Fiction
Bi
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Free use stories — Chapitre 1 · La démission
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Free use stories
Chapitre 1 · La démission
Dans une société de « free-use » Sophie et Noémie sont deux jeunes femmes libres et indépendantes. Nous avons découvert Sophie et son univers dans la série « A propos de Libre Accès » puis nous avons plongé avec elle, dans ses souvenirs d'étudiante dans la série « Des bancs de la Fac aux bancs des Glory Holes ».
Dans cette nouvelle série nous allons suivre certaines de leurs aventures après qu'elles aient acheté ensemble une librairie.
Cet épisode est la suite directe du dernier « des bancs de la fac », les autres textes seront autonomes.
Dans cette nouvelle série nous allons suivre certaines de leurs aventures après qu'elles aient acheté ensemble une librairie.
Cet épisode est la suite directe du dernier « des bancs de la fac », les autres textes seront autonomes.
Nous nous réveillons le lendemain matin encore enlacées l'une dans l'autre mais, hélas, nous n'avons pas le temps de reprendre nos ébats : la journée est chargée. La première étape est dans une demi-heure, nous allons chez le notaire, riches du prêt que j'ai conquis de haute pute… lutte ! de haute lutte. Pour enfin signer l'accord de vente. Mais nous avons beau faire de notre mieux nous sommes vite à la bourre et les derniers mètres sont fait au pas de courses.
Nous entrons donc dans l'office du notaire légèrement couvertes de sueurs, le souffle haletant et la bouche ouverte, la poitrine se soulevant au rythme de notre respiration. Bref, au risque de paraître immodeste, je dois dire que nous faisons deux belles salopes fort appétissantes.
On imagine de suite un scénario croustillant à base de notaire sévère et demoiselles troussées sur des bureaux malmenés...
Et bien rien ! Maître Folace reste imperturbable.
Petit, trapu, la moustache sévère et l'œil réprobateur il me rappelle un certain banquier que j'ai rencontré…Mon dieu c'était seulement hier ?
Par contre, en dehors du physique, il est difficile d'imaginer deux êtres plus différents. Aucune perversité ici, que de la rigueur. Nous avons cinq minutes de retard et il ne va pas nous pardonner cette perturbation dans son agenda.
L'entretien est très professionnel, un doigt impérieux nous indique quand il faut signer ou parapher, obéissantes nous faisons là où on nous dit de faire. A part ça rien. Pas une œillade indiscrète sur les deux décolletés offerts, pas une main baladeuse sous les légères jupes d'été qui sont pourtant faites pour ça.
Une main ferme s'abat et ferme le dossier dans un claquement sonore. Un frisson parcourt mon dos comme si la claque avait atterrie sur mon postérieur pale et non pas sur le bureau de bois noir.
— Voilà vous êtes propriétaires du lieu cis au 15 quai des prunes, à savoir un local commercial, un garage attenant et un appartement à l'étage. Au revoir mesdames.
Le mufle ne nous raccompagne pas. Nous n'aurions rien eu contre le fait de célébrer notre nouvelle position sociale. Ma foi tant pis pour lui. Sa grossièreté ne suffira pas à ternir l'aura de cette belle journée : nous sommes propriétaires !
Nous ne résistons pas à la tentation d'aller voir notre bien. Nous le connaissons pourtant mais, désormais, il est à nous ce petit bâtiment en brique situé le long du canal. Une grande vitrine un peu sale laisse voir les étals de l'ancienne quincaillerie. Le garage est beaucoup trop grand pour nos besoins, je me déplace en moto et Noémie ne croit qu'aux transports en commun, nous l'utiliserons en partie comme réserve et en partie pour un petit projet que nous avons en tête.
La cerise sur le gâteau, ce qui a emporté notre choix, c'est le logement à l'étage. Une vue imprenable sur le canal, une petite cuisine en formica, surannée mais fonctionnelle et surtout trois chambres : un luxe incroyable comparé au petit appartement que nous habitons actuellement pour un loyer insensé.
J'ai hâte d'emménager mais il y aura beaucoup de travaux et d'autres étapes avant d'ouvrir.
La prochaine n'est pas très drôle : nous allons démissioner de la maison d'édition où nous travaillons toutes les deux.
J'y ai été embauchée tout de suite à la sortie de la fac car No y travaillait déjà et m'a introduite. J'étais, je suis toujours, passionnée de littérature et travailler dans une maison d'édition aussi prestigieuse que la Nouvelle Roulure Française était un rêve pour moi.
Je commençais tout en bas de l'échelle évidemment, normal pour une jeune étudiante fraîchement diplômée, mais j'étais en place et j'avais de l'ambition. Cette échelle j'allais la gravir et si les barreaux en question étaient surtout des bites ça ne me dérangeait pas plus à l'époque que maintenant.
Et, en effet, un barreau après l'autre j'ai grimpé la hiérarchie.
J'ai distribué le courrier et les fellations, j'ai participé aux comités de lecture et aux partouzes de bureau, j'ai fait preuve de complaisance et de compétence. Les heures sup et les heures de suce ne me faisaient pas peur, j'ai démontré que j'étais une collaboratrice efficace et une salope insatiable.
J'ai été promue à l'Accompagnement Littéraire. Je travaillais enfin directement avec les auteurs. J'ai sucé des essayistes, j'ai pompé des poètes et j'ai bouffé les vagins d'écrivains un peu vaines qui s'imaginaient collectionner bientôt les prix littéraires. (Je les retrouvais, souvent, plus tard, sous les bureaux des éditeursà faire un autre type de collection.) Mais je travaillais aussi sur leurs textes, je cherchais à les améliorer, à les rendre plus vendeurs ou, parfois, juste lisibles.
Et j'étais bonne. Je veux dire dans mon métier... Enfin, j'étais bonne AUSSI dans cet aspect du métier. Bref j'ai fait mon trou jusqu'à ma position actuelle, celle d'assistante personnelle de Monsieur Henry directeur du secteur Littérature des éditions de la NRF.
Changement de braquet, je côtoyais du beau monde, l'élite des Lettres. Je baisais les boss de la littérature, désormais je ne suçais plus que les grandes plumes et ne me faisais enculer que par des cadors. Attention.
Disons le clairement, j'étais flattée.
J'ai même été offerte à « H », un de mes auteurs préférés, lorsqu'il a quitté son éditeur historique pour signer chez nous. Son style percutant et son humour cruel, les incroyables perversions dont il peuplait ses livres m'avaient fait espérer, et craindre, un week-end à la hauteur de mes fantasmes les plus border-line.
Que puis-je dire ?
Il ne faudrait jamais rencontrer ses idoles.
On m'a aussi envoyée chaperonner un jeune écrivain, devenu célèbre depuis, à un séminaire européen sur l'autofiction, un genre que je méprise profondément. Pendant une semaine ce fut une partouze ininterrompue. J'ai été prise par tous les trous par des types dont je n'aurais pas pu prononcer les noms même si je les avais sus.
Finalement c'est plutôt un bon souvenir.
Mais sur le plan littéraire, rien.
Je baise toujours autant. Mon directeur, ses collègues, les auteurs qu'il veut débaucher, ceux qu'il veut conserver, les petits ego à consoler, les mégalo à flatter. Sans compter les écrivains qui sont en panne sèche et qu'il faut remotiver (Je ne compte plus le nombre de syndromes de la page blanche qui se sont résolus par une bonne vieille faciale).
Je baise toujours autant mais il n'y a plus aucune opportunité d'évolution pour moi. Oui je travaille dans l'édition, oui, je l'admets, la fréquentation de ces noms célèbres, de ces salons m'a tourné la tête mais j'ai fini par m'apercevoir que c'était surtout mon cul qu'on faisait tourner.
Et j'en ai un petit peu marre.
Ça m‘a frappé comme une bifle il y a un an lors d'une réunion avec un estimé concurrent. J'étais à quatre pattes dans le bureau de mon patron prise en levrette par M. Tachen directeur d'édition d'une autre maison.
Le tapis était moelleux et confortable, l'avantage de travailler aux étages supérieurs, M.Tachen vigoureux et attentionné ; aucun problème de ce côté là.
En face de moi, l'adorable Victoire, assistante personnelle de M. Tachen, était sodomisée vigoureusement par M. Henry, mon directeur.
Échange traditionnel d'assistantes avant de parler affaires, encore une fois rien d'extraordinaire.
Victoire était une charmante quinqua blonde, ses seins, manifestement refaits, s'agitaient dans son tailleur parme au rythme des coups de reins de mon patron. Pour compléter le cliché on s'embrassait volontiers quand nos amants ne nous secouaient pas trop.
Le moment venu M.Tachen s'extirpa de mon vagin pour venir jouir dans la bouche de son assistante. Suivant son exemple mon patron sortit de Victoire et vint déposer son gland sur ma langue tendue. Victoire, en professionnelle accomplie, avait l'anus irréprochable, le problèmene ne se situait pas là. Après s'être masturbé un instant M. Henry éjaculat un long moment, me tapissant la bouche de son jus crémeux que je partageais avec Victoire en un cumswap inutilement baveux mais, bon, quitte à faire dans le traditionnel autant le faire jusqu'aubout.
Les hommes vidés s'affalèrent et nous deux, courageuses travailleuses de l'industrie culturelle, allèrent nous repoudrer (et nous rincer la bouche) dans la salle de bain luxueuse et très bien fournie attenante au bureau de mon patron.
Le mascara de Victoire avait un peu coulé, elle en profita pour le rectifier.
« - Ça va, toi ? demandais-je, on a pas vraiment eu le temps de discuter.
— Oui ça va, par contre ton boss qu'est ce qu'il m'a mis. C'est toujours une brute quand il s'agit d'enfiler un cul.
— Toujours.
— A la réflexion je crois qu'il ne m'a jamais pris la chatte.
— Pareil.
— Tu rigoles ? Tu bosses pour lui depuis combien de temps ? Il t'a jamais enconnée ?
— Ja – mais ! Quatre ans maintenant et toujours par derrière.
— Tu crois qu'il préfère les hommes ?
— Je ne sais pas, on est pas vraiment intimes. En tout cas, ça fait du bien un bon coup dans la chatte pour changer, Monsieur Tachen est vraiment un gentleman.
— Oui je l'aime beaucoup il va me manquer.
— Quoi ! Tu arrêtes ? Tu quittes la boite ?
— Tu vois Sophie, j'ai cinquante-deux ans et j'ai passé les trente dernières années à baiser au profit des éditions T. J'aime mon métier mais il faut reconnaître que ce corps (à ce moment elle fit un geste de haut en bas le long de son torse jusqu'à son bassin) ce corps n'est plus un argument commercial. »
Elle fit durer le silence pour augmenter l'effet de son annonce :
—Je vais être nommée à la tête de la succursale belge. Le volume d'affaires est beaucoup moins important mais je serais la patronne.
— Victoire mais c'est génial.
Sincèrement touchée par la nouvelle, j'enlaçais ma collègues et lui claquait une bise sur les deux joues. Puis la tenant à bout de bras :
— C'est trop cool, je suis tellement heureuse pour toi ! Tu vas me manquer mais c'est une super nouvelle !
— Hey, t'inquiètes ! On se reverra sauf que je serai une patronne et qu'il faudra que tu me bouffe la chatte
— Mais carrément ! En attendant t'es toujours une pute de bureau comme moi et on ferait bien d'aller voir si ces messieurs ont besoin de nous. »
Ils n'avaient pas besoin de nous, le contrat avait été signé pendant que nous nous rafraîchissions. Encore une fois le rôle d'assistante de direction s'était limité à être un ensemble de trous dans un emballage élégant.
Une déception comme j‘en avais déjà beaucoup vécues, rien qui ne justifie un changement de carrière.
Trois mois plus tard j'étais dans le même bureau, dans la même position, Monsieur Tachen était fidèle au poste mais en face de moi c'était une jeunette blonde qui découvrait les goûts de mon patron en matière de pénétration.
J'avais hâte que cela se termine pour pouvoir discuter avec elle et prendre des nouvelles de mon amie.
Plus tard dans la salle de bain, blondie essuyait ses larmes ; j'aurais peut-être dû la réconforter mais j'avais autre chose en tête et puis, c'était le métier qui rentrait.
— Salut, ça va ? Dis moi tu as des nouvelles de Victoire ?
— Hein ? Qui ?
— Victoire, l'ancienne assistante de M. Tachen.
—Ah oui, elle.
— Je crois qu'elle est devenue directrice de la succursale de Belgique, c'est ça ?
— Quoi ? Pas dutout. De toutes façons la succursale belge a été liquidée.
— Mais… et Victoire ? Qu'est ce qu'elle devient ?
— Je crois qu ‘elle a été virée, bon, on y retourne ?
La bifle.
Victoire qui, un moment, avait incarné un modèle : on est peut-être des putes mais avec le temps on peut devenir autre chose, Victoire avait été virée.
Quoi que j'ai pour moi, la culture, les diplômes, l'expérience, les relations, les réseaux, tout cela Victoire les avait eu aussi. Autant que moi et peut-être plus. Pourtant cela ne l'avait pas aidé.
Ses seins avaient commencé à tomber, son ventre s'était alourdi ses fesses ramollies.
On l'avait virée.
Voilà ce qui m'attendait.
Quelques semaines plus tard Noémie m'annonçait qu'elle attendait un enfant. Elle pensait profiter de la pension que l'État attribuait à toutes les femmes enceintes pour quitter son travail.
J'y vis un signe.
— Moi aussi.
Et donc nous voila, toutes les deux en ce jour glorieux, à franchir pour la dernière fois les portes des éditions de la NRF. Noémie y vient pour faire son pot de départ, moi je viens déposer ma lettre de démission sur le bureau de M. Henry.
Dans le hall central, le vigile nous salue et nous fait signer le registre. C'est un beau jeune homme basané au regard bleu glacier troublant, poli et souriant. J'ai toujours eu envie de me le faire mais n'ai jamais franchi le pas.
Je sais que ça peut paraître étrange. Après tout vivant dans un monde de libre accès il me suffit d'aller le voir et de lui dire : « Bonjour, j'aimerais vous baiser. » et l'affaire serait conclue. Simple et efficace, c'est tout l'intérêt de la chose. Mais le monde de l'entreprise a ses propres règles.
Dans les temps qui ont directement suivi la promulgation des lois de libre-accès, certains y ont vues la possibilité de se... venger, c'est unvilain mot, de se décharger de leurs frustrations contre une patronne ou une responsable. Ils avaient oublié un peu vite que, le coït fini, celles ci retrouvaient leurs prérogatives, y compris celle de décider des licenciements.
Les appels aux prud'hommesse se multiplièrent à l'époque car, finalement, les employés licenciés n'avaient fait que suivre la loi. C'est un exemple parfait des débordements qui accompagnèrent les débuts de ce qu'on a appelé la seconde révolution sexuelle (cf « à propos delibre accès 2 », appendice).
Pour être franche, je ne sais plus si une décision légale fut arrêtée mais, une fois les esprits calmés, on décida vite qu'il était plus sage d'éviter de s'imposer à celui ou celle qui pouvait après vous nuire. Par réciprocité on considéra comme inconvenant pour un responsable de solliciter ses subordonnés. Sex-crétaires, Ass-istantes et autres Auxilliaires de Relations Client ajoutaient la nécessaire dose de cyprine pour huiler les rouages de l'entreprise.
Bref, comme je travaille dans les étages supérieurs, il est difficile pour le gentil vigile de me solliciter et donc, il serait malséant pour moi de le faire.
Les portes dorées de l'ascenseur se referment sur un dernier échange de sourire et, pour ma part, un petit pincement mouillé, puis nous arrivons au troisième étage. Noémie descend pour aller faire la fête avec ses amis du service compta. Elle va leur manquer, ils avaient l'habitude de la baiser tous les jours. L'un deux est d'ailleurs sûrement le géniteur de son bébé.
J'arrive au cinquième, l'étage de la direction. Mon étage.
Plus pour longtemps.
Tout le long du couloir je salue mes futures ex-collègues. Certains sourires sont sincères d'autres puent l'hypocrisie et la jalousie. Personne ne sait que je m'en vais.
Je pénètre dans le bureau de M. Henry, Hélène est à genoux devant lui à faire son travail de sex-crétaire.
—Sophie ! Vous tombez bien. Venez donc que je vous encule. Merci Hélène, tapez ces lettres et envoyez les au plus vite.
Bon, après tout, je fais encore techniquement partie de la boite.
Je défais le bouton de ma jupe qui tombe à terre et c'est en culotte que je me dirige vers le bureau de mon patron.
Pour la dernière fois.
En se croisant, Hélène et moi nous embrassons gentiment, son haleine sent la pine.
— Je te passes le relais, dit-elle avec un sourire.
J'aime bien Hélène, c'est une fille sympa et une sex-crétaire dévouée.
Je retire ma culotte de dentelle et la pose sur les dossiers ouverts puis je m'allonge à côté, le torse posé sur le bureau, les jambes écartées.
Monsieur Henry écarte mes fesses et pose son gland épais sur mon anus. Il ne cherche même pas à me lubrifier il sait que je suis une professionnelle accomplie et que mon conduit est toujours prêt à le recevoir. J'espère quand même qu'Hélène a bien salivé.
Je lui tends d'abord ma lettre dans mon dos.
— Vous devriez lire ceci, Monsieur.
Il pousse et s'enfonce en moi de quelques centimètres.
Je respire un grand coup. La progression continue.
— Pourquoi me faites vous ça Sophie ?
Même pourquelqu'un comme moi il est difficile d'avoir une conversation fluide alors qu'un membre étranger se fraie un passage au plus étroit de vous, aussi mes propos sont hachés et coupés par de grandes inspirations.
— Je désire … varier les expériences…explorer d'autres chemins… je veux aller plus loin...et ici je fais toujours la même… chose. Cette voie me paraît sans issue.
—Je croyais que vous étiez comblée, que vous aimiez votre travail.
Sa voix à lui reste imperturbable, calme. Difficile à l'entendre de deviner qu'il encule une femme sur son bureau ou qu'il est fâché d'avoir d'avoir découvert que je le quittais.
— J'ai rencontré… plein de gens passionnants. Des gens profonds et...Ouuuh… puissants ? Mais je ne crois pas qu'il y ait d‘avenir pour moi dans cette position.
— Vous auriez dû vous ouvrir à moi.
(Bordel ! Qu'est ce que tu crois que je fais là ? D'ailleurs je croies que tu viens de toucher le fond)
— Enfin, c'est votre décision. J'espère que vous me laisserez le temps de me retourner et de vous trouver une remplaçante. Ça ne va pas être facile de trouver quelqu'un avec vos qualifications.
Ça y est le va et vient commence. Lent, mesuré. Presque posé.
Combien de fois ai-je sentit cette verge dans mon cul. Presque tous les jours depuis quatre ans que je suis au service de M. Henry. Si on exclue les congés et les périodes où j'étais envoyée en cadeau chez un écrivain qu'il fallait remotiver… Bon, je n'ai pas vraiment la tête à faire le calcul là mais disons que ça fait beaucoup.
— Hélas Monsieur, j'ai mes propres projets et c'est aujourd'hui mon dernier jour. C'est arrangé avec les RH.
J'avais beaucoup de jours à récupérer, de vacances que je ne n'avais pas prises ; ce temps épargné va couvrir mon préavis si bien que je peux partir tout de suite. La démarche est un peu limite mais je me suis arrangé avec le responsable RH. Il cherchait un cadeau somptueux à offrir pour les dix-huit ans de son fils et je me suis proposée. Le fiston et ses invités ont été ravis, les parents comblés et moi j'ai obtenue cette petite entorse au règlement.
M. Henry pose la lettre à côté de moi et ses deux mains viennent saisir mes hanches.
Ça y est ! Il va se mettre en colère, se déchaîner, se venger sur mon petit trou de ma forte tête. Ce n'est pas grave je suis habituée à ce que l'un paye pour les excès de l'autre. Je l'ai même fait un peu exprès de lui donner ma lettre pendant une sodomie, pour éviter une discussion désagréable.
Mais non. Il garde son calme, ses coups de reins restent réguliers. Ses mains se serrent sur mes reins, tirent ma peau. Mes globes fessiers s'écartent. Il doit avoir une vue magnifique de son pénis s'enfonçant dans mon orifice.
Il profite. Savoure.
Une dernière fois.
Et moi aussi. C'est vrai que cet aspect de mon métier n'était pas complètement désagréable. Allongée sur le bureau je commence à gémir gentiment.
La porte du bureau s'ouvre brusquement. Alain Meurteaux, un cadre administratif quelconque entre précipitamment.
— Ha ! Elle est déjà là !
— Mais enfin, Meurteaux ! Qu'est ce qui vous prend de débouler comme ça.
— Pardon Monsieur Henry mais on était en train de gangbanguer Noémie Duchamps au troisième quand j'ai appris la nouvelle. J'ai tenu à vous avertir au plus vite.
— Qui ça ?
—Noémie Duchamps. Une rouquine du service compta ET la compagne de Madame Wincler ici présente. La petite pute s'est faite engrosser et maintenant elle se barre avec la prime de l'État. Mais ce n'est pas le meilleur… Vous permettez ?
Sans attendre Meurteaux ouvre sa braguette et me présente son sexe en érection au visage.
—Mais…
Erreur de débutante, il profite que j'ai ouvert la bouche pour s'engouffrer. Ne perdant pas de temps, son gland s'enfonce aussitôt dans ma gorge me faisant hoqueter. Et moi qui commençais à apprécier ma dernière réunion de travail.
—Dites donc, Meurteaux je n'apprécie guère qu'on s'immisce ainsi dans mon intimité !
Qu'est ce que jedevrais dire ?
- PardonMonsieur mais je n'ai pas eu le temps de me finir dans l'autre salope quand j'ai appris qu'elle ne partait pas seule. Mlle Wincler nous quitte elle aussi ! C'est un départ concerté ! Un complot ! Un..un.. Une trahison !
- PardonMonsieur mais je n'ai pas eu le temps de me finir dans l'autre salope quand j'ai appris qu'elle ne partait pas seule. Mlle Wincler nous quitte elle aussi ! C'est un départ concerté ! Un complot ! Un..un.. Une trahison !
— Oui je sais. Mlle Wincler vient de me donner sa lettre de démission. Vous surréagissez Meurteaux.
— Pardon Monsieur… je, je croyais de mon devoir de vous prévenir.
Désarçonné par le manque de réaction de notre boss, Meurteaux a cessé d'essayer de me réarranger les amygdales à coups de gland. J'en profite donc pour saisir sa queue et l'extraire de ma bouche.
— L'autre solution c'était de vous mêler de vos affaires. Marrant, ça ne vous est pas venu à l'esprit.
Il ne paraît pas comme ça mais le type est costaud et puis moi je ne suis pas dans une très bonne position pour me défendre surtout que, pendant tout ce temps, M.Henry a continué, imperturbable, son travail de sape dans mon arrière train.
Meurteaux n'a donc aucune difficulté à me ré-emboucher. Une main sur le haut du crane il me maintient empalée sur sa bitte et commence à s'activer.
Bon.
Autant faire ce pour quoi on me paye.
Une dernière fois.
Je serre les lèvres et enroule ma langue autour du morceau de chair qui me bâillonne.
— Je… Je voulais aussi vous parler Monsieur le directeur. Puisque Mlle Wincler nous quitte… Je suppose que son poste se libère.
(Nontu crois ? Merci Captain Obvious ! Purée, belle bitte mais pas futé le gars?)
— Oui ?
L'impassible M. Henry continue sa sodomie. Il accélère un peu mais je ne sais pas si c'est moi qui l‘excite ou si c'est l'autre qui l'énerve. C'est un peu vexant quand on y réfléchi. Quoi qu'il en soit j'en profite à fond. Dans ma bouche la salive devient trop abondante : je bave.
— Et bien cela fait un moment que je voulais vous présenter ma fille et je crois que c'est le bon moment.
Par dessus mon corps partagé il tend son smartphone à mon enculeur.
— Oui. Oui elle est charmante. Mais a-t'elle les qualifications requises ?
— Oh Je le pense Monsieur. Si vous regardez après il y a une vidéo qui…
— Non je voulais dire les qualités littéraires ! Nous sommes une maison d'édition après tout.
— Oh oui, bien sûr ! Elleest très cultivée, j'y ai veillé moi même.
— Bon on verra. Qu'elle m'envoie un CV et une lettre de ses motivations. Maintenant si vous permettez.
Il pose le smartphone sur le bureau. J'aimerais bien voir à quoi ressemble celle qui va, apparemment, prendre ma place mais je ne peux pas tourner la tête, elle estenfilée.
Monsieur pose à nouveau ses mains sur mes hanches mais cette fois c'est pour me maintenir alors que ces coups de reins se font plus énergiques. Le bureau est secoué. Chaque coup de pine par derrière m'enfonce par devant le membre de Meurteaux dans la gorge. Finie la fellation savante et appliquée je ne suis plus qu'un tube dont ces messieurs se partagent les extrémités.
M. Henry essaie de s'enfoncer plus loin mais ce n'est pas possible, je le sens se raidir contre mes fesses, je le sens convulser dans mes fesses. Il m'envoie son sperme liquide et brûlant au fond de mes entrailles. Il a toujours eu des éjaculations généreuses.
Je grogne de plaisir.
Grognement aussitôt noyé dans un flot de foutre pas aussi abondant mais plus épais. M. Meurteaux, servile, n'a pas voulu durer plus que son patron.
J'avale.
Une ass-istante ne fait pas de saleté. Et je suis toujours une employée de la maison.
M. Henry décule. M. Meurteaux extrait de ma bouche un sexe tout propre.
Il reste une goutte qui perle au méat, il l'essuie sur ma joue.
Il remercie sans arrêt. Je dirais bien« de rien » mais ce n'est pas à moi qu'il s'adresse.
J'enfile ma culotte de dentelle et vais chercher ma jupe laissée à terre.
Au moment où il va pour quitter le bureau M. Meurteaux est interpellé.
— Oh, Alain ? Vous laisserez les vidéos de votre fille à Hélène en partant.
— Oui Monsieur. Bien sûr Monsieur. Merci Monsieur.
Le voila parti.
— Bordel mais quel mange boules ! Et je sais de quoi je parle. Bon il semblerait que, finalement, vous n'aurez pas eu de mal à me remplacer.
— Que voulez-vous que je vous dise ? Sa fille est vraiment mignonne. Et puis, après tout, c'est vous qui avez créé cette situation.
— Oh mais je ne vous reproche rien. Bon, je crois que nous avons fini ?
J'enfile ma jupe.
— Oui je le crois aussi. Merci Mlle Wincler, ce fut un plaisir de travailler avec vous.
Et voila. C'est fini.
Quatre ans de relations professionnelles et sexuelles résumés en moins de dix mots. Son sperme commence à peine à couler dans ma dentelle et il m'a déjà remplacée, bientôt il m'aura oubliée. Mais soyons honnête un peu. Je ne penserais pas souvent à lui non plus et, au final, cet épisode doux amer ne fait que confirmer mon analyse de ma positiondans l'entreprise, de la valeur qu'on m'attribuait.
— Et bien figurez vous que pour moi aussi. Vraiment. Ce furent quatre années très riches. J'ai beaucoup appris. (J'ai beaucoup pris aussi mais j'étais volontaires la plupart du temps n'est ce pas ?)
— Au revoir Mademoiselle.
— Au revoir Monsieur.
Nous nous quittons sur une poignée de main.
En partant je passe par le bureau d'Hélène.
— Tu m'enverras les vidéos de la jeune Meurteaux.
Rien n'interdit d'emporter un souvenir.
Au troisième étage je retrouve Noémie à quatre pattes, un collègue est en train de la prendre enlevrette, un autre se fait sucer. Les nombreuses traces de sperme sur le dos et dans les cheveux de mon amante témoignent que le « pot de départ » est bien commencé depuis un moment.
Autour du trio des hommes discutent entre eux à poil, certains bandent les autres ont sûrement déjà eu droit à un tour.
No m'aperçoit, elle a l'air de bien s'amuser. Elle est même carrément radieuse, elle croit vraiment aux transports en commun. Elle me fait un signe de la main, je peux y aller, inutile de l'attendre elle en a pour un moment.
Je redescend donc seule au rez-de-chaussée.
Dans le hall une pensée me vient subitement : je ne fais plus partie des cadres de la maison. Il n'y a donc rien d'inconvenant à ce que je me fasse le joli vigile.
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