Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Sous son Regard : la Captive volontaire. — Chapitre 6
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Sous son Regard : la Captive volontaire.
Chapitre 6
La semaine se déroula de la même façon.
Le choix des vêtements, les talons, la photo puis, le petit vibreur bien caché au fond de son sexe.
En quelques jours, Elise avait pris l'habitude de ce moment intime devenu comme une sorte de routine. Elle ne l'appelait pas encore de ses vœux mais elle ne se sentait plus coupable de tenter le diable.
Son plaisir, lorsqu'il se déclenchait, n'en était que plus mystérieux et délicieusement pervers. Ce mot la rendait folle sans en comprendre la raison : "pervers". Elle adorait l'imaginer, le laisser prendre possession de son esprit puis, petit à petit, de son corps. Ressentir le mot se faufiler en elle, passer dans sa poitrine orgueilleuse, tentante. Elle passait alors ses deux mains sous ses seins pour les prendre en coupe et les caresser négligemment. Ensuite, il descendait dans son ventre, petits papillons si agréables. Enfin, il sortait par sa chatte devenue trempée et appelant avec désespoir la main de sa maîtresse.
Quel délice que d'apprendre à vivre avec ces mots. Quelle douceur d'y succomber avec de moins en moins de retenue.
Les journées d'Elise étaient alors rythmées par un travail intense, sérieux, sans compter ses heures à peaufiner les moindres détails dans les règles de fonctionnement de son nouveau département, décortiquant les textes de lois, prenant des décisions qui impliquaient l'ensemble de la société. Un travail gratifiant et éreintant. Elle était, à présent, soutenue par une équipe de quatre spécialistes en fiscalité et en droit qu'elle avait recruté elle-même ainsi que par sa fidèle secrétaire qui avait été engagée la première à titre définitif.
Elle souriait en se souvenant de leur conversation.
Sabrina était venue plus apprêtée qu'à l'habitude. Elle portait, ce jour-là, ses talons hauts, une jupe crayon du plus bel effet et un chemisier gris légèrement ouvert sur sa poitrine généreuse.
Elise s'était fait la remarque, en la regardant s'asseoir, qu'elle portait des jarretelles dont elle avait aperçu l'attache par la fente ouverte de sa jupe ainsi qu'un soutien-gorge qui faisait ressortir sa poitrine un peu outrageusement. Elle se souvint avoir pensé que sa secrétaire était vraiment plus libre qu'elle lorsqu'elle lui demanda
— Tu as fourni des efforts de toilettes, ce matin ? Demanda Elise.
— Quand ton patron te convoque dans une réunion formelle, ce n'est pas souvent pour annoncer de bonnes nouvelles. Je voulais me sentir, au moins, belle si ce n'est utile.
Sabrina avait prononcé ces paroles avec l'honnêteté et la franchise qui faisait d'elle une véritable amie pour Elise. Mais aussi un brin de nostalgie et de tristesse. Elle sourit de la méprise. Elle lui avoua alors la vérité
— Je n'ai pas l'intention de te virer, Sabrina. Je voulais simplement discuter avec toi des conditions qui te feraient rester avec moi si je t'engageais de façon permanente pour travailler à mes côtés sans plus passer par un prestataire extérieur.
— Hein ? Tu veux m'engager ?
— J'en ai marre de payer une société d'interim alors que je pourrais engager directement la meilleure secrétaire et la meilleure amie que j'ai rencontré.
Elise avait noté la joie contenue de Sabrina qui tentait de conserver une main mise sur la conversation mais qui retenait, à grande peine, un sourire dévastateur.
— Et ? Quelles seraient les conditions ?
— Les mêmes horaires, la même charge de travail mais un salaire net augmenté de trente pourcents. Pour commencer.
— Je signe où ?
Les deux femmes tombèrent alors dans les bras l'une de l'autre. Puis Elise lui demanda
— Mais je mets une condition !
— Laquelle ?
— Tu es superbe ainsi, tu viens chaque jour vêtue de cette manière.
— Tu rêves !
Elles avaient ri comme des collégiennes tandis que Sabrina signait son contrat avant de retourner à son bureau pour travailler en remerciant sa patronne avec sincérité.
Cependant, les journées de travail harassantes terminées, Elise regagnait son petit appartement. Elle n'avait pas osé s'établir dans le penthouse magnifique que Gabriel avait mis à sa disposition.
Elle n'aimait pas cette idée d'être dépendante d'un homme. C'était temporaire, certes, mais cela faisait, selon ses concepts, d'elle une sorte de prostituée qui acceptait de se donner en échange d'un don.
Elle savait parfaitement que Gabriel ne pensait pas cela. Jamais il ne penserait cela. Il avait, d'ailleurs, été clair à ce sujet. C'était uniquement si Elise le désirait. Cet endroit serait leur petit secret pour se retrouver le moment venu.
En attendant, Elise était absolument sous le charme de cet homme discret, réservé, ne dépassant jamais les limites, toujours dans le contrôle de lui et de ses désirs. Il ne forçait rien. Elise attendait avec impatience ses messages. Ils n'étaient pas rares, mais pas fréquents non plus. Comme si Gabriel comprenait qu'il devait respecter la vie privée de la jeune femme, sans rien précipiter.
Elise était certaine que tout cela faisait partie de son plan, de ce qu'il envisageait pour eux. Il avait compris, sans avoir besoin de le verbaliser, que la jeune femme ne viendrait à lui que lorsqu'elle l'aurait décidé. Et tel un chasseur avisé et expérimenté, Gabriel rôdait autour de sa proie sans jamais la tourmenter ou la froisser, de peur qu'elle ne s'échappe. Il lui laissait l'espace pour apprivoiser cette drôle d'expérience qui lui ouvrait tant de possibilités qu'elle découvrait avec délices, mettant enfin des mots et des gestes sur ce qui la faisait rêver depuis si longtemps.
Ce soir, elle lisait un livre lorsque son téléphone vibra
[SMS]
>J'espère que ce soir, tu ne cherches pas à rester raisonnable ?
>J'espère que ce soir, tu ne cherches pas à rester raisonnable ?
Elise regarda le message et sourit. C'était tellement énigmatique qu'elle en tremblait.
Cet homme, où qu'il soit sur la planète, la rendait liquide par de simples mots. Ces petites attentions discrètes et toujours sibyllines, lui faisaient plaisir.
Elle sentait son corps réagir comme s'il était devant elle. Ses seins se gonflaient, ses tétons durcissaient et son sexe s'humidifiait. Elle sentait, en elle, le besoin de jouir monter, grandir et, parfois, la tension était telle qu'elle devait se donner un remède personnel.
Sa masturbation était frénétique, ce qui était nouveau pour elle. Ses gémissements résonnaient dans son petit appartement, ses jambes se tendaient tandis qu'elle pétrissait ses seins alors qu'un doigt ou deux ramonaient vigoureusement les parois de son sexe trempé sous ses cris de plaisir.
Puis, l'orage ayant explosé et le calme étant revenu, elle s'en voulait d'avoir succombé.
Le lendemain, elle recevait un autre message qui disait
[SMS]
> Tu réfléchis trop à ce que tu ressens.
> Tu réfléchis trop à ce que tu ressens.
Elise se demandait s'il n'avait pas fait placer des caméras dans son appartement. Comment cet homme qui la tourmentait le jour par la grâce de son jouet délicieux et la nuit par ses messages, pouvait-il savoir ce qu'elle pensait et comment elle réagissait ?
Cet homme, sans qu'elle s'en rende vraiment compte, agissait sur elle par petites touches, avec simplicité, avec grâce, avec élégance, sans rien forcer. Juste la faire réfléchir à elle, à ses envies, ses ressentis.
Elise se posait, bien sûr LA question : pourquoi cet homme ne la prenait-il pas simplement ? Elle se serait offerte, certaine de connaître enfin ce que le mot plaisir signifie en entrant dans un monde de luxure où le sexe n'était pas sale mais une finalité désirée et sans la moindre limite morale.
Mais Gabriel restait lointain et pourtant si proche. Il prenait son temps. Lui imposait des réflexions qui la mettaient mal à l'aise mais qui l'obligeait à réfléchir, à penser. Tout simplement. Et il ne faisait cela que lorsqu'il semblait certain qu'elle ne travaillait plus.
Elise était sous le charme.
Il était si patient, si intime et pourtant si lointain. Il semblait être capable de s'immiscer dans ses pensées sans le moindre effort. C'en était effrayant et pourtant grisant.
Elise avait encore en mémoire chaque seconde passée auprès de lui, lors de leur première soirée ensemble.
Il était si serein, si apaisé en sa présence. Le calme de sa voix avait frappé Elise, elle qui était si stressée, si impatiente de le revoir vêtue des atours qu'il lui avait offerts. Ce calme l'avait envoûtée. Elle était, à cet instant, tombée définitivement sous le charme de cet homme hors du commun.
Mais la soirée ne s'était pas arrêtée là.
Il l'avait écouté avec attention, la regardant dans les yeux, sans chercher à l'interrompre ou à l'impressionner par ses moyens, sa richesse, sa puissance. Il restait humble, ne cherchant absolument pas à montrer qui il était réellement.
Dans le restaurant, il passait pour un client simple, lambda. Pourtant Elise connaissait cet homme, ce dont il était capable, sa capacité à faire ou défaire les carrières.
Mais rien ne laissant transparaître cela.
Au contraire.
Il restait discret, attentif aux autres, poli et totalement dénoué de la moindre trace d'hypocrisie.
Ainsi, ses messages, trop peu fréquents à vraie dire au goût d'Elise, agissaient toujours comme une décharge en elle.
Si le plaisir n'était pas toujours au rendez-vous simplement parce qu'elle ne souhaitait pas y succomber si facilement, elle restait une femme qui décidait pour elle après tout, ils agissaient toujours sur elle comme une tornade, un vortex, une décharge de questionnements.
Et elle adorait cela comme si cela l'autorisait, enfin, à se poser les bonnes questions la concernant. Ces questions que son éducation, sa timidité, ses craintes aussi, ne lui avaient jamais permis d'envisager avec sérénité et sérieux.
Durant deux semaines, Gabriel ne l'invita plus à aucun rendez-vous.
Il lui avait expliqué que cela faisait partie de sa “thérapie”. Elle ne devait pas en être étonnée et ne pas penser qu'il l'oubliait. Certes pas.
Mais, selon ses propres termes, elle n'était pas encore prête à entrer dans un monde qu'elle avait occulté durant toute son existence. Le plaisir et le désir n'en seraient, alors, que meilleurs.
Elise lui avait promis sa confiance et elle attendait, simplement, l'appel qui lui offrirait la présence de Gabriel à nouveau.
Petit à petit, sans s'en rendre compte, elle faiblissait pourtant.
La présence de cet homme indéchiffrable commençait à lui manquer. Elle en arrivait, doucement, à anticiper ses messages, ses pensées. Cet homme s'insinuait lentement en elle, par petites touches mais qui la marquait lentement, sans qu'elle n'en prenne vraiment conscience.
C'était un malaise, un manque qu'elle ne parvenait pas à nommer. Comme un mal de crâne persistant que rien ne peut faire disparaître tout en étant absolument délicieux pour son corps et son esprit. C'était tellement paradoxal.
Ses messages énigmatiques, à double sens, la rendait folle de désir mais aussi faisaient ressurgir ses fantômes d'un passé qu'elle voulait, pourtant révolu.
Crainte, restriction, retrait de ses désirs.
Un message eut, enfin, l'effet escompté
Gabriel lui envoya, le mercredi de la seconde semaine sans lui, ce message
[SMS]
>Tu deviens silencieuse lorsque quelque chose te touche.
>Tu deviens silencieuse lorsque quelque chose te touche.
Elle se rendit compte qu'elle n'avait plus répondu à ses messages depuis quelques jours. Elle se posait trop de questions.
Gabriel, lui, ne s'était pas privé.
Ses quelques messages avaient toujours fait mouche au cœur de la jeune femme.
[SMS]
>Tu fais semblant d'être raisonnable et cela ne te va pas si bien parce que tu es toute autre.
>Tu fais semblant d'être raisonnable et cela ne te va pas si bien parce que tu es toute autre.
[SMS]
>Je crois que tu aimes davantage le vertige que tu ne l'admets.
>Je crois que tu aimes davantage le vertige que tu ne l'admets.
[SMS]
>Tu devrais arrêter de prétendre que certaines pensées ne te traversent pas.
>Tu devrais arrêter de prétendre que certaines pensées ne te traversent pas.
[SMS]
>Tu veux qu'on te lise sans avoir besoin de parler.
>Tu veux qu'on te lise sans avoir besoin de parler.
Tous ces messages avaient eu un effet dévastateur sur la jeune femme. Elle avait dû admettre qu'ils étaient corrects. Mais comment avouer tout cela sans passer pour une...pour une...salope ?
Ce mot, à lui seul, la fit reculer.
Elle avait si peur de ce qu'elle ressentait et de ces pensées qui l'assaillaient alors que rien, en elle, n'avait été prévu pour penser de cette façon. Et ce mot, honnis par son éducation, l'effrayait autant qu'il l'attirait.
Devenir une vraie "salope"? Oser sans penser, s'offrir juste pour s'offrir, prendre juste pour prendre et jouir juste pour jouir. Sans remords, sans culpabilité, sans morale. Juste pour se sentir vivante. Juste pour que le sperme encore chaud d'un homme habile coule de sa chatte défoncée après lui avoir fait perdre les sens.
Devenir une vraie "salope"? Oser sans penser, s'offrir juste pour s'offrir, prendre juste pour prendre et jouir juste pour jouir. Sans remords, sans culpabilité, sans morale. Juste pour se sentir vivante. Juste pour que le sperme encore chaud d'un homme habile coule de sa chatte défoncée après lui avoir fait perdre les sens.
Oserait-elle seulement le quart de ce que son esprit lui promettait comme images ?
Elle se posait encore ces questions, le soir, dans son salon, son livre ouvert comme prétexte, lorsque son téléphone sonna.
Elle regarda l'écran et son cœur fit un bond dans sa poitrine.
— Monsieur Wallace, bonsoir ?
— Bonsoir Elise ! Comment se passent vos cogitations contradictoires ?
— Qui êtes-vous réellement, Monsieur Wallace ? Demande Elise en riant.
— Je ne suis qu'un homme qui a compris, pour son plus grand bonheur, comment fonctionnent les femmes, jeune demoiselle, rien de plus ! Répondit-il en riant.
Puis, plus sérieux, il lui demanda
— Comment allez-vous ?
— Je vais bien, Monsieur Wallace.
— J'en suis ravi.
— Que me vaut l'honneur d'un appel, ce soir ?
— Il est temps de se revoir, vous ne pensez pas ?
Le cœur d'Elise fit, à nouveau, un bond dans sa poitrine et entama une montagne russe de sensations.
— J'en serais ravie !
— A la bo...très bien ! Se reprit-il.
— Alors ? Demanda Elise en ravalant un fou rire.
— Vendredi soir, lorsque vous serez libérée de vos obligations. Je vous invite à nouveau au même endroit, cela vous convient-il ?
— Il faudrait être difficile.
— Très bien. Jacqueline vous attendra à treize heures. Même endroit.
— Monsieur Wallace, vous allez encore...
— Vous avez promis de ne pas discuter ces détails insignifiants, Elise.
Le ton employé la fit taire sur le champ. Elle s'inclina de bonne grâce.
— Très bien, Monsieur Wallace.
— Nous nous verrons vendredi, à vingt heures. Prenez votre clé. Passez une excellente nuit, douce Elise. Je me réjouis de vous revoir.
Il raccrocha.
Elise se sentait heureuse mais aussi un peu démunie.
“ Prenez votre clé”.
Ses seins se tendirent et son ventre papillonna. Gabriel possédait les clés. Lui demander de les apporter lui donnait un indice sur la suite de la soirée et cela fit exploser toutes ses barrières, toutes ses pensées contradictoires comme le disait son initiateur.
Cette fois, elle écarta ses jambes et, se souvenant du timbre de sa voix de velours enveloppant une force peu commune, elle laissa ses doigts courir sur sa poitrine et prendre possession de son sexe en écartant violemment son string devenu inutile et inondé.
Mais cette fois, contrairement à ses habitudes, elle osa tout
— Ma chatte est si trempée...oooh que c'est bon ce mot !....Jouis mon Elise. Montre à ton Prince que Cendrillon est capable d'un orgasme de salope.
Ce chapitre vous a plu ? Encouragez l'auteur en un geste.
J'aime
ou laissez un mot
Restez informé des nouvelles histoires
Recevez les dernières publications directement dans votre boîte mail
Explorez les catégories
Parcourez notre vaste sélection d'histoires érotiques classées par catégories pour trouver exactement ce qui éveille votre désir
Ce chapitre vous a plu ?
Vous venez de le lire en entier. Prenez un instant pour encourager l'auteur : un petit geste qui fait toujours plaisir et donne envie d'écrire la suite.
Laissez une réaction
Commentaires ()
Quand à l'explosion, tout va dépendre de la durée du retardateur...
Cordialement