'aurais imaginé.
Gilles a simplement hoché la tête, sans un mot.
Ils m'ont demandé de me déshabiller. Je l'ai fait. Moins raide que les fois précédentes. Mes gestes étaient encore un peu mécaniques, mais mes épaules ne collaient plus autant à mon corps. Mes seins se sont dressés librement quand j'ai retiré mon soutien-gorge. Ils m'ont regardée marcher dans le salon, nue, les bras le long du corps.
— Tes épaules sont plus basses, a observé Claire. Ton regard aussi est plus posé. Tu n'as plus cet air de biche prise dans les phares. C'est bien.
Puis Gilles a ajouté, presque nonchalant, comme s'il parlait de la météo :
— Puisque tu t'es caressée sur le canapé, tu devras désormais te faire jouir dans chaque pièce de chez toi. Pas juste te toucher. Te faire jouir vraiment. Apprendre à habiter l'espace et ton corps sans aucune honte. Le bureau, la chambre de tes parents y compris.
J'ai senti mon ventre se contracter violemment. Mon clitoris a palpité une fois, fort. Une partie de moi a eu envie de reculer, de dire que c'était trop, que j'avais déjà fait beaucoup. L'autre partie, plus forte, a immédiatement commencé à penser dans quel ordre je ferais les pièces, laquelle serait la plus dure, laquelle je garderais pour la fin, comme une récompense.
— Même dans la cuisine ? ai-je demandé, la voix un peu tremblante.
— Surtout dans la cuisine, a répondu Claire avec un sourire. C'est une pièce difficile. Trop de lumière, trop de fenêtres. Tu pourras y apprendre beaucoup.
Gilles a repris la parole, calme, presque grave :
— Aujourd'hui encore, tu ne jouiras pas avec nous.
Je m'y attendais. Pourtant la déception a été vive, presque physique. Un mélange acide de frustration et de résignation qui m'a serré la gorge. J'ai baissé les yeux.
Nous sommes passés dans la chambre d'amis.
Claire m'a installée sur le lit, à genoux. Cette fois, c'est elle qui m'a attachée. Elle a noué mes poignets dans mon dos avec la corde habituelle, puis elle a lié mes chevilles ensemble. Ses gestes étaient précis, presque tendres. Quand elle a serré le dernier nœud, elle s'est penchée à mon oreille et a murmuré :
— Aujourd'hui, tu regardes seulement. Pas de mains. Pas de participation. Juste tes yeux et ton sexe qui coule. Tu vas sentir à quel point c'est dur de ne rien pouvoir faire.
J'ai senti une pointe de frustration supplémentaire, plus vive que la semaine dernière. La dernière fois, j'avais pu participer un peu. Cette fois, elle me ramenait au rang de spectatrice pure. Cela m'a vexée et excitée en même temps.
Claire s'est redressée, un sourire malicieux aux lèvres.
— Aujourd'hui c'est moi qui vais m'occuper de Gilles, devant toi. Lui, je ne l'attache pas. Il n'en a plus besoin depuis longtemps…
Elle a lancé un regard à Gilles, amusée.
— Parfois j'arrive à le faire craquer. Et dans ces cas-là… il me prend sauvagement parce qu'il n'en peut plus, et c'est absolument délicieux.
Elle s'est tournée vers moi, les yeux plantés dans les miens.
— Dis-moi, Manon… cela te fait quoi de savoir que tu vas tout voir, tout entendre, sans pouvoir te toucher ? Tu ne serais pas déjà excitée, déjà en train de mouiller, sans même la moindre caresse sur ta peau ?
J'ai dégluti. Ma voix était rauque.
— Oui… Ça m'excite. Terriblement.
Claire a souri plus largement.
— Tu aimerais être à ma place ? Tu aimerais faire à Gilles tout ce que je vais lui faire ? Caresser son sexe, le lécher, le prendre dans ta gorge ? Ou peut-être… sentir son sexe épais te remplir complètement ? Le sentir te prendre jusqu'à ce que tu ne puisses plus penser ?
La question m'a frappée en plein ventre. J'ai senti mon sexe se contracter violemment, un long filet de mouille couler le long de ma cuisse gauche.
— Je… je ne sais pas, ai-je murmuré.
— Menteuse, a-t-elle soufflé doucement, presque tendrement. Tu te mens à toi même. Ton corps, lui, le sait très bien. Regarde comme tes tétons sont durs. Comme tes cuisses tremblent déjà.
Claire et Gilles se sont déshabillés lentement devant moi. Chaque vêtement qui tombait augmentait la chaleur dans mon ventre. Une fois nus, Claire a commencé à tourner autour de Gilles avec calme. Elle passait ses mains sur son torse large, embrassait son cou, mordillait ses oreilles, descendait le long de sa colonne vertébrale avec sa langue. Ses paumes effleuraient ses flancs, l'intérieur de ses cuisses, ses fesses fermes. Partout. Sauf son sexe.
— Tu vois comme je le fais languir, m'a dit Claire sans même se retourner vers moi, la bouche près de la peau de Gilles. C'est ça, le secret. Faire monter, faire monter encore, et ne jamais donner tout de suite ce qu'on veut le plus. Tu vas apprendre ça. Sur toi-même, et peut-être un jour, sur quelqu'un d'autre.
Très vite, Gilles a bandé. Fort. Son membre, veiné, se dressait presque verticalement, le gland déjà luisant. Il pulsait dans le vide à chaque battement de cœur. Claire continuait à l'éviter volontairement, le frôlant parfois du bout des doigts sans jamais le prendre en main.
— Regarde, Manon, a-t-elle chuchoté en désignant le sexe de Gilles d'un mouvement de tête. Regarde comme il tremble déjà. Et je n'ai encore rien fait. Rien que l'attente. Est-ce que tu sens la même chose, là, attachée, en train de nous regarder ?
— Oui, ai-je soufflé.
— Bien.
Elle a fini par allonger Gilles sur le dos, au milieu du lit. Puis elle s'est placée juste au-dessus de sa tête, les genoux de part et d'autre de son visage, et a lentement descendu son sexe sur sa bouche, offrant sa chatte trempée à sa langue.
— Juste ta langue, mon chéri, a-t-elle demandé d'une voix douce.
Gilles a commencé.
J'ai tout vu. De très près. À moins d'un mètre.
La langue de Gilles qui glissait entre les lèvres gonflées de Claire, qui remontait jusqu'à son clitoris gonflé, qui tournait autour avec une patience infinie, qui s'enfonçait entre ses lèvres pour recueillir son jus. Claire s'est mise à se caresser les seins, les yeux fermés, le bassin ondulant doucement sur le visage de son mari. Ses gémissements étaient bas, profonds. Elle se cambrait de plus en plus, ses hanches qui roulaient avec une lenteur calculée.
— Manon, a-t-elle soufflé sans ouvrir les yeux, entre deux vagues de plaisir. Tu aimerais qu'on te lèche comme ça ? Assise sur un visage, à prendre exactement ce que tu veux, au rythme que tu veux ?
Je n'ai pas pu répondre. Ma gorge était trop serrée.
Je n'avais jamais été léchée dans cette position. Voir Claire prendre son plaisir ainsi, juste devant mes yeux, m'a fait quelque chose d'indescriptible. Mon propre sexe coulait abondamment sur mes cuisses, un filet continu qui mouillait le lit sous mes genoux. Mes mamelons étaient si durs qu'ils en devenaient douloureux, presque brûlants.
Chaque fois que Claire gémissait plus fort, je sentais mon ventre se contracter violemment, comme si mon corps essayait de jouir par sympathie. Ma respiration était saccadée. J'avais chaud. J'avais froid. Je tirais sur mes liens sans m'en rendre compte. C'était terriblement troublant : je n'avais jamais joui sans me toucher, et là, mon corps semblait vouloir essayer, tout seul, juste en regardant.
Quand l'orgasme l'a saisie, elle s'est cambrée d'un coup, une main crispée sur son sein gauche, l'autre enfoncée dans les cheveux de Gilles. Un long gémissement rauque, presque un cri, est sorti de sa gorge. Son corps secoué pendant de longues secondes. J'ai cru que j'allais jouir moi aussi, simplement comme ça. Mon clitoris pulsait tellement fort que c'en était douloureux.
Claire est ensuite descendue sur Gilles. Elle l'a embrassé dans le cou, sur la gorge, puis elle est descendue sur ses seins. Elle les a caressés longuement, les a tirés, vrillés entre ses doigts, mordillés, aspirés entre ses lèvres. Exactement comme Gilles l'avait fait avec elle la semaine précédente.
Gilles s'est mis à gémir. Vraiment. Des sons graves, incontrôlés, qui sortaient du fond de sa poitrine. Son sexe tressautait sur son ventre à chaque succion, laissant échapper des gouttes de liquide clair. Je n'en revenais pas. Je n'avais jamais pensé à m'occuper des seins d'un homme. Et aucun ne me l'avait jamais demandé.
Avec mes ex, le script avait toujours été à peu près le même : moi qui reçois, eux qui prennent, et tout le monde content de s'arrêter là. Je réalisais, en regardant Gilles trembler sous la bouche de sa femme, que j'avais couché avec des garçons sans jamais prendre le temps de les découvrir.
En fait, je n'y avais jamais songé, comme si cette partie du corps masculin n'existait pas vraiment, comme un détail sans importance. Voir Gilles, si maître de lui d'habitude, perdre pied ainsi, gémir comme ça, m'a bouleversée. Mon excitation est montée d'un cran supplémentaire, presque insupportable. Je sentais mon cœur battre dans mon clitoris.
— Tu vois, m'a dit Claire en relevant la tête un instant, un fil de salive reliant encore sa bouche au téton de Gilles. Les hommes ont des seins sensibles aussi. Tu n'y avais jamais pensé ?
— Non… jamais.
— Tu retiendras ça, alors.
Claire a continué, plus bas. Elle s'est agenouillée au-dessus du sexe de Gilles, a placé son membre contre son ventre et a posé son propre sexe humide juste au-dessus. Le gland de Gilles était calé entre ses lèvres gonflées, frottant directement son clitoris à chaque mouvement de bassin.
Elle a commencé à onduler lentement, très lentement.
Le spectacle était hypnotique. Les lèvres roses et brillantes de Claire qui enserraient la verge veinée de Gilles, le gland qui venait buter et glisser contre son clitoris à chaque va-et-vient, étalant leur mouille à tous les deux. Je voyais tout. Chaque détail. Chaque brillance. Chaque contraction.
Je me suis demandé, dans cet instant suspendu, pour qui c'était le plus difficile de ne pas craquer. Gilles, dont le sexe tressautait à chaque frottement, ou Claire, dont le souffle se hachait de plus en plus, ses cuisses tremblant sous l'effort de ne pas simplement s'empaler sur lui. Je voyais à quel point ce jeu les excitait tous les deux, cette frontière minuscule entre le contact et la pénétration, ce fil tendu qu'aucun des deux ne voulait rompre le premier.
Claire a murmuré, sans cesser de bouger, la voix légèrement essoufflée :
— Retiens-toi, mon chéri… Montre à Manon comme tu sais te contrôler.
Elle a accéléré. Ses yeux ont fini par se planter dans les miens, brillants de plaisir et de défi.
— Regarde, Manon. Regarde comme je vais jouir juste comme ça, sans même le prendre en moi… Tu aimerais être à ma place en ce moment ? Sentir cette chaleur dure, ce sexe bandé frotter ton clitoris sans jamais te pénétrer ? Ou tu es tellement excitée, que tu aimerais juste l'avoir en toi, tout au fond, là, maintenant ?
J'ai gémi malgré moi, un gémissement de pur désir. Mon sexe pulsait tout seul. J'étais trempée jusqu'aux genoux. Mes poignets tiraient sur la corde. J'avais envie de pleurer de frustration.
— Réponds, Manon, a insisté Claire, le souffle court, sans ralentir son mouvement. Est-ce que tu voudrais sentir ça ?
— Oh oui, ai-je lâché, la voix brisée. Oui, j'aimerais sentir ça.
— Bien, a-t-elle soufflé avec un sourire satisfait. C'est bien de l'admettre et de le dire.
Claire a joui ainsi, en me regardant droit dans les yeux. Un orgasme bref, intense. Son corps s'est tendu comme un arc, sa bouche s'est ouverte sur un cri grave, ses hanches ont eu quelques soubresauts incontrôlés. Puis elle s'est relevée, le souffle court, un sourire satisfait aux lèvres.
Puis, elle a placé un oreiller sous les fesses de Gilles, l'exposant complètement, ses fesses, son anus offert. Elle s'est penchée entre ses cuisses et a commencé un long anulingus. D'abord avec la langue bien à plat, gourmande, qui passait sur toute la surface. Puis elle l'a pointée et l'a enfoncée progressivement, plus profondément à chaque passage.
Je n'en revenais pas.
Je savais que la plupart des hommes aimaient bien passer par là. J'y avais moi-même goûté, avec deux garçons différents. Mais je n'en gardais pas un souvenir particulier. J'avais surtout été sensible à l'excitation qu'ils ressentaient à me prendre ainsi, plus qu'à mon propre plaisir. Aucun de mes partenaires n'avait jamais posé sa bouche sur moi là. Voir Claire s'y donner avec une telle gourmandise, sans aucune retenue, presque avec bonheur, m'a semblé appartenir à un monde entièrement différent de celui que j'avais connu.
Claire y mettait une gourmandise presque indécente. Sa langue disparaissait entre les fesses de Gilles, ressortait, replongeait. Gilles gémissait de plus en plus fort, son bassin se soulevait malgré lui, ses mains crispées sur les draps.
Claire a glissé un doigt, puis deux, et a commencé un massage, d'abord doux, sensuel, puis plus ferme, plus profond, courbant ses doigts pour appuyer exactement là où il fallait.
Elle s'est tournée vers moi, les doigts toujours enfoncés jusqu'à la deuxième phalange, la voix un peu rauque :
— Tu connais le point G, Manon ?
— Ben oui… bien sûr !
— Et le point P ? La prostate, tu sais ce que c'est ?
J'ai secoué la tête, un peu honteuse de mon ignorance.
— Non. Je ne savais même pas que ça existait.
Claire a souri, sans jugement, presque avec tendresse.
— Les hommes ont en quelque sorte un équivalent en termes de plaisir. C'est là, juste derrière, à quelques centimètres. La plupart des hommes eux-mêmes ne le savent pas, et presque aucune femme ne pense à aller chercher-là. Regarde comme il aime ça… Regarde comme son sexe coule pendant que je le doigte. Est-ce que tu aimerais faire ça à un homme un jour ? Sentir sa prostate gonfler sous tes doigts pendant qu'il gémit de plaisir sous tes caresses ?
— Je… je ne sais pas si j'oserais.
— Tu oseras, a répondu Claire avec certitude. Le jour où tu voudras vraiment donner du plaisir à un homme, et pas seulement en recevoir.
Gilles gémissait maintenant sans retenue. Des sons graves. Son sexe, à moitié dur, laissait échapper un filet de liquide. Claire a accéléré ses mouvements, attentive à chaque réaction, à chaque contraction autour de ses doigts.
Quand elle l'a senti au bord, elle a murmuré, presque tendre :
— Viens pour nous, mon amour. Montre à Manon comme un homme peut jouir comme ça. Montre-lui le plaisir qu'elle pourrait te faire si elle osait.
Gilles a joui dans un râle rauque, profond, venu du ventre. Son sexe a expulsé plusieurs jets épais, blancs, même s'il n'était qu'à demi bandé. Le liquide a coulé sur son ventre, sur ses abdominaux contractés. Le spectacle m'a laissée sans voix, la bouche sèche, le sexe en feu.
Claire a tout nettoyé avec sa langue, gourmande, léchant chaque goutte sur son ventre, puis elle l'a sucé profondément jusqu'à ce qu'il redevienne complètement dur, la verge dressée, veinée, luisante de salive.
Ensuite elle l'a chevauché. Elle a pris son sexe d'une main et s'est empalée d'un coup, jusqu'à la garde, dans un long gémissement. Elle a commencé à onduler, d'abord lentement, profondément, puis de plus en plus sauvagement, les mains posées sur les cuisses de Gilles, le buste penché en arrière. Elle se baisait littéralement sur lui, avec force, sans retenue, sa fente trempée qui coulait abondamment sur ses bourses à chaque descente.
— Tu vois la différence, Manon, a-t-elle lancé entre deux respirations saccadées, avec tout à l'heure ? Là, je le prends entier. Tu voudrais ça ? Le sentir en toi aussi profond que possible ?
Je n'ai rien répondu. Mes hanches, sans que je le veuille, ont légèrement ondulé, comme pour répondre à ma place.
Ses gémissements remplissaient la chambre. Gilles, lui, serrait les draps à s'en faire blanchir les phalanges. Je voyais l'effort immense qu'il faisait pour ne pas jouir. Les muscles de son ventre contractés, sa mâchoire crispée, sa respiration saccadée, ses hanches qui se soulevaient malgré lui pour venir à sa rencontre.
Claire a joui une nouvelle fois, violemment, en criant son nom, son corps secoué de spasmes.
Puis elle s'est relevée, les jambes tremblantes, et a détaché mes chevilles. Elle m'a positionnée assise au bord du lit, les poignets toujours attachés dans le dos. Elle s'est mise à genoux devant moi, entre mes jambes ouvertes, son visage tout près de mon sexe trempé.
— Gilles, viens là.
Gilles s'est levé. Son sexe, toujours dur comme du bois, se dressait juste devant mon visage, à moins de vingt centimètres. Je pouvais sentir son odeur, musquée, excitante, mêlée à celle de Claire.
Claire a commencé une fellation magistrale. Rien à voir avec celle de la semaine précédente. La langue qui tournait autour du gland, les lèvres qui glissaient sur toute la longueur, une gorge profonde. Elle le prenait entièrement, gardait son sexe plusieurs longues secondes au fond de sa gorge avant de le ressortir, une bave abondante qui coulait sur son menton et sur mes cuisses. En même temps, elle massait ses bourses avec une main experte, les roulant doucement entre ses doigts.
Je n'avais jamais vu ça. Jamais. Je ne pensais pas qu'on pouvait prendre un sexe d'homme comme ça.
À un moment, elle s'est arrêtée, les lèvres brillantes, et m'a regardée avec un sourire presque affectueux :
— Tu apprendras, Manon. Tu verras. Ce n'est pas si compliqué… quand on en a vraiment envie. Quand on est assez excitée pour avoir envie de tout avaler.
— Ça a l'air de te faire du bien à toi aussi, ai-je réussi à murmurer, la voix cassée.
— Évidemment, a répondu Claire sans lâcher le sexe de Gilles des yeux. Tu crois que je fais ça juste pour lui ? Sentir son sexe trembler dans ma bouche, sentir qu'il perd le contrôle, grâce à moi… ça me rend folle. Tu comprendras ça aussi, un jour.
Gilles gémissait de plus en plus fort. Claire le menait au bord, ralentissait, le ramenait, encore et encore, jouant avec lui comme avec un instrument. Puis elle a planté ses yeux dans les siens et a murmuré, la voix basse et provocante :
— Donne-moi tout, mon amour.
Elle a repris son sexe entre ses lèvres, ses yeux toujours plantés dans ceux de Gilles. Tout le corps de Gilles s'est tendu comme un corde. Il a poussé un long cri sourd. Claire s'est retirée au dernier moment et a dirigé son membre vers ma poitrine.
Les premiers jets de sperme ont atterri sur mes seins, chauds, épais, abondants, presque brûlants. Un jet a touché mon mamelon gauche, un autre a coulé entre mes seins. J'ai sursauté violemment. Un spasme violent a traversé mon sexe, si fort que j'ai cru que j'allais jouir sans rien de plus. Mon clitoris pulsait comme un cœur affolé. Et en même temps, la fierté absurde d'avoir été choisie pour le recevoir.
Claire s'est penchée immédiatement et a commencé à lécher le sperme sur ma poitrine. Consciencieusement. Sa langue passait sur mes seins, recueillait chaque goutte, aspirait mes mamelons durs comme de la pierre, les mordillait doucement, les tirait entre ses lèvres. Je haletais, au bord de la rupture, le corps tremblant, des larmes de frustration aux coins des yeux.
— Tu es si proche, a chuchoté Claire contre ma peau, presque amusée. Je le sens. Ton corps entier tremble. Ça te frustre, hein, de ne pas pouvoir juste basculer et jouir maintenant ?
— Oui, ai-je gémi. S'il te plaît…
— Pas aujourd'hui, a-t-elle répondu doucement, sans aucune méchanceté, presque avec compassion.
Puis elle s'est redressée, a pris mon visage entre ses mains et m'a embrassée profondément. Sa langue est entrée dans ma bouche, déposant une partie du sperme de Gilles sur la mienne, chaud, visqueux, salé.
Elle s'est reculée légèrement, les yeux brillants à la fois de tendresse et de domination.
— Goûte, Manon. Montre-moi que tu commences à comprendre.
J'ai avalé. Le goût était légèrement salé, un peu amer, avec une note plus douce derrière. J'ai tout pris sous son regard attentif.
Claire m'a caressé les cheveux avec une tendresse surprenante après tout ce qui venait de se passer. Ses doigts étaient doux, presque maternels.
Gilles, la voix basse et calme, a simplement dit :
— C'est bien, Manon. Tu as été très attentive aujourd'hui.
J'espérais. De toutes mes forces. J'espérais qu'ils allaient enfin s'occuper de moi, me toucher, me doigter, me lécher, me faire jouir jusqu'à ce que je crie.
Mais rien n'est venu. Au moins cette fois-ci j'ai eu la force de ne pas demander. Ils n'ont rien dit mais je crois qu'ils ont apprécié.
Ils m'ont détachée. Gilles a posé une main lourde et chaude sur mon épaule nue.
— Continue à t'entraîner chez toi. Nue dès que tu peux. Et fais-toi jouir dans toutes les pièces. Sans exception.
À peine la porte de l'appartement franchie, seule sur le palier, je n'ai pas pu attendre. Mon corps a décidé pour moi. Je me suis appuyée contre le mur le plus proche, la paroi fraiche dans mon dos, et j'ai relevé ma jupe d'un geste vif. Ma main a glissé sous le tissu de ma culotte, directement sur mon clitoris gonflé, brûlant.
Je n'ai même pas pris la peine de vérifier si quelqu'un pouvait sortir d'un appartement voisin, descendre l'escalier, m'apercevoir ainsi, une main entre mes cuisses. L'urgence était plus forte que tout le reste. Deux doigts qui tournaient vite, sans douceur cette fois, juste le besoin brut de faire retomber la pression avant qu'elle ne me rende folle. J'ai joui en moins d'une minute, la nuque contre le mur, un gémissement étouffé dans ma gorge, les jambes flageolantes.
Ça ne m'a pas vraiment apaisée. C'était trop peu, trop court, mécanique. Mais ça a suffi à faire retomber assez de tension pour que je puisse descendre l'escalier, marcher, rentrer chez moi sans trembler à chaque pas.
Sur le trajet, une pensée m'a frappée avec une netteté gênante : je venais de me caresser sur le palier. Pas chez moi. Pas dans un endroit sûr. Sur le palier, debout, jupe relevée, sans même y réfléchir, sans même penser une seconde à qui aurait pu me voir. Ce n'est pas tant que j'avais osé, c'est mon corps qui avait parlé. Ça en disait long sur l'état dans lequel Claire et Gilles m'avaient laissé. Cette urgence, cette intensité du désir qui balayait tout, même la prudence la plus élémentaire.
Je suis rentrée chez moi le corps en feu, l'esprit saturé d'images, de sons, d'odeurs. Mon sexe pulsait à chaque pas. Mes seins me faisaient mal tellement ils étaient sensibles.
À peine la porte de ma chambre fermée, je me suis déshabillée en urgence, presque violemment. Allongée sur mon lit, une main qui malaxait un sein, l'autre entre mes cuisses, deux doigts enfoncés en moi et le pouce sur mon clitoris, je me suis fait jouir. Un orgasme rapide encore, presque violent, qui m'a secouée de la tête aux pieds, mais qui n'a pas vraiment apaisé la faim immense qui grandissait en moi depuis des semaines.
Allongée ensuite, le corps encore tremblant, en sueur, avec l'impression d'avoir le goût du sperme de Gilles encore dans la bouche, j'ai réalisé que ce qui tournait en boucle dans ma tête n'était pas une image du corps de Gilles, ni celle de Claire. C'était une phrase toute simple, dite d'une voix calme : tu as été très attentive aujourd'hui. Je me suis demandé depuis quand j'avais commencé à avoir besoin de ça plus que du reste. Et je me suis posé la seule question qui comptait vraiment désormais :
Et maintenant… qu'est-ce qu'ils vont me faire la prochaine fois ?
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Photo de profil de romain89
romain89
7 octobre 2026 à 23:38
Bientôt la délivrance pour Manon.
Je me demande si son amie va découvrir les activités de ses parents et sa meilleure amie...
Soyez respectueux
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mozart
25 septembre 2026 à 20:39
Encore de la frustration pour Manon, même si le couple n'abuse pas, j'èspère qu'ils n'en feront pas une soumise à leurs jeux.
Agréable à suivre, merci Haleros.
Soyez respectueux
Répondre
Djcul
22 septembre 2026 à 14:32
Très belle histoire vivement la suite
Soyez respectueux
Répondre
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Haleros
21 septembre 2026 à 00:17
Manon a encore beaucoup de choses à découvrir...

Je suis aussi preneur de vos idées et de vos envies pour la suite...
Soyez respectueux
Répondre
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Frodon
20 septembre 2026 à 14:01
Chaud ! Initiation à une soumission faite d’extrême plaisir. J’apprécie aussi l’absence de douleur physique (la torture mentale existant pour sublimer l’orgasme final)
Soyez respectueux
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