Fiction
Bi
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
De l’amour aux cendres — Chapitre 5 · Dangereux appétit
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
De l’amour aux cendres
Chapitre 5 · Dangereux appétit
La lumière de l’après-midi filtrait à travers les voilages, plus blanche, plus crue que les reflets dorés de la veille. Lucas dormait sur le dos, un bras replié derrière la tête, les draps rejetés sur le bas de ses cuisses. Sa verge gisait contre sa peau, molle, fine, encore collante des traces de la nuit.
Lina avait glissé vers le bas du lit sans réveiller personne. À genoux entre ses jambes, elle pencha la tête et passa sa langue sur le gland, lentement, de bas en haut, comme pour goûter. Lucas ne bougea pas. Elle ouvrit les lèvres, prit le bout dans sa bouche, aspira doucement. Sa langue tourna autour du frein, insistante. Elle descendit d’un centimètre, puis deux. La verge encore semi-molle glissait facilement contre sa langue.
Un son sourd sortit de la gorge de Lucas. Sa queue durcit par degrés entre les lèvres de Lina, gagnant en longueur contre son palais. Elle pompait avec application, joues creusées, la salive coulant le long de la tige. La main droite de Lucas se referma sur le drap.
Il ouvrit les yeux. Lina le regardait par-dessous, sa queue à demi enfouie dans sa bouche, les yeux bleus clairs dans la lumière crue. Elle ne s’arrêta pas. Sa tête montait, descendait, les lèvres serrées autour de la tige qui se raidissait complètement.
De l’autre côté, Ayako remua. Sa joue quitta le torse de Lucas. Ses yeux s’ouvrirent à demi. Elle vit Lina entre ses jambes. La tête qui montait et descendait. Le bruit mouillé. Une seconde, elle ne comprit pas. Puis si : ça avait repris sans elle. Pendant qu’elle dormait encore contre lui. Ses lèvres se séparèrent. Un son étouffé en sortit. Elle resta immobile, les mains crispées sur le drap, le cœur déjà trop rapide.
Lucas tourna la tête vers elle. Sa main gauche glissa dans ses cheveux noirs, la ramena vers lui. Il l’embrassa, langue profonde, mâchoire serrée. Ayako gémit contre ses lèvres. Son corps se tendit, puis se relâcha. Sa main vint se poser à plat sur son torse, comme pour vérifier qu’il était encore là.
Lina continuait. Elle avait pris le rythme, descendait loin, la verge longue touchant le fond de sa gorge, puis remontait jusqu’au gland qu’elle léchait en tournant. Sa main libre pétrit doucement les couilles de Lucas. Il creusa le dos. Son bassin poussa vers le haut. Lina ne recula pas.
Il rompit le baiser. Les lèvres d’Ayako étaient brillantes. Il la regarda, les yeux à demi fermés.
— Monte sur mon visage.
Ayako cligna. Sa bouche s’ouvrit, se referma. Elle se redressa, posa un genou de chaque côté de sa tête. Sa chatte, encore sensible de la nuit, était déjà humide, les lèvres gonflées. Elle descendit lentement, posa son sexe sur la bouche de Lucas.
Sa langue sortit, plate, large. Elle lécha la fente de bas en haut, s’attarda sur le clitoris. Ayako laissa échapper un cri aigu. Ses mains s’agrippèrent à la tête de lit. Lucas la tenait par les hanches, les doigts enfoncés dans la chair de ses cuisses fines, et la maintenait contre sa bouche. Il la léchait avec méthode. Longs coups de langue. Puis plus rapides sur le bouton. Puis sa langue plongeait en elle.
En bas, Lina pompait toujours. Elle accéléra. Un instant, elle releva la tête, regarda Ayako à califourchon sur le visage de Lucas, les seins fermes qui se soulevaient, la bouche ouverte. Elle sourit, remit sa bouche sur la verge, descendit jusqu’à la base.
Ayako se mit à trembler. Ses cuisses se serrèrent autour de la tête de Lucas. Son bassin oscillait, frottant son sexe sur sa bouche. Il la léchait plus vite. Sa langue martelait le clitoris.
— Doucement… doucement… gémit-elle, la voix étranglée.
Lucas ne ralentit pas. Il aspira le clitoris entre ses lèvres, le tira, le lâcha, recommença. Ayako cria. Son corps se cambra. Il la sentit jouir contre sa bouche, le jus coulant sur son menton, les parois se contractant contre sa langue. Il la regarda jouir. Lui. Pas Lina.
Il la laissa redescendre, l’attrapa par la taille, la bascula. Ayako se retrouva à quatre pattes, le visage contre le drap, les fesses hautes. Reins cambrés. L’anus rose, encore un peu sensible, visible entre ses fesses fermes. Sa chatte ouverte et luisante.
Lucas se redressa, regarda Lina. Il tendit la main vers la table de nuit, prit le vibro anal à boules progressives et le flacon de gel. Il posa le jouet dans la paume de Lina.
— Prends-la avec ça.
Lina enduisit les boules de gel, méthodiquement. Elle se positionna derrière Ayako. Sa main gauche écarta une fesse, exposant l’anneau. Elle posa la première boule contre l’entrée, appuya.
Ayako émit un son sourd. Son dos se creusa. La première sphère, petite, glissa à l’intérieur. Lina poussa la deuxième, plus large. Le muscle se serra, puis céda.
— Détends-toi, dit Lucas, la voix basse.
Il caressa les reins d’Ayako, sa main descendant le long de sa colonne. Lina inséra la troisième boule. Ayako gémit, les doigts agrippés au drap, le visage tourné vers Lucas. Il lui prit le menton, l’embrassa, au moment même où Lina enfonçait la quatrième.
Lina tenait la base du vibro. Les quatre boules étaient maintenant logées en elle. Elle activa les vibrations. Un bourdonnement sourd emplit la pièce. Ayako cria contre la bouche de Lucas. Son corps fut secoué d’un tremblement.
Lucas se recula. Il regarda Lina, agenouillée derrière Ayako, le jouet à la main.
— Couche-toi sur le dos. Sous elle. La tête entre ses cuisses.
Lina obéit sans hésiter. Elle se glissa sous Ayako, ajusta sa position. Sa bouche se trouva à hauteur de sa chatte. Elle passa un bras autour de ses cuisses, maintint le vibro de l’autre main, et approcha sa langue.
Elle lécha la fente de bas en haut. Ayako sursauta. Un cri étranglé lui échappa. Lina léchait les lèvres internes, puis le clitoris, tout en jouant avec le vibro : poussant les boules plus profond, les retirant à moitié, les réinsérant.
Lucas regarda la scène. Sa verge raide contre son ventre. Ayako offerte au-dessus. Lina en dessous. Et lui seul à décider du rythme. Il versa du gel dans sa paume, s’enduisit de la base au gland, puis glissa ses doigts entre les fesses de Lina, trouva son anus, l’enduisit en cercles lents.
Lina émit un gémissement étouffé contre le sexe d’Ayako. Ses hanches bougèrent vers les doigts de Lucas. Il en poussa un à l’intérieur, la sentit se contracter, en ajouta un second.
— Écarte.
Lina plia les genoux, écarta les cuisses. Lucas se positionna, ajusta l’angle. Sa verge longue et fine se pressa contre l’entrée, poussa.
Le gland glissa à l’intérieur. Lina gémit fort contre Ayako. Les vibrations de sa voix firent crier Ayako à son tour. Lucas poussa plus profond, centimètre par centimètre, la paroi interne chaude et serrée autour de lui.
Il se pencha. La position lui donnait une vue nette : la langue de Lina sur la chatte d’Ayako, sa main qui faisait entrer et sortir les boules roses, l’anneau d’Ayako qui s’étirait autour du silicone. Il commença à bouger. Lents retraits. Poussées profondes.
Lina gémissait, la bouche collée au sexe d’Ayako, sans s’arrêter de lécher. Elle suçait le clitoris tout en pompant le vibro. Le rythme de Lucas s’accéléra. Coups plus secs, plus profonds. Le bruit du gel, le bourdonnement, les gémissements des deux femmes emplissaient la chambre.
Ayako tremblait, les bras fléchis, le visage contre le drap. Les boules en elle. La langue de Lina sur elle. Les vibrations qui irradiaient dans son bassin. Une confusion brûlante la traversait : la honte d’être ainsi donnée, le plaisir qui la débordait quand même, et cette question qu’elle n’osait pas formuler — *est-ce encore moi qu’il veut, ou le spectacle ?*
— Oui… encore… s’il te plaît…
Lina poussa les boules jusqu’à la plus grosse, les maintint au fond, vibrations à fond. Sa langue martelait le clitoris. Ayako cria. Son corps se cambra. Ses cuisses se serrèrent autour de la tête de Lina. Elle jouit, le jus coulant sur le visage de Lina, qui ne recula pas, qui lécha plus fort.
Lucas regardait Ayako jouir, sa verge enfoncée au plus profond de Lina. Le visage d’Ayako se déformait. La bouche ouverte. Les larmes aux coins des yeux. L’anus qui se contractait autour des boules. Il sentit Lina se resserrer autour de lui, chercher plus de profondeur.
Il reprit plus dur, plus vite. Lina gémissait contre Ayako, sa voix se brisant, mais sa langue restait active.
— Putain, souffla Lucas entre ses dents, les doigts enfoncés dans les hanches de Lina.
Lina vint la première. Son corps se raidit sous Ayako. Ses jambes tremblèrent. Son anus se serra violemment autour de la verge de Lucas. Un cri rauque lui échappa. Puis sa langue revint, frénétique, prolongeant le plaisir d’Ayako.
Ayako jouit une seconde fois, secouée de spasmes, les boules encore en elle, vibrant à plein régime. Elle s’effondra sur le côté, recroquevillée, tremblante, les yeux fermés.
Lucas ne s’arrêta pas tout de suite. Il maintint Lina, accéléra, sa verge glissant dans le conduit lubrifié, frappant le fond à chaque poussée. Lina agrippait le drap, l’autre main plaquée sur son bas-ventre.
Il serra les dents. Ses abdominaux se contractèrent. Il poussa une dernière fois, profond, et jouit en elle. Des jets chauds emplirent le conduit. Son bassin convulsa contre ses fesses. Il resta enfoncé un instant, le souffle court, les mains tremblantes.
Le silence retomba, rompu seulement par les respirations et le clapotis lointain du lac. Le vibro bourdonnait encore, oublié en Ayako. Lucas se retira lentement. Sa verge glissa hors de Lina avec un bruit mouillé. Le sperme coula de l’entrée dilatée.
Il s’allongea sur le dos, un bras sur les yeux. Lina resta un moment les jambes écartées, le sperme glissant entre ses fesses. Ayako ne bougeait pas, recroquevillée.
Quelques minutes passèrent. Lina se redressa la première. Elle retira doucement le vibro d’Ayako, qui tressaillit, et éteignit les vibrations. Elle posa le jouet sur la table de nuit, se leva, nue, les cheveux en désordre. Elle ramassa ses vêtements avec une aisance presque légère, enfila le crop top noir, le jean, le blouson. Pas de sous-vêtements.
Elle se tourna vers le lit. Lucas avait ouvert les yeux. Ayako était recroquevillée contre son flanc, la main sur son torse, les yeux mi-clos. Le contraste était net : Lina déjà habillée, déjà dehors par l’esprit ; Ayako encore ouverte, encore là.
Lina sourit, ramena une mèche imaginaire derrière son oreille.
— Merci.
Lucas hocha la tête. Lina traversa la chambre, poussa la porte, et disparut dans le couloir. Au loin, la porte d’entrée claqua, légère.
Ayako ne dit rien. Elle resta contre lui, le souffle encore inégal. La lumière de l’après-midi entrait, plus crue maintenant. Dans le silence, une seule chose lui était claire : Lina était partie comme elle était entrée. Sans poids. Lui, non. Il était encore là. Sa main, un peu plus tard, vint se poser sur la hanche d’Ayako et y resta.
La porte d’entrée avait claqué. Le silence était revenu, épais, ponctué seulement par le clapotis lointain du lac. Lucas était resté immobile un moment, le bras autour des épaules d’Ayako. Puis il s’était levé sans un mot, avait enfilé une chemise noire, et avait quitté la chambre.
Ayako l’avait entendu dans la salle de bain. L’eau. Des pas nus. Elle s’était redressée lentement, avait tiré du tiroir un string rose, l’avait enfilé en silence, et s’était rallongée, les bras le long du corps, les yeux mi-clos.
Quand il était revenu, il s’était appuyé contre l’encadrement de la porte et l’avait regardée. Longtemps. La lumière de fin d’après-midi entrait, dorée et basse. Elle découpait son torse sous la chemise entrouverte. Il n’avait rien dit. Il avait juste regardé : la courbe de ses seins sous le drap, la ligne fine du string, ses cheveux noirs étalés sur l’oreiller. Puis il avait avancé.
Il s’était assis près de sa hanche. Sa main avait trouvé son ventre. Paume ouverte. Un geste lent, du nombril vers le tissu. Ayako avait fermé les yeux. Les doigts avaient remonté le long de ses côtes, contourné un mamelon sans le prendre. Il s’était penché. Sa bouche avait trouvé la sienne. Pas un baiser brusque. Une pression continue, langue contre langue, comme s’il la reprenait après une absence.
Sa main avait glissé sous l’élastique. Les doigts avaient trouvé la chaleur, encore là. Ayako avait ouvert les jambes, un mouvement minuscule. Il avait souri contre sa bouche. Puis il avait retiré le string, lentement, jusqu’à le jeter au sol. Elle était nue. Le triangle de poils taillé court, sombre contre la peau mate.
Il l’avait retournée avec une fermeté sans brutalité. Sur le ventre d’abord. Puis les hanches relevées, à quatre pattes, le visage dans l’oreiller. Ses mains avaient pris ses fesses, écarté. Le pouce avait trouvé l’anus. Pas pour entrer. Juste masser. Des cercles lents. Ayako avait gémi dans l’oreiller. Ses reins s’étaient creusés.
Elle entendit le tiroir. Le gel. Quand elle tourna la tête, il tenait déjà le gode à ventouse et le petit vibro rose. Il fixa le gode au pied du lit. Enduisit la tige noire avec une lenteur ostensible. Puis il la positionna face à lui, à genoux, les hanches au bord.
Il guida l’extrémité contre sa chatte et la fit entrer. Lentement. Le gland écarta les lèvres, disparut centimètre par centimètre. Un son guttural lui échappa. Il enfonça le gode à mi-longueur, colla le vibro à son clitoris, l’alluma.
Le rythme fut d’abord contemplatif. Va-et-vient courts. Bourdonnement bas. Bruit mou du silicone. Ayako gémissait peu. Des halètements. Des sons étouffés. Ses cuisses tremblaient. La sueur perlait dans le creux de ses reins.
Puis il accéléra. Le gode alla jusqu’à la base. Le vibro monta. Ayako se redressa sur les bras, la tête en arrière. Le plaisir montait, montait — et ne débordait pas. Il le vit. Il maintint encore un moment. Puis retira tout d’un coup. Elle s’affaissa, le souffle court, ouverte, luisante.
Il versa le gel sur l’anus. Abondamment. S’en mit aussi sur la verge, déjà raide. Le froid la fit sursauter.
Il se plaça derrière elle. Le gland trouva l’anneau. Pression constante. L’anneau céda. Un gémissement aigu, bref. Il s’enfonça jusqu’à la base, s’arrêta, puis commença à bouger. Lent d’abord. Puis plus appuyé. Le ventre claquant contre ses fesses. Il ne parlait pas. Il regardait. L’anus qui s’étirait. Les fesses qui tremblaient. La sueur dans le creux des reins.
Ayako tourna la tête. Ses yeux trouvèrent les siens. Du désir. Et autre chose, plus réservé. Une fissure. Lina, encore. Le souvenir trop proche d’avoir été partagée. Son corps répondait. Ses yeux, moins.
Lucas accéléra. Les coups devinrent plus secs, plus possessifs. Chaque poussée disait la même chose, sans mots : elle était à lui. Il la reprenait.
Puis il se retira d’un coup. L’anneau resta ouvert une seconde. Il la bascula sur le dos. Cheveux étalés. Seins qui retombaient. Ventre luisant. Il s’agenouilla au-dessus d’elle, une jambe de chaque côté, et prit sa verge en main.
— Regarde-moi pendant que je jouis.
Elle obéit. Droit dans les yeux. Pas le plafond. Pas le lac. Lui.
Il jouit. Des jets blancs sur le ventre, entre le nombril et la toison, puis plus bas, plus court. Il continua de se pomper, plus lentement, les dernières gouttes tombant sur sa peau. Son regard n’avait pas quitté le sien.
Le silence revint. Le sperme brillait, nacré, coulant vers les hanches. Elle n’essuya pas. Ne détourna pas les yeux.
Lucas posa sa main collante à plat sur le ventre d’Ayako, sur sa marque, et l’étala lentement. Comme un sceau.
Ayako n’avait pas dit un mot.
Ayako l’avait entendu dans la salle de bain. L’eau. Des pas nus. Elle s’était redressée lentement, avait tiré du tiroir un string rose, l’avait enfilé en silence, et s’était rallongée, les bras le long du corps, les yeux mi-clos.
Quand il était revenu, il s’était appuyé contre l’encadrement de la porte et l’avait regardée. Longtemps. La lumière de fin d’après-midi entrait, dorée et basse. Elle découpait son torse sous la chemise entrouverte. Il n’avait rien dit. Il avait juste regardé : la courbe de ses seins sous le drap, la ligne fine du string, ses cheveux noirs étalés sur l’oreiller. Puis il avait avancé.
Il s’était assis près de sa hanche. Sa main avait trouvé son ventre. Paume ouverte. Un geste lent, du nombril vers le tissu. Ayako avait fermé les yeux. Les doigts avaient remonté le long de ses côtes, contourné un mamelon sans le prendre. Il s’était penché. Sa bouche avait trouvé la sienne. Pas un baiser brusque. Une pression continue, langue contre langue, comme s’il la reprenait après une absence.
Sa main avait glissé sous l’élastique. Les doigts avaient trouvé la chaleur, encore là. Ayako avait ouvert les jambes, un mouvement minuscule. Il avait souri contre sa bouche. Puis il avait retiré le string, lentement, jusqu’à le jeter au sol. Elle était nue. Le triangle de poils taillé court, sombre contre la peau mate.
Il l’avait retournée avec une fermeté sans brutalité. Sur le ventre d’abord. Puis les hanches relevées, à quatre pattes, le visage dans l’oreiller. Ses mains avaient pris ses fesses, écarté. Le pouce avait trouvé l’anus. Pas pour entrer. Juste masser. Des cercles lents. Ayako avait gémi dans l’oreiller. Ses reins s’étaient creusés.
Elle entendit le tiroir. Le gel. Quand elle tourna la tête, il tenait déjà le gode à ventouse et le petit vibro rose. Il fixa le gode au pied du lit. Enduisit la tige noire avec une lenteur ostensible. Puis il la positionna face à lui, à genoux, les hanches au bord.
Il guida l’extrémité contre sa chatte et la fit entrer. Lentement. Le gland écarta les lèvres, disparut centimètre par centimètre. Un son guttural lui échappa. Il enfonça le gode à mi-longueur, colla le vibro à son clitoris, l’alluma.
Le rythme fut d’abord contemplatif. Va-et-vient courts. Bourdonnement bas. Bruit mou du silicone. Ayako gémissait peu. Des halètements. Des sons étouffés. Ses cuisses tremblaient. La sueur perlait dans le creux de ses reins.
Puis il accéléra. Le gode alla jusqu’à la base. Le vibro monta. Ayako se redressa sur les bras, la tête en arrière. Le plaisir montait, montait — et ne débordait pas. Il le vit. Il maintint encore un moment. Puis retira tout d’un coup. Elle s’affaissa, le souffle court, ouverte, luisante.
Il versa le gel sur l’anus. Abondamment. S’en mit aussi sur la verge, déjà raide. Le froid la fit sursauter.
Il se plaça derrière elle. Le gland trouva l’anneau. Pression constante. L’anneau céda. Un gémissement aigu, bref. Il s’enfonça jusqu’à la base, s’arrêta, puis commença à bouger. Lent d’abord. Puis plus appuyé. Le ventre claquant contre ses fesses. Il ne parlait pas. Il regardait. L’anus qui s’étirait. Les fesses qui tremblaient. La sueur dans le creux des reins.
Ayako tourna la tête. Ses yeux trouvèrent les siens. Du désir. Et autre chose, plus réservé. Une fissure. Lina, encore. Le souvenir trop proche d’avoir été partagée. Son corps répondait. Ses yeux, moins.
Lucas accéléra. Les coups devinrent plus secs, plus possessifs. Chaque poussée disait la même chose, sans mots : elle était à lui. Il la reprenait.
Puis il se retira d’un coup. L’anneau resta ouvert une seconde. Il la bascula sur le dos. Cheveux étalés. Seins qui retombaient. Ventre luisant. Il s’agenouilla au-dessus d’elle, une jambe de chaque côté, et prit sa verge en main.
— Regarde-moi pendant que je jouis.
Elle obéit. Droit dans les yeux. Pas le plafond. Pas le lac. Lui.
Il jouit. Des jets blancs sur le ventre, entre le nombril et la toison, puis plus bas, plus court. Il continua de se pomper, plus lentement, les dernières gouttes tombant sur sa peau. Son regard n’avait pas quitté le sien.
Le silence revint. Le sperme brillait, nacré, coulant vers les hanches. Elle n’essuya pas. Ne détourna pas les yeux.
Lucas posa sa main collante à plat sur le ventre d’Ayako, sur sa marque, et l’étala lentement. Comme un sceau.
Ayako n’avait pas dit un mot.
Le silence s’étira. Le lac clapotait contre le quai. Ayako ne bougeait pas. Le sperme séchait sur sa peau. Lucas, rallongé contre elle, traçait des cercles lents sur son épaule.
Elle avait encore Lina dans la tête. L’odeur. La voix. La facilité avec laquelle elle était partie.
— Tu voudrais revoir Ibra ?
La question tomba sans préparation.
Ayako tourna la tête.
— Tu plaisantes.
— Non.
Elle le regarda, incrédule.
— Elle vient de fermer la porte. On n’a même pas changé les draps. Et tu parles déjà de lui.
— Ce n’est pas lié.
— Si. Pour toi, tout s’enchaîne.
Lucas ne retira pas sa main.
— Lina, c’était ce que tu as choisi.
— Je l’ai choisie pour ne pas avoir à le revoir.
— Je sais.
— Alors pourquoi tu le ramènes maintenant ?
— Parce que ça n’est pas sorti de moi. Ni de toi.
Ayako eut un rire bref, sans joie.
— Ne parle pas pour moi.
Il attendit.
— J’ai peur, dit-elle enfin.
— De lui ?
Elle secoua la tête.
— De ce que je deviens quand tu me mets devant les autres.
Lucas pencha légèrement le visage.
— Explique.
Elle chercha ses mots, les trouva mal, les dit quand même.
— Avec Lina, je pouvais encore me mentir. Me dire que c’était toi. Que je restais dans ton regard. Avec lui, c’est plus sale. Plus simple. Mon corps a répondu. Trop vite.
— Tu l’as désiré.
Elle ferma les yeux.
— Une partie de moi, oui. Et j’aimerais que ce ne soit pas vrai.
Le silence se resserra.
— C’est ça qui te fait peur, dit Lucas. Pas qu’il te prenne. Que tu y prennes quelque chose.
Ayako rouvrit les yeux.
— Que tu le voies. Que tu te dises : elle n’est plus seulement à moi. Elle y va aussi pour elle.
— Et si c’était précisément ça que je voulais voir ?
— Alors tu joues avec quelque chose que je ne contrôle pas.
Elle ramena le drap contre elle.
— Tu appelles ça de la liberté. Moi, j’appelle ça marcher au bord. Et je ne sais plus si tu me tends la main ou si tu regardes si je tombe.
Lucas se redressa contre la tête de lit.
— Si tu dis non, on n’invite pas Ibra.
— Tu le diras encore la semaine prochaine.
— Peut-être.
Elle le dévisagea.
— Au moins, tu ne mens pas.
— Je n’ai jamais menti là-dessus.
— Non. Tu déplaces seulement la ligne.
Il laissa passer ça.
— J’ai quarante-trois ans, Ayako. J’ai passé trop d’années à tout construire et presque aucune à me perdre. Je ne veux pas de nous comme une belle image. Je te veux vivante. Désirée. Reprise. Pas mise à l’abri.
— Et moi, je veux encore croire que tu me choisis, pas que tu m’exposes.
— Je te choisis. C’est pour ça que je t’expose.
Elle eut un mouvement de recul, très léger.
— C’est une phrase d’homme qui a déjà gagné.
— C’est une phrase d’homme qui ne te lâchera pas.
Ayako baissa les yeux.
— Promets-moi que tu ne me changeras pas en spectacle pour ton égo.
— Je te promets que tu reviendras à moi. Chaque fois.
— Ce n’est pas la même chose.
— C’est la seule chose que je peux te jurer vraiment.
Elle resta longtemps sans parler. Le lac virait au violet.
— D’accord, dit-elle. Pas parce que je suis prête. Parce que si je dis non, j’ai peur que tu t’éloignes. Et parce qu’une part de moi… y pense. À lui. À ce que ça a fait.
Lucas ne sourit pas. Il la tira contre lui. Elle vint, la joue contre sa chemise, les doigts fermés sur le coton.
Il posa ses lèvres sur son front.
— Tu es à moi. Même là où ça te fait peur.
Ayako ne répondit pas. Dans la lumière déclinante, elle savait que céder n’était pas consentir tout à fait. Seulement choisir le danger qui lui laissait encore l’illusion de le garder.
Elle avait encore Lina dans la tête. L’odeur. La voix. La facilité avec laquelle elle était partie.
— Tu voudrais revoir Ibra ?
La question tomba sans préparation.
Ayako tourna la tête.
— Tu plaisantes.
— Non.
Elle le regarda, incrédule.
— Elle vient de fermer la porte. On n’a même pas changé les draps. Et tu parles déjà de lui.
— Ce n’est pas lié.
— Si. Pour toi, tout s’enchaîne.
Lucas ne retira pas sa main.
— Lina, c’était ce que tu as choisi.
— Je l’ai choisie pour ne pas avoir à le revoir.
— Je sais.
— Alors pourquoi tu le ramènes maintenant ?
— Parce que ça n’est pas sorti de moi. Ni de toi.
Ayako eut un rire bref, sans joie.
— Ne parle pas pour moi.
Il attendit.
— J’ai peur, dit-elle enfin.
— De lui ?
Elle secoua la tête.
— De ce que je deviens quand tu me mets devant les autres.
Lucas pencha légèrement le visage.
— Explique.
Elle chercha ses mots, les trouva mal, les dit quand même.
— Avec Lina, je pouvais encore me mentir. Me dire que c’était toi. Que je restais dans ton regard. Avec lui, c’est plus sale. Plus simple. Mon corps a répondu. Trop vite.
— Tu l’as désiré.
Elle ferma les yeux.
— Une partie de moi, oui. Et j’aimerais que ce ne soit pas vrai.
Le silence se resserra.
— C’est ça qui te fait peur, dit Lucas. Pas qu’il te prenne. Que tu y prennes quelque chose.
Ayako rouvrit les yeux.
— Que tu le voies. Que tu te dises : elle n’est plus seulement à moi. Elle y va aussi pour elle.
— Et si c’était précisément ça que je voulais voir ?
— Alors tu joues avec quelque chose que je ne contrôle pas.
Elle ramena le drap contre elle.
— Tu appelles ça de la liberté. Moi, j’appelle ça marcher au bord. Et je ne sais plus si tu me tends la main ou si tu regardes si je tombe.
Lucas se redressa contre la tête de lit.
— Si tu dis non, on n’invite pas Ibra.
— Tu le diras encore la semaine prochaine.
— Peut-être.
Elle le dévisagea.
— Au moins, tu ne mens pas.
— Je n’ai jamais menti là-dessus.
— Non. Tu déplaces seulement la ligne.
Il laissa passer ça.
— J’ai quarante-trois ans, Ayako. J’ai passé trop d’années à tout construire et presque aucune à me perdre. Je ne veux pas de nous comme une belle image. Je te veux vivante. Désirée. Reprise. Pas mise à l’abri.
— Et moi, je veux encore croire que tu me choisis, pas que tu m’exposes.
— Je te choisis. C’est pour ça que je t’expose.
Elle eut un mouvement de recul, très léger.
— C’est une phrase d’homme qui a déjà gagné.
— C’est une phrase d’homme qui ne te lâchera pas.
Ayako baissa les yeux.
— Promets-moi que tu ne me changeras pas en spectacle pour ton égo.
— Je te promets que tu reviendras à moi. Chaque fois.
— Ce n’est pas la même chose.
— C’est la seule chose que je peux te jurer vraiment.
Elle resta longtemps sans parler. Le lac virait au violet.
— D’accord, dit-elle. Pas parce que je suis prête. Parce que si je dis non, j’ai peur que tu t’éloignes. Et parce qu’une part de moi… y pense. À lui. À ce que ça a fait.
Lucas ne sourit pas. Il la tira contre lui. Elle vint, la joue contre sa chemise, les doigts fermés sur le coton.
Il posa ses lèvres sur son front.
— Tu es à moi. Même là où ça te fait peur.
Ayako ne répondit pas. Dans la lumière déclinante, elle savait que céder n’était pas consentir tout à fait. Seulement choisir le danger qui lui laissait encore l’illusion de le garder.
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