Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Allée des crucifiées — Chapitre 14 · L'amour de My-Tia
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Allée des crucifiées
Chapitre 14 · L'amour de My-Tia
Résumé
Robert invite d'importants clients chinois dans une luxueuse auberge de l'Ile-de-France et convie Amelia pour agrémenter la soirée de sa présence... et du reste !
Notre héroïne a le coup de foudre pour la jolie interprète, My-Tia. Attirance partagée...
Notre héroïne a le coup de foudre pour la jolie interprète, My-Tia. Attirance partagée...
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L'amour de My-Tia
Cet amour, car il s'agit bien d'un amour même si cette rencontre n'a duré qu'une dizaine de minutes, restera lié à jamais dans mon esprit à ce réduit bien tenu mais peu attirant avec ses balais impeccablement rangés, son chariot en matière plastique, l'alignement de ses bouteilles de détergent et l'odeur de parfum ménager et d'eau de Javel qu'il dégageait, mélangé à mon propre parfum, cher et volontairement fort et musqué et à celui de My-Tia qui sentait la petite fille propre.
Nous nous caressons fébrilement. Elle a un très beau corps que je ne soupçonnais pas, caché qu'il était par les vêtements stricts, des seins épanouis, magnifiques, lourds, marqués de jolies aréoles mauves presque noires. Je masse son sexe humide entouré d'une pilosité rèche à laquelle je ne suis pas habituée, une caresse pour la faire jouir vite car nous n'avons que peu de temps. Elle crie ou elle pleure et je ne sais plus si le joli visage asiatique exprime le plaisir ou la douleur. Elle tremble de tout son corps, de froid peut-être, de frayeur d'être surprise ou de peur de goûter au plaisir ou de souffrir. Elle a interrompu le baiser et sa tête repose sur mon épaule (elle est plus petite que moi). Elle claque des dents. Elle tente de me caresser également mais elle est maladroite, folle d'anxiété. Les petites mains parcourent mes seins, mes fesses, mes cuisses...
« Chérie, chérie, tout va bien, ma douce, n'aie pas peur, je suis là...
Elle s'arrache à moi et cherche un mouchoir dans son sac. Elle ne trouve pas, j'en prends un dans mes affaires et j'essuie délicatement son visage : elle a pleuré. Comme j'aime ces yeux en fente... Le visage fermé, elle se rhabille rapidement et je l'aide à agrafer le soutien-gorge.
« Amelia, regardez s'il n'y a personne dans le couloir, il faut que je rentre dans ma chambre : mes patrons peuvent me chercher !
« Calme-toi, chérie, tu peux bien être absente deux minutes, non ? Quand nous revoyons-nous, ma douce ?
« Vous savez bien que c'est impossible entre nous, Amelia... Peut-être si vous venez à Shanghaï pour la maison de Monsieur Wang et même, ce sera difficile ! Nous avons le droit de fréquenter des étrangers pour notre travail, mais les recevoir chez nous peut intriguer, savez-vous que nous pouvons être accusés d'espionnage ?
J'entrouvre la porte du réduit et je jette un coup d'œil dans le couloir.
« C'est bon, chérie...
Elle renverse la tête pour me faire un rapide baiser sur la bouche, court jusque dans sa chambre et la porte claque...
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Amelia se donne nue par ses trois orifices
La nuit d'amour, ou plus exactement de sexe, la plus crevante que j'aie jamais vécue ! Le lendemain matin au petit déjeuner, My-Tia, à qui je faisais part de mes réflexions, m'a expliqué que c'était normal, que s'ils ne m'avaient pas fait l'amour jusqu'à épuisement, ils auraient risqué de me faire perdre la face... et de la perdre eux-mêmes ! D'excellents amants au demeurant et bien plus courtois que beaucoup d'Occidentaux...
Je me présente à leur porte dans une robe encore plus mini que la précédente, noire et ajourée, laissant voir tout mon corps, si courte qu'elle ne couvre que la moitié de mes fesses... Dans mon sac j'ai une provision de préservatifs, de quoi soutenir un siège mais je n'aurai pas à m'en servir : ils ont les leurs, et j'apporte trois tubes de lubrifiant, le meilleur et le plus cher, le seul qui m'empêche d'avoir trop mal à l'issue d'une séance de sexe très prolongée... J'en utiliserai un tube et demi...
Ils m'accueillent en robe de chambre et m'offrent une coupe d'un Champagne de haut de gamme qui doit être hors de prix... et auquel je touche à peine : je crains d'avoir mal à la tête et de ne pas disposer de tous mes moyens pour une prestation pour laquelle mon corps risque d'être très sollicité. Et, toujours dans un excellent anglais, ils m'interrogent sur mes études, mon métier et, tout en répondant, j'enlève mon unique et très léger vêtement ainsi que mes chaussures, pour montrer que les préambules sont terminés en ce qui me concerne.
Les yeux fermés, je me laisse caresser par les deux hommes nus et je prends connaissance de leurs corps, assez quelconques mais quelle importance... C'est une relation totalement dépourvue de toute tendresse mais assez sensuelle et je me laisse aller à goûter les sensations et ce n'est pas si mal... Mes seins, mes fesses, mes cuisses, mon sexe sont longuement palpés, manipulés...
Je les prends dans ma bouche et je les caresse avant la pénétration puis ils me prennent en levrette l'un après l'autre, très longuement, amants absolument infatigables, tenant mes hanches ou caressant mes seins par en dessous, mes cuisses et, consciencieuse, je stimule les testicules par en dessous. Je les aide de mes mouvements. Des sexes d'une longueur qui est loin d'être exceptionnelle mais d'une rigidité plus qu'acceptable. Quand le deuxième a fini, le premier, qui a récupéré, me retourne, je me passe un oreiller sous les fesses et je suis pénétrée à nouveau.
Pas la moindre jouissance et c'est fatigant. Je commence à réaliser l'aspect sordide de la situation et à compatir avec les malheureuses professionnelles qui font cela toute la journée pour vivre... Pour me distraire, secouée comme un prunier par les mouvements de mon partenaire, je pense aux personnes que j'aime, Charlotte, René et la plantureuse silhouette de Camille apparaît, inattendue, Camille nue et lourde et elle me sourit timidement. A cette évocation, d'une manière inattendue, je suis traversée par les spasmes d'un orgasme partiel, ce qui est vivement apprécié et il s'enquiert en anglais : comment est-ce que je me sens, est-ce que c'est bon pour moi aussi...
« Good for you too, dear ?
« Yes, very good, very good indeed, thanks...
Ils profitent de mes bonnes dispositions pour me demander l'autorisation de passer à la suite : la tête renversée à l'extérieur du lit, je reçois une verge heureusement pas trop longue dans la gorge et il me tient la tête tandis que l'autre me pénètre par le vagin. Celui qui est dans ma gorge éjacule sur mes seins. Puis ils échangent leurs rôles. Cette phase, interminable, est la plus pénible et la plus fatigante.
« Do you make anal ?
« Yes I do... Slowly, please...
J'attrape l'un des tubes et je le lui tends. Je me retourne et je me mets à plat ventre, écartant de mes mains mes fesses surélevées par l'oreiller. Expérimenté, il lubrifie le tour de mon anus ouvert puis l'intérieur de mon rectum et c'est une nouvelle pénétration. Ils me font remarquer que je suis une femme très expérimentée et que c'est très agréable pour eux et je leur retourne le compliment d'une manière toutefois un peu exagérée.
Je suis arrivée à 23h30. Ils me laissent enfin tranquille à quatre heures du matin et tout mon corps est endolori. Je m'endors comme une masse.
Je me réveille en sursaut : il est 6h. Ils dorment. Je me lève, j'attrape ma robe, mes chaussures et mes quelques affaires et je sors toute nue dans le couloir pour réintégrer ma chambre qui communique avec celle de Robert et d'Armelle...
Tout le monde prend un excellent petit déjeuner. J'arrive un peu en retard. J'ai endossé ma combinaison de moto, signifiant que ma prestation est terminée. Les Chinois sont d'excellente humeur et My-Tia sourit d'une manière plus énigmatique que jamais. Robert me prend dans un coin. Il est au comble de la joie :
« Ton intervention a été décisive, Amelia : tu les as enthousiasmés ! Tu vaux à toi seule des semaines de négociations ! Ils ont tout signé ! Tiens, voici ta part ! Ne le déclare pas au fisc, n'est-ce pas ?
C'est une grande enveloppe très épaisse. J'entrouvre : des laisses de billets de cent euros et je n'ai jamais vu autant d'argent à la fois ! Je l'embrasse sur les deux joues en riant :
« Merci, chéri... C'était fatigant mais cela en valait la peine ! Si tu as encore besoin de moi...
« C'est noté !
« Au fait, qu'as-tu fait de Sylvie ?
« Pas ici...
J'embrasse Armelle, j'embrasse My-Tia sur les deux joues et je salue les Chinois qui, de très bonne humeur (mais sait-on jamais avec eux...) me font force courbettes et M. Wang renouvelle sa proposition de nous donner sa maison à décorer.
« Je ne m'engage pas maintenant. Monsieur Wang, mais j'en parle à Mlle Lloyd aujourd'hui même !
Je me retrouve avec satisfaction dans le froid hivernal vif de la campagne de l'Ile-de-France et j'enfourche ma moto. Mais avant de mettre mon casque, j'appelle René :
« Coucou, chéri, tu es déjà à ton magasin... J'ai une rentrée d'argent assez importante et inattendue : j'offre une journée à Euro-Disney à tes enfants dimanche ! Si ça leur plaît, bien sûr mais c'est le genre de sortie qu'on ne fait jamais parce que c'est cher... Oui ? Super ! A ce soir, chéri, oui, je viens chez toi, j'ai envie de faire vraiment l'amour... Bisous...
A suivre
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