Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Hier encore — Chapitre 4 · Retour au bercail !
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Hier encore
Chapitre 4 · Retour au bercail !
Je ne réponds rien, mon regard fuit celui de ce Marc qui s'amuse comme un petit fou. Je sais bien qu'il me pousse dans mes derniers retranchements. Il a raison. Je suis venue pour quel motif au fond ? Je suis trempée, sans possibilité de me reprendre. Lui en polo et pantalon de toile, assis les jambes légèrement disjointes, me chouffe sans vergogne. Il a un sourire de fauve. Et c'est vrai que je tiens dans mes mains mon sac, pour me donner une contenance que je n'affiche plus. Il ne cherche pas à me toucher, restant sagement assis sur son siège. Sa voix rauque revient semer le trouble dans mon esprit.
— Eh bien ! Puisque tu es là, pose ton sac.
Je fais un pas et sur le bras d'un canapé usé, je me débarrasse du seul objet qui me donne encore un zeste d'assurance. Lui, les yeux toujours fixés sur moi me sourit.
— Dis-moi, pourquoi es-tu venue ?
—… franchement ? Je n'en sais rien ! Je…
— Tu as envie de baiser ?
— Hein ?
— Je te demande si tu veux tirer un coup, baiser, te faire sauter quoi… ? Ah oui… je vois ! Mon vocabulaire ne t'est pas familier ! Tu préfères dire « faire l'amour » ? Mais qu'elle est la différence ? Dis-moi !
— Je… je ne sais pas.
— C'est toujours un coup de queue, une bonne bite dans ton cul, non ?
— Mais…
— Est-ce que tu es venue pour faire l'amour, je te le redemande.
—… ?
—… franchement ? Je n'en sais rien ! Je…
— Tu as envie de baiser ?
— Hein ?
— Je te demande si tu veux tirer un coup, baiser, te faire sauter quoi… ? Ah oui… je vois ! Mon vocabulaire ne t'est pas familier ! Tu préfères dire « faire l'amour » ? Mais qu'elle est la différence ? Dis-moi !
— Je… je ne sais pas.
— C'est toujours un coup de queue, une bonne bite dans ton cul, non ?
— Mais…
— Est-ce que tu es venue pour faire l'amour, je te le redemande.
—… ?
Je suis rouge de honte et il ne peut que s'en apercevoir. Je suis sidérée par la tournure prise par les évènements. Je ne peux m'en prendre qu'à moi. C'est un voyou et il agit comme tel. Je me suis imaginé quoi ? Qu'il allait y mettre les formes ? Et du coup, je regrette amèrement de m'être ainsi laissée aller à faire un pas vers lui. Mais en venant sonner à sa porte n'ai-je pas déjà accepté cette idée que lui et moi… enfin que surtout Pierre aurait à en pâtir de mon incartade ? Le fait aussi que mon slip et mon soutif soient dans mon sac n'en est-il pas la preuve flagrante ?
— Bon, assieds-toi Martine… Pierre est donc à Paris ?
— Il est dans le TGV qui le conduit là-bas, oui !
— Il est dans le TGV qui le conduit là-bas, oui !
Je réponds machinalement tout en m'installant sur le canapé, face à lui. Avec pour unique séparation une table basse en bois qui a dû être un jour lointain, vernie. Il sent que je ne suis pas à l'aise ? En tout cas, il se radoucit. Son ton est moins sec depuis un instant.
— Tu es très belle. Il a de la chance. Vous faites souvent l'amour ?
— … mais…
— Nous sommes là pour parler, alors ose bon sang. Ne joue pas les effarouchées. Je pourrais déjà être en train de te tringler, je pense que tu te laisserais faire. Pierre est cependant mon ami… Je veux seulement savoir jusqu'où tu es capable d'aller.
— Comment ça ?
— Ben, tu es venue comme je le souhaitais, sans sous-vêtements ! C'est que tu as quelque part laissé ta fierté de côté. Il me serait facile d'en abuser. Est-ce que vous vous êtes parlé ? Il t'a fait part de son fantasme…
— … mais…
— Nous sommes là pour parler, alors ose bon sang. Ne joue pas les effarouchées. Je pourrais déjà être en train de te tringler, je pense que tu te laisserais faire. Pierre est cependant mon ami… Je veux seulement savoir jusqu'où tu es capable d'aller.
— Comment ça ?
— Ben, tu es venue comme je le souhaitais, sans sous-vêtements ! C'est que tu as quelque part laissé ta fierté de côté. Il me serait facile d'en abuser. Est-ce que vous vous êtes parlé ? Il t'a fait part de son fantasme…
Mince ! Lui aussi revient sur ce qui nous a valu à mon mari et moi une longue discussion. Pourquoi me remet-il sur le grill avec cette histoire ? Je suis complètement tendue, j'ai envie de cet homme, sa gouaille ne fait que renforcer ce désir latent.
— Est-ce que tu l'as déjà trompé ?
— Non ! Non, bien sûr que non !
— Eh ! Pas la peine de monter sur tes grands chevaux… ne t'énerve pas. Le but n'est pas de te faire du mal ou de te punir d'une quelconque façon. Je tiens seulement à te connaitre. Tu veux me dire pourquoi tu es là ce soir ? Il doit bien exister une raison à ta présence chez moi.
— Je… sincèrement, je n'en sais rien. Je ne m'explique pas ce qui m'arrive.
— Tu me prends toujours pour un bandit, n'est-ce pas ? Et c'est bandant de s'encanailler avec un gangster, pour une petite bourgeoise telle que toi ! Enfin quand je dis bandant… c'est une façon de parler… tu n'as pas ce qu'il faut pour… bander. À moins que… est-ce que tu mouilles d'être là devant moi ?
—…
— Tu n'as plus de langue ou quoi ?
— Si, mais…
— Un oui ou un non ! Je vois ! Madame Martine est gênée de parler de cela avec un ami de son mari. Tu mouilles oui ou non ?
—… ou… oui !
— À la bonne heure. Redresse-toi !
— Quoi ?
— Relève-toi ! Remets-toi debout devant moi.
—… ?
— Non ! Non, bien sûr que non !
— Eh ! Pas la peine de monter sur tes grands chevaux… ne t'énerve pas. Le but n'est pas de te faire du mal ou de te punir d'une quelconque façon. Je tiens seulement à te connaitre. Tu veux me dire pourquoi tu es là ce soir ? Il doit bien exister une raison à ta présence chez moi.
— Je… sincèrement, je n'en sais rien. Je ne m'explique pas ce qui m'arrive.
— Tu me prends toujours pour un bandit, n'est-ce pas ? Et c'est bandant de s'encanailler avec un gangster, pour une petite bourgeoise telle que toi ! Enfin quand je dis bandant… c'est une façon de parler… tu n'as pas ce qu'il faut pour… bander. À moins que… est-ce que tu mouilles d'être là devant moi ?
—…
— Tu n'as plus de langue ou quoi ?
— Si, mais…
— Un oui ou un non ! Je vois ! Madame Martine est gênée de parler de cela avec un ami de son mari. Tu mouilles oui ou non ?
—… ou… oui !
— À la bonne heure. Redresse-toi !
— Quoi ?
— Relève-toi ! Remets-toi debout devant moi.
—… ?
Un effort, oui, c'en est un véritable pour me remettre sur mes gambettes. Alors pourquoi est-ce que j'obtempère ? Là encore, les arcanes de mon cerveau sont compliqués à suivre. Je tremble comme une feuille, une fois que je suis dans la position verticale qu'il désire.
— Ne crains rien ! Je ne te ferai rien que tu ne veuilles. Tu piges ?
Je n'ai pas la force de répondre. En guise de oui, je hoche la tête de bas en haut.
— Bien… alors ouvre ta chemise !
Là encore, mes deux pattes se font violence et viennent sortir de leur logement, les boutons qui un à un, ouvrent les deux pans de mon chemisier. Ils ne me découvrent cependant pas en totalité puisque la ceinture de ma jupe garde prisonnier les lés du tissu.
— Je salive déjà de reluquer tes nichons… Pierre ne doit pas s'ennuyer avec un tel paradis… deux seins sublimes. Hummm !
—…
— Mais au tour de ta jupe… puisque la méchante me cache encore ta poitrine… et le reste.
—…
— Mais au tour de ta jupe… puisque la méchante me cache encore ta poitrine… et le reste.
Folles de mains, qui hésitantes et tremblotantes s'approchent dangereusement du fermoir de la corole noire de chiffon qui me cache en partie le bas du corps. Elles s'y reprennent à trois reprises pour délivrer l'ardillon de son alcôve de cuir. Mais une fois celui-là sorti de son trou, plus rien n'empêche la jupe de tomber sur mes chevilles, entrainée par son propre poids. Et Marc a donc devant les yeux cette choupette de poils qui ne masque même pas les lèvres de mon sexe. Ses yeux s'allument devant cette chatte, qui suinte depuis un moment déjà. La pointe rose de sa langue humecte ses lippes.
Il se contente de regarder, alors que moi, je suis stupéfaite d'avoir outrepassé toutes mes limites. Depuis que je suis mariée à Pierre, c'est-à-dire des années, c'est la première fois que quelqu'un d'autre que lui a une telle vue. Personne n'a eu le loisir de saisir l'image de mon sexe d'aussi près… exceptée bien sur ma gynéco, et encore, pas pour les mêmes raisons. Je sens que la respiration de Marc à l'instar de la mienne s'accélère. J'ai bougrement chaud, ce qui n'arrange en rien mes tressaillements involontaires. Il ne bronche pourtant pas. Comme s'il se voulait juste spectateur de ce spectacle qu'il me réclame.
Sa voix qui claque dans le silence oppressant de son salon, elle n'a plus l'intonation du début. Non ! Elle trahit ce qu'il ressent. Je me doute que je fais monter sa température, et que comme pour moi l'envie est de plus en plus présente. Il ne veut rien laisser transparaitre, mais lui aussi devient fébrile.
— Ton… chemisier… retire le Martine !
Les manches sont toujours fermées sur mes poignets. Il me faut un sursaut pour que ces deux uniques boutons me permettent de retirer le linge qui n'enveloppe plus grand-chose. Il est également au sol, rejoignant le reste de ma tenue. Cette fois, il me scrute entièrement nue est ses yeux ronds sont rivés à mon anatomie. Je suis là, statufiée devant son canapé ne sachant plus que faire.
— Tu… C'est fabuleux. Mince alors… je n'en crois pas mes yeux. Tu es là à poil et j'en bave… de jalousie. Martine… Pierre est un sacré veinard !
—…
—…
Il me ramène Pierre sur le tapis ? Qu'est-ce qui lui prend ? L'effervescence, le bouillonnement de mon esprit, tout me taraude, je me sens pitoyable, nulle, chez ce type qui finalement n'ose plus faire un mouvement ! Il me parle de mon mari, quand moi j'attends bien autre chose. Un coup de froid soudain qui me donne la chair de poule. Merde ! Qu'est-ce que je m'imagine ? Il me sourit, et je me sens conne au possible. Pourquoi me parle-t-il de Pierre ? Mon sang reflue de nouveau dans mes veines et je blanchis à l'idée que je suis assez bête pour m'être dénudée devant ce mec. Décidément, quelle buse !
— Dommage…
— Quoi ?
— Si Pierre n'était pas mon ami… je crois que la vie est moche.
— Je vois…
— Hein ? Tu vois quoi ?
— Ça suffit ! Finalement, tu n'as rien compris. Quelle imbécile je fais !
— Qu'est-ce que tu racontes ?
— Quoi ?
— Si Pierre n'était pas mon ami… je crois que la vie est moche.
— Je vois…
— Hein ? Tu vois quoi ?
— Ça suffit ! Finalement, tu n'as rien compris. Quelle imbécile je fais !
— Qu'est-ce que tu racontes ?
Je n'ai plus envie de répondre. Je ramasse mes frusques et me mets en devoir de me rhabiller. Marc réalise que je vais certainement filer. Il se lève, vient au contact alors que j'ai déjà recollé ma chemise sur le dos.
— Tu… tu veux partir ?
— Stop ! C'était une connerie. Je m'en vais !
— Comment ça ? Tu n'as plus envie de…
— Non ! Tu n'aurais pas dû me rappeler que mon mari c'est Pierre… je rentre chez moi.
— Oh… on peut si tu veux…
— On ne peut rien du tout. Passé le jour, passée la fête. J'aurais tout donné, mais tu as cru bon de finasser… c'est fini, tu as tué mes envies… Je vais me coucher.
— Et si j'en parle à Pierre de ton passage chez moi ?
— Je suis assez grande pour le faire toute seule. Je lui raconterai dès son retour… ça t'évitera d'être en plus d'un voyou, une balance.
— Modère tes paroles. On ne me parle pas comme ça.
— Arrête… un loup édenté… c'est tout ce que je vois en cet instant. Je l'ai échappé belle. Mon Dieu et dire que j'allais mettre en péril des années de mariage pour… toi. Regarde-toi ! Un bon à rien, Marc. Un minable qui n'a aucune ambition. Allez, bonne fin de soirée.
— Martine… attend !
— Non !
— Stop ! C'était une connerie. Je m'en vais !
— Comment ça ? Tu n'as plus envie de…
— Non ! Tu n'aurais pas dû me rappeler que mon mari c'est Pierre… je rentre chez moi.
— Oh… on peut si tu veux…
— On ne peut rien du tout. Passé le jour, passée la fête. J'aurais tout donné, mais tu as cru bon de finasser… c'est fini, tu as tué mes envies… Je vais me coucher.
— Et si j'en parle à Pierre de ton passage chez moi ?
— Je suis assez grande pour le faire toute seule. Je lui raconterai dès son retour… ça t'évitera d'être en plus d'un voyou, une balance.
— Modère tes paroles. On ne me parle pas comme ça.
— Arrête… un loup édenté… c'est tout ce que je vois en cet instant. Je l'ai échappé belle. Mon Dieu et dire que j'allais mettre en péril des années de mariage pour… toi. Regarde-toi ! Un bon à rien, Marc. Un minable qui n'a aucune ambition. Allez, bonne fin de soirée.
— Martine… attend !
— Non !
J'empoigne mon sac. Et je suis déjà à la porte de sortie, quand il essaie une ultime fois de me retenir.
— Attends ! On peut s'arranger. Pierre n'en saura rien…
—… pff ! Et dire que j'allais te donner tout. Tu ne mérites rien. Bye !
—… pff ! Et dire que j'allais te donner tout. Tu ne mérites rien. Bye !
Je suis à ma voiture. Le moteur ronfle un peu, et le serpent gris de la route défile sous mes roues. Je respire plus calmement. Mon Dieu quelle crétine, quelle conne ! Tout jeter aux orties pour ce type. J'ai tellement mieux à la maison. Il me tarde que Pierre rentre. Et le reste de ma nuit, je le passe à ressasser cette énorme bêtise que je m'apprêtais à faire. Ce n'est qu'aux lueurs de l'aube d'un lundi tout neuf que je m'endors enfin. Mon réveil aux alentours de midi ne me rend pas plus joyeuse. Une longue journée s'ensuit. Tout est là, qui reste planté dans mon crâne. Sur la table, enfin mon portable porte une enveloppe. Un message de mon mari que j'ouvre de suite.
*Nous rentrons ma chérie. Je t'embrasse ! Sois sage !
Ouf ! Savoir qu'ils sont sur la route me soulage. Comment vais-je bien pouvoir lui narrer cette incartade ? Je ne l'ai pas trompé, mais l'intention ne compte-t-elle pas autant que le passage à l'acte ? Je me pose mille fois cette question et me morfonds en espérant le retour rapide de ce mari que j'aime. Je viens de frôler la catastrophe, en mettant en péril notre couple. Mais n'est-ce pas aussi son idée saugrenue de faire l'amour en trio avec un autre qui a déclenché un tel tsunami ?
— oOo —
Au salon, Pierre et ses collègues prennent le verre de l'amitié. Je me fais toute petite. Les pensées que je rumine sont bien loin de la gaité qu'affichent les trois conseils rentrés de la capitale. Apparemment, ce court séjour parisien ravit les lascars qui trinquent. Je me doute bien que dès leur départ, nous allons avoir mon mari et moi un temps fort, ce n'est pas vraiment ce qui m'inquiète. Non ! Par contre et justement parce qu'il est sûrement plus proche de Marc, je dois lui avouer ma tentation et mon début de trahison. Là… je ne sais pas comment ça va être perçu. Tant pis ! Je dois assumer mes imbécilités.
Je recule donc l'instant de ma confession et pense lui faire mes « aveux » dès que nous aurons fait l'amour. Un peu moche comme réflexion. Mais souvent, les hommes sont plus… malléables quand ils ont pris du plaisir. Alors oui, je vais me confesser, mais tout à l'heure, lorsque ses accompagnateurs seront rentrés chez eux. Ma mise volontaire à l'écart du groupe de bonshommes qui discutent fort dans le salon me permet de songer à tout ceci sans que Pierre ne remarque mon angoisse. Pourtant lui ne se satisfait pas de cette drôle de situation.
Il me rejoint en catimini, sur la terrasse où je me suis réfugiée.
— Martine ? Quelque chose ne va pas ? Tu ne viens pas avec nous ?
— Oh Pierre ! Je ne tiens pas à vous déranger. Ce sont vos affaires de travail et je ne veux pas me montrer curieuse.
— Mais non voyons ! Nous ne discutons que de notre soirée à l'hôtel. Rien de secret dans notre parlotte. Viens voyons ! Et tu sais quoi… tu m'as manqué et il me tarde qu'ils rentrent chez eux.
— Ah ! Tiens donc !
— Oui… je suis civilisé et ne peux décemment pas les éconduire abruptement, mais je t'assure que j'ai envie de toi…
— Moi aussi mon chéri, moi aussi ! Bon… j'arrive ! Retourne auprès de tes invités… tu veux que je vous prépare une dinette pour tout le monde ? Ils ne sont peut-être pas comme toi, trop pressés de rentrer au bercail.
— Tiens… c'est une idée ça. C'est jouable un petit repas à quatre ?
— Une belle omelette, quelques lardons et une salade… pas de quoi fouetter un chat et si l'ambiance est conviviale. Et puis…
— Oui ? Tu veux ajouter quelque chose ?
— Tu ne passeras pas pour un sauvage, comme ça ! Tu piges ?
— Oui… tu es assurément une fée… je t'aime !
— Oh Pierre ! Je ne tiens pas à vous déranger. Ce sont vos affaires de travail et je ne veux pas me montrer curieuse.
— Mais non voyons ! Nous ne discutons que de notre soirée à l'hôtel. Rien de secret dans notre parlotte. Viens voyons ! Et tu sais quoi… tu m'as manqué et il me tarde qu'ils rentrent chez eux.
— Ah ! Tiens donc !
— Oui… je suis civilisé et ne peux décemment pas les éconduire abruptement, mais je t'assure que j'ai envie de toi…
— Moi aussi mon chéri, moi aussi ! Bon… j'arrive ! Retourne auprès de tes invités… tu veux que je vous prépare une dinette pour tout le monde ? Ils ne sont peut-être pas comme toi, trop pressés de rentrer au bercail.
— Tiens… c'est une idée ça. C'est jouable un petit repas à quatre ?
— Une belle omelette, quelques lardons et une salade… pas de quoi fouetter un chat et si l'ambiance est conviviale. Et puis…
— Oui ? Tu veux ajouter quelque chose ?
— Tu ne passeras pas pour un sauvage, comme ça ! Tu piges ?
— Oui… tu es assurément une fée… je t'aime !
Il m'embrasse sur le front et s'éloigne pour retrouver les deux zigotos qui rigolent dans la pièce où ils sont assis. J'attends encore quelques minutes, profitant du coucher d'un soleil plutôt pâle avant de me pointer dans l'antre des fauves. Là, les trois paires d'yeux qui me collent aux basques me filent des picotements dans la colonne vertébrale. Pierre en profite pour révéler mon idée.
— Si ça vous dit, messieurs, Martine, mon épouse propose que nous dinions tous ensemble ici. Vous êtes d'accord ?
Bien entendu que les deux inconnus pour moi sont partants. Je m'empresse de rajouter pour que personne ne soit surpris.
— Bon ! Juste un encas, un repas rapide, pour que vous gardiez de votre passage chez Pierre, un bon souvenir ! Aucun de vous deux n'est allergique à quoi que ce soit ? Je ne voudrais pas empoisonner les collègues de mon mari…
Le rire que j'affiche déride les trognes posées de ces messieurs. Ouf ! L'atmosphère se fait moins prégnante. Les rictus sur leurs lèvres sont-ils des risettes déguisées ? Je les prends pour telles en tout cas et gagne la cuisine. Je m'affaire et dès que tout est prêt, je dresse la table rapidement. Et voici mon monde qui se met les pieds sous la table. Finalement, ces hommes au boulot très sérieux sont de grands gosses qui sont joyeux de manger à la bonne franquette. C'est bien dans les quinquets du mien de loustic que je peux lire des mercis muets. Une reconnaissance du ventre en quelque sorte.
La dinette devient un moment plutôt convivial. Les deux invités enquillent quelques verres de vin et je sens Pierre prêt à les suivre sur cette voie. Je ne suis pas en reste et à la fin du repas, je me sens plutôt grise. Ils ne parlent plus boulot, mais s'ils demeurent assez soft dans leur propos, je sens l'insistance des regards des deux mecs sur moi. Je n'ai plus non plus les idées très claires. J'entends donc dans une sorte de brouillard, mon mari qui refuse que les deux gaillards reprennent la route dans leur état.
Je dessers la table pendant que Pierre fait le lit dans la chambre d'ami. Décidément, elle est mise à contribution plus souvent qu'à l'accoutumée depuis quelque temps. Mais pas question de les coller les deux dans le même lit évidemment. Alors ? Le canapé aussi se fait couche d'appoint et ils n'y trouvent rien à redire. Et lorsque Pierre vient me rejoindre dans la cuisine, je le sens particulièrement excité.
— Oh ! Ma chérie… j'ai bougrement envie de toi… une nuit sans toi…
— Tu vas t'en remettre. Et puis… avec tous ces hommes dans la maison, j'ai juste l'embarras du choix, non ?
— Hein ? Non ? Ne me dis pas que tu… oserais…
— Oh ! Qui te dit que pendant ton absence, je n'ai pas fait pire ?
—… ? Tu es sérieuse là ? Qu'est-ce qui te prend ?
— Ben… il faudrait savoir ! Il n'y a pas si longtemps tu faisais presque le forcing pour que ton pote Marc et moi… et là, quand j'en trouve deux autres à mon gout… tu flippes.
— Je vois que le vin ne te réussit pas vraiment ce soir… on reparlera de tout ceci demain, quand tu iras mieux.
— Mais, mon cher mari, je ne vais pas si mal et puis tu connais le dicton… passé le jour, passée la fête… à toi de voir si…
— Et lequel des deux tu choisirais ?
— Pourquoi choisir ? Hein, dis-moi ? Pourquoi trier ? Après tout, toutes les queues se valent, non ?
— Chut ! Tu tiens donc à rameuter tout le voisinage ?
— Ah, ah ! Mon petit Pierre qui a du coup la trouille… Mais faut pas promettre ou proposer mon vieux, si tu as peur que ça arrive…
— Bon ! Allez viens : Allons-nous coucher.
— Oui… on va faire l'amour, c'est bien ce que tu attends de moi en cet instant ?
— Pas toi ? Tu m'as l'air bien énervée.
— J'ai tant de trucs à te raconter… oh ! Mon Pierre. C'est vrai qu'un jour, il faudra que j'essaie…
— Que tu essaies quoi ? Tu parles dans le vide là et demain tu vas t'en vouloir, j'en jurerais.
— À moins que ce ne soit toi qui m'en veuilles… après tout, tu n'en sais rien. Tes amis, ceux qui couchent chez nous, là, tu te rends compte que je ne sais que leurs prénoms, et encore !
— Comment ça ? Je ne pige pas !
— Mais bon sang, si je ne t'avais pas écouté dire Didier à l'un et Roland à l'autre, je ne saurais strictement rien de ces hommes. Ah si… ils sont avocats, mais à part ça, nada, rien de leur vie, rien de ce qu'ils sont vraiment.
—… Ça suffit Martine ! N'exagère pas non plus. Cette fois on va se coucher !
— Ben… non ! Tu proposes des choix et tu décides de tout, à ton rythme. Mais tu m'as une fois demandé ce que je désire, moi ?
— Tu n'as pas vraiment l'intention de me faire une scène de ménage, là, ce soir, avec mes collègues dans la maison…
— Mais non ! Mais tu ne me baiseras pas non plus, c'est compris ?
—… ça me va. De toute façon tu me parais trop ivre pour être en mesure de donner ton accord et puis… je n'ai pas envie d'embrasser une bouche qui sent la vinasse.
— Elle est plutôt saumâtre celle-là ! Tu as sûrement bu plus que moi et tu me fais la leçon ? Bon… je vais me coucher.
— Voilà qui est raisonnable. Je viens aussi.
— Tu vas t'en remettre. Et puis… avec tous ces hommes dans la maison, j'ai juste l'embarras du choix, non ?
— Hein ? Non ? Ne me dis pas que tu… oserais…
— Oh ! Qui te dit que pendant ton absence, je n'ai pas fait pire ?
—… ? Tu es sérieuse là ? Qu'est-ce qui te prend ?
— Ben… il faudrait savoir ! Il n'y a pas si longtemps tu faisais presque le forcing pour que ton pote Marc et moi… et là, quand j'en trouve deux autres à mon gout… tu flippes.
— Je vois que le vin ne te réussit pas vraiment ce soir… on reparlera de tout ceci demain, quand tu iras mieux.
— Mais, mon cher mari, je ne vais pas si mal et puis tu connais le dicton… passé le jour, passée la fête… à toi de voir si…
— Et lequel des deux tu choisirais ?
— Pourquoi choisir ? Hein, dis-moi ? Pourquoi trier ? Après tout, toutes les queues se valent, non ?
— Chut ! Tu tiens donc à rameuter tout le voisinage ?
— Ah, ah ! Mon petit Pierre qui a du coup la trouille… Mais faut pas promettre ou proposer mon vieux, si tu as peur que ça arrive…
— Bon ! Allez viens : Allons-nous coucher.
— Oui… on va faire l'amour, c'est bien ce que tu attends de moi en cet instant ?
— Pas toi ? Tu m'as l'air bien énervée.
— J'ai tant de trucs à te raconter… oh ! Mon Pierre. C'est vrai qu'un jour, il faudra que j'essaie…
— Que tu essaies quoi ? Tu parles dans le vide là et demain tu vas t'en vouloir, j'en jurerais.
— À moins que ce ne soit toi qui m'en veuilles… après tout, tu n'en sais rien. Tes amis, ceux qui couchent chez nous, là, tu te rends compte que je ne sais que leurs prénoms, et encore !
— Comment ça ? Je ne pige pas !
— Mais bon sang, si je ne t'avais pas écouté dire Didier à l'un et Roland à l'autre, je ne saurais strictement rien de ces hommes. Ah si… ils sont avocats, mais à part ça, nada, rien de leur vie, rien de ce qu'ils sont vraiment.
—… Ça suffit Martine ! N'exagère pas non plus. Cette fois on va se coucher !
— Ben… non ! Tu proposes des choix et tu décides de tout, à ton rythme. Mais tu m'as une fois demandé ce que je désire, moi ?
— Tu n'as pas vraiment l'intention de me faire une scène de ménage, là, ce soir, avec mes collègues dans la maison…
— Mais non ! Mais tu ne me baiseras pas non plus, c'est compris ?
—… ça me va. De toute façon tu me parais trop ivre pour être en mesure de donner ton accord et puis… je n'ai pas envie d'embrasser une bouche qui sent la vinasse.
— Elle est plutôt saumâtre celle-là ! Tu as sûrement bu plus que moi et tu me fais la leçon ? Bon… je vais me coucher.
— Voilà qui est raisonnable. Je viens aussi.
Le calme revient sur l'ensemble de la maisonnée. Plus un bruit, mais c'est vrai que je suis pompette. Oh, bien sûr, pas au point d'agir sans réfléchir, mais je veux le mettre au pied du mur. Après tout je dispose de mon corps comme je le veux. Pourquoi son ami Marc plus que les deux qui dorment, ou vont le faire sous notre toit ? Et cette idée me plonge dans un abîme de perplexité. Que j'y songe prouve bien que je suis touchée, que je suis marquée par l'idée de mon mari. Au bout de longues minutes où je cogite dans le noir, il respire plus sereinement. Il s'est vraisemblablement endormi avec sa main qui me touche juste le bras.
À aucun moment il n'est venu me chercher intimement pour… faire l'amour. Je le trouve bien patient pour un homme qui dit que je le lui manque. Bon… l'alcool n'est pas d'une complicité exemplaire dans ce cas de figure. Je finis pas m'endormir pour de bon. Et mes rêves sont plus pornos qu'érotiques… un comble tout de même. Je me bats avec une forêt de verges qui ont toutes la même forme, le même volume et une consistance identique. Pas moyen de repérer celle de ce mari qui pourtant couche avec moi depuis des années. C'est impensable. Il doit bien y avoir un petit quelque chose qui va me faire la reconnaitre ?
C'est bien connu, le bon vin rappelle l'eau. Et au milieu de la nuit, la bouche pâteuse, je me réveille en sueur. Une soif inextinguible… alors je me relève le plus délicatement possible. Je n'ai, bien entendu, pas les idées très claires et je me faufile vers la cuisine, source intarissable d'une eau potable que je sais où trouver. Si dans la chambre d'ami tout est calme, lorsque je passe devant la porte du salon, un filet de lumière filtre sous la porte. Notre second hôte ne dort donc pas, ou plus ? Peu importe ! Je ne suis plus qu'à quelques pas de l'oasis promise. Et alors que sans un bruit, pieds nus, je suis dans l'embrasure de la porte, me voici face à… un spectacle auquel je ne suis pas préparée.
Debout devant l'évier, j'ai en ligne de mire une paire de fesses serrées, un dos où roulent des muscles dont je peux juger de l'élasticité. Et… la lueur dans laquelle baigne le nudiste imprévu en détermine des contours bien nets. Le halo de lumière est émis par son portable. Celui-ci-posé sans doute sur le plan de travail me permet d'entrapercevoir les mouvements très spécifiques d'au moins une paluche du bonhomme. Et son occupation m'interpelle. Pourquoi venir à la cuisine pour… se branler de la sorte ? Parce qu'à n'en pas douter, le type se tripote en matant je ne sais quoi sur son appareil. Les joies de la quatre ou cinq « G ».
Je reste scotchée derrière le cul qui remue avec parfois un geste de trois quarts qui met en évidence la scène saugrenue à laquelle j'assiste involontairement. Puis je saisis d'un coup le pourquoi de ma cuisine. La patte libre du gus se saisit de quelques feuilles de papier essuie-tout. Les soubresauts qui font se cabrer le corps du type sont sûrement les prémices de son éjaculation imminente. Alors pour ne pas dévoiler ma présence, je recule de quelques pas, pour m'enfoncer dans le placard à balai du couloir. J'ouïs un long soupir et quelques instants plus tard, notre invité sur la pointe des pieds regagne le salon.
Incroyable ! Le spectacle pourtant très court de cette masturbation vient de me faire oublier ma soif. Mais là, elle revient au galop et j'ai la bouche sèche. Je tire donc un grand verre d'eau que je descends d'un seul trait. Puis un deuxième pour faire bonne mesure et j'entame le chemin inverse, histoire de regagner moi aussi mon lit. Mais… comment dire ? Ce que j'ai vu là me remue bien les tripes et plus particulièrement le ventre. Un drôle de grognement accueille mon retour dans la couche. Pierre remue, dérangé dans son sommeil ? Il ne s'éveille pas, se contentant de se retourner dans les draps. Me voici avec les images de ce mec qui… quelle idée d'aller à la cuisine pour s'astiquer tout de même !
Ça me remue tout entière et pff… mon mari a la respiration régulière des gens qui dorment paisiblement. Alors ? Eh bien… je remonte juste assez le bas de ma nuisette, de manière à ce que mon sexe se soit accessible à mes menottes. Et… j'entame une danse censée me remettre les idées en place. Mes doigts se frayent un passage entre deux grandes lèvres humides, entrebâillées par mon désir. Un d'entre eux à la commissure des ailes dégote très rapidement le point sensible de cette chatte miaulante. Et je singe le bonhomme qui dans ma tête continue inlassablement ses mouvements d'avant en arrière sur un mât raide.
Est-ce que je suis longue à partir ? Je ne mesure pas le temps pour parvenir à mes fins. Ce que je sais, c'est bien que je m'envoie en l'air avec dans la caboche la masturbation d'un de nos invités qui ne saura sans doute jamais que je l'ai surpris la queue à la main. Et cette vision d'une branlette anonyme accélère la mienne. Finalement, je mords le drap pour ne pas crier. Pierre ne sort pas de sa léthargie nocturne et tous mes sens s'apaisent enfin. L'unique trace de cet abandon passager se dessine sûrement en filigrane mouillé sur le drap sur lequel je suis couchée. Mais j'ai beau compter les moutons ensuite, impossible de retrouver le néant d'un endormissement que mon esprit me refuse.
— oOo —
À suivre...
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Commentaires ()
Oh la la , Martine semble perdue...elle allait coucher avec Marc, maintenant elle fantasme sur un des hommes qui se masturbait.
La révélation de son mari la perturbe et peut être la révèle à elle aussi. Elle lui en veut de briser sa vision d'elle même.
Pierre a peut être ouvert une boite de Pandore, qui je l'espere ne se retournera pas contre lui. Car tous ses copains n'attendent que ça. J'espère que le couple ne va pas imploser.
Pour l'instant, à moins d'une surprise, l'histoire penche plutôt vers un (des) adultères .......
Mais c'est votre histoire