Le lendemain, nous avons passé une journée familiale tranquille. Nous sommes tous allés chez Marie pour le déjeuner. Juliana a été parfaite : souriante, polie, elle a complimenté l’appart, le repas, a parlé foot avec Julien (le mec de Marie) qui supporte l’Atlético. Marie m’a regardé plusieurs fois avec un petit sourire en coin, comme si elle sentait qu’il se passait quelque chose. Valentine n’était pas là. Tant mieux. J’avais déjà assez de tension comme ça.
Juliana et moi, on s’est assis côte à côte dans la voiture au retour. Sa main a frôlé ma cuisse deux fois, exprès. Rien de plus. Mes parents étaient devant. On a juste échangé des regards. Longs. Lourds.
**Dimanche.**
11 h 10. La voiture de mes parents a disparu au bout de la rue. Emma à l’arrière, déjà en train de scroller. Ils rentreraient vers 18 h. Six heures. Six heures seuls.
Juliana était dans le salon, allongée sur le canapé, en short en coton gris et débardeur blanc, jambes nues, un plaid sur les pieds. Elle regardait une série espagnole sur Netflix, « Élite » ou un truc du genre, volume bas. Moi j’étais à la table de la salle à manger, cahiers ouverts, histoire-géo : les traités de Versailles et de Trianon. Je relisais les mêmes lignes depuis vingt minutes.
Elle a tourné la tête.
— Qu’est-ce que tu révises, pequeño ?
— Histoire-géo. Les traités après 1918.
Elle a fait une petite moue.
— Chiantes, ces histoires de frontières… Viens regarder un épisode avec moi après manger.
On a déjeuné léger : salade, jambon, fromage. Elle m’a servi, m’a frôlé l’épaule en passant. On a parlé de tout et de rien. Son rire, son accent, ses yeux qui glissaient sur moi.
À 13 h 30 je suis monté dans ma chambre. Porte entrouverte. J’ai allumé l’ordi, lancé un fond musical chill. J’étais assis sur mon lit, dos au mur, quand la porte s’est ouverte sans frapper.
Juliana.
Putain.
Elle portait un ensemble Victoria’s Secret noir : porte-jarretelles en dentelle fine, bas noirs ultra-fins avec couture arrière, string minuscule qui ne cachait presque rien, soutien-gorge push-up qui faisait ressortir ses seins. Le tatouage de rose sur sa cuisse droite brillait sous la lumière. Elle s’était maquillée légèrement : rouge à lèvres rouge foncé, eye-liner fin. Cheveux lâchés, ondulés.
Elle a fait un petit tour sur elle-même, lentement.
— Tu en penses quoi ? J’ai acheté ça pour Lucho mon copain… mais il est à Londres. Alors…
Je suis resté bouche ouverte. Ma queue a gonflé instantanément dans mon jogging.
— …ça te va très bien, j’ai bredouillé, la voix rauque.
Elle s’est approchée, pieds nus sur le parquet. Le porte-jarretelles cliquetait doucement. Elle s’est arrêtée à dix centimètres de moi, a posé une main sur mon entrejambe, a serré doucement à travers le tissu.
— Visiblement ça te fait de l’effet, on dirait.
Elle a souri, carnassière.
— Je vais pas te torturer en te montrant des fringues sexy et te laisser comme ça.
Elle m’a poussé doucement en arrière, je me suis retrouvé allongé. Elle est montée à califourchon sur moi, dos à moi, son cul parfait juste au-dessus de ma queue. Elle s’est frottée lentement, en cercles, le string contre mon jogging. Le tissu était déjà trempé. Elle a attrapé mes mains, les a posées sur ses hanches.
— Théo… t’es gay ou quoi ? Profites-en. Tu peux toucher.
J’ai caressé ses hanches, la dentelle du porte-jarretelles, la peau douce au-dessus des bas. Puis je suis monté. J’ai pris ses seins à pleines mains par-dessus le soutien-gorge. Ils débordaient. Lourds. Chauds. Je les ai malaxés, j’ai pincé les piercings à travers le tissu. Elle a gémi doucement, a ondulé plus fort, son cul frottant ma queue de haut en bas. Longues minutes. Je sentais chaque mouvement, chaque respiration. Ma queue pulsait, douloureuse.
Elle s’est retournée d’un coup, face à moi. S’est assise sur mes cuisses. Elle a attrapé mon tee-shirt, l’a remonté, l’a enlevé. Sa langue est descendue sur mon cou, a léché, sucé, mordu doucement. J’ai frissonné.
Puis elle s’est relevée, a dégrafé son soutien-gorge d’un geste expert. Les bretelles ont glissé. Ses seins ont jailli, libres, ronds, hauts, tétons bruns dressés, barres argentées brillantes. Elle les a pris à deux mains, les a offerts à ma bouche.
— Suce, pequeño.
J’ai happé un téton, langue sur le piercing, j’ai tiré doucement. Elle a gémi plus fort, une main dans mes cheveux. J’ai alterné, gauche, droite, suçant, léchant, mordillant les barres métalliques. Elle se cambrait, frottait son string trempé contre mon ventre.
Elle s’est relevée un peu, a fait glisser son string le long de ses jambes, lentement. Le tissu a révélé son pubis parfaitement rasé, lèvres gonflées, brillantes de mouille. Une petite perle rose au centre. Le tatouage de rose sur sa cuisse semblait pointer vers son sexe.
— Tu aimes ce que tu vois, Théo ?
Elle a caressé mon entrejambe, a baissé mon jogging et mon caleçon d’un coup. Ma queue a jailli, dure, veines saillantes, gland luisant de pré-sperme.
Elle s’est agenouillée entre mes jambes. Ses mains ont pris ma queue, l’ont caressée lentement, de la base au gland. Sa langue est partie de l’intérieur de ma cuisse droite, a remonté, a léché mes couilles une à une, les a prises en bouche doucement, les a sucées. Puis elle est remontée le long de ma verge, langue plate, large, jusqu’au gland. Elle a fait le tour du frein, a léché le petit trou, a recueilli le pré-sperme. Ses lèvres se sont posées sur le gland, l’ont embrassé, ouvert, ont glissé dessus. Elle a pris le gland entier dans sa bouche chaude, humide. Langue qui tournait autour. Puis elle a descendu, lentement, très lentement, jusqu’à ce que ses lèvres touchent mon pubis. Elle est restée là, gorge serrée autour de moi, puis est remontée, salive partout.
Elle a commencé à me sucer vraiment. Rythme lent, profond. Ses joues creusées. Ses yeux levés vers moi. Une main sur mes couilles, l’autre qui caressait la base. Bruits humides, doux. Elle accélérait parfois, puis ralentissait, me gardait au bord.
Au bout d’une dizaine de minutes, j’ai senti que ça venait. J’ai grogné :
— Juliana… je…
Elle a accéléré, m’a regardé dans les yeux, a hoché la tête. J’ai joui. Fort. Longs jets épais dans sa bouche. Elle a tout avalé, sans en perdre une goutte, a continué à sucer doucement jusqu’à ce que je sois vide, tremblant.
Elle s’est relevée, a passé la langue sur ses lèvres.
— J’en ai pour deux minutes.
Elle est allée dans la salle de bain, s’est rincé la bouche. Je l’entendais. Elle est revenue, toujours en porte-jarretelles et bas, seins nus.
— Tu veux une douche avec moi ?
J’étais au paradis.
On est allés dans la salle de bain. Eau chaude. Elle m’a poussé sous le jet, s’est collée contre moi. Ses seins contre mon torse, ses piercings froids contre ma peau chaude. On s’est savonnés mutuellement. Mes mains partout sur elle : ses fesses, son dos, ses cuisses, ses seins. Sa main sur ma queue qui redevenait dure. Quand j’ai commencé à me caresser, elle m’a arrêté.
— Non non. Chacun son tour. Tu dois apprendre à toucher une femme.
Elle a pris ma main droite, a guidé mes doigts vers son sexe. Elle était trempée. Brûlante.
— Doucement. D’abord le clitoris. Tu sens ? Ce petit bouton dur. Tourne autour, léger. Oui… comme ça.
Elle respirait plus fort. Elle a écarté un peu les jambes.
— Maintenant, glisse un doigt à l’intérieur. Lentement. Sens les parois… chaudes, mouillées. Remue doucement, en crochet, vers le haut. Là… c’est le point G. Appuie un peu.
Je suivais, fasciné. Elle gémissait contre mon oreille.
— Embrasse-moi dans le cou, Théo.
J’ai posé mes lèvres dans son cou, j’ai léché, sucé. Deux doigts maintenant. Elle ondulait contre ma main. Son clitoris gonflé sous mon pouce. Elle a accéléré le mouvement de ses hanches.
— Plus vite… oui… comme ça…
Elle a joui. Fort. Ses cuisses ont tremblé, elle s’est accrochée à mes épaules, un long gémissement rauque dans mon oreille. Ses parois se sont contractées autour de mes doigts, pulsations chaudes. Elle a continué à onduler quelques secondes, puis s’est calmée, front contre mon épaule.
Elle a murmuré :
— Chacun son tour… c’est important. Mais on va s’arrêter là pour aujourd’hui.
On est sortis de la douche. Elle m’a embrassé, long baiser doux, langue lente. On s’est séchés, rhabillés. Elle a remis son short et son débardeur. Moi mon jogging et un tee-shirt.
On est descendus dans le salon. Elle a relancé sa série. On s’est assis sur le canapé, côte à côte. Elle a posé ses jambes sur les miennes, pieds nus contre ma cuisse. J’ai passé un bras autour de ses épaules. On a regardé deux épisodes, ses doigts qui caressaient mon bras, les miens qui effleuraient sa cuisse. De temps en temps elle tournait la tête, m’embrassait dans le cou, murmurait « pequeño ».
Vers 18 h, la voiture de mes parents a grincé dans l’allée. On a entendu les portières claquer, les voix d’Emma et de maman qui montaient les marches. Juliana a rapidement remis le plaid sur ses jambes et a repris un air détendu devant la série. Moi, j’ai rouvert mon cahier d’histoire-géo et j’ai fait semblant de souligner une phrase sur le traité de Trianon.
Ils sont entrés dans le salon, chargés de sacs et de brochures.
— Alors, les enfants, ça s’est bien passé ? a demandé mon père en posant les clés sur le meuble.
Maman s’est penchée vers moi :
— Et tes révisions, Théo ? Tu as avancé ?
— Oui, ça s’est bien passé, ai-je répondu d’une voix aussi neutre que possible. J’ai repris les traités de 1919, j’ai fait des fiches.
Juliana a hoché la tête en souriant, comme si elle confirmait.
Mes parents se sont installés sur le canapé d’en face. Ils ont commencé à raconter leur après-midi. Ils avaient passé plusieurs heures à chercher une école pour Emma, pour son master. Il y avait eu des portes ouvertes dans deux instituts, des présentations, des stands. Emma a sorti une pile de prospectus et les a étalés sur la table basse, en commentant les programmes, les stages à l’étranger, les frais d’inscription. On a tous regardé, posé des questions, discuté un moment.
Le soir, on a préparé des croques-monsieur, comme quand on était gosses. Le pain de mie grillé, le fromage qui filait, le jambon, le beurre. On s’est installés dans le salon, assiettes sur les genoux, devant la télé. Emma a choisi un vieux film qu’on regardait déjà à l’époque. L’ambiance était simple, familière. On a ri de certaines scènes, on s’est disputé le dernier croque. Juliana s’est mise à table avec nous, à côté de moi, et a mangé en silence, un petit sourire aux lèvres.
Vers la fin du repas, elle a posé son assiette et a pris la parole :
— Au fait… j’ai une nouvelle. J’ai décroché un poste pour donner des cours d’espagnol dans un institut de langues, à partir de la semaine prochaine. C’est à mi-temps, le matin ou l’après-midi selon les jours. Alors… pour fêter ça, je vous invite tous au restaurant. Vous choisissez l’endroit.
Maman a battu des mains, papa a levé son verre d’eau en guise de toast, Emma a demandé des détails sur l’institut. Juliana a répondu calmement, sans jamais me regarder directement. Moi, j’ai senti un petit pincement dans la poitrine, un mélange de fierté et de quelque chose de plus trouble.
Après le repas, on a rangé la cuisine ensemble. Puis, un par un, tout le monde a commencé à monter. Emma est partie la première, les parents un peu après. J’ai attendu un moment dans le salon, le cœur un peu trop rapide, puis je suis monté à mon tour.
Sur le palier, la porte de la chambre de Juliana était entrouverte. Une lumière douce filtrait. Je me suis approché et j’ai toqué du doigt.
Elle était déjà en pyjama, assise au bord du lit, en train de se démêler les cheveux. Elle a levé les yeux.
— Tu m’avais pas dit pour les cours d’espagnol, ai-je murmuré.
Elle a souri, un vrai sourire, et a cligné de l’œil.
— Tu m’as trop distraite, j’ai oublié.
Puis, d’une voix plus basse, presque tendre :
— Bonne nuit, Théo. Merci pour ce week-end.
Elle a basculé la tête, m’a fait un petit signe de la main, et a refermé doucement la porte. Je suis resté une seconde dans le couloir, puis je suis rentré dans ma chambre. J’ai éteint la lumière et je me suis allongé, les yeux ouverts dans le noir, le goût de l’après-midi encore partout sur la peau.
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