Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Allée des crucifiées — Chapitre 6 · Camille est Charlotte
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Allée des crucifiées
Chapitre 6 · Camille est Charlotte
Résumé
Amelia, décoratrice, est l'amante de son associée Charlotte mais elle est séduite par un couple de clients, Sylvie et Robert.
Dans l'espoir de rendre Amelia jalouse, Charlotte cède aux avances de la naïve, plantureuse et sensuelle Charlotte, une artiste spécialiste de la restauration d'œuvres anciennes...
PS Camille "et" Charlotte, désolé mais on ne peut corriger la faute
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Amelia pénétrée et inséminée
Quelques semaines plus tard
Tout en me faisant des baisers, Sylvie m'installe à plat ventre, me surélevant le bassin avec un oreiller. Ce n'est pas un jour comme les autres : pour la première fois, je partage avec Sylvie le privilège d'être pénétrée par Robert sans préservatif, scellant notre étrange relation à trois ou plutôt à deux plus une...
Elle m'enlève le plug avec un mouvement tournant, m'arrachant un gémissement de douleur et mon anus reste grand ouvert comme toujours. Ce n'est plus le même : il est plus gros que le premier, il fait 6 centimètres de demi de diamètre et je suis très fière de moi !
Elle me lubrifie tandis que je tends le bras pour masser la verge en érection de Robert, nu et assis sur ses talons et assistant à ma préparation par sa femme. Je fais coulisser la peau lentement, découvrant le gland chaque fois et jamais je n'aurais imaginé pouvoir aimer cela autant...
« Tu peux venir sur elle...
De mes mains j'écarte mes fesses rebondies pour faciliter la pénétration anale. Il se place derrière moi et Sylvie, négligeant le vagin, place le gland de son mari à l'entrée de mon orifice ouvert. Il rentre le membre dur d'un seul coup, sans la moindre difficulté désormais, franchissant la porte de mon anus entraîné par le port du plug, glissant sur toute la longueur du rectum, déclenchant chez moi une sensation très intime, cérebrale et intense et le sphincter distendu se referme voluptueusement sur la verge de Robert qui sort puis rentre aussitôt complètement avec un « han », m'arrachant un cri et je ne sais plus si c'est de douleur ou de volupté.
Très excitée, Sylvie m'embrasse tout en se masturbant et les coups de boutoir se font de plus en plus rapides et brutaux, secouant tout mon corps et il commence à crier et moi aussi je sens la jouissance monter, à la fois anale et cérébrale et les premières contractions de mon anus tentent de le serrer sur le sexe de Robert.
Je crie de plaisir, un vrai orgasme, pas un orgasme faible et partiel comme ceux que je redoute comme un échec et lui aussi crie, arc-bouté tout au fond et un liquide tiède et épais jaillit en moi interminablement.
Il se retire. Le sperme de Robert coule de mon anus le long de mon sexe et Sylvie immortalise la vue avec son smartphone.
Je caresse le corps de Sylvie, passant les doigts sur les côtes apparentes du corps mince et sur les fesses douces. Je la mets sur le dos et je lui écarte les cuisses, passant la langue sur son sexe, rentrant la langue dans le vagin et la passant sur l'orifice de l'urètre et sur le clitoris. Robert nous retourne. Je suis couchée sur le dos et Sylvie est sur moi. Elle crie, prise en sandwich : sa vigueur revenue, son mari vient de la pénétrer à son tour, sans doute par l'anus elle aussi et elle est secouée sur moi. Ils jouissent tous les deux et je sens la semence tiède couler sur mon sexe et mes cuisses.
Comblés de volupté, nous restons enlacés tous les trois.
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Chez Camille
Samedi vers midi et demie, une petite rue du XXème arrondissement
Je gare mon scooter dans une petite rue étroite presque campagnarde, bordée de petites maisons anciennes possédant toutes un jardin à la végétation luxuriante. J'enlève mon casque, je sonne et Camille m'ouvre et m'embrasse. Elle est suivie de Charlotte que j'embrasse aussi.
« Je craignais que tu n'aies du mal à trouver... Charlotte vient juste d'arriver... Gare ton scooter dans le jardin, il y a la place...
Je pousse mon engin et je le place à côté de la camionnette professionnelle de Camille et de la petite voiture de Charlotte tandis que Camille referme le portail. Elle a abandonné sa sempiternelle tenue de travail et est vêtue d'une robe longue noire très décolletée qui lui va à ravir. Elle est transfigurée, pomponnée, maquillée !
Au fond du jardin, se cache la petite maison de Camille.
« C'est charmant ici, chérie ! Lovely ! On ne se croirait pas à Paris, on dirait la campagne ! Tu as un jardin merveilleux ! On dirait une maison de poupée ! Une vraie maison d'artiste !
J'ajoute en riant :
« A ton image ! Tu es ravissante ! Moi qui suis venue en vêtements de tous les jours !
Elle rougit :
« Merci ! Tu es très belle en vêtements ordinaires, Amelia !
Elle nous fait faire le tour du propriétaire : un jardin tout vert même en plein hiver !
« Il faudra revenir au printemps, c'est encore plus beau !
« Comment se fait-il qu'un tel endroit existe à Paris ?
« C'était beaucoup plus étendu avant ! Les promoteurs ont massacré tout ce quartier ! Heureusement cet endroit-ci a été classé... Tu viens de l'Île Saint-Louis ?
« Oui, j'ai passé la nuit avec mon couple...
« Oh, j'ai été nulle ! J'aurais dû les inviter !
Charlotte prend un air fermé.
« C'est une très gentille idée, chérie, ils en auraient sûrement été très heureux ! Ce sera pour la prochaine fois...
Elle m'entraîne à part :
« Amelia, je suppose que tu ne m'en voudras pas si je garde Charlotte à coucher ce soir ?
« Bien sûr que non, chérie, quelle idée...
Elle nous fait entrer dans la maison. Nous traversons une petite salle à manger où trois couverts ont été mis.
« Derrière, il y a une petite véranda dont j'ai fait mon atelier.
Nous entrons. La véranda-atelier est encombrée de tableaux et de statues de femmes. Une statue intitulée « Lesbos » représente deux jeunes femmes nues sensuellement enlacées.
« C'est du plâtre. Le marbre est hors de prix ! Je suis bonne en dessin et en peinture mais ma vraie vocation, c'est la sculpture. Je n'en vis pas : mon métier c'est la restauration. Charlotte, tu sais quel est mon rêve : faire une statue de toi nue, une vraie, en marbre !
« Tu es folle, chérie ! Je suis devenue vieille et laide !
« Tu as fini, chérie ?! Nous avons un instant avant le déjeuner...
Et une bonne odeur de cuisine se dégage.
« Je vais faire un croquis de toi, tu m'en diras des nouvelles !
Charlotte tente de résister en riant mais son amie la force à se déshabiller... Elle la fait monter sur l'estrade et choisit une position mettant en valeur le cou mince, le torse grêle aux côtes apparentes, la rondeur de la hanche...
« N'est-ce pas qu'elle est belle, Amelia ?
« J'ai toujours été de cet avis, chérie...
« Je n'en ai pas pour plus de dix minutes...
Camille s'installe sur une chaise, un bloc sur les genoux et je contemple le mouvement nerveux de la main maniant le crayon avec vivacité et du bras nu et potelé... Malgré l'immobilité demandée à Charlotte, les deux amantes échangent un sourire de temps en temps et elles sont belles toutes les deux...
Me sentant de trop, j'ouvre la porte de la petite véranda et je me réfugie dans le joli jardin, havre de paix pour une femme que je sens très seule... Je contemple l'arbre, les rosiers et les plantes champêtres...
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Chez Camille (suite)
Je reviens vers la véranda et j'ouvre la porte. Ce qui devait arriver s'est produit : Camille, toujours vêtue de sa belle robe, s'est assise sur l'estrade et a pris sa modèle nue dans ses bras. Elle l'embrasse à pleine bouche, caressant les cuisses à la fois minces et galbées de son amie. Tout à leur bonheur, elles ne m'ont pas entendu entrer. Le croquis traîne sur la table en osier. Je le prends. Il est remarquable, fait en quelques minutes, à peine idéalisé et fait ressortir une expression douce et inquiète dont je ne m'étais jamais rendu compte chez Charlotte. Elle a souligné une extrême sensualité du corps dont je ne m'étais pas rendu compte tout en reproduisant discrètement les flétrissures du corps sur le ventre et les petits seins plats : elle est amoureuse de son modèle ! Je jette un coup d'œil autour de moi : l'artiste aime vraiment les femmes...
Soudain alertée par une légère odeur de brûlé, je me précipite dans la cuisine, un genre de cuisine hors d'âge auquel je ne suis plus habituée, ne fréquentant plus depuis des années que des logements cossus...
« Camille chérie, je ne voudrais pas vous interrompre mais il faudrait surveiller ta cuisine !
« Oh la la !!
Elle se précipite, suivie de Charlotte toujours nue, et éteint tout.
« Rien de grave, le rôti a seulement un peu attaché au fond, il y a quelques oignons légèrement noircis, ça va être bon, on va passer à table, les filles...
« J'ai vu le croquis, Camille, il est remarquable !
Elle rougit comme à son habitude tout en transportant le plat odorant et appétissant et en le posant sur la table. Elle découpe le rôti de veau et nous sert et les beaux seins visibles dans l'échancrure de la robe tremblent.
« Ce croquis, c'est une distraction, c'est fait en quelques coups de crayon en deux minutes ! Je peux faire vingt fois mieux en y prenant le temps mais je n'ai pas le temps de m'y consacrer, j'ai du boulot dans la restauration même si ce travail m'intéresse moins : souvent c'est de la restauration d'intérieur, tout simplement. A l'Île Saint-Louis c'est déjà plus intéressant, il faut reconstituer un morceau de plafond avec les techniques d'époque...
Elle s'adresse à Charlotte tout en lui servant un beau vin rouge :
« Il devrait te plaire, chérie, tu vas découvrir un autre Bordeaux : celui-ci vient de chez les voisins de mes parents à Pessac, c'est un Graves, c'est particulier, un peu raide, tu vas voir...
Charlotte sent et goûte le vin.
« Oui, c'est différent, il est très bon, chérie...
Le vin est très parfumé et je le sens interminablement.
« Il est merveilleux, Camille...
« Ils ont aussi du blanc et du rosé qui sont très bons...
« Le plat est délicieux ! Les légumes vont très bien avec le rôti !
« Une grande partie viennent de mon jardin...
Elle rit, prend la main de Charlotte et la porte à son visage pour y déposer un baiser.
« Je sens que tu as envie de rester, chérie...
A suivre
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Commentaires ()
Le prochain chapitre paraîtra le 14 et je vais publier la suite...