Fiction
Bi
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
De l’amour aux cendres — Chapitre 4 · Le Cercle Étroit
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
De l’amour aux cendres
Chapitre 4 · Le Cercle Étroit
La porte du Quai Numéro 5 s’ouvrit sur un mur de chaleur et de conversations croisées. Lucas entra le premier, la main posée dans le bas du dos d’Ayako. Elle portait une robe noire moulante à fines bretelles, des talons qui allongeaient sa silhouette déjà fine, les cheveux noirs détachés sur les épaules. Lucas avait opté pour une chemise grise ouverte au col, manches retroussées, un jean sombre. L’air frais de la rue céda place à l’odeur de pain grillé et de vin rouge.
Deux jours avaient passé depuis la conversation dans le lit. Deux jours pendant lesquels Ayako avait essayé de ne pas trop imaginer le visage de la femme que Lucas choisirait. Elle n’avait pas demandé de nom. Il n’en avait pas donné.
Lina était assise à une table près du fond. Elle les repéra immédiatement, leva la main, un sourire franc.
Son carré noir, effilé à la nuque, encadrait un visage aux traits nets, presque tranchés. Pommettes hautes, bouche pulpeuse, menton légèrement affirmé. Mais ce qui frappait d’abord, c’étaient ses yeux. Grands. D’un bleu clair, presque froid par instants, et pourtant très vivants. Des yeux qui regardaient droit, sans détour, et qui restaient un peu trop longtemps.
Elle se leva quand ils approchèrent. Sa poitrine généreuse tendait le crop top noir. Ayako nota la façon dont tout son corps s’était orienté vers Lucas.
— Enfin, dit Lina en posant la joue contre la bouche de Lucas. J’ai failli commencer sans vous.
Sa voix était claire, un peu rauque sur les bords, avec ce débit rapide de quelqu’un qui n’a pas l’habitude d’attendre.
Lucas sourit, posa brièvement sa main sur son épaule, puis se tourna vers Ayako.
— Lina, je te présente Ayako. Ayako, Lina.
Lina tendit la main. Ses yeux bleus balayèrent Ayako de haut en bas, sans fard, sans agressivité non plus. Juste une évaluation nette.
— Enchantée, dit-elle. Il m’a beaucoup parlé de toi.
Elle mordilla sa lèvre inférieure, geste machinal, puis attrapa la carte des vins. Le serveur approcha. Lina commanda une bouteille de Gamay sans consulter personne. Lucas acquiesça. Ayako ne dit rien. Ses mains reposaient à plat sur la table.
La conversation démarra sans effort. Lina parlait d’un studio où elle venait de finir un mixage interminable, d’un groupe de Berlinois, d’un ingénieur du son à bout. Lucas écoutait, souriait, intervenait avec des remarques précises. Il connaissait le studio. Il connaissait les références. Leurs échanges avaient la fluidité de vieilles habitudes.
Ayako regardait Lina et comprit très vite que cette femme n’avait pas besoin de séduire Lucas. Elle était déjà dans le cercle. Les indices s’empilaient : la familiarité des gestes, les regards qui duraient une seconde de trop, les allusions à des lieux et des soirées.
— Tu te souviens du bar à Lausanne ? demanda Lina en riant. Avec le type qui voulait te mixer un cocktail au tabasco ?
Lucas rit. Un rire bas, profond.
— Il s’appelait Marco. Il a fini par renverser le shaker sur ses chaussures.
— Et toi qui disais que c’était le meilleur barman de Suisse romande.
Lina se tourna vers Ayako, l’air amusé.
— Il a toujours eu des goûts catastrophiques en matière de bars. Par contre, pour les restaurants, il sait choisir.
Le compliment était adressé à Ayako, mais le regard restait sur Lucas. Elle hocha la tête, un sourire mince, et but une gorgée de vin.
Les plats arrivèrent. Lina avait commandé un tartare, Lucas un filet de perche, Ayako un risotto aux cèpes. Lina parlait avec la bouche pleine, racontait un festival à Montreux. Lucas complétait les détails. Leurs mémoires s’emboîtaient.
Ayako piquait dans son risotto. À chaque échange de regard entre eux, à chaque rire partagé, quelque chose se contractait dans sa poitrine.
— On s’est connus il y a quoi, trois ans ? dit Lina.
— Trois et demi. La soirée au Metropole.
— Putain, oui. La soirée au Metropole.
Lina eut un sourire qui se voila légèrement.
— C’était une drôle de nuit.
Le silence qui suivit dura deux secondes. Deux secondes pendant lesquelles Lucas et Lina échangèrent un regard chargé. Ayako comprit. Pas seulement qu’ils avaient couché ensemble. Qu’il y avait eu une période. Des nuits. Peut-être plus. Le risotto devint pâteux dans sa bouche. Elle continua de mâcher.
La conversation reprit. Lina parla d’un logiciel de mixage. Lucas donna un avis tranché. Ils débattirent avec la même énergie détendue. Ayako répondait peu. Ni l’un ni l’autre ne semblaient trouver ça étrange.
Vers la fin du repas, Lina se leva.
— Je reviens.
Elle contourna la table. Son blouson frôla l’épaule d’Ayako. Une trace de parfum musqué flotta, puis elle disparut dans le couloir.
La table devint un espace clos. Lucas se tourna vers Ayako. Son bras posé sur le dossier, les doigts effleurant sa nuque.
— Elle te plaît ? demanda-t-il.
Ayako posa sa fourchette.
— Elle est… vive.
— C’est tout ?
Elle ne répondit pas. Lucas posa sa main sur sa cuisse, sous la table. Pouce dessinant un cercle lent sur le tissu de la robe.
— Je veux l’inviter à la maison. Ce soir.
Les mots tombèrent nettement.
— Pour quoi faire ?
— Pour voir où ça mène.
Son pouce remonta légèrement. Ayako ne bougea pas.
— Tu veux elle et moi. Ensemble.
Ce n’était pas une question. Lucas laissa le silence confirmer. Puis il serra sa cuisse, juste assez.
— Je veux toi. Et je veux la voir avec toi. C’est différent.
Ayako avala. Elle avait accepté l’idée d’une femme. Dans le lit, deux jours plus tôt, ça avait semblé presque logique. Une façon de rester à lui. Mais maintenant que la femme avait un visage, une voix, une histoire avec lui, l’idée pesait autrement.
Elle ne voulait pas. Elle ne voulait pas de cette femme aux yeux bleus qui riait déjà avec lui, qui partageait des souvenirs auxquels elle n’avait pas accès.
Mais le pouce de Lucas continuait de tracer des cercles, et sa voix était posée. Et elle savait ce que refusait coûtait.
— Si je dis non, demanda-t-elle, on rentre tous les deux ?
Lucas la regarda.
— Si tu dis non, on rentre tous les deux. Lina rentre seule.
Il disait vrai. C’était ce qui rendait le refus si difficile. Il n’obligeait pas. Il offrait le choix. Et le choix était un piège.
Elle baissa les yeux sur ses mains.
— D’accord.
— D’accord quoi ?
— Invite-la.
Lucas sourit. Pas un triomphe. Un sourire presque reconnaissant. Il porta sa main à sa joue et l’embrassa sur la tempe.
— C’est bien.
Ayako ferma les yeux une seconde. Elle avait dit oui. Encore une fois.
Lina revint, le carré légèrement décoiffé. Elle se rassit, regarda son verre vide, puis leva les yeux vers Lucas. Ses iris clairs brillaient sous la lumière basse du restaurant.
— Alors ? On reste encore un peu ou on change d’air ?
Lucas se pencha légèrement en arrière, le bras étendu derrière Ayako. Il avait ce regard détendu, presque paresseux, qu’elle connaissait trop bien.
— J’ai de la coke à la maison. De la vraie bombe.
Lina ne sourit pas tout de suite. Elle le fixa une seconde, les yeux un peu plissés, comme pour vérifier s’il plaisantait. Puis un sourire lent étira sa bouche.
— Comme au bon vieux temps ?
— Comme avant.
Elle mordilla sa lèvre inférieure, jeta un regard bref à Ayako — un vrai regard, cette fois — puis revint à Lucas.
— Pourquoi pas. J’ai rien de prévu demain.
Elle accepta avec une facilité qui frappa Ayako. Pas d’hésitation. Presque une évidence.
Lucas régla l’addition. Lina enfila son blouson. Ayako se leva, lissa sa robe. Ses talons cliquèrent sur le sol. Lina passa la première. Lucas sortit dernier, sa main revenant dans le bas du dos d’Ayako.
La rue était fraîche. Les réverbères des Pâquis jetaient une lumière jaune sur les trottoirs encore humides. Lina marchait à grandes enjambées. Lucas marchait entre elles, légèrement tourné vers Lina quand il parlait.
Ayako suivait. Elle regardait les deux silhouettes devant elle. Dans la lumière des réverbères, ils formaient presque un couple. Un couple qui avançait d’un même pas vers un appartement qu’elle connaissait par cœur.
Et pourtant, elle suivait.
Talons sur le pavé.
Respiration contrôlée.
Mâchoire serrée.
Elle suivait parce qu’elle avait dit oui. Et le oui, une fois de plus, la portait vers un endroit qu’elle n’avait pas vraiment choisi.
Deux jours avaient passé depuis la conversation dans le lit. Deux jours pendant lesquels Ayako avait essayé de ne pas trop imaginer le visage de la femme que Lucas choisirait. Elle n’avait pas demandé de nom. Il n’en avait pas donné.
Lina était assise à une table près du fond. Elle les repéra immédiatement, leva la main, un sourire franc.
Son carré noir, effilé à la nuque, encadrait un visage aux traits nets, presque tranchés. Pommettes hautes, bouche pulpeuse, menton légèrement affirmé. Mais ce qui frappait d’abord, c’étaient ses yeux. Grands. D’un bleu clair, presque froid par instants, et pourtant très vivants. Des yeux qui regardaient droit, sans détour, et qui restaient un peu trop longtemps.
Elle se leva quand ils approchèrent. Sa poitrine généreuse tendait le crop top noir. Ayako nota la façon dont tout son corps s’était orienté vers Lucas.
— Enfin, dit Lina en posant la joue contre la bouche de Lucas. J’ai failli commencer sans vous.
Sa voix était claire, un peu rauque sur les bords, avec ce débit rapide de quelqu’un qui n’a pas l’habitude d’attendre.
Lucas sourit, posa brièvement sa main sur son épaule, puis se tourna vers Ayako.
— Lina, je te présente Ayako. Ayako, Lina.
Lina tendit la main. Ses yeux bleus balayèrent Ayako de haut en bas, sans fard, sans agressivité non plus. Juste une évaluation nette.
— Enchantée, dit-elle. Il m’a beaucoup parlé de toi.
Elle mordilla sa lèvre inférieure, geste machinal, puis attrapa la carte des vins. Le serveur approcha. Lina commanda une bouteille de Gamay sans consulter personne. Lucas acquiesça. Ayako ne dit rien. Ses mains reposaient à plat sur la table.
La conversation démarra sans effort. Lina parlait d’un studio où elle venait de finir un mixage interminable, d’un groupe de Berlinois, d’un ingénieur du son à bout. Lucas écoutait, souriait, intervenait avec des remarques précises. Il connaissait le studio. Il connaissait les références. Leurs échanges avaient la fluidité de vieilles habitudes.
Ayako regardait Lina et comprit très vite que cette femme n’avait pas besoin de séduire Lucas. Elle était déjà dans le cercle. Les indices s’empilaient : la familiarité des gestes, les regards qui duraient une seconde de trop, les allusions à des lieux et des soirées.
— Tu te souviens du bar à Lausanne ? demanda Lina en riant. Avec le type qui voulait te mixer un cocktail au tabasco ?
Lucas rit. Un rire bas, profond.
— Il s’appelait Marco. Il a fini par renverser le shaker sur ses chaussures.
— Et toi qui disais que c’était le meilleur barman de Suisse romande.
Lina se tourna vers Ayako, l’air amusé.
— Il a toujours eu des goûts catastrophiques en matière de bars. Par contre, pour les restaurants, il sait choisir.
Le compliment était adressé à Ayako, mais le regard restait sur Lucas. Elle hocha la tête, un sourire mince, et but une gorgée de vin.
Les plats arrivèrent. Lina avait commandé un tartare, Lucas un filet de perche, Ayako un risotto aux cèpes. Lina parlait avec la bouche pleine, racontait un festival à Montreux. Lucas complétait les détails. Leurs mémoires s’emboîtaient.
Ayako piquait dans son risotto. À chaque échange de regard entre eux, à chaque rire partagé, quelque chose se contractait dans sa poitrine.
— On s’est connus il y a quoi, trois ans ? dit Lina.
— Trois et demi. La soirée au Metropole.
— Putain, oui. La soirée au Metropole.
Lina eut un sourire qui se voila légèrement.
— C’était une drôle de nuit.
Le silence qui suivit dura deux secondes. Deux secondes pendant lesquelles Lucas et Lina échangèrent un regard chargé. Ayako comprit. Pas seulement qu’ils avaient couché ensemble. Qu’il y avait eu une période. Des nuits. Peut-être plus. Le risotto devint pâteux dans sa bouche. Elle continua de mâcher.
La conversation reprit. Lina parla d’un logiciel de mixage. Lucas donna un avis tranché. Ils débattirent avec la même énergie détendue. Ayako répondait peu. Ni l’un ni l’autre ne semblaient trouver ça étrange.
Vers la fin du repas, Lina se leva.
— Je reviens.
Elle contourna la table. Son blouson frôla l’épaule d’Ayako. Une trace de parfum musqué flotta, puis elle disparut dans le couloir.
La table devint un espace clos. Lucas se tourna vers Ayako. Son bras posé sur le dossier, les doigts effleurant sa nuque.
— Elle te plaît ? demanda-t-il.
Ayako posa sa fourchette.
— Elle est… vive.
— C’est tout ?
Elle ne répondit pas. Lucas posa sa main sur sa cuisse, sous la table. Pouce dessinant un cercle lent sur le tissu de la robe.
— Je veux l’inviter à la maison. Ce soir.
Les mots tombèrent nettement.
— Pour quoi faire ?
— Pour voir où ça mène.
Son pouce remonta légèrement. Ayako ne bougea pas.
— Tu veux elle et moi. Ensemble.
Ce n’était pas une question. Lucas laissa le silence confirmer. Puis il serra sa cuisse, juste assez.
— Je veux toi. Et je veux la voir avec toi. C’est différent.
Ayako avala. Elle avait accepté l’idée d’une femme. Dans le lit, deux jours plus tôt, ça avait semblé presque logique. Une façon de rester à lui. Mais maintenant que la femme avait un visage, une voix, une histoire avec lui, l’idée pesait autrement.
Elle ne voulait pas. Elle ne voulait pas de cette femme aux yeux bleus qui riait déjà avec lui, qui partageait des souvenirs auxquels elle n’avait pas accès.
Mais le pouce de Lucas continuait de tracer des cercles, et sa voix était posée. Et elle savait ce que refusait coûtait.
— Si je dis non, demanda-t-elle, on rentre tous les deux ?
Lucas la regarda.
— Si tu dis non, on rentre tous les deux. Lina rentre seule.
Il disait vrai. C’était ce qui rendait le refus si difficile. Il n’obligeait pas. Il offrait le choix. Et le choix était un piège.
Elle baissa les yeux sur ses mains.
— D’accord.
— D’accord quoi ?
— Invite-la.
Lucas sourit. Pas un triomphe. Un sourire presque reconnaissant. Il porta sa main à sa joue et l’embrassa sur la tempe.
— C’est bien.
Ayako ferma les yeux une seconde. Elle avait dit oui. Encore une fois.
Lina revint, le carré légèrement décoiffé. Elle se rassit, regarda son verre vide, puis leva les yeux vers Lucas. Ses iris clairs brillaient sous la lumière basse du restaurant.
— Alors ? On reste encore un peu ou on change d’air ?
Lucas se pencha légèrement en arrière, le bras étendu derrière Ayako. Il avait ce regard détendu, presque paresseux, qu’elle connaissait trop bien.
— J’ai de la coke à la maison. De la vraie bombe.
Lina ne sourit pas tout de suite. Elle le fixa une seconde, les yeux un peu plissés, comme pour vérifier s’il plaisantait. Puis un sourire lent étira sa bouche.
— Comme au bon vieux temps ?
— Comme avant.
Elle mordilla sa lèvre inférieure, jeta un regard bref à Ayako — un vrai regard, cette fois — puis revint à Lucas.
— Pourquoi pas. J’ai rien de prévu demain.
Elle accepta avec une facilité qui frappa Ayako. Pas d’hésitation. Presque une évidence.
Lucas régla l’addition. Lina enfila son blouson. Ayako se leva, lissa sa robe. Ses talons cliquèrent sur le sol. Lina passa la première. Lucas sortit dernier, sa main revenant dans le bas du dos d’Ayako.
La rue était fraîche. Les réverbères des Pâquis jetaient une lumière jaune sur les trottoirs encore humides. Lina marchait à grandes enjambées. Lucas marchait entre elles, légèrement tourné vers Lina quand il parlait.
Ayako suivait. Elle regardait les deux silhouettes devant elle. Dans la lumière des réverbères, ils formaient presque un couple. Un couple qui avançait d’un même pas vers un appartement qu’elle connaissait par cœur.
Et pourtant, elle suivait.
Talons sur le pavé.
Respiration contrôlée.
Mâchoire serrée.
Elle suivait parce qu’elle avait dit oui. Et le oui, une fois de plus, la portait vers un endroit qu’elle n’avait pas vraiment choisi.
L’ascenseur monta en silence. Lucas appuya son empreinte sur le lecteur biométrique. La porte du penthouse s’ouvrit sur le salon baigné de la lumière ambrée des lampes d’appoint. Au-delà de la baie vitrée, le lac découpait une bande noire et mobile contre le ciel plus clair.
Lina entra la première. Ses talons résonnèrent sur le parquet. Elle retira son blouson de cuir, le jeta sur le dossier du canapé, et se retourna avec un sourire franc.
— J’aime beaucoup. C’est toi qui as choisi les tons ? demanda-t-elle en désignant les murs beige et les meubles en noyer.
Ayako referma la porte derrière eux. Elle ne répondit pas tout de suite. Ses doigts serrèrent la bandoulière de son sac qu’elle posa sur la console. Lucas passa derrière elle, sa main effleurant le bas de son dos — un contact bref, comme on vérifie que quelque chose est encore à sa place.
— Lina te demande si c’est toi qui as choisi la déco, dit-il.
Ayako se tourna vers Lina.
— Oui. Lucas donne les idées. Je choisis.
Lina hocha la tête. Ses yeux bleus balayèrent le salon, la cuisine ouverte, l’îlot de marbre, la terrasse au-delà des vitres.
— C’est très réussi.
Son regard s’arrêta un instant sur la table basse, où traînait encore un flacon de gel. Aucun commentaire. Elle se contenta de ramener une mèche imaginaire derrière son oreille.
Lucas se dirigea vers le buffet. Il ouvrit un tiroir, en sortit un étui en cuir noir qu’il déposa sur la table basse. Puis il alla chercher trois verres et une bouteille de vodka au congélateur. Il revint s’asseoir sur le canapé et remplit les verres.
— Assieds-toi, dit-il à Lina.
Elle s’assit à côté de lui, prit le verre, but une gorgée. Ayako restait debout près de la console. Lucas la regarda.
— Ayako. Viens.
Elle obéit. Elle s’assit de l’autre côté de Lina, un verre de vodka entre les mains qu’elle ne porta pas à ses lèvres. La robe noire moulait ses hanches et ses seins. Les fines bretelles laissaient ses épaules nues. Une légère chair de poule y courait, que la climatisation ne justifiait pas seule.
Lucas ouvrit l’étui. À l’intérieur : un petit miroir, une lame, un tube, et un sachet de poudre blanche, dense, presque nacrée. Il cassa le sceau, versa une portion généreuse sur le miroir, et commença à la réduire. Le bruit sec du métal contre le verre emplit le salon. Quatre lignes se formèrent, régulières.
— C’est de la très bonne, dit-il sans lever les yeux. Pure.
Il roula un billet, en fit un tube, et présenta le miroir à Lina en premier.
Elle ne se fit pas prier. Elle pencha la tête, plaqua une narine, et snifa la première ligne d’un trait sec et précis. Puis la deuxième. Sa mâchoire se crispa, puis se détendit. Elle se redressa, passa le dos de sa main sous son nez, et rendit le miroir.
— Propre, commenta-t-elle. Pas d’amertume. C’est rare.
Lucas prit sa ligne. Inhalation longue, contrôlée. Il ferma les yeux une seconde, les rouvrit, et tendit le miroir à Ayako.
Elle le prit. Ses doigts tremblaient légèrement. Elle n’avait sniffé que quelques fois, et toujours sous sa direction. Elle pencha la tête, inspira. La poudre monta dans sa narine comme un fil brûlant. Ses yeux se plissèrent. Elle toussa une fois. Puis elle prit la quatrième ligne. L’effet se propagea — d’abord dans la gorge, puis dans la poitrine, puis dans le crâne. Une clarté sèche, tranchante, qui chassa la brume du vin.
Lucas rangea le matériel. Il but une gorgée de vodka. Le silence dura quelques secondes. Le lac, au-delà des vitres, était immobile.
Lina posa son verre. Elle se tourna vers Lucas. La coke faisait déjà son travail — pupilles dilatées, mâchoire plus mobile, gestes plus amples. Elle ne réfléchit pas longtemps. Elle posa sa main sur la cuisse de Lucas, se pencha, et l’embrassa.
Pas d’hésitation. Sa bouche trouva la sienne. Ses lèvres s’ouvrirent. Sa langue glissa contre la sienne. Lucas répondit. Sa main monta dans le dos de Lina, sous le crop top noir. Le baiser dura. Cinq secondes. Dix. Plus longtemps qu’un simple contact. La main de Lina remontait sur sa poitrine, sentant les pectoraux sous la chemise.
Ayako les regardait.
Son verre restait immobile entre ses mains. Ses phalanges étaient blanches. Le sang battait dans ses tempes. La coke amplifiait chaque détail — le son mouillé du baiser, la façon dont Lina avait posé sa main, la bouche de Lucas qui s’ouvrait pour une autre. Son estomac se contracta. La jalousie monta, brute, physique, dans le creux de sa poitrine. Elle serra les dents.
Lucas ouvrit un œil. Juste un. Il regardait Ayako par-dessus l’épaule de Lina pendant que celle-ci l’embrassait. Son regard était fixe, calculé. Il observait. Il mesurait.
Lina se détacha lentement. Ses lèvres étaient humides, légèrement gonflées. Elle essuya le coin de sa bouche du pouce, puis se tourna vers Ayako.
Son regard était direct. Ses yeux bleus descendirent sur elle — la robe noire, les seins sous le tissu, les épaules nues, les clavicules — puis remontèrent vers son visage. Ayako avait la mâchoire serrée, les pommettes tendues, les yeux un peu vitreux à cause de la coke.
Lina ne demanda pas la permission. Elle se pencha vers elle.
La bouche de Lina se posa sur celle d’Ayako.
Ayako ne bougea pas. Ni en arrière, ni en avant. Ses lèvres restèrent closes, rigides, pendant la première seconde. Puis Lina porta sa main à sa nuque, ses doigts s’enfonçant dans les cheveux noirs, et elle insista. Sa langue traça le contour des lèvres d’Ayako. Une fois. Deux fois. Mouillée. Patiente.
Le corps d’Ayako répondit avant sa tête. Ses lèvres se desserrèrent. Juste un peu. Juste assez pour que la langue de Lina glisse à l’intérieur. Et là, quelque chose céda. Ayako ouvrit la bouche. Le baiser devint humide, profond. La langue de Lina entra, chercha la sienne, la trouva, la poussa. Ayako gémit — un son minuscule, presque inaudible, qui sortit de sa gorge sans qu’elle le veuille. Son verre bascula. Lucas le rattrapa juste à temps, le posa sur la table, et se recula légèrement dans le canapé.
Il regardait.
Les deux femmes s’embrassaient à moins d’un mètre de lui. Lina tenait la nuque d’Ayako, les doigts enfoncés dans ses cheveux. Ayako avait encore les mains sur ses genoux, crispées sur le tissu de sa robe. Sa poitrine se soulevait plus vite. Une bretelle glissa légèrement sur une épaule. Lina approfondit le baiser. Sa main libre descendit sur l’épaule nue, poussa la bretelle un peu plus bas.
Ayako ne recula pas.
La coke rendait chaque sensation plus aiguë — le goût de la bouche de Lina, un mélange de vodka et de menthe, la pression de ses doigts dans les cheveux, la chaleur qui irradiait de son propre ventre. Elle n’avait jamais embrassé une femme. La texture était différente. Plus douce. Plus lente. Mais avec une insistance qui ne ressemblait pas à celle de Lucas. Lina prenait sans forcer, comme si elle savait que le corps d’Ayako céderait de lui-même.
Et il cédait.
Ayako ouvrit un peu plus la bouche. Sa langue chercha celle de Lina. La main qu’elle avait sur son genou se détendit. Ses doigts lâchèrent le tissu. Elle ne savait pas où les mettre. Elles flottèrent un instant, puis l’une d’elles atterrit sur le genou de Lina.
Lucas vit ce geste. Son regard s’aiguisa. Il but une gorgée de vodka, lentement, sans quitter les deux femmes des yeux. La coke donnait à son observation une qualité presque chirurgicale. Chaque détail. La façon dont la mâchoire d’Ayako s’était relâchée. La façon dont ses narines palpitaient. La façon dont ses doigts venaient de toucher le genou de Lina. Il enregistrait tout.
Lina se détacha. Ses lèvres étaient brillantes. Elle regarda Ayako — le visage un peu rouge, les yeux légèrement écarquillés, la bouche entrouverte, la respiration courte. Lina sourit. Pas un sourire de triomphe. Un sourire doux, presque tendre, qui disait : tu vois, ce n’est pas si mal.
Ayako porta la main à sa bouche. Ses doigts touchèrent ses lèvres humides. Elle baissa les yeux. Puis elle les releva vers Lucas.
Le regard de Lucas la cloua. Il n’avait pas bougé. Sa chemise était légèrement froissée là où Lina l’avait touché. Et ses yeux — bruns, perçants, absolument immobiles — étaient posés sur elle avec une intensité qui lui coupa le souffle. Il n’avait pas besoin de parler. Son regard disait tout. Il avait vu. Il avait vu qu’elle avait ouvert la bouche. Qu’elle avait touché le genou de Lina. Qu’elle avait gémi. Et il n’était pas mécontent. Loin de là.
Lucas se leva. Il fit deux pas vers elles, s’arrêta devant Ayako. Il prit son menton entre le pouce et l’index, releva son visage vers le sien. Il approcha ses lèvres de son oreille.
— Tu es magnifique.
Son souffle contre son lobe. Puis il se redressa, et son regard glissa vers Lina.
Il tendit la main vers le couloir qui menait à la chambre.
— On passe là-dedans.
Ce n’était pas une question.
Lina entra la première. Ses talons résonnèrent sur le parquet. Elle retira son blouson de cuir, le jeta sur le dossier du canapé, et se retourna avec un sourire franc.
— J’aime beaucoup. C’est toi qui as choisi les tons ? demanda-t-elle en désignant les murs beige et les meubles en noyer.
Ayako referma la porte derrière eux. Elle ne répondit pas tout de suite. Ses doigts serrèrent la bandoulière de son sac qu’elle posa sur la console. Lucas passa derrière elle, sa main effleurant le bas de son dos — un contact bref, comme on vérifie que quelque chose est encore à sa place.
— Lina te demande si c’est toi qui as choisi la déco, dit-il.
Ayako se tourna vers Lina.
— Oui. Lucas donne les idées. Je choisis.
Lina hocha la tête. Ses yeux bleus balayèrent le salon, la cuisine ouverte, l’îlot de marbre, la terrasse au-delà des vitres.
— C’est très réussi.
Son regard s’arrêta un instant sur la table basse, où traînait encore un flacon de gel. Aucun commentaire. Elle se contenta de ramener une mèche imaginaire derrière son oreille.
Lucas se dirigea vers le buffet. Il ouvrit un tiroir, en sortit un étui en cuir noir qu’il déposa sur la table basse. Puis il alla chercher trois verres et une bouteille de vodka au congélateur. Il revint s’asseoir sur le canapé et remplit les verres.
— Assieds-toi, dit-il à Lina.
Elle s’assit à côté de lui, prit le verre, but une gorgée. Ayako restait debout près de la console. Lucas la regarda.
— Ayako. Viens.
Elle obéit. Elle s’assit de l’autre côté de Lina, un verre de vodka entre les mains qu’elle ne porta pas à ses lèvres. La robe noire moulait ses hanches et ses seins. Les fines bretelles laissaient ses épaules nues. Une légère chair de poule y courait, que la climatisation ne justifiait pas seule.
Lucas ouvrit l’étui. À l’intérieur : un petit miroir, une lame, un tube, et un sachet de poudre blanche, dense, presque nacrée. Il cassa le sceau, versa une portion généreuse sur le miroir, et commença à la réduire. Le bruit sec du métal contre le verre emplit le salon. Quatre lignes se formèrent, régulières.
— C’est de la très bonne, dit-il sans lever les yeux. Pure.
Il roula un billet, en fit un tube, et présenta le miroir à Lina en premier.
Elle ne se fit pas prier. Elle pencha la tête, plaqua une narine, et snifa la première ligne d’un trait sec et précis. Puis la deuxième. Sa mâchoire se crispa, puis se détendit. Elle se redressa, passa le dos de sa main sous son nez, et rendit le miroir.
— Propre, commenta-t-elle. Pas d’amertume. C’est rare.
Lucas prit sa ligne. Inhalation longue, contrôlée. Il ferma les yeux une seconde, les rouvrit, et tendit le miroir à Ayako.
Elle le prit. Ses doigts tremblaient légèrement. Elle n’avait sniffé que quelques fois, et toujours sous sa direction. Elle pencha la tête, inspira. La poudre monta dans sa narine comme un fil brûlant. Ses yeux se plissèrent. Elle toussa une fois. Puis elle prit la quatrième ligne. L’effet se propagea — d’abord dans la gorge, puis dans la poitrine, puis dans le crâne. Une clarté sèche, tranchante, qui chassa la brume du vin.
Lucas rangea le matériel. Il but une gorgée de vodka. Le silence dura quelques secondes. Le lac, au-delà des vitres, était immobile.
Lina posa son verre. Elle se tourna vers Lucas. La coke faisait déjà son travail — pupilles dilatées, mâchoire plus mobile, gestes plus amples. Elle ne réfléchit pas longtemps. Elle posa sa main sur la cuisse de Lucas, se pencha, et l’embrassa.
Pas d’hésitation. Sa bouche trouva la sienne. Ses lèvres s’ouvrirent. Sa langue glissa contre la sienne. Lucas répondit. Sa main monta dans le dos de Lina, sous le crop top noir. Le baiser dura. Cinq secondes. Dix. Plus longtemps qu’un simple contact. La main de Lina remontait sur sa poitrine, sentant les pectoraux sous la chemise.
Ayako les regardait.
Son verre restait immobile entre ses mains. Ses phalanges étaient blanches. Le sang battait dans ses tempes. La coke amplifiait chaque détail — le son mouillé du baiser, la façon dont Lina avait posé sa main, la bouche de Lucas qui s’ouvrait pour une autre. Son estomac se contracta. La jalousie monta, brute, physique, dans le creux de sa poitrine. Elle serra les dents.
Lucas ouvrit un œil. Juste un. Il regardait Ayako par-dessus l’épaule de Lina pendant que celle-ci l’embrassait. Son regard était fixe, calculé. Il observait. Il mesurait.
Lina se détacha lentement. Ses lèvres étaient humides, légèrement gonflées. Elle essuya le coin de sa bouche du pouce, puis se tourna vers Ayako.
Son regard était direct. Ses yeux bleus descendirent sur elle — la robe noire, les seins sous le tissu, les épaules nues, les clavicules — puis remontèrent vers son visage. Ayako avait la mâchoire serrée, les pommettes tendues, les yeux un peu vitreux à cause de la coke.
Lina ne demanda pas la permission. Elle se pencha vers elle.
La bouche de Lina se posa sur celle d’Ayako.
Ayako ne bougea pas. Ni en arrière, ni en avant. Ses lèvres restèrent closes, rigides, pendant la première seconde. Puis Lina porta sa main à sa nuque, ses doigts s’enfonçant dans les cheveux noirs, et elle insista. Sa langue traça le contour des lèvres d’Ayako. Une fois. Deux fois. Mouillée. Patiente.
Le corps d’Ayako répondit avant sa tête. Ses lèvres se desserrèrent. Juste un peu. Juste assez pour que la langue de Lina glisse à l’intérieur. Et là, quelque chose céda. Ayako ouvrit la bouche. Le baiser devint humide, profond. La langue de Lina entra, chercha la sienne, la trouva, la poussa. Ayako gémit — un son minuscule, presque inaudible, qui sortit de sa gorge sans qu’elle le veuille. Son verre bascula. Lucas le rattrapa juste à temps, le posa sur la table, et se recula légèrement dans le canapé.
Il regardait.
Les deux femmes s’embrassaient à moins d’un mètre de lui. Lina tenait la nuque d’Ayako, les doigts enfoncés dans ses cheveux. Ayako avait encore les mains sur ses genoux, crispées sur le tissu de sa robe. Sa poitrine se soulevait plus vite. Une bretelle glissa légèrement sur une épaule. Lina approfondit le baiser. Sa main libre descendit sur l’épaule nue, poussa la bretelle un peu plus bas.
Ayako ne recula pas.
La coke rendait chaque sensation plus aiguë — le goût de la bouche de Lina, un mélange de vodka et de menthe, la pression de ses doigts dans les cheveux, la chaleur qui irradiait de son propre ventre. Elle n’avait jamais embrassé une femme. La texture était différente. Plus douce. Plus lente. Mais avec une insistance qui ne ressemblait pas à celle de Lucas. Lina prenait sans forcer, comme si elle savait que le corps d’Ayako céderait de lui-même.
Et il cédait.
Ayako ouvrit un peu plus la bouche. Sa langue chercha celle de Lina. La main qu’elle avait sur son genou se détendit. Ses doigts lâchèrent le tissu. Elle ne savait pas où les mettre. Elles flottèrent un instant, puis l’une d’elles atterrit sur le genou de Lina.
Lucas vit ce geste. Son regard s’aiguisa. Il but une gorgée de vodka, lentement, sans quitter les deux femmes des yeux. La coke donnait à son observation une qualité presque chirurgicale. Chaque détail. La façon dont la mâchoire d’Ayako s’était relâchée. La façon dont ses narines palpitaient. La façon dont ses doigts venaient de toucher le genou de Lina. Il enregistrait tout.
Lina se détacha. Ses lèvres étaient brillantes. Elle regarda Ayako — le visage un peu rouge, les yeux légèrement écarquillés, la bouche entrouverte, la respiration courte. Lina sourit. Pas un sourire de triomphe. Un sourire doux, presque tendre, qui disait : tu vois, ce n’est pas si mal.
Ayako porta la main à sa bouche. Ses doigts touchèrent ses lèvres humides. Elle baissa les yeux. Puis elle les releva vers Lucas.
Le regard de Lucas la cloua. Il n’avait pas bougé. Sa chemise était légèrement froissée là où Lina l’avait touché. Et ses yeux — bruns, perçants, absolument immobiles — étaient posés sur elle avec une intensité qui lui coupa le souffle. Il n’avait pas besoin de parler. Son regard disait tout. Il avait vu. Il avait vu qu’elle avait ouvert la bouche. Qu’elle avait touché le genou de Lina. Qu’elle avait gémi. Et il n’était pas mécontent. Loin de là.
Lucas se leva. Il fit deux pas vers elles, s’arrêta devant Ayako. Il prit son menton entre le pouce et l’index, releva son visage vers le sien. Il approcha ses lèvres de son oreille.
— Tu es magnifique.
Son souffle contre son lobe. Puis il se redressa, et son regard glissa vers Lina.
Il tendit la main vers le couloir qui menait à la chambre.
— On passe là-dedans.
Ce n’était pas une question.
Le couloir qui menait à la chambre parut plus long que d’habitude. Ayako marchait devant. Ses talons résonnaient sur le parquet. Lina la suivait de si près qu’elle sentait son souffle sur sa nuque. Lucas fermait la marche. Sa présence derrière elles fermait toute possibilité de demi-tour.
Lina poussa la porte. La lumière dorée des plinthes baignait déjà la pièce. Les reflets du lac dansaient lentement sur le plafond. Le lit king-size aux draps blancs occupait le centre.
Lina ne laissa pas à Ayako le temps de s’orienter. Elle la prit par les hanches, la fit pivoter, et l’embrassa. Fort. Sa bouche se plaqua contre la sienne. Ayako émit un son étouffé qui se perdit entre leurs lèvres. Lina la tenait fermement. Une main sur sa hanche, l’autre remontant jusqu’à l’épaule.
Ayako resta rigide une seconde. Puis sa mâchoire se détendit. Sa bouche répondit. Sa main, hésitante, vint se poser sur la taille de Lina.
Lina recula d’un centimètre. Ses yeux bleus, dilatés par la coke, fixèrent Ayako.
— Tourne-toi.
Ayako obéit. Lina fit glisser les bretelles. Le tissu noir tomba. La lingerie fine apparut. Lina posa ses lèvres sur l’omoplate d’Ayako. Sa langue traça une ligne lente le long de la colonne. Ayako cambra le dos.
Le soutien-gorge suivit. Lina le dégrafa, le fit glisser. Les seins d’Ayako se libérèrent — fermes, ronds — et Lina les prit dans ses mains. Elle pétrit la chair avec une pression précise. Ayako gémit. Sa tête bascula en arrière.
Lucas se tenait encore dans l’encadrement de la porte, une épaule contre le bois. Il regardait. Ses yeux allaient de Lina à Ayako, mais c’était sur Ayako qu’ils s’attardaient le plus longtemps. Sur la façon dont son corps cédait. Sur la façon dont sa respiration changeait.
Lina poussa Ayako vers le lit. Elle s’assit, puis se laissa basculer en arrière. Lina fit glisser la string le long de ses cuisses et la jeta sur le côté.
Ayako était nue. Allongée sur les draps blancs, les cheveux éparpillés, la peau mate sous la lumière dorée. Son ventre montait et descendait vite. Ses cuisses restaient encore un peu serrées.
Lina posa les mains sur ses genoux et les écarta. Lentement. Fermement. Ayako résista une seconde, puis céda.
— Écarte-toi. Regarde-moi.
Ayako ouvrit les yeux. Elle fixa Lina. Cette femme qu’elle connaissait à peine, qui avait déjà partagé le lit de Lucas, qui était là, entre ses jambes. Quelque chose se serra dans sa poitrine. Une pointe nette. Puis la coke amplifia tout, et son corps répondit malgré elle. Ses hanches se soulevèrent légèrement.
Lina se pencha. Sa bouche se posa sur l’intérieur de sa cuisse, puis plus haut. Sa langue trouva sa chatte. Un trait long, plat, de bas en haut. Ayako émit un cri court. Ses hanches s’arquèrent. Lina la maintint et recommença. Cercles lents autour du clitoris. Succion douce. Longues léchées. Le bruit humide emplissait la chambre.
Ayako gémit plus fort. Sa main vint se poser sur la tête de Lina.
— Là… oui…
Elle se cambrait. Et pendant que la langue de Lina travaillait, une pensée traversa Ayako, brève, nette : Il me regarde. Est-ce qu’il me regarde encore comme avant ?
Lucas se détacha de l’encadrement. Il traversa la chambre, enleva sa chemise, la jeta sur le fauteuil. Son torse captait la lumière. Il s’approcha du lit et posa une main sur le ventre d’Ayako. Sa paume large. Chaude. Il la fit glisser vers le haut, entre ses seins, jusqu’à sa gorge. Ayako tourna la tête vers lui. Leurs regards se croisèrent.
— Tu es belle.
Sa voix était grave. Il était excité. Vraiment. Sa main descendit, pétrit un sein, roula le mamelon. Ayako gémit plus fort.
Lucas posa l’autre main sur la nuque de Lina et ralentit son rythme. Il l’obligea à lécher plus lentement, plus profondément. Lina obéit sans résistance. Puis il prit son menton, la releva, et l’embrassa. Longuement.
Ayako les regarda. La jalousie la transperça, brûlante. Mais la coke la transforma aussitôt en autre chose. Une vague plus chaude encore, qui se mêlait à l’excitation et la rendait presque douloureuse. Elle gémit sans qu’on la touche. Et Lucas, en embrassant Lina, garda un œil sur elle. Toujours.
Il se redressa, défit sa ceinture, son pantalon. Sa verge — longue, fine, déjà raide — se dressa. Il la caressa lentement en regardant les deux femmes. Mais c’était Ayako qu’il fixait le plus.
Lina se déshabilla à son tour. Ses seins généreux se balancèrent quand elle se pencha et prit la verge de Lucas dans sa bouche. Elle le suça profondément. Lucas grogna. Sa main se posa sur la tête de Lina, mais son regard revint immédiatement vers Ayako.
— Viens ici.
Ayako rampa vers lui, s’agenouilla à côté de Lina. Lucas retira sa verge de la bouche de Lina et la présenta à Ayako. Elle la prit. Sa bouche chaude l’engloutit. Elle le suça avec application. Lina, à côté, lécha la hampe. Leurs langues se croisèrent un instant.
Lucas les repoussa toutes les deux sur le lit. Il allongea Ayako sur le dos, s’agenouilla entre ses jambes, et la pénétra d’un seul coup. Elle cria. Ses jambes s’enroulèrent autour de ses hanches. Il commença à la prendre, lentement d’abord, des coups profonds et mesurés. Lina, à côté, embrassait Ayako — bouche, cou, seins — tout en caressant le dos de Lucas.
Il accéléra. Le lit grinçait. Ayako gémissait plus fort.
— Encore… s’il te plaît…
Lucas se retira. Ayako laissa échapper un son de protestation. Il attrapa Lina, la mit à quatre pattes et la pénétra par derrière. Lina lâcha un juron. Son dos s’arqua. Lucas la prit avec force, coups longs et puissants, mais il regardait Ayako. Allongée à côté, les doigts sur son clitoris, les yeux fixés sur lui.
— Regarde, dit-il. Regarde comment je la prends.
Ayako regarda. Sa main accéléra. Sa respiration devint saccadée. Et au milieu du plaisir, une autre sensation monta : la peur sourde de n’être plus qu’une spectatrice. Puis Lucas se retira de Lina et revint en elle. Plus fort. Plus vite. Comme pour lui rappeler.
Elle cria. Lina se colla contre eux, bouche sur ses seins, mains sur ses hanches.
La configuration se stabilisa un moment. Lucas prenait Ayako avec une intensité brute. Lina les entourait. Les trois corps s’enchevêtraient. La sueur brillait sur les peaux.
Lucas alternait. Il se retirait d’Ayako, laissait Lina le sucer, puis revenait en elle, ou prenait Lina par derrière pendant qu’Ayako se touchait sous son regard. Mais à chaque changement, ses yeux revenaient vers elle. Comme un fil qu’il refusait de lâcher.
La coke rendait tout plus net, plus long, plus cruel. Chaque sensation amplifiée. Chaque bruit plus fort. Chaque regard plus lourd de sens.
Le lit king-size grinçait sous les trois corps. Au-delà de la baie vitrée, le lac continuait son clapotis indifférent.
Lina poussa la porte. La lumière dorée des plinthes baignait déjà la pièce. Les reflets du lac dansaient lentement sur le plafond. Le lit king-size aux draps blancs occupait le centre.
Lina ne laissa pas à Ayako le temps de s’orienter. Elle la prit par les hanches, la fit pivoter, et l’embrassa. Fort. Sa bouche se plaqua contre la sienne. Ayako émit un son étouffé qui se perdit entre leurs lèvres. Lina la tenait fermement. Une main sur sa hanche, l’autre remontant jusqu’à l’épaule.
Ayako resta rigide une seconde. Puis sa mâchoire se détendit. Sa bouche répondit. Sa main, hésitante, vint se poser sur la taille de Lina.
Lina recula d’un centimètre. Ses yeux bleus, dilatés par la coke, fixèrent Ayako.
— Tourne-toi.
Ayako obéit. Lina fit glisser les bretelles. Le tissu noir tomba. La lingerie fine apparut. Lina posa ses lèvres sur l’omoplate d’Ayako. Sa langue traça une ligne lente le long de la colonne. Ayako cambra le dos.
Le soutien-gorge suivit. Lina le dégrafa, le fit glisser. Les seins d’Ayako se libérèrent — fermes, ronds — et Lina les prit dans ses mains. Elle pétrit la chair avec une pression précise. Ayako gémit. Sa tête bascula en arrière.
Lucas se tenait encore dans l’encadrement de la porte, une épaule contre le bois. Il regardait. Ses yeux allaient de Lina à Ayako, mais c’était sur Ayako qu’ils s’attardaient le plus longtemps. Sur la façon dont son corps cédait. Sur la façon dont sa respiration changeait.
Lina poussa Ayako vers le lit. Elle s’assit, puis se laissa basculer en arrière. Lina fit glisser la string le long de ses cuisses et la jeta sur le côté.
Ayako était nue. Allongée sur les draps blancs, les cheveux éparpillés, la peau mate sous la lumière dorée. Son ventre montait et descendait vite. Ses cuisses restaient encore un peu serrées.
Lina posa les mains sur ses genoux et les écarta. Lentement. Fermement. Ayako résista une seconde, puis céda.
— Écarte-toi. Regarde-moi.
Ayako ouvrit les yeux. Elle fixa Lina. Cette femme qu’elle connaissait à peine, qui avait déjà partagé le lit de Lucas, qui était là, entre ses jambes. Quelque chose se serra dans sa poitrine. Une pointe nette. Puis la coke amplifia tout, et son corps répondit malgré elle. Ses hanches se soulevèrent légèrement.
Lina se pencha. Sa bouche se posa sur l’intérieur de sa cuisse, puis plus haut. Sa langue trouva sa chatte. Un trait long, plat, de bas en haut. Ayako émit un cri court. Ses hanches s’arquèrent. Lina la maintint et recommença. Cercles lents autour du clitoris. Succion douce. Longues léchées. Le bruit humide emplissait la chambre.
Ayako gémit plus fort. Sa main vint se poser sur la tête de Lina.
— Là… oui…
Elle se cambrait. Et pendant que la langue de Lina travaillait, une pensée traversa Ayako, brève, nette : Il me regarde. Est-ce qu’il me regarde encore comme avant ?
Lucas se détacha de l’encadrement. Il traversa la chambre, enleva sa chemise, la jeta sur le fauteuil. Son torse captait la lumière. Il s’approcha du lit et posa une main sur le ventre d’Ayako. Sa paume large. Chaude. Il la fit glisser vers le haut, entre ses seins, jusqu’à sa gorge. Ayako tourna la tête vers lui. Leurs regards se croisèrent.
— Tu es belle.
Sa voix était grave. Il était excité. Vraiment. Sa main descendit, pétrit un sein, roula le mamelon. Ayako gémit plus fort.
Lucas posa l’autre main sur la nuque de Lina et ralentit son rythme. Il l’obligea à lécher plus lentement, plus profondément. Lina obéit sans résistance. Puis il prit son menton, la releva, et l’embrassa. Longuement.
Ayako les regarda. La jalousie la transperça, brûlante. Mais la coke la transforma aussitôt en autre chose. Une vague plus chaude encore, qui se mêlait à l’excitation et la rendait presque douloureuse. Elle gémit sans qu’on la touche. Et Lucas, en embrassant Lina, garda un œil sur elle. Toujours.
Il se redressa, défit sa ceinture, son pantalon. Sa verge — longue, fine, déjà raide — se dressa. Il la caressa lentement en regardant les deux femmes. Mais c’était Ayako qu’il fixait le plus.
Lina se déshabilla à son tour. Ses seins généreux se balancèrent quand elle se pencha et prit la verge de Lucas dans sa bouche. Elle le suça profondément. Lucas grogna. Sa main se posa sur la tête de Lina, mais son regard revint immédiatement vers Ayako.
— Viens ici.
Ayako rampa vers lui, s’agenouilla à côté de Lina. Lucas retira sa verge de la bouche de Lina et la présenta à Ayako. Elle la prit. Sa bouche chaude l’engloutit. Elle le suça avec application. Lina, à côté, lécha la hampe. Leurs langues se croisèrent un instant.
Lucas les repoussa toutes les deux sur le lit. Il allongea Ayako sur le dos, s’agenouilla entre ses jambes, et la pénétra d’un seul coup. Elle cria. Ses jambes s’enroulèrent autour de ses hanches. Il commença à la prendre, lentement d’abord, des coups profonds et mesurés. Lina, à côté, embrassait Ayako — bouche, cou, seins — tout en caressant le dos de Lucas.
Il accéléra. Le lit grinçait. Ayako gémissait plus fort.
— Encore… s’il te plaît…
Lucas se retira. Ayako laissa échapper un son de protestation. Il attrapa Lina, la mit à quatre pattes et la pénétra par derrière. Lina lâcha un juron. Son dos s’arqua. Lucas la prit avec force, coups longs et puissants, mais il regardait Ayako. Allongée à côté, les doigts sur son clitoris, les yeux fixés sur lui.
— Regarde, dit-il. Regarde comment je la prends.
Ayako regarda. Sa main accéléra. Sa respiration devint saccadée. Et au milieu du plaisir, une autre sensation monta : la peur sourde de n’être plus qu’une spectatrice. Puis Lucas se retira de Lina et revint en elle. Plus fort. Plus vite. Comme pour lui rappeler.
Elle cria. Lina se colla contre eux, bouche sur ses seins, mains sur ses hanches.
La configuration se stabilisa un moment. Lucas prenait Ayako avec une intensité brute. Lina les entourait. Les trois corps s’enchevêtraient. La sueur brillait sur les peaux.
Lucas alternait. Il se retirait d’Ayako, laissait Lina le sucer, puis revenait en elle, ou prenait Lina par derrière pendant qu’Ayako se touchait sous son regard. Mais à chaque changement, ses yeux revenaient vers elle. Comme un fil qu’il refusait de lâcher.
La coke rendait tout plus net, plus long, plus cruel. Chaque sensation amplifiée. Chaque bruit plus fort. Chaque regard plus lourd de sens.
Le lit king-size grinçait sous les trois corps. Au-delà de la baie vitrée, le lac continuait son clapotis indifférent.
Lucas se retira de Lina d’un coup de reins. Sa verge glissa hors d’elle avec un bruit mouillé. Il pivota vers Ayako, la saisit par les hanches, la retourna sur le dos et la pénétra d’un seul mouvement sec. Elle laissa échapper un cri aigu. Ses jambes s’enroulèrent autour de lui. Il la tenait plaquée contre le matelas, les mains enfoncées dans la chair de ses hanches, et la prenait avec une régularité presque mécanique. Chaque impact faisait clapoter le liquide qui coulait d’elle. Ses seins fermes ballottaient sous chaque poussée.
Lina rampa vers eux. Elle se plaça derrière Lucas, colla sa poitrine contre son dos et glissa une main entre ses fesses pour saisir ses couilles. Lucas grogna, ralentit un instant, puis repartit plus fort. Lina mordit son épaule, traça des lignes rouges sur ses côtes.
— Baise-la fort, souffla-t-elle à son oreille. Prends-la.
Lucas attrapa les poignets d’Ayako, les plaqua au-dessus de sa tête d’une seule main et accéléra. Son bassin claquait contre le sien. Sa verge longue et fine pistonnait profondément en elle. Ayako cambra le dos, la bouche ouverte, des gémissements aigus s’échappant par saccades. Ses parois se contractaient autour de lui par vagues.
— Regarde-moi.
Ayako ouvrit les yeux. Son regard brumeux se fixa sur celui de Lucas. Les pupilles dilatées par la coke. Il plongea plus profond, fit un mouvement circulaire du bassin qui la fit gémir plus haut. Derrière lui, Lina massait ses couilles tout en se touchant, les yeux fixés sur le visage d’Ayako. Mais Lucas, lui, ne regardait qu’Ayako.
Il se retira brusquement. Ayako émit un son de protestation, les hanches cherchant le contact perdu. Il pivota, attrapa Lina par la nuque et la poussa sur le dos à côté d’Ayako. Il s’enfonça en elle. Lina gronda. Ses hanches montèrent à sa rencontre.
Ayako les regarda. Une pointe nette lui traversa la poitrine. Le voir entrer dans une autre. Le voir prendre du plaisir ailleurs. La jalousie était là, brève, vive. Puis la coke l’élargit, la mêla à autre chose, plus chaude, plus trouble.
— Embrasse-la, dit Lucas.
Lina tourna la tête. Ayako chercha d’abord le regard de Lucas. Il lui donna la permission d’un signe bref. Seulement alors Lina attrapa sa mâchoire et l’embrassa. Leurs bouches s’ouvrirent. Leurs langues se mêlèrent. Ayako gémit dans la bouche de Lina. Sa main vint se poser sur sa poitrine, pétrissant la chair, roulant le téton.
Lucas prenait Lina, le bassin claquant contre ses fesses, mais ses yeux revenaient sans cesse vers Ayako. Il regardait leurs langues se croiser. Il regardait la main d’Ayako sur les seins de Lina. Il se pencha, attrapa les cheveux d’Ayako par la racine, tira sa tête en arrière et l’embrassa à son tour, tout en continuant de pistonner dans Lina. Puis il repassa à la bouche de Lina. Il alternait entre les deux, sa verge jamais arrêtée, mais c’était le visage d’Ayako qu’il cherchait le plus souvent.
Lina interrompit le baiser, repoussa Ayako sur le dos et plongea son visage entre ses cuisses. Ayako cria. Son dos se cambra. La langue de Lina travailla son clitoris avec précision. Lucas ne s’arrêtait pas de prendre Lina par-derrière. Chaque coup de reins poussait le visage de Lina plus profondément contre Ayako. Le rythme de Lucas dictait celui de la bouche de Lina.
— Oui. Mange-la, grogna-t-il. Fais-la jouir.
Ayako agrippa les draps. Ses hanches se soulevaient par saccades. Sa respiration devint irrégulière. Lucas ralentit, observant Ayako se tendre, le ventre se contractant par vagues.
— Jouis, dit-il. Jouis pour moi.
Ayako obéit. Son corps se convulsa. Un cri rauque lui déchira la gorge. Ses parois palpitaient à vide. Lina continua de la lécher sans relâche, prolongeant l’orgasme. Ayako se cambra encore. Un deuxième spasme la traversa. Des larmes aux coins des yeux. Lucas regardait chaque contraction, chaque frémissement, sa verge encore plus dure à l’intérieur de Lina.
Il se retira d’elle, la repoussa sur le côté et revint vers Ayako. Il la pénétra immédiatement, sentant ses parois encore spasmodiques l’accueillir. Elle gémit, trop sensible. Ses mains repoussèrent faiblement ses hanches.
— Attends… c’est trop… trop sensible…
Lucas ne s’arrêta pas tout de suite. Il la regarda. Vraiment. Évalua le tremblement de ses cuisses, la façon dont son souffle se cassait, le rouge de ses pommettes. Puis il reprit, plus lentement d’abord, des coups longs et profonds. La surstimulation fit crier Ayako. Son corps tressaillait. Mais peu à peu, sous le rythme plus contrôlé, la douleur se mêla à nouveau au plaisir. Ses gémissements changèrent de texture. Ses ongles griffèrent les draps. Ses pieds se cambrèrent. Elle ne le repoussait plus.
Lina rampa derrière Lucas, glissa ses mains sur son dos, embrassa sa colonne. Elle prit le flacon de lubrifiant, en versa sur ses doigts et les fit glisser entre ses fesses. Lucas grogna, les hanches se figeant un instant.
— Pas maintenant.
Il pivota, plaqua Lina sur le dos et la monta. Il la pénétra en missionnaire et la prit avec une intensité concentrée. Lina enroula ses jambes autour de lui. Ses yeux bleus restaient fixés sur les siens.
Ayako rampa vers eux. Sa main se posa sur les fesses de Lucas. Elle glissa plus bas, sa bouche trouva un sein de Lina, le mordit, le suç a. Lina gémit, la tête basculant en arrière.
— Putain, oui… Continue. Mords-moi.
Ayako obéit, alternant morsures et suçons, mais de temps en temps elle levait les yeux vers Lucas. Il la regardait faire. C’était à lui qu’elle montrait ça.
Lucas changea de rythme, fit des coups plus longs, presque complets. Puis :
— Tourne-toi.
Lina obéit, se mit à quatre pattes. Lucas la prit par-derrière d’un seul coup. Ayako s’allongea devant elle, les cuisses ouvertes. Lina plongea son visage entre ses jambes. Ayako cria. Ses mains agrippèrent les cheveux de Lina. Lucas la baisait avec force, chaque coup poussant la langue de Lina plus profondément contre elle. Les trois corps reliés. Et encore une fois, le regard de Lucas revenait vers le visage d’Ayako.
Le rythme s’accéléra. Lucas pistonnait dans Lina. Ayako gémissait sans interruption. Lina grognait entre ses cuisses.
— Je vais jouir, haleta Lina.
Lucas ne ralentit pas. Il accéléra. Lina cria. Son corps se cambra. Sa chatte se contracta violemment autour de lui. Il la maintint, continua de la prendre à travers l’orgasme. Puis il se retira.
Sa verge raide et brillante se dressait. Il s’agenouilla entre les deux femmes, la main s’enroulant autour de sa queue, la pompant rapidement.
Ayako se redressa aussitôt, vint se placer devant lui, la bouche ouverte, la langue tendue. Lina la rejoignit. Leurs visages côte à côte. Lucas les regarda, mais c’était surtout Ayako qu’il fixait pendant qu’il se caressait.
— Oui… donne-moi, souffla Ayako. Je veux ton sperme.
— Sur vos bouches.
Il jouit. Le premier jet frappa Ayako en travers de la joue et du menton. Le deuxième atterrit sur les lèvres de Lina. Il dirigea les jets suivants sur leurs visages rapprochés. Le sperme coula sur leurs mentons, leurs cous, le haut de leurs seins. Ayako attrapa sa verge, en lécha les dernières gouttes. Lina nettoya le gland à son tour.
Puis Lina se tourna vers Ayako et traça une ligne de sperme sur sa joue avec sa langue. Ayako ferma les yeux, laissa faire. Leurs langues se retrouvèrent. Pendant qu’elles s’échangeaient le goût de Lucas, une sensation étrange traversa Ayako : le sentiment d’avoir été marquée avec une autre, et en même temps d’avoir été choisie pour le recevoir en premier.
Lucas les regardait, une main sur la tête de chacune.
Le silence tomba par couches. Les souffles ralentirent. Les corps s’immobilisèrent. La sueur séchait sur leurs peaux. L’air portait encore l’odeur du sexe.
Lucas s’allongea sur le dos au centre du lit. Ayako se blottit contre son flanc gauche, la joue sur son torse, tout contre son cœur, une jambe drapée sur la sienne. Lina s’installa contre son flanc droit, le front contre son épaule, un peu plus en retrait.
Le clapotis du lac revenait par la baie vitrée. Les reflets de l’eau dansaient encore sur le plafond. Les draps étaient torsadés, humides.
La main droite de Lucas descendit le long du dos d’Ayako, traça la courbe de sa taille, puis se posa à plat sur ses fesses. Il referma les doigts sur la chair avec une pression lente, possessive. Sa main gauche fit le même chemin sur Lina, mais s’y posa plus légèrement.
Ayako ne bougea pas. Sa respiration devint régulière contre sa poitrine. Lina ferma les yeux.
Lucas resta éveillé un instant de plus. Son pouce dessinait de petits cercles sur la fesse d’Ayako. Geste lent. Ancré. Puis ses paupières s’alourdirent. Sa respiration rejoignit la leur. Sa main sur Ayako ne se desserra pas.
Lina rampa vers eux. Elle se plaça derrière Lucas, colla sa poitrine contre son dos et glissa une main entre ses fesses pour saisir ses couilles. Lucas grogna, ralentit un instant, puis repartit plus fort. Lina mordit son épaule, traça des lignes rouges sur ses côtes.
— Baise-la fort, souffla-t-elle à son oreille. Prends-la.
Lucas attrapa les poignets d’Ayako, les plaqua au-dessus de sa tête d’une seule main et accéléra. Son bassin claquait contre le sien. Sa verge longue et fine pistonnait profondément en elle. Ayako cambra le dos, la bouche ouverte, des gémissements aigus s’échappant par saccades. Ses parois se contractaient autour de lui par vagues.
— Regarde-moi.
Ayako ouvrit les yeux. Son regard brumeux se fixa sur celui de Lucas. Les pupilles dilatées par la coke. Il plongea plus profond, fit un mouvement circulaire du bassin qui la fit gémir plus haut. Derrière lui, Lina massait ses couilles tout en se touchant, les yeux fixés sur le visage d’Ayako. Mais Lucas, lui, ne regardait qu’Ayako.
Il se retira brusquement. Ayako émit un son de protestation, les hanches cherchant le contact perdu. Il pivota, attrapa Lina par la nuque et la poussa sur le dos à côté d’Ayako. Il s’enfonça en elle. Lina gronda. Ses hanches montèrent à sa rencontre.
Ayako les regarda. Une pointe nette lui traversa la poitrine. Le voir entrer dans une autre. Le voir prendre du plaisir ailleurs. La jalousie était là, brève, vive. Puis la coke l’élargit, la mêla à autre chose, plus chaude, plus trouble.
— Embrasse-la, dit Lucas.
Lina tourna la tête. Ayako chercha d’abord le regard de Lucas. Il lui donna la permission d’un signe bref. Seulement alors Lina attrapa sa mâchoire et l’embrassa. Leurs bouches s’ouvrirent. Leurs langues se mêlèrent. Ayako gémit dans la bouche de Lina. Sa main vint se poser sur sa poitrine, pétrissant la chair, roulant le téton.
Lucas prenait Lina, le bassin claquant contre ses fesses, mais ses yeux revenaient sans cesse vers Ayako. Il regardait leurs langues se croiser. Il regardait la main d’Ayako sur les seins de Lina. Il se pencha, attrapa les cheveux d’Ayako par la racine, tira sa tête en arrière et l’embrassa à son tour, tout en continuant de pistonner dans Lina. Puis il repassa à la bouche de Lina. Il alternait entre les deux, sa verge jamais arrêtée, mais c’était le visage d’Ayako qu’il cherchait le plus souvent.
Lina interrompit le baiser, repoussa Ayako sur le dos et plongea son visage entre ses cuisses. Ayako cria. Son dos se cambra. La langue de Lina travailla son clitoris avec précision. Lucas ne s’arrêtait pas de prendre Lina par-derrière. Chaque coup de reins poussait le visage de Lina plus profondément contre Ayako. Le rythme de Lucas dictait celui de la bouche de Lina.
— Oui. Mange-la, grogna-t-il. Fais-la jouir.
Ayako agrippa les draps. Ses hanches se soulevaient par saccades. Sa respiration devint irrégulière. Lucas ralentit, observant Ayako se tendre, le ventre se contractant par vagues.
— Jouis, dit-il. Jouis pour moi.
Ayako obéit. Son corps se convulsa. Un cri rauque lui déchira la gorge. Ses parois palpitaient à vide. Lina continua de la lécher sans relâche, prolongeant l’orgasme. Ayako se cambra encore. Un deuxième spasme la traversa. Des larmes aux coins des yeux. Lucas regardait chaque contraction, chaque frémissement, sa verge encore plus dure à l’intérieur de Lina.
Il se retira d’elle, la repoussa sur le côté et revint vers Ayako. Il la pénétra immédiatement, sentant ses parois encore spasmodiques l’accueillir. Elle gémit, trop sensible. Ses mains repoussèrent faiblement ses hanches.
— Attends… c’est trop… trop sensible…
Lucas ne s’arrêta pas tout de suite. Il la regarda. Vraiment. Évalua le tremblement de ses cuisses, la façon dont son souffle se cassait, le rouge de ses pommettes. Puis il reprit, plus lentement d’abord, des coups longs et profonds. La surstimulation fit crier Ayako. Son corps tressaillait. Mais peu à peu, sous le rythme plus contrôlé, la douleur se mêla à nouveau au plaisir. Ses gémissements changèrent de texture. Ses ongles griffèrent les draps. Ses pieds se cambrèrent. Elle ne le repoussait plus.
Lina rampa derrière Lucas, glissa ses mains sur son dos, embrassa sa colonne. Elle prit le flacon de lubrifiant, en versa sur ses doigts et les fit glisser entre ses fesses. Lucas grogna, les hanches se figeant un instant.
— Pas maintenant.
Il pivota, plaqua Lina sur le dos et la monta. Il la pénétra en missionnaire et la prit avec une intensité concentrée. Lina enroula ses jambes autour de lui. Ses yeux bleus restaient fixés sur les siens.
Ayako rampa vers eux. Sa main se posa sur les fesses de Lucas. Elle glissa plus bas, sa bouche trouva un sein de Lina, le mordit, le suç a. Lina gémit, la tête basculant en arrière.
— Putain, oui… Continue. Mords-moi.
Ayako obéit, alternant morsures et suçons, mais de temps en temps elle levait les yeux vers Lucas. Il la regardait faire. C’était à lui qu’elle montrait ça.
Lucas changea de rythme, fit des coups plus longs, presque complets. Puis :
— Tourne-toi.
Lina obéit, se mit à quatre pattes. Lucas la prit par-derrière d’un seul coup. Ayako s’allongea devant elle, les cuisses ouvertes. Lina plongea son visage entre ses jambes. Ayako cria. Ses mains agrippèrent les cheveux de Lina. Lucas la baisait avec force, chaque coup poussant la langue de Lina plus profondément contre elle. Les trois corps reliés. Et encore une fois, le regard de Lucas revenait vers le visage d’Ayako.
Le rythme s’accéléra. Lucas pistonnait dans Lina. Ayako gémissait sans interruption. Lina grognait entre ses cuisses.
— Je vais jouir, haleta Lina.
Lucas ne ralentit pas. Il accéléra. Lina cria. Son corps se cambra. Sa chatte se contracta violemment autour de lui. Il la maintint, continua de la prendre à travers l’orgasme. Puis il se retira.
Sa verge raide et brillante se dressait. Il s’agenouilla entre les deux femmes, la main s’enroulant autour de sa queue, la pompant rapidement.
Ayako se redressa aussitôt, vint se placer devant lui, la bouche ouverte, la langue tendue. Lina la rejoignit. Leurs visages côte à côte. Lucas les regarda, mais c’était surtout Ayako qu’il fixait pendant qu’il se caressait.
— Oui… donne-moi, souffla Ayako. Je veux ton sperme.
— Sur vos bouches.
Il jouit. Le premier jet frappa Ayako en travers de la joue et du menton. Le deuxième atterrit sur les lèvres de Lina. Il dirigea les jets suivants sur leurs visages rapprochés. Le sperme coula sur leurs mentons, leurs cous, le haut de leurs seins. Ayako attrapa sa verge, en lécha les dernières gouttes. Lina nettoya le gland à son tour.
Puis Lina se tourna vers Ayako et traça une ligne de sperme sur sa joue avec sa langue. Ayako ferma les yeux, laissa faire. Leurs langues se retrouvèrent. Pendant qu’elles s’échangeaient le goût de Lucas, une sensation étrange traversa Ayako : le sentiment d’avoir été marquée avec une autre, et en même temps d’avoir été choisie pour le recevoir en premier.
Lucas les regardait, une main sur la tête de chacune.
Le silence tomba par couches. Les souffles ralentirent. Les corps s’immobilisèrent. La sueur séchait sur leurs peaux. L’air portait encore l’odeur du sexe.
Lucas s’allongea sur le dos au centre du lit. Ayako se blottit contre son flanc gauche, la joue sur son torse, tout contre son cœur, une jambe drapée sur la sienne. Lina s’installa contre son flanc droit, le front contre son épaule, un peu plus en retrait.
Le clapotis du lac revenait par la baie vitrée. Les reflets de l’eau dansaient encore sur le plafond. Les draps étaient torsadés, humides.
La main droite de Lucas descendit le long du dos d’Ayako, traça la courbe de sa taille, puis se posa à plat sur ses fesses. Il referma les doigts sur la chair avec une pression lente, possessive. Sa main gauche fit le même chemin sur Lina, mais s’y posa plus légèrement.
Ayako ne bougea pas. Sa respiration devint régulière contre sa poitrine. Lina ferma les yeux.
Lucas resta éveillé un instant de plus. Son pouce dessinait de petits cercles sur la fesse d’Ayako. Geste lent. Ancré. Puis ses paupières s’alourdirent. Sa respiration rejoignit la leur. Sa main sur Ayako ne se desserra pas.
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