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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Hétéro Orientation principale dans ce chapitre

Free use stories — Chapitre 8 · La jalousie

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Hector35
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Free use stories

Chapitre 8 · La jalousie

J'ai lu beaucoup de livres qui traitent de la jalousie, un sentiment que je n'arrive pas bien à comprendre. Une partie considérable de la littérature du vingtième siècle aborde ce thème comme élément principal ou secondaire de son intrigue. Une personne prétend en aimer une autre mais refuse qu'elle soit heureuse si elle n'est pas la source directe et unique de ce bonheur.
Cela m'a toujours laissée perplexe. Je vis dans une société qui a officialisé le libre accès (ou free-use dans la langue de Britney). Il existe des règles de courtoisie et des usages de bonne conduite mais, grosso modo, tout un chacun peut solliciter les faveurs sexuelles de n'importe qui. Dans ce cadre, il est difficile de rester jaloux sans devenir fou.
Le matin où cette histoire se déroule j'étais tranquillement assise à la terrasse du café des glycines une bonne grosse queue dans la bouche. N'allez pas croire que je suce des inconnus ,comme ça dans la rue, tous les jours. Non, c'est même franchement assez rare. Déjà, d'ordinaire, je le fais dans ma boutique et, d'autre part, ici il ne s'agit pas d'un inconnu mais de Philippe, un vieil ami de la fac.
Ou du moins une relation.
Philippe, à l'époque, était en couple avec Noémie. En tout cas c'était ainsi qu'il présentait les choses, Noémie, elle, ne disait rien. Elle n'était pas très bavarde à l'époque. Elle avait vécu une certaine partie de ses études comme recluse (cf des bancs de la fac aux glory holes n°5 ) et c'était Philippe qui lui apportait les cours qu'elle manquait. En échange elle le laissait la sodomiser. Cela avait suffi à rendre le pauvre garçon fou amoureux.
Il faut dire que Philippe a une queue de cheval (Je ne parle pas de ses cheveux.) et que, le pauvre, des petits culs capables d'encaisser son engin de destruction, il n'en avait pas vu beaucoup. Alors rencontrer Noémie, mon adorable, douce, aimante mais complètement folle du cul Noémie, fut un choc.
L'imbécile vit un signe du destin et tomba amoureux. La salope vit un gode sur pattes qui pouvait rendre des services. Ce genre d'incompréhensions peut arriver à tous âges mais à l'adolescence ils sont souvent dévastateurs, l'histoire se termina mal pour le colosse au grand cœur.
Il faut dire, à la décharge de ma copine, que le point le plus marquant de la personnalité de Philippe se situe dans son pantalon et que, en dehors de ce remarquable appendice, le pauvre est ennuyeux comme un jour sans pine.
Or donc, ce jour là, avant d'ouvrir la librairie, je veux aller au café des glycines récupérer quelques affaires oubliées la veille dans un moment d'égarement. Pendant qu'Iris va me les chercher je vois ce monsieur en trench-coat beige me fixer avec un sourire un peu narquois mais bienveillant. Un sourire pervers ou calculateur, j'aurais compris, je me serais dit : « Il veut s'en payer une tranche ». Mais là, sur le visage carré au crane dégarni, je ne distingue que de la gentillesse et de la surprise :
— Tu ne me reconnais pas.
Ce n'est pas une question qu'il me pose, il fait une constatation, mais sans rancœur ni amertume, juste un peu de déception.
— Non désolée, je ne vois pas, lui répondes-je gentiment.
Je sens bien que je loupe quelque chose, aussi je ne rajoute pas que je ne peux pas me rappeler de tous les visages qui me sont passés entre les cuisses. Il me donne quelques indices, comme on fait toujours dans ces cas là, pour ne pas dire clairement son nom et s'entendre répondre « non je vois pas ».
Il insiste.
Encore.
Et là ça fait tilt :
— Mais oui ! Tu couchais avec No !
Le nom je n'y arrive pas, c'est lui qui me le donnera plus tard, mais je me rappelle qu'il enculait ma chérie.
Il me propose de me payer un café, comme le beau temps le permet on s'installe en terrasse et on se vautre dans la nostalgie de nos années fac.
Vingt minutes plus tard j'essaie de faire franchir à ma glotte son gland bien que ce ne soit pas physiologiquement recommandé vue la taille du bestiau.
C'est à ce moment qu'arrive Hector, mon amoureux, venu lui aussi chercher quelques effets oubliés la veille. (décidément!)
Tête en l'air il ne me voit pas. Il faut dire que moi j'ai la tête sous la table. J'extrais donc le volumineux pénis de ma cavité, de toutes façons je vois bien que je n'arrive à rien et je commence à avoir mal aux mâchoires, et lui fais des signes en l'interpellant :
— Chéri ! Coucou, je suis là Chéri !
Puis empoignant le monstre à deux mains je me mets à le branler vigoureusement tout en lui léchant le frein du bout de ma langue pointue.
Hector s'assoit à notre table sans rien dire. Je lui trouve l'air étrange, hagard. Il n'a rien commandé mais Iris le connaît bien et lui apporte un thé. Me voyant occupée elle reste un peu près de notre table au cas où Hector souhaiterait l'utiliser mais comme il ne dit toujours rien elle file s'occuper de ses autres tâches.
Philippe se crispe. J'accélère mes mouvements. Vas-y, vas-y bon sang, j'ai mal aux bras ! Bon au moins ça me fait ma gym matinale pour une fois. Ça y est, Philippe gémit, ses jambes se tétanisent et il m'envoie un, puis deux longs jets de sperme au visage. Le premier s'écrase sur ma pommette droite et remonte sur l'œil (que j'ai fermé à temps) l'arcade sourcilière, le front et va se finir dans mes cheveux. Le second jet atterrit sur le bout de mon nez, mes lèvres et mon menton, j'arrive à choper in extremis sur ma langue la dernière éruption que j'avale voluptueusement : le petit déjeuner des championnes !
Je me redresse et adresse un sourire radieux à mon chéri ; il est blême.
— Salut, tu fais quoi dans le coin ? T'avais oublié un truc toi aussi ? On se voit toujours ce midi ?
Je suis pleine d'énergie, un peu surexcitée même, mais je vois bien que quelque chose cloche. Il est mutique, le visage blanc. Moi aussi mais pour d'autres raisons.
A moins que… qu'il y ait un rapport ?
Non c'est absurde. On est ensemble depuis quoi, cinq mois ? Six ? Il a eu plus d'une fois l'occasion de me voir officier des fellations sur d'autres et il ne s'en est jamais offusqué. Pourquoi l'aurait-il fait d'ailleurs ? Sans parler des fois où c'était lui qui était l'initiateur de la rencontre.
Je me fais des idées.
Pourtant le malaise perdure et finit par chasser Philippe. Il se lève, me fait la bise (sur la joue gauche), tend la main à Hector... la retire et s'en va en bredouillant une excuse et une invitation à se revoir.
Hector reste muet. Il évite mon regard et ne répond à mon bavardage que par des monosyllabes.
De guerre lasse, je finis par renoncer à comprendre.
— Bon, ben il faut que j'aille ouvrir la boutique.
— T'en as encore là, dit-il en me montrant sa joue du doigt.
— Oui, et... ?
J'ai pas tout compris mais il reste silencieux et moi je suis déjà en retard.
Beaucoup de travail ce matin : la cérémonie du quatrième samedi (cf free use stories 4) approche et les habitués viennent faire des achats de dernière minute pour s'assurer de garder leur place. C'est inutile, la sélection est terminée depuis trois jours mais ils sont fébriles. Après plusieurs mois d'absence pour cause d'accouchement Noémie a demandé à reprendre son rôle et son fan club est déchaîné. Je pourrais me sentir jalouse de leur intérêt mais je le comprend (et le partage). Jesuis contente de retrouver ma petite cochonne aussi perverse qu'avant.
Toujours est-il que je suis débordée et que je n'ai vraiment pas eu le temps de repenser aux états d'âme de monsieur. A midi j'ai même carrément oublié l'incident de ce matin et je retourne guillerette au Café des Glycines où nous avions initialement rendez-vous.
Mais Hector ne vient pas.
Ça lui arrive.
Son travail au ministère des affaires étrangères est très exigeant. Même si je ne sais pas exactement en quoi il consiste. Je plaisante souvent sur le fait qu'il est, en réalité, un agent secret mais ça ne le fait pas rire. Toujours est-il qu'il lui arrive de me poser un lapin, en général il essaie de me prévenir mais ce n'est pas toujours possible, aussi je ne m'inquiète pas aujourd'hui de déjeuner seule. Par contre je me remémore son attitude étrange de ce matin et me demande si elle n'était pas due à des soucis au boulot. Il m'a présentée à certains de ses collègues mais je ne peux quand même pas les appeler pour les interroger. Ce serait gênant. Au lieu de cela j'attends qu'Iris ait une pause pour aller discuter avec elle.
— Salut, dis moi, tu n'as pas trouvé Hector bizarre ce matin ?
— A donf. Carrément distant. C'était qui le mec que tu suçais ?
— Lui, oh un copain de fac. Un ami de Noémie surtout.
— Ouais je vois tout de suite ce qui a pu l'attirer chez lui, dit-elle narquoise en faisant référence à l'appétence de mon amie pour les cylindres hors normes.
— Sans déconner, t'as vu le morceau ? On dirait presque mon avant bras. Je pourrais perdre au bras de fer face à cette queue. Personnellement je ne vois pas l'intérêt mais No aime bien.
— Faut peut-être pas chercher plus loin la raison… Pourquoi Hec faisait la gueule ce matin.
— Tu crois ? Pour une petite pipe ? Non, arrêtes, ça tient pas ton histoire, il m'a déjà vue faire cent fois pire.
— A une queue de cette taille, j'en doute.
— Une queue c'est une queue, qu'est ce que ça change ?
— Les hommes réagissent bizarrement quand il s'agit de la taille de leur membre dit-elle, sûre de son expérience du haut de ses vingt ans.
— Maxime a déjà...crisé pour ça ?
— Ah, lui c'est différent, il aime me voir me faire baiser. Parfois je me dis qu'il préfère mater que de me prendre lui même. Une fois…
Elle baisse la voix et approche sa tête de la mienne, je vais avoir droit à une confidence.
— Une fois, je dormais à poil dans notre lit et j'entends des bruits. Maxime n'est plus à côté de moi. Je me lève discrètement et vais voir. Je le trouve dans le salon à se branler en regardant une vieille vidéo de moi me faisant baiser en spit-roast par deux amis. Il se branlait ! Alors que j'étais là, à côté ! Disponible !
Elle me regarde en hochant la tête d'un air entendu, comme pour dire « les hommes !»
— En même temps, lui dis je d'un ton sentencieux, faut comprendre. C'est un patron. Il a l'habitude de sous-traiter.
On éclate toutes les deux de rire ce qui nous attire un regard noir du grand cuistot candauliste ; un sixième sens lui indique qu'on se fout de sa gueule. Un autre sens encore plus aiguisé lui souffle de ne pas chercher à en savoir plus.
Comme mon déjeuner est tombé à l'eau j'ai le temps de passer à l'appart m'offrir une petite sieste crapuleuse avec ma Noémie. Malheureusement, elle se projette déjà dans la soirée qui l'attend et n'est pas d'humeur pour une étreinte saphique.Elle a hâte de retrouver ses habitués. Elle, qui se vante de n'avoir jamais aimé un homme, trouve dans leur multiplicité un objet d'attachement. Elle montre à ces meutes qui la montent une tendresse qu'elle n'éprouvera jamais pour un seul de ses individus.
Elle a l'amour collectif.
Ce n'est pas que ce soit une salope complètement dépravée ou un garage à bites blasé à qui il faut de l'excès pour ressentir un frisson.
Pas seulement.
Elle éprouve réellement de l'affection pour ses…fans. Moi, je suis obligée, avant une séance, de réviser, je me fais des petites fiches pour savoir qui aime quoi et comment. Voire pour me souvenir de leurs noms. Elle, je l'ai vraiment vue s'inquiéter de l'absence d'un habitué alors qu'elle était, littéralement, cernée de verges impatientes.
Là elle m'écoute d'une oreille lui parler de ma rencontre de ce matin mais elle est bien plus intéressée par le choix de la lingerie qu'elle portera (environ trente secondes) ce soir.
— Tu as déjà éprouvé de la jalousie pour moi ? Lui demande-je innocemment.
— Comment ça ? Est ce que j'ai été jalouse de toi ? De tes gros seins, peut-être, à une époque, mais ça va, maintenant, je t'ai rattrapée. Dit-elle en soupesant ses globes que la maternité a alourdis.
— Ça c'est de l'envie, pas de la jalousie. Et puis tu as fait plus que me rattraper, tu m'as dépassée grosse vache.
Elle me tire la langue en souriant, je continue.
— Non, je voulais dire, jalouse de me voir coucher avec un homme… ou une autre femme ?
— Pourquoi ? Elle a l'air sincèrement perplexe. Des hommes y'en a plein, j'en prend un autre.
— Et si je baise une autre femme ?
— Ben on partage. Ou, mieux ! Je te partage avec elle, tu as plein d'orifices délicieux à offrir, me dit-elle avec un clin d'œil. Elles sont bizarres tes questions, tu te sens délaissée ? Tu veux venir au gang-bang avec moi ce soir, c'est ça ?
— Non, non, je disais ça comme ça. Fais pas attention, c'est ta soirée, profite.
J'hésite à lui parler de la réaction étrange d'Hector.
MaisNo n'est peut-être pas la personne la plus… qualifiée dans le domaine. Pour elle les hommes sont, au mieux, des commodités, des jouets sexuels. Son absence totale d'intérêt quand je lui ai parlé de Philippe est typique des relations qu'elle entretient avec ses anciens amants. Tant qu'ils sont utiles, ils sont supportables, après… elles les oublient plus vite que le sperme ne sèche sur sa peau. C'est pour ça qu'elle aime les partouzes, les gang-bang et les bukkake : ils réduisent les hommes à la seule partie qui l'intéresses. Il ne faut pas lui en vouloir, elle est comme ça et elle accepte totalement qu'eux ne voient en elle qu'un trou à baiser.
Elle a des sentiments, pourtant ! Si, si ! Je sais qu'elle aime Diane, notre fille, de tout son cœur. Je suis à peu près sûre qu'elle m'aime. Je crois qu'elle apprécie Claire et elle supporte Hector parce qu'elle voit qu'il me rend heureuse. Les autres ?
Le temps file, j'abandonne à regret mon amoureuse. Je suis sûre qu'elle est trempée par anticipation la salope mais elle ne pense qu'à sa soirée et ne désire pas que je lèche ses délicieux jus. Je retourne donc à la librairie, pas plus avancée sur les mystères de l'esprit masculin et assez excitée. Je retrouve Claire à la boutique. En plus de son travail habituel elle doit préparer la soirée, revoir la liste des invités, mettre une alèse propre, choisir les vidéos qui seront diffusée, etc. Je profite d'un instant où elle est moins débordée.
— Tu as trouvé quelqu'un pour filmer ce soir ?
Élise, notre cinéaste habituelle, nous avait fait faux bond, Claire lui avait défoncé le cul puis brisé le cœur.
— Ouais un collègue d'Élise.
— Un mec ? Il n'a pas le droit de toucher No, elle est chasse gardée ce soir. Il va être intenable.
— Il pourra toujours me baiser, je suis là pour ça.
— A ce sujet, ça te dirait de me bouffer la chatte, j'ai envie, là.
— C'est toi la patronne, patronne.
Elle me pousse contre une petite table et m'y assoit de force en faisant tomber les livres qui y étaient disposés.
Elle pourrait faire attention quand même, je vais la forcer à tout ramasser.
Après.
Elle soulève ma jupe et découvre mon sexe déjà ouvert et humide. (Comme je pensais retrouver Hector ce midi je n'avais pas mis de culotte.)
Elle écarte mes cuisses, puis s'agenouille entre elles. Elle fait glisser son nez sur l'intérieur, du genou jusqu'à la fourche, là où la peau est la plus douce. La plus parfumée. Elle dépose un baiser dans les plis. Un autre sur la base du mont, près de là où s'érige déjà mon clitoris, me fait frisonner. Encore un autre plus haut, dans mes poils, puis elle redescend sur mon périnée un peu masqué par mes globes fessiers à cause de la position où je suis assise. Là elle darde la langue, puis remonte d'un coup, lent mais inexorable, séparant mes lèvres sur toutes leur longueur humide. Enfin elle trouve mon clitoris et, suçant et aspirant, finit de faire sortir le joyaux de sa gangue.
Je me penche en arrière, finissant de faire tomber les livres par terre.
Elle ramassera.
Je passe mes jambes sur ses épaules et m'assure qu'elle ne pourra pas retirer sa tête tant que le travail ne sera pas fini.
La précaution est inutile, elle est très consciencieuse et obéissante.
Les ongles écartent mes chairs, la petite langue lape et lèche, fouille et fouaille tandis que les dents grattent mes zones sensibles.
Un doigt s'égare le long de mon périnée.
Elle est douée.
Un bon employeur se doit d'encourager les initiatives de ses subordonnées, je veux la féliciter mais tout ce qui sort de ma bouche c'est :
— Oh, putain de salope !
Ce n'est pas grave, elle comprend l'intention.
— Oui patronne, je sais. Merci.
A ce moment j'entends des cloches sonner. Ce n'est pas l'orgasme qui me fait halluciner c'est la porte de la boutique qui s'ouvre. Un client entre mais, nous voyant si bien occupée, il me fait un grand sourire et un petit geste de la main (encouragement ? Excuse?) puis ressors aussitôt.
C'est gentil de sa part.
Ma position l'empêchant d'atteindre mon trou plissé, le doigt qui chatouillait mon périnée décide de plonger dans le gouffre, beaucoup plus accessible, de ma chatte. Les caresses buccales se concentrent sur mon clitoris.
Je feule.
Je tremble. La table aussi.
Je ferme les yeux pour mieux apprécier ce que me fait ma petite employée. Je me perd dans l'océan de sensations que son expertise fait naître en moi.
Je suis trempée comme une soupe.
Quand j'ouvre à nouveau les yeux, je suis proche de la délivrance.
Le monsieur derrière Claire aussi.
Nous ne l'avons pas entendu entrer mais un autre client se tient en effet derrière elle, il a dans une main un livre (Un roman de science-fiction sortit la semaine dernière et qui a déjà un joli succès, il va falloir que j'en recommande.) et dans l'autre une érection qu'il astique frénétiquement. Il ne tarde d'ailleurs pas à faire jaillir un jet de semence qui vient s'écraser dans la chevelure d'ébène de mon employée cunnilinguiste.
Aucun rapport mais c'est à ce moment que je me laisse glisser dans l'extase.
Quand j'émerge, monsieur le client est toujours là, penaud, la bite à la main. Il aimerait qu'on lui nettoie le gland d'où perle une goutte persistante. Je tiens serrée entre mes cuisses la tête dont c'est habituellement l'emploi et il vient bêtement de souiller les cheveux sur lesquels il aurait pu autrement s'essuyer ; il faut donc que je me dévoue.
Je lui fais signe d'approcher et passe un coup de langue rapide sur le méat puis, serrant son gland entre mes lèvres, je suçote un peu pour xtraire les derniers reliefs. Voila, grâce à moi, il peut ranger son sexe sans craindre de souiller ses sous-vêtements, de rien.
Je décroise mes jambes des épaules de Claire.
— Merci Claire, c'était parfait comme d'habitude. Vous pouvez servir monsieur, maintenant.
Elle découvre seulement maintenant le client. Ma phrase étant ambiguë elle s'enquiert d'abord de savoir si le service requis est d'ordre sexuel mais non il s'agit simplement d'encaisser un paiement. Ce qu'elle fait avec un sourire très professionnel bien que brillant de cyprine.
Le client satisfait (et encore elle ne sait pas tout) elle revient ranger les livres qu'elle a fait tomber. Malgré mes jambes flageolantes je l'aide un peu ( je suis quand même une patronne super sympa) j'en profite aussi pour lui parler d'Hector et de son attitude de ce matin.
— Je crois que tu manques un point important, dit-elle en retrouvant naturellement le tutoiement, maintenant que nos jeux sont terminés. Il t'a vue te faire baiser...
— Oui, plein de fois.
— Te faire enculer, partouzer, défoncer, souiller...
— Oui, oui, oui, j'ai compris l'idée. Et ?
— Et à chaque fois il était là. Il a peut-être même choisi tes partenaires, en tout cas il était partie prenante de l'action. Même si ce n'est qu'en tant que voyeur, il était là au départ. Tandis que ce matin il est arrivé alors que tu avais déjà la bouche pleine. Il a pu se sentir exclu.
— Genre, il ignorait que j'ai une activité sexuelle quand il est pas là ? Il est pas si naïf quand même.
— Le savoir et le voir sont deux choses différentes.
Une autre amie, une autre théorie sur le comportement étonnant de mon amant. Je crois qu'il est temps de confronter directement le concerné. Je l'appelle, lui laisse un message péremptoire, il passe ce soir s'expliquer sinon... Pas de sinon, il passe, point.
Quand il sonne à la porte, No est partie depuis près de vingt minutes. A cette heure elle doit déjà avoir une bite dans chacun de ses trous et moi je stresse, je m'inquiète de savoir ce que pense l'homme que j'aime parce qu'il m'a vue sucer UNE queue.
Il porte une veste stricte, bleu marine et une chemise blanche, il sort du travail il a seulement pris le temps d'enlever sa cravate. Si ça se trouve c'était juste ça et rien d'autre : une journée de merde au travail et je me suis fait du souci pour rien.
Non.
Il a un air de chien battu que je ne lui connais pas. Il y a autre chose, je ne me suis pas trompée à ce point. D'ailleurs il ne cherche pas à le nier, il s'assoit en face de moi et déballe tout.
Oui, il y a quelque chose qui l'ennuie. Oui c'est en rapport avec le type que j'ai sucé ce matin.
Je ne comprends pas, je le lui dit.
— Pourquoi ? Depuis quand ça te dérange ? Enfin merde ! Tu m'as partagée avec tous tes collègues !
— C'est pas pareil. Répond t-il d'une petite voix.
— Tu m'as prêtée à ton père tout un week-end ! Que crois tu qu'on ait fait ?
— C'était pour que vous fassiez connaissance.
— Pour le coup, ça a marché, crois moi. Bon sang ! Tu m'as même convaincue de faire le trophée pour votre stupide tournoi de foot ! Que vous avez perdu, en plus ! Là, ça ne t'ennuyait pas de voir toute l'équipe adverse me passer dessus ?
— Je ne pensais pas que ça t'avait dérangé.
Il commence à m'énerver avec son air penaud mais, bon, il faut que je sois honnête aussi.
— Ça ne m'a pas dérangé, c'était plutôt rigolo de suivre le match en me disant que mon sort se jouait à chaque action. Je ne me suis jamais autant intéressée à un match de foot. Vous êtes nuls, au fait. (Quitte à être honnête...)
— Je sais.
— Alors Quoi ? C'est quoi le problème ? C'est sa taille qui t'a fait te sentir... moins virile ?
— Non, pas du tout ! S'exclame t-il, vexé que je lui prête des motivations aussi minables. Encore que... La vache ! T'as vu le morceau ? Il travaille dans un cirque ou quoi ?
— Oui ça pour avoir vu j'étais aux premières loges. J'ai eu mal aux mâchoires toute la matinée !
On éclate de rire et ce moment,fugace, de complicité retrouvée suffit à détendre l'atmosphère entre nous. Je suis toujours inquiète et désireuse de comprendre mais la colère s'est évanouie.
— Alors quoi ? Je reprends sur un ton apaisé mais ferme. Tu préfère quand c'est toi qui choisit ? Qui me donne ? Tu sais, pourtant, que je couche avec d'autres hommes quand tu n'es pas là. Comme toi tu te fais pomper par ta secrétaire tous les matins en arrivant au boulot.
— Ça t'ennuies ?
— Pas du tout. Ça m'excite même un peu que cette femme, que je n'ai jamais vue, connaisse pourtant le goût de ma chatte et de mon anus.
— Oui. Ça l'excite aussi. Il reste un instant silencieux puis reprend. Ce matin... Quand je t'ai vue le sucer en plein air... puis prendre son éjaculation sur le visage si naturellement... ça m'a rappelé les circonstances de notre première rencontre.
— Normal. C'est exactement comme ça que ça s'est passé. Et... ?
— Et pour moi cette rencontre a été importante. Elle m'a marquée. Je ne te l'ai jamais dit mais ce n'est pas complètement par hasard que je suis entré, plus tard, dans ta librairie. Ça faisait des mois que je recherchais la jolie brune qui m'avait sucé sur le trottoir et était repartie, primesautière, à la banque, le visage maculé de sperme.
— Tu me cherchais ? C'est un peu... glauque ?
Il hausse le épaules, ne cherche pas à se justifier. Sois honnête ma fille ! Tu as passé des mois à te branler en pensant à lui. Pour toi aussi cette fellation improvisée dans la rue a compté.
— Bon, passons. Quel rapport avec ce mat... Oh, je crois que je vois.
— Oui. Ce matin je te vois dans la rue, ou presque, à sucer un homme ; élégant, bien monté...
— TRÈS bien monté.
— Très bien monté, d'accord. L'air intelligent, gentil en tout cas... Et je me suis dit « Elle m'a sucé comme ça il y a bientôt un an et maintenant c'est son tour. Est-ce lui qui va me remplacer ? Qu'ais je de plus que lui à lui offrir ? » Toute la journée ces pensées ont tourné en boucle dans ma tête, m'empêchant de réfléchir, m'empêchant de t'appeler, de te parler. Je n'étais plus rationnel, j'avais... J'avais juste peur de te perdre.
Crétin ! Voila ce que je pense. Je ne le lui dis pas, bien sûr, il n'est pas en état de l'entendre mais, croyez moi, je ne manquerai pas de lui rappeler cette vérité première dès que je le pourrais.
— Et tu vas te mettre dans cet état à chaque fois que je pomperai un type ? Ben t'as pas fini mon gars. Hector, dis toi bien une chose, tu ne me perdra jamais ! Tu ne peux pas me perdre pour la simple et bonne raison que tu ne me possèdes pas. Aujourd'hui je t'aime. Je suis, sincèrement, profondément, amoureuse de toi. Je le serai demain et, très certainement, le mois prochain, aussi, mais après ? Comment pourrais-je te l'affirmer ? Le futur, on ne le connaît pas, ni toi, ni moi alors, de mon point de vue, inutile de s'en préoccuper. Tu serais bien plus avisé de prendre ce qui t'es offert aujourd'hui.
— C'est à dire ? Qu'est ce qui m'est offert ?
— Moi, une adorable brune sexy, drôle, mignonne, un peu volage, un peu salope...
— Un peu ?
— UN PEU chienne aussi, j'admets… Mais c'est moi, je me donne en entier ou rien. Tu prends ? En échange je te prends tel que tu es avec tes cheveux mal coiffés et ta sempiternelle barbe de trois jours qui gratte, avec ton boulot envahissant et ton ventre qui s'amollit,
— Hey !
— Avec ton humour de mauvais goût,
— Alors là, je ne te permets pas !
— Avec ton micro-pénis,
— Mais va te faire foutre !
— C'est bien mon intention, tu en es ?
Il en est bien sûr. Qui refuserait une occasion pareille ? Mais ce soir nous nous sommes couchés ensemble sans baiser. Nous nous sommes retrouvés dans les bras l'un de l'autre, nous nous sommes, réconfortés puis, après avoir chassé les peurs absurdes de cette journée angoissante, nous nous sommes endormis tendrement enlacés.
Au matin il m'a baisée comme un malade pour me faire payer la vanne sur la taille de son pénis. 
Je ne regrette rien. 
Ni la vanne ni cette journée d'angoisse. Cette épreuve, nous l'avons franchie ensemble, elle nous a rapprochés je pense. Nous retrouvons Noémie dans la petite cuisine à boire un grand bol de café. Elle a l'air exténué, des cernes sous les yeux, les cheveux dans un état pas possible. Quand elle nous voit elle nous adresse pourtant un grand sourire.
— Je me suis faites dé - mon- tée ! Elle est très fière d'elle.
— Moi aussi. Dis-je en caressant le bras d'Hector.
— Ouais j'ai entendu. Ça va, vous deux ?
On se regarde avant de répondre :
— Impec !
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Hatila
22 août 2026 à 16:10
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