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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
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Free use stories — Chapitre 2 · L'arche

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Hector35
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Free use stories

Chapitre 2 · L'arche

Nous avons enfin pu inaugurer notre librairie « Les Deux Muses ».
Elle se situe au 15 quai des prunes, dans un quartier charmant, un peu bohème dans lequel nous nous intégrons parfaitement. Le long du canal, nos voisins directs sont une épicerie bio et un estaminet qui tient son nom des glycines qui ombrent sa terrasse. Nous logeons à l'étage et même si, la plupart du temps, nous partageons le même lit nous avons chacune notre chambre, un luxe incroyable auquel nous n'avons pas souhaité résister. 
Quelques semaines avant l'ouverture nous nous sommes mises en quête d'une assistante. L'annonce disait« petite entreprise jeune et sympathique cherche Assistante Relations Clients Hétaïre d'Entreprise» ce qui une fois traduit signifie « on vous paiera pas cher pour sucer des bites mais on est sympa ». Nous reçûmes de nombreuses lettres de motivation et commençâmes les entretiens. Pour tester les candidates je réquisitionnais un des jouets de Noémie, un phallus de taille moyenne, d'un rose clinquant mais dont le toucher et l'élasticité étaient très réalistes. 
Rapidement trois jeunes filles se distinguèrent par leur bonne volonté et leur désir de bien faire. L'une d'entre elles, particulièrement, me tapa dans l'œil. Elle s'appelait Christelle, petite, blonde, un peu charnue, les seins lourds et pâles avec d'énormes aréoles roses, elle débordait littéralement d'énergie. C'est elle qui fit remarquer qu'avec la rousse Noémie et moi brune elle nous permettrait d'offrir trois saveurs aux clients «comme les glaces !» rajouta-t-elle avec un petit rire espiègle. Quand je lui demandai de prouver ses compétences elle négligea l'olisbos pourtant posé bien visible sur le bureau et se précipita entre mes jambes. Soulevant ma jupe elle se mit aussitôt à l'ouvrage et en trois coups de cuillères à pot m'offrit un orgasme satisfaisant. (Je lui offris en échange un flot de cyprine conséquent) Elle passa tout de suite sous Noémie et, après un long moment (ça paraît toujours plus long quand on est spectatrice),elle parvint là aussi à ses fins. Noémie, comme à son habitude jouit en silence, sans rien trahir de ce qu'elle éprouvait mais la petite bouille de Christelle était luisante lorsqu'elle émergea de sous la jupe.
En apercevant le gros ventre de Noémie elle devint extatique 
« - Oh ! Je pourrais pouponner ? »
Elle frotta alors ses joues couvertes de nos mucus contre la peau tendue, devant l'air circonspect de Noémie elle précisa :
« - Je suis sûre que c'est bon pour votre peau. Je pourrais vous jouir dessus aussi. Je peux jouir abondamment. »
Noémie avait des réticences mais je sus la convaincre et Christelle fut engagée.
Notre nouvelle employée était une calamité lorsqu'il était question de vendre un livre, rendre la monnaie, enregistrer une commande, chercher un titre dans notre catalogue ou même préparer un étalage cependant elle apportait un vent de fraîcheur indéniable à notre boutique. Elle sautillait sans cesse entre les rayons, ses petites jupes virevoltantes découvrant ses fesses nues et son buisson. Elle ne rechignait jamais à faire ce pour quoi elle avait été embauchée devançant volontiers les demandes des clients.
Elle était particulièrement appréciée des messieurs âgés qui fondaient devant sa pétulance.
L'un d'entre eux, qui répondait au nom de M. Séraphon, devint un habitué à tel point que ses visites étaient quotidiennes.
Dès qu'elle le voyait entrer dans le magasin Christelle courait vers lui en s'écriant 
«  - M. Séraphon vous m'avez manqué ! » ou « - J'ai cru que vous m'aviez oublié »
Elle sautait presque dans les bras de l'ancien et lui claquait la bise puis se mettait au travail. Pour sa pratique buccale Christelle avait son petit rituel, elle s'agenouillait devant le client, étalait précautionneusement sa jupe en corolle autour d'elle, sortait ses gros seins blancs qu'elle laissait pendre devant son corsage «C'est pour pas que vous me salissiez mon beau vêtement,espèce de vilain.» puis suçait avec une avidité non feinte quelle que soit la taille, la dureté, l'aspect ou la propreté de ce qu'on lui présentait. 
Réellement soucieuse de ne pas salir ses vêtements Christelle avalait systématiquement sans se lasser. Durant les mois où elle a travaillé avec nous elle a dû boire des litres de sperme sans que cela affecte son appétit.
Donc tous les jours M. Séraphon venait recevoir sa petite gâterie au milieu de nos rayonnages, parmi les clients amusés par ce touchant tableau, il soufflait des « Chère petite, chère petite. » en jouissant dans la bouche de la furie et tous les jours il repartait avec un ouvrage ou une revue choisie un peu au hasard. Si par mégarde il oubliait, trop chamboulé par la prestation de Christelle, il revenait plus tard faire son achat en se cachant de son ardente pompeuse.
Cependant, au bout de quelques temps, nous vîmes arriver dans notre boutique une clientèle plus jeune. Enfin jeunes, ils l'étaient mais clients ? Pas vraiment. Ces jeunes hommes déambulaient sans but entre les rayons attendant que Christelle soit disponible. Parfois ils prenaient un livre l'air sincèrement perplexe puis le reposaient pas plus avancés. 
Lorsque Christelle apparaissait c'était une libération, ils étaient en terrain connu. Elle les emmenait dans la petite loge que nous lui avions aménagée dans un coin de la boutique et, rapidement, ses cris de guenon en rut (je ne juge pas, ça m'arrive aussi) résonnaient dans tout l'établissement.
Ces« clients »particuliers occupèrent de plus en plus du temps de travail de notre jeune assistante puis finirent par la monopoliser complètement. Non seulement elle ne prenait plus en charge les vrais clients de la boutique mais ses manifestations bruyantes avaient le don d'éveiller des appétits qu'il nous fallait bien satisfaire Noémie et moi.
Même ses petits anciens préférés ne trouvaient plus de place dans son agenda ou dans sa bouche.
Il était devenu évident qu'on se foutait de notre gueule. Elle passait ses journées de travail à se faire baiser par ses amis qui n'avaient jamais eu l'idée d'ouvrir un livre de leur vie. Alors en acheter un !
Nous convoquâmes Christelle à un entretien de mise au point. 
Ce fut une catastrophe.
Nous mentions. Nous étions méchantes. Elle croyait que nous étions amies. Elle allait s'améliorer. Elle était déjà parfaite. Elle allait nous bouffer la chatte. Non ? Le cul alors, ça ne la dérangeait pas de nous bouffer le cul tous les jours à l'ouverture. Nous étions deux vieilles gouines jalouses. Elle avait le droit de vivre. Elle en avait marre de bouffer du vieux sperme rance. Elle était jeune on pouvait pas comprendre.
Je mis un terme à l'entretien :
« -Tu as raison. On est pas tes amies on est tes patronnes. Je rectifie tes ex-patronnes. Tu es virée. »
Je n'avais pas apprécié sa dernière remarque.
Nous pensions en avoir fini mais le lendemain matin nous trouvâmes la devanture maculée de traces, puant la pisse et le sperme. Christelle avait convaincu son fan club de venir la venger.
Après avoir nettoyé la façade je suis allée porter plainte ; sur les bandes de vidéo surveillance on reconnaissait très bien Christelle encourager son groupe d'amis, donnant de sa personne au besoin.
D'après l'officier de police elle ne recevrait qu'un avertissement, cela me convenait du moment que je n'entende plus parler d'elle.
Le plus triste dans cette histoire fut que M. Séraphon en eut le cœur brisé. Il revenait de temps en temps à la librairie comme une âme en peine. Je fis tout pour le consoler, et je dis bien TOUT, mais en vain. Même Noémie, pourtant peu accessible à la détresse des hommes, lui offrait de douces pipes de consolation. Il jouissait sur nos lèvres en soufflant« Elle était gentille Christelle, oui elle était gentille. » ce qui est quand même vexant.
Enfin nous étions libérées d'elle, seules dans notre boutique, tranquilles mais sans « Assistante Relations Clients Hétaïre d'Entreprise ». Je donnais donc de ma personne pour laisser les clients satisfaits. Noémie, toujours animée d'un fort désir d'équité, insistait pour faire sa part. Son ventre énorme et ses seins lourds éveillaient des envies mais la distance qu'elle met en toutes chose était perçue pour de la froideur et au final elle avait peu d'habitués.
Je compensais. Oui j'ai donné sans compter durant cette période.
Je suçais entre les rayons, je me faisais baiser et enculer dans la loge de Christelle, j'avais en permanence du sperme dans les cheveux, sur les vêtements, j'en avais le goût dans la bouche toute la journée. Pour un peu je me serais crue de retour à la Fac.
Je rentrais le soir, longtemps après la fermeture, pour essayer de rattraper les tâches que j'avais été trop occupée pour faire dans la journée. Je m'affalais rompue, gluante de partout, Noémie alors me déshabillait et entreprenais de me laver avec la minutie pointilleuse qu'elle a toujours mise à cette tâche. Je savais qu'elle agissait en partie par culpabilité : elle était consciente de peu m'aider dans nos relations avec les hommes. Si je n'ai jamais caché le plaisir que, moi, j'en tirais elle voulait quand même compenser son manque de participation  et le surplus de travail qui en rejaillissait sur moi.
De mon côté j'avais des scrupules à abuser de son honnêteté  mais sa petite langue pointue était trop bonne dans mes zones sensibles et souillées pour que je cherche vraiment à la faire cesser.
Toujours est-il que je ne m'en sortais pas. Je me rappelais l'avertissement de M. Ortega, mon banquier : « Gérer une boutique est un travail à plein temps, vous n'arriverez pas à le faire si vous passez tout votre temps à baiser les clients. »
C'est à ce moment que Claire Martin est revenue nous voir.
J'avais fini par sympathiser avec Mlle. Martin l'austère secrétaire de M. Ortega. Nous avions peu de choses en commun, il est vrai, mais une amitié étrange et subtile était née d'un respect mutuel.
Ce jour là nous discutons autour d'un café et, fatalement j'en viens à lui parler de la situation, des sollicitations incessantes, de mon épuisement.
    « - Elle est devenue quoi la petite pute blonde ?
    - On l'a virée, elle passait ses  journées de boulot à baiser ses copains.
    - Ça m'étonne pas. J'ai jamais pu la saquer ! »
Difficile en effet d'imaginer plus différentes que ces deux là, le jour et la nuit. Et je ne parle pas que de la couleur du poil.
— Je ne sais pas comment tu fais ! Je me plains et toi tu fais ça depuis des années. Je vais pas tenir le coup.
— C'est ta faute aussi, me répond-t'elle toujours aussi directe, tu baises comme une furie avec n'importe qui. Ne nie pas je t'ai vu faire, rappelle toi. Tu veux que chaque homme qui t'utilise connaisse une expérience sexuelle transcendante. A chaque fois tu te donnes à fond. Ce n'est pas nécessaire. Ni même souhaitable d'ailleurs. Ménage toi !
— Qui veut voyager loin ménage sa monture. Dis-je à mi voix.
— Voila ! Soit une monture plus placide. Donner à l'usager ce qu'il veut, oui. Prendre ta part de plaisir, bien sûr. Mais on n'est pas obligé d'avoir un orgasme foudroyant à tous les coups.
— Je crois que je ne sais pas faire autrement. Je veux toujours me livrer à fond. Et puis j'aime tellement jouir…
— Bien sûr ! Moi aussi ! Et pourtant quand tu m'as rencontrée tu m'a traitée de salope frigide.
— Je crois pas l'avoir dit tout haut. Avouais-je, un peu gênée.
Désespérée je lui demande :
— Tu crois que tu pourrais m'apprendre ? A baiser comme toi, je veux dire ?
— Il y a plus simple. Embauche moi !
— Quoi ?
— Oui, embauchez moi toutes les deux. Tu seras libérée et tu sais que je suis largement capable d'éponger tous vos clients.
— Claire tu sais que nous n'avons pas les moyens de te verser le salaire que tu touches à la banque…
—J'ai démissionné ! Enfin, je vais démissionner, ma lettre est déjà écrite, je la donne demain à M. Ortega.
— Mais pourquoi ?
Je m'interromps. En voyant son visage s'emplir de tristesse je comprend :
— M. Martin ? Il… il te prend ?
— Il a commencé il y a trois semaines. Ça ne me dérangeait pas de faire ça pour lui, je le fais pour tout le monde après tout, mais c'est surtout la façon dont il me traite depuis qui fait mal.
Elle détourne le regard et me raconte d'une voix faussement indifférente ce qui s'est passé.
Bien que M. Martin ne soit pas son géniteur elle l'a toujours aimé comme un père mais moi je sais comment cet homme traite les femmes dont il use. 
Comment il les méprise, les humilie, comment il jouit de la souffrance que son sexe épais et brutal peut infliger.
Elle pensait avoir droit à un traitement particulier et c'est en effet ce qu'elle a eu. En quelque sorte.
Car pour Claire c'est encore pire. Elle l'aime toujours et cet amour déclenche chez lui une surenchère de violence. 
Les relations entre lui et M. Ortega se sont aussi dégradées, déjà tendues elles ont virées à la haine pure. Et elle est prise entre les deux.
— Et pas de la façon agréable. Alors ça y est, c'est décidé : la banque c'est fini pour moi. Je vais rebondir je le sais. Trouver un autre poste mais en attendant pourquoi ne pas travailler pour vous ?
— Écoute Claire, je ne peux pas décider toute seule. Je dois en parler à Noémie. La dernière fois que j'ai embauché quelqu'un ça a été une cata.
— Bien sûr ! C'est normal. Parles en à Noémie !… Claire voit mon air sceptique.
Elle ne m'aime pas beaucoup, c'est ça ? »
Pourtant quand je luis soumets l'idée Noémie n'hésite pas une seconde « Oui, elle sera parfaite. »
Et donc Claire Martin rejoint notre petite entreprise, ravie de sucer des bibliophiles pour changer.
Pour ne pas renouveler les mêmes erreurs et que les rôles de chacune soit bien définis nous décidons d'instaurer une petite tradition.
Chaque lundi matin, pour commencer la semaine avec des relations patronnes/subordonnées claires et saines Noémie et moi, harnachées de godes ceintures, imposerons à Claire un sandwich vigoureux.
Elle n'y voit pas d'inconvénient. 
Ce n'est rien à côté de ce qu'elle subissait après les conseils d'administration.
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