Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Les très bonnes journées de Liri — Chapitre 4 · Confessions sur la moquette
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Autrice
Les très bonnes journées de Liri
Chapitre 4 · Confessions sur la moquette
L'air de l'appartement vibrait encore des échos de sa session solitaire de l'après-midi, une odeur légère de sueur et de camomille flottant comme un voile invisible.
Liri, douchée et rafraîchie, avait enfilé un short en jean effiloché qui mordait haut sur ses cuisses et un débardeur ample, blanc immaculé, qui glissait sans cesse d'une épaule. Ses cheveux châtain clair, encore humides, formaient des boucles folles autour de son visage. Elle avait envoyé un message impulsif sur un groupe de discussion improvisé – des connaissances croisées dans des bars, un ou deux amis de passage, une fille rencontrée à un cours de danse la semaine d'avant.
Liri, douchée et rafraîchie, avait enfilé un short en jean effiloché qui mordait haut sur ses cuisses et un débardeur ample, blanc immaculé, qui glissait sans cesse d'une épaule. Ses cheveux châtain clair, encore humides, formaient des boucles folles autour de son visage. Elle avait envoyé un message impulsif sur un groupe de discussion improvisé – des connaissances croisées dans des bars, un ou deux amis de passage, une fille rencontrée à un cours de danse la semaine d'avant.
— Soirée confessions chez moi ce soir. Apportez du vin et vos secrets les plus juteux. Pas de jugements, que des rires. 20h ?
Ils étaient arrivés en grappe désordonnée, cinq en tout : Max, un graphiste barbu aux yeux rieurs qu'elle avait croisé dans un café ; Sophie, une brunette aux tatouages serpentins qui bossait dans une librairie érotique ; Tom, un prof de yoga bisexuel, un peu trop sérieux avec ses dreads attachées ; Lena, la danseuse aux lèvres toujours peintes en rouge vif ; et Jules, un non-binaire aux cheveux teints en bleu électrique, rencontré lors d'une manif joyeuse.
Liri les avait accueillis avec un plateau de verres tintant, son sourire éclatant comme un flash dans la pénombre tamisée des lampes.
Liri les avait accueillis avec un plateau de verres tintant, son sourire éclatant comme un flash dans la pénombre tamisée des lampes.
— Entrez, entrez ! Laissez vos chaussures et vos masques à la porte. Ce soir, on se met à nu – au sens propre si l'envie nous prend, mais commençons par les mots.
Elle les guida vers le salon, où des coussins multicolores jonchaient le tapis épais, formant un cercle improvisé autour d'une table basse chargée de bouteilles et de fruits coupés – des tranches de mangue gluantes, des fraises qui perlaient de jus. La musique, un mélange de bossa nova douce et de beats électroniques subtils, coulait des enceintes comme du miel tiède.
Liri s'assit en tailleur au milieu, les genoux effleurant ceux de Sophie et Max, son débardeur glissant encore pour révéler la courbe pâle de son épaule. Elle leva son verre, le vin rouge capturant la lumière en éclats rubis.
Liri s'assit en tailleur au milieu, les genoux effleurant ceux de Sophie et Max, son débardeur glissant encore pour révéler la courbe pâle de son épaule. Elle leva son verre, le vin rouge capturant la lumière en éclats rubis.
— À nos confessions. Règle numéro un : tout ce qui se dit ici reste ici. Règle numéro deux : si c'est pas surprenant, c'est pas intéressant. Je commence ?
Son sourire s'élargit, une courbe malicieuse qui plissait ses yeux verts en deux fentes pétillantes. Elle avala une gorgée, le vin laissant une traînée chaude sur sa langue, et posa le verre avec un petit son très doux.
— Moi, Liri, 22 ans, je crois que le sexe est comme un bubble-tea : sucré, surprenant, avec des perles qui explosent en bouche et des saveurs qu'on mélange au gré des envies. J'ai baisé avec une fille hier soir – Alma, une beauté avec une jupe en cuir – et ce matin, je me suis masturbée en pensant à elle, à vous tous peut-être, qui sait ? Et vous voulez savoir le plus dingue ? J'adore quand ça déborde, quand le jus coule partout, parce que la vie, c'est pas fait pour rester propre.
Un silence plana une seconde, puis Sophie éclata de rire, un son rauque et franc qui rebondit sur les murs.
— Putain, Liri, t'as pas changé. T'arrives toujours à balancer ça comme si tu parlais du temps qu'il fait.
Max rougit légèrement, mais son sourire répondit à celui de Liri, un échange muet et complice. Tom secoua la tête, amusé, pendant que Lena mordait dans une fraise, le jus rouge tachant ses lèvres. Jules leva un sourcil, intrigué.
— Okay, t'as mis la barre haut. Moi, je confesse : j'ai déjà fait l'amour dans un ascenseur en panne, avec un inconnu. Mais c'était pas juste du cul – c'était comme... une pause dans le monde.
Liri pencha la tête, son sourire se faisant plus doux, presque tendrement surpris.
— Un ascenseur ? Merde, j'imagine l'air confiné, les boutons qui clignotent, tes mains qui cherchent dans le noir. Et après ? T'as gardé son numéro ou c'était juste un feu follet ?
Jules haussa les épaules, mais le groupe se détendit, les verres se remplirent à nouveau. Elle guida la conversation avec une facilité déconcertante, posant des questions qui piquaient sans blesser.
— Sophie, ton tatouage là, sur l'épaule – il raconte quoi de tes nuits les plus folles ?
Sophie traça le motif serpentin du doigt, son verre à moitié vide.
— Il me rappelle une nuit avec deux mecs et une fille. On a joué à un jeu où chaque confession valait une caresse… très appuyée. J'ai fini avec des marques partout, mais bordel, quel rush.
Le rire de Liri fusa, clair et contagieux, secouant ses épaules nues. Elle attrapa une mangue, mordit dedans, le jus coulant sur son menton qu'elle essuya du revers de la main.
— J'adore ça. La vie, c'est pas une ligne droite, c'est un enchevêtrement de corps et d'histoires qui se cognent. Moi, je vois le sexe comme une danse sans chorégraphie fixe – tu improvises, tu surprends, tu ris quand ça rate. Hier avec Alma, j'ai joui en position contorsionniste, jambes croisées derrière la tête, et elle m'a regardée comme si j'étais une alien. Mais putain, son regard après... c'était de l'or pur.
Elle s'interrompit, son sourire virant au féroce, et lança une fraise à Tom.
— À toi, yogi. Confesse quelque chose qui nous fasse bander ou mouiller.
Tom attrapa le fruit au vol, le croqua, le jus éclaboussant sa chemise.
— D'accord, d'accord. J'ai couché avec une élève après un cours. Elle était flexible comme toi, Liri, mais c'était pas ça le twist – c'était qu'elle voulait que je lui lise des poèmes pendant que je la prenais par derrière. Des trucs sur les étoiles et les vagues, pendant que ses fesses claquaient contre moi.
Le groupe hurla de rire, Lena renversant un peu de vin sur le tapis. Liri tapa dans ses mains, son sourire illuminant la pièce comme une ampoule qui claque.
— Des poèmes ? Merde, Tom, t'es un romantique camouflé ! Imagine : 'Les étoiles scintillent' – bam – 'comme ton cul sous la lune' – bam. C'est génial, ça. Le sexe, c'est pas que des corps qui frottent ; c'est des mots qui glissent dedans, qui rendent tout plus vivant.
La soirée s'étira, les confessions se faisant plus intimes, plus crues. Max avoua une obsession pour les odeurs
— le musc d'une chatte après une journée, ça me rend dingue.
Et Liri hocha la tête, son sourire complice.
— Je sais. Moi, j'aime goûter tout : le sel sur la peau, le sperme qui varie d'un mec à l'autre, la cyprine sucrée d'une fille excitée. C'est comme une carte des saveurs du monde.
Elle surprit tout le monde en sortant un petit flacon de parfum maison – coco vanillé mêlé à quelque chose de musqué – et en le passant autour du cercle.
— Sentez. C'est mon odeur après l'amour. Surprise : je l'ai fait moi-même, avec des essences et un peu de mon jus personnel.
Les yeux s'écarquillèrent, mais les rires fusèrent, Sophie reniflant le flacon avec un grognement approbateur.
Au fil des heures, l'air s'alourdit de vin et de secrets partagés. Liri, au centre, orchestrait avec son sourire perpétuel – tantôt espiègle quand elle taquinait, tantôt radieux quand elle écoutait, ses yeux pétillants capturant chaque détail.
Les verres s'étaient vidés et remplis plusieurs fois, le vin rouge laissant des traces sombres sur les lèvres et les doigts. Le cercle de coussins s'était resserré, les genoux se touchant presque, les rires se faisant plus bas, plus intimes.
Liri, toujours au centre, sortit un vieux jeu de cartes qu'elle gardait dans un tiroir pour les soirs d'orage. Elle battit le paquet avec une dextérité de croupière les cartes claquant entre ses paumes. Son sourire ne quittait pas son visage – un sourire large, éclatant, qui semblait absorber toute la lumière tamisée de la pièce et la renvoyer en vagues chaudes.
Au fil des heures, l'air s'alourdit de vin et de secrets partagés. Liri, au centre, orchestrait avec son sourire perpétuel – tantôt espiègle quand elle taquinait, tantôt radieux quand elle écoutait, ses yeux pétillants capturant chaque détail.
Les verres s'étaient vidés et remplis plusieurs fois, le vin rouge laissant des traces sombres sur les lèvres et les doigts. Le cercle de coussins s'était resserré, les genoux se touchant presque, les rires se faisant plus bas, plus intimes.
Liri, toujours au centre, sortit un vieux jeu de cartes qu'elle gardait dans un tiroir pour les soirs d'orage. Elle battit le paquet avec une dextérité de croupière les cartes claquant entre ses paumes. Son sourire ne quittait pas son visage – un sourire large, éclatant, qui semblait absorber toute la lumière tamisée de la pièce et la renvoyer en vagues chaudes.
— voilà les règles, annonça-t-elle, la voix claire et taquine. « Chaque personne tire une carte. Rouge : question personnelle. Noire : défi ou confession crue. Pas de passe. On répond ou on boit cul sec. Et on va jusqu'au bout. Exemple de question. 'Ton orgasme le plus bizarre ?' Ou 'Ce que tu n'as jamais osé demander en lit ? » »
Elle distribua la première carte face visible à Sophie, qui tira un cœur. Liri pencha la tête, ses yeux verts pétillant d'une malice enfantine.
— Question : ton fantasme le plus récent que tu n'as jamais dit à personne.
Sophie mordilla sa lèvre inférieure, le tatouage serpent sur son épaule semblant onduler sous la lumière. Elle avala une gorgée de vin avant de lâcher :
— J'ai rêvé qu'on me prenait à quatre pattes sur le comptoir de la librairie, après la fermeture. Les clients partis, juste les livres autour, et deux personnes – un mec et une fille – qui alternent entre ma bouche et mon cul sans jamais s'arrêter. J'entends les pages qui se froissent sous mes coudes pendant que je gémis.
Un silence électrique. Puis Liri éclata de rire, un rire franc qui fit trembler ses épaules nues.
— Putain, Sophie, c'est magnifique. L'odeur du papier vieux mélangée à la sueur et au sperme… j'adore. Allez, au prochain.
Max tira un pique. Liri haussa un sourcil.
— Noire. Confession crue. Dis-nous la dernière fois que tu t'es branlé et à quoi tu pensais.
Max passa une main dans sa barbe, un sourire gêné mais honnête aux lèvres.
— Hier soir, dans ma douche. J'ai pensé à toi, Liri. À ta façon de t'ouvrir en grand écart sur le tapis l'autre fois, quand on a fumé ensemble. J'imaginais ta chatte lisse qui s'étire autour de mes doigts pendant que tu me regardes en souriant comme si c'était la chose la plus normale du monde. J'ai joui en trois coups de reins dans ma main.
Liri ne rougit pas. Elle se contenta de sourire plus largement, ses dents blanches flashant dans la pénombre.
— Merci pour l'hommage, Max. Ça me fait chaud au ventre. À ton tour, Tom.
Tom tira un carreau. Question.
— Quel est le goût qui te fait le plus bander ou mouiller quand tu baises ?
Tom réfléchit une seconde, ses dreads balayant son épaule.
— Le goût salé métallique du pré-sperme juste avant que ça gicle. Quand la bite pulse sur ma langue et que la première goutte perle. C'est comme… un avant-goût du chaos qui arrive.
Lena siffla d'approbation, mordant dans une fraise jusqu'au trognon. Elle tira ensuite un trèfle. Noire.
— Confession : la fois où tu as joui le plus fort de ta vie.
Lena essuya le jus rouge sur son menton avec le pouce.
— L'été dernier, en vacances sur une plage déserte à Crète. Un mec que j'avais rencontré deux heures avant. On a baisé dans l'eau peu profonde, debout, mes jambes autour de sa taille. Il me tenait par les fesses, me soulevait à chaque coup de reins. L'eau salée rentrait partout, le soleil tapait, et quand j'ai joui, j'ai crié si fort qu'un goéland s'est barré en panique. Mon clito était tellement gonflé que chaque vague qui passait dessus me faisait trembler encore dix minutes après.
Jules tira un cœur. Question.
— Si tu pouvais baiser n'importe qui dans cette pièce, tout de suite, qui et comment ?
Jules croisa les jambes, ses cheveux bleus captant un reflet violet de la lampe.
— Toi, Liri. En amazone inversée. Je veux être dessous, regarder ta chatte descendre sur ma bite pendant que tes fesses s'ouvrent et se referment à chaque mouvement. Et je veux que tu continues de parler, de raconter des conneries sur les licornes ou les constellations, juste pour le contraste entre ton sourire innocent et le fait que tu me chevauches jusqu'à ce que je remplisse ton cul.
Liri éclata de rire, renversant presque son verre. Elle se pencha vers Jules, effleura sa joue du bout des doigts.
— Deal. Mais seulement si tu me laisses goûter ton sperme après. J'adore la texture quand il est encore chaud.
Elle distribua la carte suivante à elle-même. Un pique. Noire.
— À moi. Confession : la position la plus tordue dans laquelle j'ai déjà pris mon pied.
Elle marqua une pause théâtrale, son sourire devenant presque carnassier.
— Jambes croisées derrière ma nuque, en boule parfaite, anus offert au ciel. Un mec m'a sodomisé pendant que je me masturbais le clito. Il rentrait jusqu'à la garde, lentement, et à chaque poussée je sentais mon anneau s'ouvrir comme une étoile qui éclate. J'ai joui deux fois : une fois du cul qui se contractait autour de sa queue, une fois du clito qui pulsait sous mes doigts. Et après, j'ai ri comme une folle parce que j'avais des crampes partout et que c'était le pied absolu.
Le silence qui suivit fut lourd de désir. Les respirations s'étaient faites plus courtes. Liri tira une dernière carte pour le cercle entier – un cœur rouge sang.
— Question collective : qu'est-ce qui vous ferait jouir là, tout de suite, si on le faisait ?
Sophie répondit la première, la voix un peu étranglée.
— Que tu me lèches pendant que Max me baise la bouche. Ton sourire entre mes cuisses pendant que je sens sa bite cogner au fond de ma gorge.
Max enchaîna :
— Te voir sucer Jules pendant que je te prends par derrière. Ton cul qui claque contre moi, ta bouche pleine, et toi qui continues de sourire autour de sa queue.
Tom :
— Te doigter le cul pendant que Lena te suce les seins. Sentir tes parois se resserrer sur mes doigts pendant que tu gémis des trucs absurdes.
Lena :
— Être à quatre pattes, toi dessous en 69 inversé, pendant que Jules me pénètre. Ta langue sur mon clito, sa bite qui me remplit, et tes rires qui vibrent contre ma chatte.
Jules :
— Te prendre en amazone, comme je viens de dire, mais avec les autres autour qui nous regardent et se touchent. Ton sourire qui ne lâche pas, même quand tu jouis en criant mon prénom.
Liri les regarda un à un, son sourire illuminant la pièce comme une lanterne vivante. Elle posa les cartes au centre du cercle.
— Alors on arrête de parler.
Elle se leva lentement, retira son débardeur d'un geste fluide. Ses seins se libérèrent, tétons déjà durs et pointus, rose foncé sous la lumière douce. Elle baissa son short en jean, le tissu râpé glissant sur ses cuisses jusqu'à ses chevilles. Nue, lisse, offerte, elle s'agenouilla au milieu du cercle.
— Venez. On transforme les cartes en réalité.
Les coussins s'écartèrent. Les corps se rapprochèrent. Les rires se muèrent en souffles, en murmures crus, en gémissements. Et au centre, Liri souriait toujours – un sourire radieux, surprenant, invincible – tandis que les mains, les bouches, les sexes se mêlaient dans une chorégraphie désordonnée et joyeuse.
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