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✦ Charlotte Light A la flamme d’une bougie incandescente XSTORY
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Hétéro Orientation principale dans ce chapitre

A la flamme d’une bougie incandescente — Chapitre 2

22 minutes
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Charlotte Light
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A la flamme d’une bougie incandescente

Chapitre 2

Chapitre deux
Un homme d'une soixantaine d'années, très certainement, la génération de mes parents. Une corpulence un peu ronde. Des cheveux blancs clairsemés sur un crâne gras et luisant. Une petite barbe, bien taillée et qui de toute évidence lui dessine une personnalité sérieuse, calme, pleine de sagesse, cigare en main. Mais ses yeux, perçants et baladeurs, trahissent un esprit bien moins élogieux que son apparence voudrait bien le laisser imaginer.
— Je ne vais peut-être pas vous déranger, Messieurs…
— Tu ne nous déranges absolument pas, jeune fille, répond l'homme d'âge mûr, installé comme un pacha sur son trône de cuir foncé et se délectant de me voir pas tout à fait à mon aise après avoir fait irruption dans la petite pièce.
— Tu viens d'arriver ? demande alors le second client, plus jeune.
— Et bien oui… On est arrivés tout à l'heure avec mes parents et… Oh putain !
— ?! Quoi ? Sursautent-ils d'un coup après que je me sois étendue sur la pointe des pieds ?
— Mais c'est plein de livres ici ! Et des beaux en plus. Celui-ci est trop classe !!!
— Ah ! Oui, tu as vu ça ? Insiste l'homme mûr en m'invitant à m'approcher des étagères.
— Je me demande de quoi tous ces ouvrages peuvent bien parler ?
Mais ces messieurs, me regardant m'avancer vers les livres, n'ont pas le cœur à me répondre. Ils se contentent de me regarder m'approcher des bibliothèques et de profiter de lire mes formes moulées dans mon legging et d'en savourer les coutures en détail. Un legging noir qui cache des petites cuisses fines dont les chevilles, laissées à découvert, dévoilent des collants noirs fins des plus agréables à observer. Ces petites chaussures, se disent-ils tous les deux alors, semblent si faciles à retirer délicatement. Mais la jeune fille qui se tient devant eux, alors qu'elle s'applique à prendre un livre poussiéreux, porte également un pull en laine épaisse qui, bien qu'ample, laisse imaginer qu'elle est bien chétive en dessous. Et que dire de ses longs cheveux noirs lisses qui, avec ses yeux en amandes, lui confèrent presque une plastique asiatique ?
— Tu es eurasienne ? Se lance alors à demander l'homme mûr.
— Moi ? Ah nan, pas du tout. Mais j'aimerais trop ! Je suis fan de l'Asie, des mangas, tout ça.
— Tiens donc, c'est amusant ça. Ma femme est japonaise, rajoute-t-il.
— C'est vrai ?! Une vraie Japonaise ? Bon, en même temps, il n'y a pas de fausses Japonaises non plus…
— Oui. Elle s'appelle Keiko. Elle est née à Sapporo et elle vit en France avec moi depuis plus de vingt ans désormais. Vous vous ressemblez. Même si, bien entendu, vous n'avez pas du tout le même âge. Ma femme est désormais… (Il se tourne vers l'autre homme assis à côté de lui.) Ma femme est un peu plus « généreuse » désormais, détaille-t-il à son camarade avec un sourire en coin. Tandis que l'autre homme sent déjà une tension dynamiser son pantalon. Tu fais très japonaise, tu sais, rajoute-t-il sur un air de compliment douteux, tes cheveux, tes yeux…
— Ah ! Nous avons retrouvé votre charmante fille égarée, lance d'une voix profonde et caverneuse le maître d'hôtel après avoir ouvert la porte en grand et fait une entrée fracassante dans la pièce. Mon père, dans le dos de celui-ci, s'avance et me découvre en train de feuilleter un ouvrage alors que ma silhouette est prise dans la brume opaline de la fumée des cigares.
— Oui, nous discutions un peu, amorce le plus jeune client. Cette demoiselle semble lettrée, ça fait plaisir à voir. Je suis certain que si nous la laissions ici durant toute une nuit, elle aurait déjà lu près de la moitié des livres.
— Elle en serait sans doute fort capable, dit le maître d'hôtel du haut de ses quasi deux mètres. Bien que, je dois vous l'avouer, les récits qui habillent les murs ici soient réputés pour être difficiles à lire. Sans doute s'adressent-ils à un public très averti.
— Oh vraiment ? Siffle l'homme mûr assis dans son fauteuil. Et bien dans ce cas je suppose qu'une jeune fille ne devrait pas abîmer ses yeux et son esprit sur de pareilles pages ! Haha.
Mon père s'avance et, après avoir fait quelques signes de la tête pour saluer les deux hommes déjà installés, me fixe avec un air quelque peu embarrassé.
— Cha… Enfin Charlotte… Tu devrais sans doute rejoindre ta mère pour lui dire que l'on ne va pas tarder à manger. Monsieur Gilbert, le propriétaire d'A la Bougie, vient de me notifier le menu.
Je fais une moue. Parce que j'avais envie de mettre mon nez dans ces livres, moi. J'ai presque l'impression d'être une adolescente grondée par son père et à laquelle on ordonne de filer dans sa chambre.
— Ma femme aussi adore les livres, tempère le plus jeune des clients. Elle est institutrice.
— Ah bon ? Répond l'époux de la femme japonaise, l'esprit piqué de curiosité.
— Oui. Et en ce moment elle a d'ailleurs du temps pour lire avec son congé maternité.
— L'heureux événement est pour bientôt si je ne me trompe pas, demande Gilbert, le maître d'hôtel, avec une politesse parfaitement mécanique.
— Exactement ! La pauvre, elle a eu un peu de mal à gérer le trajet en voiture d'ailleurs. Elle est quand même à 8 mois de grossesse, maintenant.
— Oh je vois ! Sursaute l'autre client, le cigare en bouche. C'est vraiment pour bientôt…
— Oui… Pour très bientôt… Glisse papa entre les dents, tout en imaginant cette jeune épouse handicapée par un ventre gonflé et devenu lourd. Char… Charlotte ! Lance-t-il alors dans la pièce. Tu devrais remonter maintenant. Maman t'attend !
Et, tournant les talons avec dépit, je salue ces messieurs en me promettant dans un coin de ma tête de revenir découvrir ces merveilleux ouvrages aux sujets obscurs. Même si pour se faire, je devais me lever en pleine nuit et veiller jusqu'aux premières lueurs du jour ! Je reviens dans le couloir sombre de l'entrée et retrouve le froid ainsi que le lugubre si caractéristique de cet établissement. Songeuse, je jalouse papa de rester dans la bibliothèque pour discuter et je constate une fois de plus à quel point notre monde est encore fermement ancré dans les traditions masculines et patriarcales. Sans doute ces hommes préfèrent-ils discuter entre eux plutôt que de tenir compagnie à leurs épouses. Reléguant celles-ci aux rôles ménagers. Nul doute que ces quatre hommes vont s'en donner à cœur joie, isolés du monde, pour entamer de nouveaux cigares et refaire le monde avec de grandes questions aussi fondamentales que : « Zidane ferait-il un bon sélectionneur ? »
— Elle s'appelle Charlotte, si je comprends donc bien, demande le client d'âge mûr toujours avachi sur son fauteuil.
— Oui, exactement. C'est ma fille, glisse papa à demi mot, sachant parfaitement bien que cet aveu ne tombera pas dans les oreilles de sourds.
— Elle est très mignonne, rajoute l'autre client. C'est bien simple, ça commençait à monter dans mon slip. Haha.
— Ah oui ? Vous aussi ? Répond le premier client du tac-au-tac. Et puis son legging. Et ses petits collants ! J'adore.
— Elle porte des collants tout le temps, dévoile papa, pris d'une érection soudaine. Comme sa mère, d'ailleurs.
— Fiouuu, et bah, lance le client d'une soixantaine d'années, ça doit être superbe à la maison. Ma femme aussi porte des collants souvent. Même si j'insiste pour lui faire porter des bas le plus possible.
— Ah ?! Rajoute papa. Et elle accepte ?
— Bien sûr. Les femmes japonaises sont dociles pour ça. Elle enfile bas et porte jarretelles assez souvent. Elle n'oserait pas m'imposer de devoir insister lourdement. Alors elle le fait docilement d'elle-même désormais. D'ailleurs, elle en porte ce soir si vous voulez tout savoir.
Papa ne sait plus comment retenir le gonflement de son sexe qui prend alors toute la place disponible dans son caleçon. La perspective de connaître plus en détail cette femme japonaise en porte-jarretelles, cette jeune épouse enceinte à ne plus en pouvoir marcher droit et surtout celles de dévoiler des éléments croustillants et intimes de sa propre femme et de sa tendre fille, finissent de provoquer une bosse parfaitement visible à hauteur de braguette.
Gilbert, par son immense silhouette, attrape une bouteille de verre remplie d'un nectar brun orangé, posée sur une étagère.
— Un scotch, messieurs ?
— Pourquoi pas.
— Oui, je veux bien.
— Très bonne idée, dit papa.
— Je pense que c'est l'occasion pour nous de parler de la suite de la soirée, pose calmement Gilbert à ces messieurs tout en distillant quelques lapées d'alcool dans les verres. Voici comment nous allons procéder. Tout d'abord, nous allons manger au restaurant. Discuter calmement entre nous et laisser à vos épouses le temps de se dévoiler. Ensuite, je vous invite à retrouver vos chambres au plus tard pour 23 h. De cette manière, elles seront toutes endormies à minuit. Et à minuit pile, lorsque notre horloge située à l'accueil sonnera ses douze coups, je vous donne rendez-vous ici-même, dans cette petite bibliothèque. Dans la tenue qu'il vous plaira. Nous choisirons alors de rendre visite à l'une de vos chambres pour vivre une expérience de voyeurisme avec une de nos épouses. Peut-être Juliette ? Vise Gilbert en toisant son mari. Ou peut-être Keiko, dit-il en se tournant vers le conjoint de la femme japonaise. « À moins que nous nous intéressions dans un premier temps à Gwenaëlle et sa fille », cingla-t-il en direction de mon père alors que ce dernier résistait à une folle envie de se masturber.
— On entre dans les chambres tous ensemble ? demande le mari de la femme enceinte.
— Chaque chambre est reliée à un passage situé dans l'épaisseur du mur extérieur, explique Gilbert, fier d'avoir entretenu ce réseau caché durant ces dernières années. Nous pouvons donc accéder aux chambres en secret même si les portes sont fermées à clef.
— Et ensuite ? Demande papa.
— Et ensuite ? Et bien, devant ces femmes endormies… Nous nous faisons plaisir. Entre amis. Entre maris, unis dans une complicité immorale.
— Hum, oui ! C'est parfait ça ! lance fort le mari de Keiko. On se poste autour d'elles pour se masturber si je comprends bien ?
— C'est absolument ça.
— Ça me fait bander direct ! dit le mari de Juliette. Vous n'avez pas peur que l'on gicle partout ? Haha.
— Et bien ça, c'est à nous de faire attention, précise Gilbert en souriant.
— Vous savez quoi ? propose le mari de la Japonaise, je vais demander à Keiko de dormir avec ses bas. Ce sera encore plus excitant !
— Et moi ! se lance papa, comme pris d'une fièvre violente… Je… Je crois que ma femme va dormir en collants !
— Hum… La coquine.
— Oh oui, je veux voir ça.
— Et ma fille… Ma fille a l'habitude de dormir en collants elle aussi.
— Ah oui ? répond Gilbert de sa voix lourde. Mais c'est que vous savez nous faire envie, mon cher Jean-Michel.
— Et en plus… tente de poursuivre papa… Et en plus je… Je sais que… Charlotte ne met pas… Putain… Ça me fait bander de vous dire ça… Ma fille ne…
— Oui, vas-y ! insiste le mari de Keiko, elle fait quoi ta fille ? Dis-nous !
— Ma fille ne met jamais de culotte sous ses collants !
— Hum, la petite garce !
— Je veux voir ça.
— Moi aussi j'ai hâte !
Maman regarde sa montre. L'heure tourne et elle ne comprend pas pourquoi il semble si long pour son mari et pour sa fille de prendre connaissance du menu de ce soir. Sans doute sont-ils déjà installés, pense-t-elle. Car de toute évidence, elle sait d'avance que son époux ne saurait résister à une assiette de charcuterie disposée en entrée et que sa fille, bien que défendant un appétit de moineau, ne saurait résister non plus à des biscuits apéritifs si des amuse-gueules devaient être proposés en amont de tout plat.
Ma mère prend la grosse clef métallique et sort de la chambre avant d'en verrouiller la porte. C'est alors qu'en face d'elle, fermant la porte de la chambre trois, une femme du même âge, aux traits asiatiques, lui fait un geste de politesse en baissant la tête.
— Bonjour, enchantée, dit la Japonaise en courbant la nuque.
— Oh, bonjour. Enchantée, de même. Nous venons d'arriver.
— Nous aussi, répond-elle avec un fort accent mais un français maîtrisé. C'est la première fois que nous venons dans cet hôtel.
— Pareil. D'ordinaire mon mari recherche plutôt les auberges de charme et cet établissement est assez… singulier. Mais il y a un charme certain si… si l'on ne fait pas trop attention à certains manquements.
— Je pensais que cet hôtel serait plus chaleureux. Bernard m'avait promis un lieu aussi charmant que ceux situés à proximité des sources d'eaux chaudes au Japon. Mais il ne me semble pas que cet hôtel-ci soit comparable.
— Vous… Vous êtes japonaise ? demande maman, un peu anxieuse à l'idée de se montrer trop curieuse.
— Oui, je suis japonaise. Je vis en France depuis plus de 20 ans désormais. J'aime beaucoup la France.
— Vous parlez merveilleusement bien le français ! Quand je pense que le rêve de ma fille est de parler japonais.
— Ah oui, vraiment ? Je pourrais peut-être lui donner quelques cours alors, propose Keiko avec la gentillesse surjouée si traditionnelle chez les femmes japonaises.
— Je me demande d'ailleurs où a bien pu passer ma fille, elle n'est pas remontée depuis tout à l'heure. Mon mari non plus.
— Moi aussi j'attendais Bernard, mais j'ai préféré descendre pour aller voir s'il n'était pas déjà en train de picorer au restaurant comme un oiseau.
— C'est exactement ce que je me suis dit aussi ! lance maman avec la joie à peine dissimulée d'avoir trouvé une copine de table à qui parler. Vous venez, nous allons manger ensemble !
En entamant de descendre l'escalier « de la muerte », elles me croisent toutes deux alors que j'étais en train de remonter vers les chambres.
— Ah tiens ! Charlotte, justement je parlais de toi.
— En bien, comme d'habitude ?
— Je vous présente ma fille, celle-là même qui avait entamé d'apprendre le japonais au collège. Tu avais quel âge, Cha, quand tu achetais ces cahiers pour apprendre la langue ?
— J'étais en cinquième.
— Je dis ça parce que Madame est japonaise.
— Enchantée, je m'appelle Keiko, sourit alors l'épouse.
— Génial ! De Tokyo ?
— Je suis née à Sapporo, corrige-t-elle avec élégance.
— Vous avez trop de la chance. J'aimerais tellement vivre au Japon.
— Ah bon ? Et pourquoi ça ?
— Les mangas ! Les animés. Et puis les groupes de j-pop ! Et puis les peluches ! Les jeux vidéo ! Le cosplay. Les sushis. Les kimonos ! Les immeubles. Les baguettes dans les bols de ramens. Les temples, les ninjas et les machines à pinces !
— Cha, voyons, coupe ma mère, tu vas embêter notre amie.
— Oh, votre fille est vraiment charmante ! rigole alors la femme japonaise en affichant un visage authentique et bienveillant, plein de gentillesse.
— Tu descends avec nous, Charlotte ? On va rejoindre ton père qui doit déjà attaquer le menu, je parie.
— Je vous rejoins, je vais d'abord aux toilettes, j'ai super envie de faire pipi.
— Ah oui, euh… D'accord, siffle ma mère, je te laisse faire vite. On te garde une place.
Et je regarde les deux nouvelles amies se diriger vers le rez-de-chaussée alors que je vais, pour ma part, en direction des WC situés dans le couloir afin de soulager enfin une envie qui me poursuit depuis déjà de longues minutes.
Mais en arrivant à hauteur de la porte des toilettes, tentant d'ouvrir la poignée de porcelaine blanche, une résistance m'empêche d'ouvrir. Je tourne la poignée frénétiquement, maudissant intérieurement cette vieille mécanique d'un autre âge. C'est alors qu'une voix de jeune femme, timide et très gênée, balbutie :
— Je suis désolée… C'est occupé…
— Ah pardon ! Je ne savais pas. Du coup j'ai failli décapiter la poignée.
— Je suis navrée de monopoliser les toilettes, s'explique la jeune femme enfermée, rassurée à l'idée qu'une autre femme ait tenté d'ouvrir et non un homme. Car la situation lui aurait à ce moment-là semblé des plus gênantes.
Puis, un bruit de chasse d'eau raisonne entre les cloisons avant que le verrou ne soit actionné. La porte s'ouvre et une femme, d'à peine un début de trentaine à vu de nez, sort timidement. Une petite châtain au visage innocent et à la silhouette déformée par un ventre à la largeur disproportionnée.
— Toutes mes excuses, dit-elle en osant à peine me regarder dans les yeux. Je suis enceinte et j'ai envie de faire pipi tout le temps. Je me sens un peu honteuse.
— Nan, faut pas. Moi aussi j'ai souvent envie. Le café n'aide pas. Et puis comme il fait froid ici, ça n'aide pas non plus.
— Oui ! Vous aussi ça vous fait le même effet ? Quand il fait froid, je n'arrive plus à me retenir. Je suis obligée d'aller régulièrement aux toilettes, sinon j'ai des fuites urinaires. Surtout depuis le sixième mois.
— C'est votre sixième mois ?
— Oh non, j'ai déjà entamé la moitié du huitième désormais. J'ai du mal à marcher et à me lever d'une chaise ou du lit.
— Hey, mais vous ne seriez pas plus à l'aise chez vous plutôt qu'à l'hôtel ? Enfin, surtout vu la gueule de l'hôtel, si je peux me permettre.
— Oui ! Je suis tellement d'accord avec vous. Mais c'est Stéphane, mon mari, qui a insisté pour que l'on vienne quelques jours. Je lui ai pourtant dit que j'étais fatiguée, que j'avais du mal à marcher. Et que j'ai envie d'aller aux toilettes toutes les trente secondes, faute de quoi j'ai des fuites uri… Enfin bref. Et il voulait véritablement cet hôtel-ci et pas un autre. Je n'ai pas voulu le contredire.
— Et dans votre situation, les toilettes dans le couloir, c'est pas vraiment cinq étoiles…
— C'est sans compter un WC pas vraiment engageant en plus. Il doit être là depuis plus de cent ans.
— On va pas se plaindre ! On a échappé aux toilettes sèches. Ou encore au pipi dans le jardin.
— Carrément oui ! répond la jeune femme en esquissant un rire. Je vous laisse la place si vous voulez. Moi c'est Juliette.
— Charlotte ! Avec deux « T ». Parce que sinon, avec deux « P », ça ferait Charloppe et c'est moins beau.
— Trop ! Vous êtes super drôle, j'adore.
— Si vous allez manger, je vous dis à tout à l'heure. Je suis certaine qu'on aura envie toutes les deux au même moment de retourner aux toilettes. Soit entre les frites et le fromage. Si l'on peut imaginer, bien entendu, qu'un pareil établissement puisse servir des frites et du fromage. Comme je n'ai pas vu le menu, j'ai encore la désagréable intuition que l'on va remplir nos assiettes de rats morts.
Puis, laissant Justine traîner ses kilos en surcharge vers l'escalier de tous les dangers, je découvre quant à moi des toilettes dignes du bagne. C'est simple, plus rien n'est blanc sur cet émail fissuré de partout. Il va encore falloir faire preuve d'une souplesse de gymnaste en justaucorps pour se baisser sans toucher la lunette des WC. Et surtout tenter de faire tout ça sans éclabousser partout. Mais nul doute que, compte tenu des tourments qui soufflent dans ma vessie, je ne vais pas pouvoir retenir un jet violent. Heureusement que personne ne colle son oreille contre les cloisons sonores qui séparent les pièces. Tout du moins, je ne crois pas que qui que ce soit ne colle son oreille en ce moment même !
Je baisse mon legging jusqu'aux genoux, puis, retenant encore un dernier instant les muscles de mon périnée, je baisse mes collants sur mes hanches avant d'écarter les jambes de chaque côté du WC et de me baisser sans rien toucher. Je lâche la pression qui retenait jusqu'alors mon urine et, sentant mes grosses lèvres bouger au rythme des pressions et des relâchements, je dois attendre quelques longues secondes avant qu'un petit filet ne vienne couler au départ de mes poils pubiens. Puis, les gouttes deviennent torrent et un jet violent crache à n'en plus finir une incontrôlable quantité qui mousse dans le fond de la cuvette. Espérant toujours que personne n'ait eu la bien vilaine intention de coller son oreille aux cloisons, je laisse s'échapper un gémissement alors que mes muscles se détendent et que ma vessie se vide en un plaisir difficile à retenir. Je ferme les yeux, incapable de me réveiller de cet instant de libération.
Pour les rouvrir de longs instants plus tard sur le carrelage sale et crasseux du petit cabinet où mon regard embué se pose.
Mais...
Dans le coin, en bas à gauche, entre un carreau de carrelage et la plinthe collée au mur, je remarque un petit cube noir. Pas plus gros qu'une brique de LEGO. Tout en cherchant à identifier ce petit objet que la jeune femme enceinte a peut-être perdu, je tire une feuille de papier toilette et m'essuie entre les cuisses avant de remonter délicatement mes collants jusqu'au nombril. Avant même de songer à remonter mon legging, je baisse la tête pour rapprocher mes yeux de ce petit cube de plastique noir à l'aspect mystérieux. S'il s'agit de la boîte noire d'un avion, j'imagine que ce dernier ne doit pas être bien gros…
Juliette, peinant à déplacer son ventre énorme et ses seins gonflés de lait, finit de descendre la dernière marche de l'escalier. Elle se dirige lentement vers le comptoir de l'accueil où l'immense maître d'hôtel est assis devant son écran d'ordinateur.
— Excusez-moi, demande timidement la jeune épouse. Je voulais savoir où se trouvait le restaurant, s'il vous plaît ?
— Bien entendu, Madame, l'entrée de notre salle de restauration se situe à la droite du couloir. Vous voyez l'alcôve ? C'est ici. Je vous invite à y prendre place, votre mari ne devrait pas tarder.
— Oh, je vous remercie.
Et Juliette, qui n'ose pas demander à ce qu'on lui tienne le bras alors qu'elle en aurait bien besoin, se dirige avec l'élégance de la tortue jusqu'au centre du couloir où elle tourne à droite pour disparaître dans la petite salle de restauration.
Le grand Gilbert, quant à lui, redirige immédiatement ses yeux sur l'écran de son ordinateur. Sous le plan de travail du comptoir, il s'active de nouveau à masturber son sexe tendu, sorti de sa braguette, comme il pouvait déjà le faire avant l'arrivée de la femme enceinte. Un membre énorme, large, long et droit comme une bûche de bois que l'on ne pourrait plier. Profitant d'un moment solitaire dans l'entrée de l'hôtel, il me contemple, moi, sur son moniteur, mon legging encore baissé.
— Hum... Ton père n'a pas menti, petite garce. Tu n'as pas de culotte.
Dans les toilettes, je touche le petit cube noir des doigts. Celui-ci est collé au sol. Et alors que je me redresse pour remonter enfin mon legging, une curieuse idée, vraiment tordue, totalement improbable et dénuée de toute logique, me parcourt pourtant l'esprit en l'espace d'un instant.
— Une… une caméra ?!
Dans la bibliothèque, les trois époux discutent.
Enfin… Discuter n'est pas le terme le plus adapté. Il serait plus exact de dire que ces messieurs échangent. Et ils n'échangent pas uniquement des mots, puisque leurs dialogues sont ici alimentés par de nombreuses photographies d'ordre familial et privé qu'ils se montrent sans vergogne depuis leurs téléphones.
— Et là, c'est Keiko lors du dernier Nouvel An, à la maison, présente Bernard en se délectant de montrer sa femme en tenue de soirée, bien coiffée, bien apprêtée, et aux charmes parfaitement mis en valeur.
— Superbe, dit Stéphane en attendant de trouver des clichés de Juliette sur son smartphone.
— Keiko a des collants, j'adore ça, lâche papa.
— Oui, moi aussi j'adore, répond Bernard. Ça me donne bien envie de me masturber. Et Gwenaëlle ? Elle en porte aussi alors ?
— Tout le temps ! Tenez, regardez, c'est ma femme lors de mon anniversaire. Au restaurant.
— Oh superbe !
— Cette paire de seins est magnifique. On la sent serrée dans son chemisier. Haha.
— Au fait, insiste Bernard, Keiko est en porte-jarretelles ce soir. Au restaurant, je compte sur vous pour laisser traîner vos téléphones sous les tables !
— Et comment ! Dit Stéphane, sur-excité. Voici Juliette avant d'être enceinte.
— Toute fine la future maman, lâche papa. Mais je la préfère enceinte.
— Ah oui ? Ça te branche, ça, les femmes enceintes ?
— Énormément, répond papa. Les savoir déjà pleines, prêtes à mettre bas mais capables de se faire encore percuter, ça me met hors de moi !
— Ça tombe bien ce que tu me dis là, parce que moi, rajoute Stéphane, c'est ta femme qui m'intéresse au plus haut point. Une femme mûre, aux formes pulpeuses. Et Keiko aussi me plaît beaucoup. J'adore quand elles ont la soixantaine.
— Quant à moi, siffle Bernard en montrant de nouvelles photos de sa femme japonaise, c'est la petite Charlotte qui me plaît beaucoup.
Mon père, à ces mots, ne ressent plus aucune bribe de raison ou de morale enchaîner son esprit. Il songe désormais à l'idée acide de pouvoir partager les deux femmes de sa vie à ces hommes pervers et déjà en pleine érection.
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Photo de profil de Jinnzo7
Jinnzo7
8 octobre 2026 à 16:17
Dans le continuité du chapitre précédent

On sent la perversité lentement s'accentuer et le voyeurisme commence à arriver

Et ton fetichisme des collants se ressent à longueur de lecture, on sent que ça va être un fil rouge.

Quand à ton attrait de la culture nippone, ça me parle bien
Soyez respectueux
Répondre
Photo de profil de renard55
renard55
3 octobre 2026 à 12:40
encore un chapitre que j'ai réussi à finir...des 2 mains alors que je suis aussi pervers que le Maître d'hôtel
Soyez respectueux
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Photo de profil de Charlotte Light
Charlotte Light
25 septembre 2026 à 08:41
Merci ;)
Soyez respectueux
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Photo de profil de Lily29
Lily29
24 septembre 2026 à 20:03
Encore un chapitre délicieusement amené. Bien sur que nous voulons du croustillant....faites nous donc craquer !
Soyez respectueux
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Photo de profil de Charlotte Light
Charlotte Light
24 septembre 2026 à 13:35
Je vous vois venir.
Vous voulez du croustillant !

Vous n'êtes pas sortables, lol
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Photo de profil de Ero-senin
Ero-senin
24 septembre 2026 à 10:36
Le style est maîtrisé, l’humour fait mouche, le décors et la galerie de personnages sont posés. Tout est en place pour plonger avec délectation dans les fantasmes issus de ton esprit pervers ma chère @Charlotte Light ^^

Je n’ose imaginer jusqu’où vont nous emmener les seize chapitres de cette histoire érotique mais une chose est sûre : je n’en raterai aucun ! :)
Soyez respectueux
Répondre
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Charlotte Light
24 septembre 2026 à 07:46
Merci à tous.

L'idée même que vous lisiez le chapitre trois me met en emois.
Soyez respectueux
Répondre
Photo de profil de Tlemcen
Tlemcen
23 septembre 2026 à 22:24
Un huis clos façon Agatha Christie, les meurtres en moins, les collants en plus !
Soyez respectueux
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Photo de profil de Chrisis
Chrisis
23 septembre 2026 à 21:34
Nous n'en sommes qu'au deuxième chapitre et, déjà, tu nous fais entrer dans un univers des plus pervers. Pervers et immoral, car que le papa prenne plaisir à exposer sa femme à d'autres hommes est une chose, mais qu'il y prenne tout autant voir davantage de plaisir lorsqu'il s'agit de sa propre fille, là je m'attends désormais à tout.
Je pensais, en lisant certains topics du site, que les vieux hommes étaient les plus pervers. Il semblerait qu'une très jeune autrice n'ait finalement rien à leur envier. Mais où va t-on, ma pauv' dame ? :lol:
Soyez respectueux
Répondre
Photo de profil de Bacou
Bacou
23 septembre 2026 à 20:35
Cette episode 2 ressemble à un puzzle qui va avec qui , après présentation de tout les protagonistes les dès sont jetés, l épisode trois devrais nous éclairer . Merci Charlotte et rdv dans trois jours. Méfie toit du petit lego dans le chiot , et du grand gilbert un vrais pervers
Soyez respectueux
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