Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Allée des crucifiées — Chapitre 4 · Amelia, Charlotte et Camille
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Allée des crucifiées
Chapitre 4 · Amelia, Charlotte et Camille
Résumé
Amelia, 30 ans, décoratrice et bi, est devenue l'amante d'un couple de clients mûrs qui usent très librement de son corps, ce qui risque de poser des problèmes avec son amante en titre et associée, la mûre Charlotte...
Toutes mes héroïnes sont entièrement épilées
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Amelia est en manque
Brasserie du Champ de Mars, midi
« Bonjour, Mademoiselle Llyod, Mademoiselle Brown...
Il nous installe à notre table habituelle dans ce restaurant où nous avons nos habitudes, dans cette petite rue ombragée près du Champ de Mars.
« Zut, ça sonne, il y a deux appels, je les prends et puis je coupe, chérie... Monsieur Badinski, vous avez déjà réparé, oh, vous êtes très aimable, comme toujours, je vous remercie... Ah bon, d'accord... Je sais mais votre avis est important pour moi. Ce serait bien que vous soyez retenu dans l'appel d'offre... Entendu, merci ! Au revoir ! Sylvie...
Je regarde Charlotte d'un air gêné.
« Je reviens, chérie...
Je sors sur le trottoir.
« Sylvie ? Oh, je voudrais tant vous revoir tous les deux, j'ai tellement envie de vous, c'était si bien... Je mouille tout le temps, j'ai envie de ton corps et de celui de Robert, j'ai envie de sa grosse queue dans mes trous... Je repasserai sans doute demain, Monsieur Badinski dit que c'est sans danger pour les travaux, je vais dire à Monsieur Da Silva de continuer. Ce soir, c'est difficile, je ne peux laisser Charlotte tout le temps, je lui dois cette nuit, la nuit suivante, OK... Gros bisous à tous les deux...
Je rentre.
« Je t'ai pris la salade de saumon que tu aimes bien, chérie...
« Merci... On dort ensemble ce soir mais la nuit suivante, je dors avec eux...
« Ah... Parce que son mari est d'accord ?
« En fait, c'est avec le couple que je fais l'amour...
« Ah, OK, je vois... Tu as une drôle de tête, chérie, tu as les yeux cernés...
« Ils me font énormément jouir... Avant je devais être interminablement torturée pour éprouver des orgasmes aussi forts, là cela vient tout seul... Je ne pensais pas que mon corps avait cette possibilité, c'est très nouveau pour moi. Ce n'est pas un reproche, chérie...
« Je vois...
Le serveur débouche la bouteille de Saint-Emilion que Charlotte, très bonne vivante, a commandé puis nous apporte le steak de Charlotte et ma salade.
« Donc tu me fais l'honneur de dormir avec moi ce soir ? Ces fameux orgasmes fabuleux ne te manqueront pas trop ?
« Chérie, ne te fâche pas, c'est tout nouveau et de toute façon cette relation ne remet rien en cause entre nous !
Elle sourit.
« Non, bien sûr... Tu es libre, chérie... Je ne vais pas t'égréner mes mérites : j'adore les belles filles, je te voulais, je t'ai offert ce qu'il fallait pour t'attirer, je t'ai eue. Maintenant je ne suis pas encore vieille, je n'ai que 54 ans, je suis encore potable physiquement et je pense mériter mieux qu'une amante en pointillés... En tout cas je veux pas que nos problèmes perso nuisent au travail...
Nous l'avons passée ensemble, cette nuit, Charlotte et moi, blotties nues l'une contre l'autre. Elle m'a caressée avec toute sa compétence et tout son amour. J'ai éprouvé un très faible orgasme, quelques contractions. J'en aurais pleuré de rage et de frustration et j'ai pensé au couple que j'aimais...
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L'élargissement d'Amelia
Robert, nu et en érection, sa verge dure redressée vers le haut, me tire par les poignets de toutes ses forces. Je suis à plat ventre. Mes jambes pendent à l'extérieur du lit et je présente mes fesses à Sylvie qui fait couler du lubrifiant et rentre deux doigts avec un mouvement tournant. Le reste se passe très vite : elle rentre le plug large et court sans ménagements et force le passage dans le sphincter de la partie la plus large de deux coups de maillets bien placés. Je hurle de douleur tandis que la gorge de l'objet se place dans l'anus.
« Tu peux la lâcher. Voilà, chérie, 4 centimètres et demi. Il faudra le garder toute la journée et apprendre à vitre avec. Nous augmenterons le diamètre la semaine prochaine. Essaie de bouger...
Toute nue, j'essaie de me retourner puis de me lever. Très dure à la souffrance et autrefois habituée aux tortures de mes anciennes amantes, je suis très désorientée par celle-ci : outre que mon anus me fait très mal, tout mouvement est pénible et je marche maladroitement, les jambes écartées.
Elle me donne une petite trousse.
« Il y a tout ce qu'il faut là-dedans : du désinfectant, du lubrifiant et le mode d'emploi.
Je range le tout dans mon sac et je sors mon nécessaire à maquillage : mon visage ruisselle de larmes. Je m'habille et nous prenons le petit déjeuner. Avant de partir, Robert veut me pénétrer comme il me fait toujours.
« Prends-la par devant, on ne va pas lui enlever son plug maintenant, c'est trop compliqué...
Sylvie me place le dos au mur et me baisse mon jean. Robert sort son sexe et elle lui place un préservatif. Athlétique, il me soulève et me pénètre par le vagin rétréci par la présence de l'objet. Il fait quelques mouvements de va-et-vient puis ressort et arrache le préservatif. En criant de plaisir, il éjacule sur mon T-shirt « Charlotte Llyod et Amelia Brown, décoratrices, Paris » et j'en reçois sur mon maquillage tout frais...
Sylvie, toujours nue, saisit mon clitoris et le fait rouler dans ses doigts. La douleur du plug, la brutalité avec laquelle je suis traitée, le caractère insolite de la situation, la compétence des doigts de mon amante me propulsent vers un violent orgasme.
Je descends maladroitement le perron (une vraie torture) et je m'installe non moins maladroitement sur mon confortable scooter « 450 ». Je mets mon casque. Je sens le plug qui distend mes chairs et me fouaille, ne me laissant pas un instant de répit, me faisant éprouver une envie réflexe d'aller aux toilettes. Je démarre et je me retrouve dans la circulation parisienne, slalomant comme toujours entre les rangées de voitures (l'intérêt des deux roues). Je sens monter un orgasme partiel et j'ai une peur panique de jouir sur le scooter...
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Camille
Quelques jours plus tard
En entrant dans la grande salle à manger toujours en travaux, je la vois perchée sur un escabeau en train de s'attaquer à la fameuse corniche. C'est une très belle femme mûre de taille moyenne dont la blouse et les vêtements de travail n'arrivent pas à dissimuler les formes généreuses. Son visage et ses lèvres respirent la sensualité. Elle protège tant bien que mal ses cheveux noirs frisés de la poussière avec un fichu. M'apercevant, elle descend courtoisement et m'embrasse.
« Ca va, Amelia ? Comment va Charlotte ? Je ne l'ai pas encore vue...
« Elle va sans doute venir ce matin. C'est elle qui a conçu le projet mais je suis chargée de la réalisation...
« Tu t'es blessée ? Tu as une drôle de façon de marcher...
« Ce n'est pas grave, cela va passer, je t'expliquerai...
« J'ai commencé ce qui est préconisé par l'expert de l'assurance mais vos travaux vont prendre quelques semaines de retard. Donc, c'est dommage, mais je vais gratter complètement la partie de moulure qui a été très abîmée, sur 60 cm environ : cette fuite a duré plusieurs mois et il y a de l'humidité en-dessous. Ensuite on va laisser sécher. Je vais mettre un enduit de protection puis je vais reconstituer la sculpture à l'identique.
« Ce ne sera pas trop difficile ?
« La sculpture en soi non. Mais je vais la refaire avec les matériaux d'époque, ceux du XVIIIème siècle. C'est indispensable pour qu'à long terme n'apparaisse aucune différence avec la partie ancienne.
« Tu dois être la seule à savoir faire cela !
Elle sourit :
« La seule non, l'une des seules peut-être...
Elle remonte et continue le grattage. A ce moment-là j'entends une voix et un accent familiers :
« Salut Camille, coucou Amelia, contente de te voir de temps en temps...
Camille, très émotive, rougit et redescend pour embrasser Charlotte.
« J'ai entendu. J'étais au courant du rapport de l'expert. On compte sur toi...
« De toute façon vous pouvez continuer les travaux dans le reste de l'appartement.
« Amelia s'en occupe, n'est-ce pas, chérie ?
« Oui, Da Silva revient demain matin.
« Les filles, il va être midi. Camille, je t'invite à déjeuner, nous pourrons bavarder, parler de boulot et du reste... Amelia aussi, bien sûr, à moins qu'elle n'ait mieux à faire...
Camille, qui semble éperdue de bonheur, dévore Charlotte du regard :
« Oh, oui, bien sûr !! Avec joie !
Charlotte me regarde avec ironie.
« Tu déjeunes peut-être avec ton couple chéri ou un demi-couple ?
« Je suis libre si vous voulez bien de moi...
« Super !
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Charlotteet Camille
Charlotte nous précède dans sa brasserie préférée et entre de sa démarche cadencée et un peu raide, caractéristique.
« Mademoiselle Lloyd, bonjour, vous êtes trois...
Il nous installe à une table près de la baie vitrée. Charlotte ne se départit pas de son sourire et consulte la carte. Camille, en face d'elle, la dévore du regard, la considérant avec une sorte d'adoration, ne faisant plus attention à moi et c'en est presque indécent et gênant mais je me dis que Camille est Française...
« Que prendrez-vous, Mesdames ? Mademoiselle Llyod, une bavette avec des frites et une bouteille de Saint-Emilion comme d'habitude ?
« C'est cela et toi, chérie ?
« La même chose que toi... Habituellement je suis aux sandwiches !
« Une salade de chèvre et une carafe d'eau pour moi.
Camille rejette ses cheveux noirs et frisés en désordre.
« Si j'avais su, j'aurais mis autre chose... C'est la première fois que nous déjeunons ensemble...
C'est la première fois que je la côtoie en-dehors du travail et je remarque une fois de plus un petit accent du sud-ouest...
« Tu es très bien comme tu es, chérie, en travailleuse... On se voit rarement, que deviens-tu, en-dehors du boulot, je veux dire...
Camille rougit une fois de plus.
« Je vais passer Noël à Bordeaux chez ma sœur. Je suis la tante célibataire qui fait des cadeaux à ses neveux... Je suis seule dans la vie : j'ai eu des amies mais cela n'a jamais duré...
Je la vois avancer timidement la main et frôler celle de Charlotte d'une manière enfiévrée et aux mouvements de son corps je suppose qu'elle tente de caresser la jambe de sa voisine d'en face avec un pied.
Le serveur débouche la bouteille et veut faire goûter Charlotte qui recouvre son verre de la main et désigne Camille en riant :
« Nous avons une Bordelaise avec nous aujourd'hui...
Camille rougit encore :
« Oh, tu sais...
Elle goûte le vin.
« Oui, il est très bon...
« Tchin... Cheers...
Nous entrechoquons nos verres et je me demande ce que je fais à ce déjeuner... à part assister à cet amour naissant, du moins du côté de Camille, une humiliation voulue certainement par Charlotte, non sans cruauté pour cette femme qui rêve d'attirer son attention depuis des années... Il n'y a plus aucune dissimulation maintenant et tandis que le serveur apporte les bavettes avec des frites et ma salade, Camille, faisant comme si je n'existais pas, dépose un baiser sur les doigts de la femme qu'elle aime et ses seins lourds tremblent à chaque mouvement sous les vêtements utilitaires. Charlotte, elle, lui caresse un genou sous la table à travers l'étoffe rugueuse du bleu de travail. Je toussote, ce qui n'a aucun effet.
Je fais honneur à ma salade, non sans convoitise pour la viande appétissante que je m'interdis. Je sursaute :
« Amelia chérie, tu dors à la maison ce soir, je crois : ton couple chéri se passe de toi ?
« Oui, c'est ce qui était prévu...
« Et si tu passais la nuit avec nous, Camille ? Si tu n'as pas d'obligation, bien sûr...
Elle manque de s'étrangler : elle n'est plus rouge, elle est cramoisie !
« Oh, moi, tu sais, les obligations, à part le boulot qui, heureusement, ne manque pas...
A suivre
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Commentaires ()
Hélas comme je le pensais le couple ne va pas survivre d'après moi, bien dommage.
Et maintenant de femme lesbienne elle est passée à femme bi dans la présentation
On verra la suite .