Fiction
Gays
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
La proie du chasseur — Chapitre 4
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
La proie du chasseur
Chapitre 4
Chapitre 4
Je reste assis sur le plan de travail de la cuisine, les jambes pendantes, le cœur battant la chamade, le souffle court après ce baiser qui a tout bouleversé. Robin est toujours si proche, son corps pressé contre le mien, ses mains sur mes hanches, ses yeux verts plongés dans les miens avec une intensité qui me fait tourner la tête. La pièce est imprégnée de l'odeur des légumes frais qu'on n'a même pas touchés, du bois du chalet et de cette chaleur humaine qui émane de lui, mélange de sueur légère et d'un parfum boisé qui me rend fou. Il sourit, ce sourire lent et chargé de désir qui fait fondre mes résistances une à une, et murmure contre ma bouche :
— On ne va jamais réussir à cuisiner ce repas, n'est-ce pas ?
Sa voix est rauque, vibrante d'une envie contenue, et je sens son souffle chaud effleurer mes lèvres encore gonflées par notre baiser précédent. Je ne réponds pas tout de suite, trop déboussolé par cette pulsion qui monte en moi, par ce désir que je n'avais pas anticipé, qui me terrasse et me fait trembler. Comment en sommes-nous arrivés là ? Lui, le garde-chasse que je détestais il y a encore quelques heures, et moi, le vétérinaire militant qui fuyait tout contact humain depuis des mois. Mais là, sur ce plan de travail froid sous mes fesses, avec ses mains qui glissent lentement sous mon sweat, effleurant ma peau nue, je ne pense plus à rien d'autre qu'à lui.
Robin ne me laisse pas le temps de réfléchir. Il se penche en avant, capturant mes lèvres dans un baiser fougueux, passionné, comme s'il avait attendu ce moment toute sa vie. Ses lèvres sont fermes, exigeantes, et sa langue force le passage pour danser avec la mienne, explorant, conquérant. Je gémis malgré moi, un son étouffé contre sa bouche, et mes mains remontent instinctivement vers son cou, mes doigts s'emmêlant dans ses cheveux bruns ébouriffés. Le baiser est torride, humide, chargé d'une urgence qui me fait perdre pied. Je sens son corps se presser plus fort contre le mien, son torse dur contre ma poitrine, et sans réfléchir, emporté par cette vague de désir brut, je noue mes jambes autour de sa taille, le tirant plus près, comme pour le fondre en moi.
Il grogne de satisfaction contre mes lèvres, ses mains descendant sur mes cuisses pour les serrer, me maintenant en place. Le baiser s'intensifie, nos langues se battent, se caressent, et je sens son excitation grandir contre moi, dure, insistante, à travers le tissu de nos pantalons. Tout mon corps répond, une chaleur liquide se répandant dans mon ventre, descendant plus bas, me faisant durcir à mon tour. Je réponds à son baiser avec la même ferveur, mes hanches se cambrant légèrement contre les siennes, cherchant plus de friction, plus de contact. C'est comme si une digue avait cédé en moi : toutes mes résistances, mes convictions, mes doutes s'effacent face à ce désir primal, irrésistible.
Robin s'écarte à peine, juste assez pour murmurer contre ma bouche, sa voix rauque, essoufflée :
Robin s'écarte à peine, juste assez pour murmurer contre ma bouche, sa voix rauque, essoufflée :
— Putain, Jonas… j'avais envie de toi. De ton corps, de ta bouche… depuis le premier jour.
Ses mots me frappent comme une décharge électrique, accentuant le désir qui pulse en moi. Ses lèvres effleurent les miennes entre chaque mot, sa langue traçant un chemin humide sur ma lèvre inférieure. Je gémis, incapable de répondre, emporté par cette pulsion que je ne retiens plus. Mon corps tremble sous ses mains, mes jambes resserrées autour de sa taille, et je me presse contre lui, cherchant plus, toujours plus.
Il murmure encore, sa voix vibrante contre ma peau :
Il murmure encore, sa voix vibrante contre ma peau :
— Et toi ? Tu en as envie aussi ?
Je n'arrive pas à dire quoi que ce soit. Les mots se bousculent dans ma tête, mais rien ne sort. Je suis emporté par cette vague, cette faim qui me consume, qui efface tout raisonnement. Au lieu de répondre, je l'embrasse à nouveau, plus fort, mes mains glissant sous son sweat pour caresser son torse, sentant la chaleur de sa peau, les muscles durs sous mes doigts. Il grogne, comprenant mon silence comme un oui, et ses mains descendent sur mes fesses, me soulevant légèrement du plan de travail.
D'un mouvement fluide, il me soulève complètement, ses bras puissants me portant sans effort, et me repose au sol, mes pieds touchant le plancher froid. Je vacille un instant, mes jambes encore faibles, mais il me tient fermement, son corps contre le mien.
— Suis-moi, murmure-t-il, sa voix basse, chargée de promesses.
Je le suis, comme hypnotisé, nos mains entrelacées. Nous traversons le chalet, passant devant la cheminée qui crépite toujours, et entrons dans sa chambre. La pièce est simple, rustique : un grand lit en bois avec des draps blancs froissés, une fenêtre donnant sur la forêt sombre, une lampe de chevet diffusant une lumière tamisée. L'air y est plus chaud, imprégné d'une odeur masculine, de bois et de lui.
Dès que la porte se ferme derrière nous, l'urgence nous reprend. Nous nous déshabillons comme deux hommes pressés, affamés l'un de l'autre. Robin enlève son sweat d'un geste fluide, révélant son torse athlétique, légèrement poilu sur les pectoraux, descendant en une ligne fine vers son nombril. Je retire le mien, sentant l'air frais sur ma peau, mais son regard sur moi me brûle. Nos pantalons tombent au sol, nos boxers suivent, et nous nous retrouvons nus, face à face, nos érections évidentes, dures, prêtes. Je le regarde, fasciné : son corps est sculpté par des années de vie en extérieur, ses muscles saillants, sa queue bien dure, légèrement courbée, longue et épaisse, avec des couilles pendantes bien entretenues, rasées. Il est magnifique, et cela accentue mon désir, me faisant durcir encore plus.
Il s'approche, ses mains caressant mes épaules, descendant sur mon torse, effleurant mes tétons qui se dressent sous ses doigts. Je frissonne, mes mains explorant son corps à mon tour, caressant son torse légèrement poilu, descendant lentement vers son ventre, puis plus bas, vers sa queue. Mes doigts l'effleurent, sentant sa dureté, sa chaleur, et il gémit doucement, ses yeux mi-clos.
— Putain, qu'est-ce que t'es sexy comme ça, murmure-t-il, sa voix rauque.
Je le regarde, le désir me consumant, et je commence à me baisser, mes yeux plantés dans les siens, prêt à le prendre en bouche. Mais Robin a une autre idée. Il me retient, me relève doucement, et s'allonge dos au lit, m'attirant sur lui.
— Viens là, dit-il, sa voix chargée d'envie.
Je monte sur lui en position du 69, mon visage au-dessus de sa queue, mon cul au-dessus de son visage. Je prends sa queue en bouche, la sentant chaude, dure contre ma langue, et je commence à le sucer avec une faim immense, ma langue tournant autour du gland, descendant le long de la queue, prenant tout ce que je peux. Robin gémit, un son profond qui vibre contre ma peau.
— Oh putain, Jonas… continue.
Pendant que je le suce, avalant sa longueur avec avidité, sentant ses veines pulser contre ma langue, Robin caresse mon dos, descendant vers mon cul. Il écarte mes fesses de ses deux mains, exposant mon trou, et murmure :
— Putain, tu as un cul magnifique.
Ses doigts passent sur mon petit trou bien rose, le titillant doucement, envoyant des décharges de plaisir à travers mon corps. Puis, d'un coup, il vient le lécher, sa langue chaude et humide plongeant dedans, faisant des allers-retours rapides, me mangeant avec une voracité qui me fait stopper net ma pipe. Je me cambre, sa queue toujours en bouche, gémissant autour d'elle, le plaisir me submergeant. Robin donne une petite claque sur mes fesses, le son résonnant dans la chambre, et continue de me manger le cul, sa langue explorant, léchant, suçant, me faisant perdre la tête. Au bout de plus de dix minutes de ce traitement, le plaisir est si intense que je tremble, ma queue dure frottant contre son torse.
Il stoppe, haletant.
Il stoppe, haletant.
— Arrête, Jonas… si tu continues comme ça, je vais jouir dans ta bouche. Mais là, j'ai envie de te prendre.
Je me retourne vite, me mettant à quatre pattes sur le lit, tournant la tête vers lui, le regardant avec un désir brûlant. Robin me dévore des yeux, son regard chargé de faim. Il se penche vers mon petit cul, crache dessus pour le lubrifier, puis dans ses mains pour enduire sa queue, et place son gland contre mon trou. Il appuie doucement, commençant à entrer, me faisant gémir entre plaisir et une légère douleur. Robin continue son ascension lentement, centimètre par centimètre, me laissant m'habituer à sa taille, à sa grosseur. Puis, une fois bien au fond, il s'arrête, laissant reprendre ma respiration, ses mains caressant mes fesses.
Une fois que je me remets, il ressort sa queue et la rentre d'un coup, me faisant crier de plaisir. Il commence ses coups de reins doucement, puis plus fort, ses hanches claquant contre mes fesses, chaque coup de rein envoyant des vagues de plaisir à travers mon corps. Il met de temps en temps des petites claques sur mon cul, me faisant gémir plus fort, et haletant, il murmure :
— Ton cul est tellement bon… putain, Jonas…
Il appuie sur mon dos contre le matelas, me faisant cambrer mon cul plus haut, et accentue ses coups de reins, me pilonnant avec une intensité folle. Pendant plus de 15 minutes, nous baisons avec une passion dévorante, ses grognements se mêlant à mes gémissements, son corps luisant de sueur contre le mien. Je passe mon bras sous mon ventre pour caresser ses couilles qui claquent contre mon cul à chaque coup de reins, puis je commence à me branler, le plaisir montant comme une tempête. Je jouis sur les draps avec une intensité énorme, criant son nom, mon trou se resserrant autour de sa queue.
Robin donne un dernier grand coup, lâchant un râle de plaisir énorme, et déverse tout son jus bien au fond de mes entrailles, me remplissant de sa chaleur. Il s'accroche à mon cul quelques minutes, reprenant son souffle, nos corps tremblants. Quand il retire sa queue, du sperme ressort de mon trou, coulant lentement. Il est encore en érection et d'un coup replante sa queue pour quelques allers-retours, tassant son jus encore plus au fond, me faisant gémir une dernière fois.
Il s'écroule ensuite sur le lit, caressant mes fesses, et murmure :
— Je n'ai jamais eu autant de plaisir avec quelqu'un.
Nous nous regardons un instant, essoufflés, les yeux brillants. Puis, la réalité me rattrape comme un seau d'eau froide. Je reprends mes esprits, me rhabille en vitesse, ramassant mes vêtements éparpillés au sol, le cœur battant toujours mais maintenant de panique. J'ai fait une grosse erreur. Tomber dans les filets de tout ce que je déteste : un chasseur, un homme qui incarne la violence que je combats. Je sors de la chambre sans un mot, traverse le chalet, attrape ma veste et fuis jusqu'à ma voiture.
Arrivé chez moi, je file sous la douche, me frottant vigoureusement, essayant d'effacer les traces de son corps sur le mien, l'odeur de son désir, la sensation de sa peau. Mais rien n'y fait. Je me couche, épuisé, mais le sommeil ne vient pas. Je ne fais que penser à ce qui s'est passé, revivant chaque instant : son baiser, ses caresses, la façon dont il m'a pris, dont j'ai répondu avec une faim que je ne me connaissais pas. Sans comprendre pourquoi, sans comprendre comment j'ai pu laisser cela arriver. Le désir est toujours là, tapi dans l'ombre, me tourmentant dans le silence de la nuit.
Je tourne et me retourne dans les draps, le corps encore marqué, brûlant. Chaque fois que je ferme les yeux, c'est lui que je revois : Robin au-dessus de moi, ses muscles tendus, ses hanches claquant contre les miennes, son regard vert presque noir de plaisir quand il s'enfonçait en moi. Je sens encore la pression de ses mains sur mes fesses, la brûlure de ses claques, la chaleur de sa langue quand il me dévorait, la plénitude de sa queue qui me remplissait complètement. Je revois ma propre bouche autour de lui, le goût salé de son gland sur ma langue, la façon dont j'ai avalé sa longueur avec une avidité que je ne me connaissais pas. Je revois mon orgasme, violent, incontrôlable, mon sperme giclant sur les draps pendant que mon trou se contractait autour de lui, le faisant jouir à son tour avec ce râle rauque qui résonne encore dans mes oreilles.
Et puis ce dernier aller-retour, quand il est revenu en moi pour tasser son sperme au fond, comme s'il voulait marquer chaque centimètre de mon corps.
Mon sexe durcit à nouveau, douloureusement, contre le tissu du jogging que j'ai enfilé après la douche. Je serre les dents, refuse d'y toucher. Je ne peux pas. Pas après avoir fui comme un lâche. Je me retourne sur le ventre, enfouis mon visage dans l'oreiller, mais ça ne change rien : l'odeur de son sperme est encore là, fantôme sur ma peau malgré le savon, malgré l'eau brûlante. Je bande, je bande tellement fort que ça fait mal, et je me hais pour ça. Comment puis-je désirer encore cet homme ? Lui qui tue des animaux pour le plaisir, lui qui représente tout ce que je combats depuis des années. Et pourtant… pourtant, je revois ses yeux quand il m'a murmuré « Je n'ai jamais eu autant de plaisir avec quelqu'un », sa voix rauque, presque vulnérable. Je revois ses doigts caressant mes fesses après, tendres, presque amoureux. Et cette tendresse-là me perturbe encore plus que le sexe brut.
Je me lève, fais les cents pas dans la chambre. Liberté me suit des yeux depuis le lit, miaulant doucement comme s'il sentait mon trouble. Je vais à la fenêtre, regarde la forêt noire, les sapins qui se découpent contre le ciel gris. Il est là-bas, à quelques kilomètres, dans son chalet. Il dort peut-être. Ou peut-être qu'il pense à moi, lui aussi. Cette idée me fait frissonner. Je bande encore plus fort. Je retourne me coucher, m'allonge sur le dos, fixe le plafond. Les heures passent. Trois heures du matin. Quatre heures. Cinq heures. Le sommeil ne vient pas. Je revois tout en boucle : le moment où il m'a soulevé du plan de travail, le baiser dans la cuisine, la façon dont il m'a porté jusqu'à la chambre, nos vêtements arrachés, nos corps nus l'un contre l'autre. Je revois son torse poilu sous mes mains, sa queue courbée et épaisse dans ma bouche, son goût salé sur ma langue.
Je revois mon cul offert, ses claques, sa langue qui me dévorait, ses doigts qui me préparaient, puis sa queue qui entrait en moi, lentement d'abord, puis violemment. Je revois mon orgasme, mon cri, son râle quand il a joui au fond de moi. Et ce sperme qui coulait encore quand il s'est retiré, puis qu'il est revenu pour tout tasser. Je bande tellement que c'est douloureux. Je me touche enfin, juste un peu, juste pour soulager la pression, mais je m'arrête, honteux. Je ne peux pas jouir en pensant à lui. Pas après avoir fui.
L'aube arrive, grise et froide. Je me lève, les yeux rougis, le corps courbaturé. Je nourris Liberté, prépare un thé que je ne bois pas. Je regarde mon téléphone : aucun message. Pas de Robin. Je ne sais pas si je suis soulagé ou déçu.
Au cabinet, la matinée est mécanique. Lucie me trouve pâle, me demande si je suis malade. Je mens, dis que j'ai mal dormi. Je consulte, vaccine, soigne, mais mon esprit est ailleurs. Vers 11 heures, le téléphone sonne. Lucie passe la tête dans la salle.
— Docteur Ruiz, c'est monsieur Blois. Il dit que la plaie de son griffon s'est rouverte, qu'il saigne un peu et qu'il a besoin de vous tout de suite.
Mon estomac se noue. Le chien. Encore le chien. Je sais que c'est un prétexte, mais je ne peux pas refuser. Pas pour un animal.
— D'accord. J'y vais.
Je prends ma sacoche, monte dans le Defender. La route me semble interminable. À chaque virage, je me demande ce que je vais lui dire. À chaque fois, je me réponds que je ne lui dirai rien. Que je vais soigner le chien – s'il est vraiment blessé – et repartir.
Quand j'arrive, Robin est sur le perron, bras croisés, l'air sérieux. Le griffon est assis à ses côtés, parfaitement normal, aucune trace de sang, la plaie refermée depuis longtemps. Je descends de voiture, la sacoche à la main, le visage fermé.
— Le chien n'a rien, dis-je d'une voix froide. Pourquoi m'as-tu fait venir ?
Robin descend les marches lentement, s'arrête à deux mètres de moi.
— Je voulais te voir. Hier soir… tu es parti comme un voleur. Explique-moi pourquoi.
Je serre les dents, les yeux fixés sur le sol.
— C'était une erreur. J'ai bafoué toutes mes convictions. Toi, la chasse, tout ce que tu représentes… je ne peux pas.
Il s'approche encore, attrape ma main. Ses doigts sont chauds, fermes, comme hier.
— Regarde-moi, Jonas.
Je baisse les yeux, refuse.
— Non.
Il lève doucement mon menton avec l'autre main, force mon regard à croiser le sien. Ses yeux verts sont intenses, presque douloureux.
— Dis-moi droit dans les yeux que tu n'as rien ressenti hier soir.
Je déglutis, la gorge nouée.
— Je n'ai rien ressenti.
Ma voix tremble, et il le voit. Un sourire très léger étire ses lèvres. Il rapproche ses lèvres des miennes, si près que je sens son souffle.
— Menteur.
Il reste là, lèvres à un centimètre des miennes, et murmure :
— Je sais que tu en as envie. Que tu veux mes lèvres sur ta bouche, sur ta peau.
C'est un supplice. Son souffle chaud, son regard brûlant, et je sens mon sexe durcir dans mon pantalon malgré moi, une érection douloureuse qui me trahit. Je ferme les yeux une seconde, essayant de me reprendre, puis je recule, me dégageant de sa prise.
— Oui, je te désire, dis-je droit dans les yeux, la voix cassée. Mais je ne peux plus continuer à bafouer mes convictions.
Je tourne les talons, me dirige vers la voiture. Il me rattrape en deux enjambées, me retourne dos contre la carrosserie froide, plaque violemment ses lèvres contre les miennes. Le baiser est bref, brutal, chargé de frustration et de désir. Puis il recule, remonte sur le perron. Arrivé en haut, il se retourne, me voit toucher mes lèvres du bout des doigts, le regard hanté.
— Tu sais que j'en ai envie aussi. Alors, quand tu te seras décidé, tu sais où je vis.
Il rentre, claquant la porte derrière lui.
Je reste là un long moment, immobile, les doigts sur mes lèvres encore gonflées, le cœur en miettes. Puis je monte dans la voiture, démarre, roule jusqu'au cabinet. Lucie est surprise de me voir revenir si vite.
Je reste là un long moment, immobile, les doigts sur mes lèvres encore gonflées, le cœur en miettes. Puis je monte dans la voiture, démarre, roule jusqu'au cabinet. Lucie est surprise de me voir revenir si vite.
— Déjà ? Le chien allait bien ?
— Oui… c'était rien. Je n'ai pas de rendez-vous cet après-midi. Je me sens mal, je rentre chez moi.
— Oui… c'était rien. Je n'ai pas de rendez-vous cet après-midi. Je me sens mal, je rentre chez moi.
Elle hoche la tête, inquiète, mais je ne lui donne pas plus d'explications. Je repars, rentre au chalet. Je m'assois sur le lit, la tête dans les mains. Les pensées tourbillonnent : son baiser sur la voiture, son regard, son corps contre le mien hier soir. Je revois tout : la façon dont il m'a pris, mes gémissements, mon orgasme violent, son sperme en moi. Je bande à nouveau, douloureusement, et je me hais pour ça.
Je m'allonge, fixe le plafond. La journée s'étire, interminable. Je ne mange pas. Je ne bouge pas. Je reste là, perdu dans mes contradictions, dans ce désir que je ne comprends pas, dans cette attirance que je refuse d'accepter. Le soir tombe, et je reste sur le lit, les yeux ouverts dans le noir, incapable de dormir, incapable d'oublier. Robin est partout : dans mes pensées, sur ma peau, dans mon corps. Et je sais, au fond de moi, que je ne pourrai pas fuir éternellement.
Fin du chapitre 4.
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