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✦ Charlotte Light A la flamme d’une bougie incandescente XSTORY
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Hétéro Orientation principale dans ce chapitre

A la flamme d’une bougie incandescente — Chapitre 5

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Charlotte Light
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A la flamme d’une bougie incandescente

Chapitre 5

Chapitre cinq
Je raccompagne la future maman jusqu'à sa chambre. Le but étant de ne faire aucun bruit pour ne pas réveiller, aussi tôt dans la matinée, tout le reste de l'étage. Il faut dire que Juliette s'en trouverait prise de honte si quelque personne autre que moi devait prendre des nouvelles et la découvrir dans son état d'otarie noyée. La pauvre est dans un tel état qu'elle n'aura eu la présence d'esprit de s'excuser de sa tenue tout autant que de se questionner intérieurement sur la mienne.
Je referme délicatement la porte derrière Juliette, la laissant se reposer auprès de son mari, endormi, et je me dirige vers la chambre où mes parents dorment encore eux aussi. Regardant d'un peu plus près mes collants et me souvenant des réflexions de Gilbert, je remarque qu'effectivement, les traces de sperme désormais séchées sont flagrantes, à tel point qu'elles sont légion.
Ces hommes ne m'ont pas loupée.
Papa le premier…
Mais bon, j'ai un plan de secours ! J'ai plusieurs paires de collants dans mon sac de vêtements. À moins que j'en chipe à ma mère encore une fois.
Intense réflexion !
À 8 h pile, le réveil installé sur le téléphone portable de Keiko sonne d'une douce mélodie jouée au koto, un instrument traditionnel à une ou deux cordes. La Japonaise se redresse sur le lit, constatant que la musique ne suffit pas à réveiller Bernard. Sans doute aura-t-il eu des difficultés à trouver le sommeil dans cet hôtel, se dit-elle. Après un brin de toilette, elle enfile une culotte de broderie noire ainsi que le porte-jarretelles que son mari affectionne tant, au point de répéter inlassablement de le porter sans modération. Keiko sait à quel point Bernard est friand des petits plaisirs sensuels que de tels artifices lui procurent. En fait, en tant que Japonaise pure souche, elle sait surtout à quel point les hommes aiment que leurs épouses s'appliquent sans concession à porter lingerie affriolante ou à offrir quelques faveurs corporelles. Et au rythme qui leur souhaitera bon d'imposer à leurs femmes dociles. Bien évidemment…
Après un divorce houleux il y a plus de vingt ans avec un homme originaire de sa région natale, Keiko a dû essuyer la honte sociale d'être une épouse trompée puis répudiée pour s'être montrée trop sage dans les plaisirs intimes de son couple. Désormais femme mûre et expérimentée sur la condition féminine, elle sait qu'un mari ne conserve pas son épouse parce qu'elle a de la conversation ni même parce qu'elle sourit aimablement en portant une oreille attentive. Non. Une épouse ne doit sa place auprès d'un homme qu'à ses capacités à le satisfaire. En cuisine comme dans la chambre à coucher.
Tirant la ceinture de son porte-jarretelles jusqu'au nombril, Keiko enfile ensuite un premier bas noir qu'elle accroche aux petites pinces. Puis le second qu'elle tend de la même manière sur sa cuisse. Bernard, un œil ouvert, ne rate rien du spectacle voyeuriste et apprécie chaque geste élégant durant l'habillage de sa femme. Il sent même une érection pointer sous la couette alors que Keiko retire sa courte nuisette pour mettre un soutien-gorge à dentelles noires, faisant écho à sa culotte.
— Oh, tu es réveillé ? siffle doucement la Japonaise en se retournant.
— Moui… Plus ou moins…
— Il est 8 h passées. Je pense que nous pouvons descendre pour le petit-déjeuner.
— Très bonne idée. J'ai une faim de loup, moi !
Dans la chambre numéro quatre, papa émerge lentement. Autant dire que le peu de sommeil que la nuit lui a accordé le fait se réveiller à la vitesse d'un lamantin ivre. Gêné par la lumière, il ajuste progressivement sa vision alors que ma silhouette lui apparaît au fond de la pièce. Observant sa fille en petite tenue en train de lire un livre, debout devant la fenêtre. Il tourne la tête vers sa gauche et constate que maman est encore pleinement dans le sommeil profond. Plissant les yeux, papa devine que sa fille a changé de collants et se met alors à imaginer plein d'hypothèses, dont la première qui lui serre le cœur : a-t-elle découvert des traces suspectes sur elle ?
— Cha, chuchote-t-il en prenant soin de ne pas réveiller maman, tu as bien dormi ?
— Ouais, ça va, ça va. (Alors que je lui lance un sourire innocent) Mais il manque clairement du café dans la chambre. On peut descendre prendre le petit-déjeuner ?
— Oui… Il est quelle heure ? J'ai l'impression d'avoir peu dormi… Enfin… Ce doit être le fait de dormir dans cette chambre qui…
— Ah tiens, c'est amusant que tu dises ça, papa. (Je pose un doigt sur mon menton et regarde vers le plafond, mimant une intense réflexion) Je me suis dit la même chose en me levant tout à l'heure. Il me semble bien que la nuit fut agitée…
— Ah… Ah bon ?! dit-il en sentant un coup de pression lui monter à la tête.
Je me détourne alors de la fenêtre, mon livre à la main, et fais face au lit alors que mes collants noirs sont bien trop fins pour masquer quoi que ce soit de mes poils pubiens, encore une fois.
— Mais je suis certaine de pouvoir mieux dormir cette nuit ! (Lançant un sourire innocent, les yeux fermés et le visage naïf).
À cet instant, mon père ne répond pas. Le coup de pression qui lui était monté à la tête il y a quelques secondes à peine se concentre désormais sur son sexe.
À 8 h 30, les trois couples de clients se sont déjà installés dans la salle de restauration alors que ce cher maître d'hôtel, habillé d'un costume venu du siècle dernier, dispose quelques tranches de pain grillé, pots de confiture et plaquettes de beurre sur le présentoir. À peine ai-je foulé le carrelage de la pièce que je saute sur la machine à café comme une sauvage des bois. J'appuie trois fois de suite sur le bouton « expresso » pour remplir ma tasse à ras bord. La petite fumée qui s'en dégage remplit mes narines et déjà l'effet de la caféine, rien que par sa fragrance, active mes sens et mon esprit. Tenant la tasse à deux mains pour me réchauffer les doigts, je m'assois avec papa et maman alors que les discussions vont déjà bon train entre les clients de l'hôtel.
— J'ai passé une excellente nuit, lance Bernard en prenant soin de fixer ses deux complices puis en portant un œil discret sur maman et moi. Je sursaute un peu, sentant un frisson parcourir ma colonne vertébrale.
— Moi aussi, j'ai très bien dormi, annonce Stéphane, assis comme un pacha sur sa chaise de cantine.
— Moi… J'ai eu froid ! glisse alors maman, pensant lancer un sujet important.
Mais personne ne répond. Les hommes se remémorant alors cet instant magique où maman, hier soir, n'avait plus de couette sur elle.
— Moi aussi j'ai eu un peu froid, répond alors Keiko. Sans doute plus par solidarité féminine que pour se plaindre réellement des températures ingrates entre les murs de l'établissement.
Les deux femmes regardent alors Juliette qui reste les yeux baissés. N'osant pas prendre la parole.
— Ma petite femme a été madame en fin de nuit, annonce Stéphane alors que Juliette se montre très ennuyée que le sujet soit abordé. Elle a été obligée d'aller en vitesse aux toilettes. Le pire, c'est que je n'ai rien entendu. Je l'ai simplement vu revenir dans le lit, en culotte.
— Stéphane… S'il te plait… glisse-t-elle, très gênée.
— Ce n'est qu'un mauvais moment à passer, ma chérie. De toute façon, tu vas très vite accoucher désormais !
— Ah oui, répond Bernard avec vulgarité, je ne pense pas que vous reteniez votre bébé beaucoup plus longtemps à voir à quel point votre ventre est énorme. Haha ! Au fait, vous savez s'il s'agit d'un garçon ou d'une fille ?
Stéphane et Juliette croisent leurs regards quelques instants.
— Et bien… répond le mari sur un ton plus sérieux, on avait jusqu'à présent fait le choix de ne pas savoir. Ce sera la surprise à l'accouchement.
— Mais… Je regrette un peu, dit Juliette immédiatement d'une voix un peu mélancolique. J'aurais aimé savoir avec un peu d'avance.
— Comme je vous comprends, enchérie maman avec douceur. Quand j'étais enceinte de Charlotte, j'avais demandé dès que possible. Je voulais pouvoir me projeter. Et puis Jean-Michel était très attaché à avoir une fille.
— Ah, euh… J'avais dit ça, moi ?!
— Oui, rappelle-toi, tu craignais qu'un garçon soit difficile à gérer à l'adolescence. Tu disais toujours qu'une fille serait douce, gentille, polie et qu'elle ne ferait aucune bêtise. D'ailleurs, c'est tout le portrait de Charlotte.
— Mais… J'aurais bien aimé connaître le sexe de mon enfant quand même, glisse Juliette avec de la peine. Une pointe de regret et d'amertume dans la voix.
À cet instant, Gilbert, le maître d'hôtel, s'avance avec un plateau de pancakes tout chauds.
— Il existe une façon infaillible pour connaître le sexe du bébé sans passer par une échographie, paraît-il.
Tout le monde se tourne alors vers l'immense Gilbert qui, de sa pince métallique, vient poser un pancake dans chaque assiette.
— Ah bon ? relance Bernard qui ignorait l'existence d'une telle astuce.
— Oui, explique Gilbert. Certains maîtres obstétriciens sont capables, en écartant bien les cuisses de la patiente et en ouvrant délicatement les lèvres de la vulve, de définir le sexe de l'enfant en glissant quelques doigts à l'intérieur du vagin.
— Vous… Vous êtes sûr de ça ? répond Bernard, piqué au vif.
— C'est possible ? dit Stéphane.
— Tout à fait. Mais le spécialiste doit être expérimenté car de ses doigts, il doit pouvoir « lire » la forme de la cavité vaginale après l'avoir élargie par quelques mouvements répétés.
— Vrai… Vraiment ? dit papa.
— Cette technique est pratiquée sans gants médicaux car il faut ressentir la muqueuse intérieure de la patiente avec la pulpe des doigts.
— Ooooh… Je vois, rajoute Bernard. C'est… C'est très technique !
— Et parfois, l'obstétricien doit aller jusqu'à mettre la main entière pour répondre à la question !
Les épouses, à ces mots, voient leur appétit se couper net. Tandis que les maris, eux, ont les oreilles grandes ouvertes. Bien sûr, ni mon père ni ses acolytes ne semblent réellement croire qu'une telle technique puisse véritablement fonctionner. Surtout si celle-ci est racontée par un homme tel que ce maître d'hôtel au comportement indélicat. Mais tous se voient pendus à la voix de ce dernier tant la perspective d'essayer une telle pratique se fait excitante.
L'après-midi sera de nature moins médicale. Je passe la journée avec mes parents à me promener dans les alentours. Alors, j'aime autant le dire tout de suite. Si déjà je ne peux décemment pas recommander un hôtel aussi miteux qu'« À la bougie », je ne peux que conseiller encore moins ses abords, perdus entre l'herbe grasse et les vaches, les mottes de terre humide et les arbres dépouillés de feuilles à n'en plus finir. Une campagne désolée. Désolant. Un cadre d'une tristesse absolue où la joie et le wifi ne s'aventurent pas. J'ai le sentiment que ce monde existe en parallèle de la réalité. L'ambiance Harry Potter promise par la brochure est bien loin. Maman et moi partageons une déception palpable alors que nous enfonçons nos petites chaussures dans la boue. Seul papa sait percevoir en ce séjour un positivisme étonnant. Même si pour lui les qualités premières de ce séjour sont essentiellement nocturnes.
Le soir, tout ce petit monde mange à l'hôtel où Gilbert, en fin cordon bleu qu'il est, propose un menu éblouissant constitué de sandwichs au thon, au pâté de campagne ou à la volaille. J'ai bien tenté de demander s'il existait une spécialité locale non mentionnée qu'il serait possible de goûter, mais j'ai failli m'étouffer quand Gilbert m'a regardée avec des yeux d'un noir profond et m'a proposé d'égorger un lapin pour m'en faire un plat chaud.
— Un lapinou ?!… Non, je… Le pain, ce sera très bien…
C'est une fois arrivé vers 22 h, alors que les discussions s'éternisent et que deux bouteilles de vin de Bourgogne ont été sifflées, que les clients commencent à se lever de table. J'aide Juliette à se mouvoir et je propose de l'accompagner jusque dans la chambre. Maman et Keiko nous suivent, mais Gilbert prend la parole pour retenir les trois autres hommes.
— Chers Messieurs, puis-je vous proposer un petit digestif ?
— Un digestif ? Houla, répond papa, je ne sais pas si je peux arroser davantage mon estomac. Haha.
— Oui mais, rajoute le maître d'hôtel, ce serait l'occasion de discuter un peu entre nous avant une bonne nuit de sommeil. Vous savez que Herberto Vanancia pourrait rejoindre le championnat de France de football ?
Les quatre larrons se regardent tous.
— Ah oui ! Bien sûr. Discuter ballon rond avant d'aller se coucher, lance Bernard. Quelle bonne idée.
— J'avoue qu'un petit digestif me semble opportun avant d'aller dormir, siffle Stéphane.
— Vu comme ça, dit papa, je ne dis pas non.
Et alors que ces dames prennent la direction de l'escalier, ces messieurs, quant à eux, se dirigent discrètement vers la pièce secrète. Cette petite bibliothèque exiguë qui a dû entendre, au fil du temps, bon nombre d'histoires aussi grasses et crasseuses que les mœurs du propriétaire pourraient le laisser imaginer.
Gilbert ferme sans bruit la porte et isole hermétiquement le club privé du reste du monde. La lumière tamisée finit d'accorder au lieu une atmosphère mystérieuse, cosy, intellectuelle et parfaitement cryptée. Alors que les maris se choisissent un fauteuil où s'asseoir confortablement et digérer la piquette fraîchement ingurgitée, Gilbert tire à lui la bouteille de whisky qui fait sa fierté et commence à remplir quatre verres.
— Alors, mes amis, annonce-t-il de sa voix lourde et grave, sur un ton aussi solennel que s'il était en train de présider un évènement historique. Après la petite famille de Jean-Michel, vers qui allons-nous tourner nos obsessions abjectes ce soir ?
Les trois hommes ainsi interrogés se regardent, le sourire complice aux lèvres. levant leurs verres pour certains et réfléchissant longuement pour d'autres. Stéphane s'apprête à prendre la parole, poussé par une envie irrépressible de se montrer odieux envers sa petite femme fragile, mais Bernard lui coupe subitement l'herbe sous le pied en se redressant de son assise.
— Ce soir ! Je vous offre ma jaune !
Les trois autres lèvent les oreilles et les esprits fusent déjà.
— Excellent, s'avance Gilbert, j'aime cet enthousiasme si spontané. Cette charmante Keiko aux jambes aussi alléchantes que celles de Gwenaëlle ferait un sujet passionnant à étudier de près.
— Ma femme porte des bas aujourd'hui. Je peux m'arranger pour qu'elle les garde durant la nuit.
— Salope… glisse à voix basse Stéphane, dont l'attirance pour les femmes d'âge mûr se voit immédiatement exacerbée en imaginant l'épouse asiatique en tenue si excitante.
— Si elle pouvait garder ses bas cette nuit, ce serait vraiment très bien, surenchérit papa en avalant une gorgée d'alcool.
Gilbert repose la bouteille de whisky dans son petit emplacement, entre deux gros livres aux couvertures de cuir rouge. Lentement, il se retourne vers son assemblée. Il fait quelques pas nonchalants sur le parquet lustré auquel le reflet des lampes donne un aspect jauni, presque doré. Il passe derrière les fauteuils comme s'il passait en revue son armée privée. Reniflant à plein nez les relents de liqueur que les haleines déjà bien imbibées rejettent à chaque mot prononcé. Puis le grand homme arrête le pas au pied d'un petit guéridon sur le plateau duquel il passe le doigt comme pour en vérifier la propreté. Il réfléchit quelques secondes…
— J'aimerais vous proposer, Bernard, une idée de jeu que nous pourrions mettre en place pour ce soir.
— Ah oui ? Un jeu ? Je vous écoute. J'ai même particulièrement hâte de savoir quel genre de jeu vous pourriez nous proposer concernant ma femme. J'imagine quelque chose dans la même veine que notre petite expédition d'hier dans la nuit ?
— Dans la même veine, oui, répond calmement Gilbert. Mais attention. Ici, les règles seraient quelque peu changées. Rendant le jeu plus dangereux encore. Bien plus dangereux !
— Je… (Bernard est touché en plein cœur !) Hum… De quel danger parlez-vous, Gilbert ? Dites-nous tout ! Je deviens très curieux.
— Êtes-vous capables, vous tous ici présents, de monter d'un cran dans nos expériences interdites ? Vous en sentez-vous capables ?
Les trois maris se regardent mutuellement. Ne sachant quoi répondre. Imaginant que très peu ce que le maître d'hôtel pourrait avoir en tête.
— Gilbert ! Crachez le morceau, lance Bernard, porté à ébullition.
Le grand homme fait quelques pas pour se poster au milieu des fauteuils. Croisant le regard de chacun des maris venus ce soir participer à cette entrevue secrète et parfaitement immorale. Tirant un sourire malsain et affichant des yeux brillants de luxure, Gilbert courbe la nuque et entame avec détails les explications d'un plan aux contours diaboliques.
Keiko commence par se démaquiller. Appliquant sur sa peau un lait de riz nettoyant qu'elle étale grâce à un coton issu d'une culture biologique située près d'Hokkaido. Elle recoiffe sa crinière noire en prenant soin de débusquer chaque cheveu blanc qui aurait échappé à la précédente teinture. Puis elle retire son collier, un bijou offert par son mari il y a une dizaine d'années. Elle enlève également son bracelet de nacre, bijou familial, et passe un nouveau coton sur ses lèvres pour en essuyer le rouge. Keiko retire sa petite veste fine qu'elle portait par-dessus un pull en laine. Puis retire ce dernier avant de les poser tous deux, avec précaution, dans la penderie de la chambre. Elle fait glisser sa jupe le long de ses cuisses et rattrape celle-ci avant qu'elle ne tombe au sol pour mieux la plier et la ranger à son tour. Enfin, Keiko enlève son petit haut qu'elle pose sur la vasque de la petite salle d'eau.
Elle dispose le dentifrice et commence à se brosser les dents, en soutien-gorge et porte-jarretelles.
Bernard fait son retour dans la chambre, sans bruit, et contemple, extasié, sa femme en petite tenue.
— Tu es revenu ? dit-elle, la brosse à dents dans la bouche. Je pensais que tu allais rester plus longtemps avec tes amis.
— Oh tu sais, je pense que tout le monde était bien fatigué et désirait se coucher sans plus attendre. Je suis certain que les autres dorment déjà ! Haha.
Bernard, en ne ratant rien du derrière de son épouse, retire son pantalon et son pull qu'il jette à la hâte au pied du lit. Il enlève également sa chemise et son caleçon auxquels il réserve le même sort négligé. Il reste assis sur le lit, le sexe à demi gonflé par le spectacle que lui fait sa femme sans le savoir, alors qu'elle baisse la tête et le thorax sur la vasque afin de se rincer la bouche.
— Tu ne te brosses pas les dents ? demande-t-elle en revenant vers le lit.
— Pas tout de suite.
— Je vais te sortir ton pyjama, tu vas attraper froid comme ça.
— Pas tout de suite non plus.
— Il ne fait pas chaud dans la chambre.
— Pourtant, ce soir, moi je suis très chaud là…
Keiko, dont les subtilités de la langue française lui ont été enseignées par les années de vie commune passées en compagnie de son mari, comprend très vite qu'une montée de libido prend possession de son esprit. Comme bien souvent. Et la femme japonaise sait trop bien la nécessité pour elle de jouer les épouses attentionnées, qu'elle le veuille ou non, afin de conserver intacte l'intégrité sociale de l'épouse modèle.
Elle regarde le sexe de Bernard grimper par pulsations répétées en direction du plafond alors qu'il lance un sourire narquois. Et la valeur de ses années d'expérience fait penser à Keiko que cette envie soudaine, à laquelle son mari est si habitué, ne devrait être ce soir que l'affaire de cinq ou sept minutes tout au plus. Le temps d'une fellation rapide qui le fera finir rapidement.
Alors la femme d'une cinquantaine d'années s'approche et vient se mettre à genoux, penchée sur le bassin de son conjoint. Elle approche son visage du sexe en pleine érection avant de le lécher et de s'appliquer à faire des mouvements de succions sur le gros gland épais. Bernard pose ses mains sur le crâne de sa femme. Pas tant pour lui caresser la tête que pour retenir sa bouche, de plus en plus encastrée sur son membre.
— Aaaah… Oui… Salope… glisse-t-il à voix basse.
Keiko varie les mouvements de langue et exerce avec sa bouche des plaisirs dont seules les geishas ont sans doute le secret ancestral. Elle le sait. Elle excelle dans la fellation. Une technique largement utilisée par les épouses japonaises quand elles veulent se débarrasser simplement et rapidement des encombrantes pulsions de leurs maris. Elle lèche, elle suce et aspire. Elle varie les intensités tout en veillant à serrer assez ses lèvres pour conserver une tension constante et même grandissante sur la verge de Bernard. Cela doit bien faire deux longues minutes désormais, pense-t-elle intérieurement. Il ne devrait plus tenir très longtemps. Elle perçoit même, depuis les cuisses de son mari sur lesquelles elle repose ses mains, un soubresaut soudain qu'elle interprète comme le signe parlant d'une éjaculation imminente.
— Putain… Je vais… lâche Bernard en fermant les yeux.
Mais alors que le procédé semblait réglé comme du papier à musique et s'acheminait rapidement vers une fin en apothéose, Bernard repousse le visage de sa femme avant que le plaisir atteigne le point culminant de non-retour. C'est bien la première fois que Keiko se voit repoussée ainsi. La voilà nez-à-nez devant un énorme sexe frétillant.
— Ne crois pas que je vais te relâcher aussi rapidement, lance-t-il alors à sa femme en la fixant droit dans les yeux. Monte sur le lit !
— Quoi ? Mais je… On est fatigué et demain on a dit qu'on sortirait visiter…
— Monte sur le lit ! coupe net Bernard en fronçant les sourcils.
Keiko acquiesce, baissant les yeux. Elle comprend alors que la libido de Bernard, ce soir, n'est pas la petite envie classique qu'elle peut éteindre d'ordinaire en quelques coups de langue. Son mari est décidé à s'amuser. À prendre possession. À se montrer dominant.
La femme japonaise se redresse et monte sur le lit alors que son mari commence déjà à laisser ses mains se balader sur elle tandis qu'elle s'installe sur le matelas.
— Tu… Tu as bien fermé la porte à clef, j'espère ? demande-t-elle, soucieuse.
— Mais bien évidemment… répond-il nonchalamment.
Bernard contraint Keiko à se mettre à quatre pattes, la tête vers le mur, alors que lui se positionne derrière sa femme, reluquant son derrière et approchant son nez pour renifler des effluves enivrantes. Il profite de cette belle dentelle noire qu'il avait eu la bonne idée de lui offrir. Celle-ci comme beaucoup d'autres d'ailleurs. Cette dentelle brodée, fine. Et ce porte jarretelle de même modèle qui, juste sous le nombril, tient tendus deux bas élégants de femme bourgeoise un peu guindée. Bernard bande comme un âne.
Il vient agripper délicatement la petite culotte de son épouse et descend celle-ci en la faisant glisser lentement sur la forme ronde de ses fesses. Puis il la fait continuer entre les cuisses avant de faire soulever les genoux à sa femme pour retirer le sous-vêtement et le jeter au pied du lit. Là où jamais, de la soirée, elle ne pourra le récupérer. Comme un énorme labrador en rut, Bernard approche ses narines indélicates vers le derrière de la Japonaise et enfonce son nez entre ses fesses. Imprégnant son sens olfactif des plus intimes odeurs féminines. Et tout en restant collé de cette manière, il sort sa langue pour la faire tournoyer comme une anguille insaisissable entre les grosses lèvres de Keiko qui sursaute nerveusement. D'expérience de femme mariée, à moins qu'il ne s'agisse tout simplement d'intuition féminine, elle sent que son mari va vouloir la retenir le plus longuement possible.
Mais le corps de Keiko parle déjà et un liquide intime, sécrétion féminine au goût onctueux, coule désormais sur la langue de Bernard.
Il récupère la substance avec délectation. Pire ! Il continue d'émoustiller les lèvres de sa femme et remonte avec un savoir-faire de mort de faim sur son clitoris qu'il sent déjà tendu.
— Hum… Salope, lâche-t-il sans pouvoir s'en empêcher.
Keiko n'est pas adepte des insultes qu'elle subit dans ces moments-là. Mais avec Bernard, elle a dû s'y habituer. Celle qui est née et a grandi dans un cadre familial des plus avantageux mais aussi des plus stricts, laisse son époux se comporter comme un porc dénué d'éducation. Sans doute est-ce là le véritable visage de tous les hommes, conclut-elle encore une fois en son for intérieur.
La Japonaise s'abandonne à fermer les yeux mais les rouvre tout à coup alors que Bernard aventure sa langue sur l'épiderme sensible de son anus !
Keiko ne dit rien…
Bernard insiste et de sa langue appuie encore davantage sur la petite boursouflure entre les fesses. Au point de se frayer un petit passage sur un centimètre de profondeur.
— Bernard !!!
— … Laisse-toi faire…
— C'est… Non, pas là… insiste-t-elle.
— Je mets juste… Ma langue… Ne me dis pas que ça fait mal, quand même ?!
— … Non… Non, bien sûr, répond la Japonaise, pas tant torturée par les sensations que par l'image de la bienséance qu'elle voit ainsi piétinée.
Alors le mari appuie de plus belle, comme un chien enragé dont on aurait détaché la laisse et la muselière pour le laisser sauter à la gorge. Il enfonce sa langue sur quelques centimètres de plus. Lubrifiant et élargissant l'orifice. Écartant en grand les fesses de sa femme avec les mains, il la pénètre ainsi de plus en plus. La Japonaise ne peut retenir une coulée vaginale que ses muscles expulsent de manière incontrôlée.
Un calvaire moral pour des sensations délicieuses. Voilà le conflit dans lequel Keiko est prise entre deux feux. L'épouse se livre aux perversités abjectes de son mari tandis que son corps réagit honteusement aux plaisirs interdits.
Mais Bernard retire alors sa grosse langue baveuse qu'il avait enfoncée entièrement.
Il lèche le bas du dos de sa femme le temps de remonter les mains vers les agrafes de son soutien-gorge, qu'il défait lentement. Puis, retenant le sous-vêtement avant qu'il ne retombe sur le lit, il vient rapprocher les deux bonnets entre eux pour mieux les placer sur le visage de Keiko qui se voit mettre une entrave sur les yeux. Bernard fait un nœud avec les bretelles, derrière le crâne de sa femme, pour la contraindre à l'obscurité. C'est bien la première fois, se dit-elle, que son mari la rend aveugle durant un ébat. Sans doute aura-t-il développé cette idée en regardant une vidéo pornographique comme il a l'habitude de le faire si régulièrement.
Puis Bernard, fermement calé derrière sa geisha, en prend les hanches comme une bande de pirates sans foi ni loi prendrait le commandement d'un bateau fraîchement capturé. Son sexe est magistralement tendu. Gonflé à l'extrême. Prêt à devenir l'arme punitive qu'il aime à penser.
Et tandis qu'il entame quelques mouvements suspects dans le dos de sa femme, restée à quatre pattes, Keiko sursaute tout à coup, sentant un frisson lui glacer le dos jusqu'à électriser son cuir chevelu.
— Non !… Pas… Pas dans l'anus !
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Charlotte Light
4 octobre 2026 à 08:07
Merci à tous :)
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Docsevere
3 octobre 2026 à 23:43
Ce qui est dommage c'est que tu ne recueilles pas le nombre d'appréciations méritées. Tout ça parce que la catégorie "divers" n'attire pas les obsédés et les pervers qui se régaleraient de tes récits
Soyez respectueux
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Chrisis
3 octobre 2026 à 17:15
Encore un chapitre aux multiples perversions. Et donc un régal pour les amateurs du genre (dont je fais évidemment partie).
Quant à Keiko, je ne pense pas qu'il s'agisse d'une "simple " sodomie. Elle a les yeux bandés, et on peut donc s'attendre à tout. J'espère que cela sera pour son plus grand plaisir. Heureusement, il y a peu à attendre pour le savoir.
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renard55
3 octobre 2026 à 14:14
oh ouiiii Keiko doit se faire sodomisée pendant que les autres maris sont là à regarder, reluquer tout en se masturbant comme je l'ai fait
hummmmmmmmerciiiiiiii Cha
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Bacou
3 octobre 2026 à 10:02
J espère que derrière les murs la bande de maris pervers se paient le spectacle de keiko bien parti pour se faire sodomiser par son mari ton récit monté d un cran charlotte rdv dans trois jours pour avoir le fin mot de ce que va subir Keiko merci Charlotte de nous sortir de nos habitudes sexuelles
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Charlotte Light
3 octobre 2026 à 08:25
Je ne peux même pas vous dire à l'avance ce qui arrive à Keiko.
Un pur régale ^_^
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Charlotte Light
3 octobre 2026 à 08:24
Je vais finir par me demander si tu n'es pas un mec, Cha... 🤔

Ah merde tu as carrément raison, déjà que j'ai des seins aussi gonflés que des crêpes dentelle, je vais me poser des questions moi aussi !

Je regarde mon entre jambes...

Je ne vois rien qui dépasse T_T
lol
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Ero-senin
3 octobre 2026 à 00:40
Je sens qu'il va arriver des misères à la pauvre Keiko (mais ce n'est pas pour me déplaire ;) )

Vivement le 5 octobre pour connaitre la suite :)
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Docsevere
2 octobre 2026 à 23:37
Excellent !
Jusqu'où ira ce scénario délirant à outrance sur la perversion de ces mecs ?
Ils vont soi-disant parler ballon rond... qui ne fait que rappeler le ventre de Julie, j'adore.
Tout y est dans le catalogue des perversions : le voyeurisme, l'attirance pour les femmes enceintes, et le fantasme de la femme (bien mûre), le fétichisme de la lingerie.
Évidemment la femme japonaise : l'archétype de l'épouse soumise, le fantasme de la geisha...
Je vais finir par me demander si tu n'es pas un mec, Cha... 🤔

(Au fait, dans le cas d'une femme enceinte on dit plutôt "parturiente" plutôt que "patiente"... Bien vue l'histoire vicelarde du Gilbert qui fait passer son fantasme tordu pour une rumeur...)
Modifié 2 octobre 2026 à 23:40
Soyez respectueux
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