00:00 00:00
ou pour accéder à la lecture audio sans limite de temps
Couverture de L'encre et le désir, par alfredo20045
Couverture de L'encre et le désir, par alfredo20045
Temps de lecture Vues Date de publication Commentaires Partager Liste de lecture
Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Hétéro Orientation principale dans ce chapitre

L'encre et le désir — Chapitre 9

12 minutes
12

Auteur

Photo de profil de alfredo20045
alfredo20045
Histoires publiées
2
Chapitres publiés
36
Abonnés
33
J'aime cumulés
609

L'encre et le désir

Chapitre 9

Le silence s'étira, lourd et électrique, dans la chambre de Sandra. L'écran de son téléphone restait noir, reflétant le visage pâle et les yeux cernés par l'attente. Elle sentait l'humidité de son jean contre sa peau, un souvenir visqueux de la rencontre avec Arnold qui refusait de sécher, chaque mouvement rappelant la manière dont il l'avait prise, remplie, possédée. Le vibreur s'activa enfin, brisant la torpeur.
Le message de Vicky s'afficha, court et cinglant comme une gifle : "Alors, c'est de la bite que tu es tombée amoureuse ou de la personne ? Parce que franchement, avec ce que tu m'as montré, son cerveau n'est pas son seul atout."
Sandra laissa échapper un rire nerveux, ses doigts tremblant légèrement sur le clavier. La question de Vicky était typique, directe et vulgaire, taillée à la serpe pour traverser les apparences. Elle n'était pas dupe ; Vicky cherchait à minimiser ce qui venait de se passer, à réduire la connexion naissante à un simple coup de queue réussi. Sandra répondit, jouant le jeu : "Peut-être un peu des deux. Tu sais, quand une queue te démolit comme ça, le cœur a tendance à suivre un peu."
La réponse arriva instantanément, chargée d'une ironie mordante. "Ah, donc c'est ça. Il t'a fait voir des étoiles et tu penses que c'est le grand amour ? Ma pauvre chérie, il t'a juste ouvert les yeux sur ce que c'est qu'un vrai baiseur. Ne te mélange pas les pinceaux. Il t'a retournée comme une crêpe, je l'ai vu à la télécommande, mais ne confonds pas la douleur du cul et le coup de foudre."
Sandra sentit la chaleur monter à ses joues. Vicky savait exactement quels boutons presser. Elle ferma les yeux, se revoyant sous Arnold, sa puissance brute, sa manière impérieuse de la prendre sans demander la permission. C'était vrai, la façon dont il l'avait prise avait changé quelque chose en elle, brisé des barrières qu'elle pensait indestructibles.
— C'était plus que ça, Vicky. Il a été... brutal, oui, mais il y avait une intensité. Il ne m'a pas juste baisée, il m'a conquise.
Pendant que Sandra reprenait son souffle, son téléphone vibra de nouveau, mais ce n'était pas Vicky sur son propre numéro. C'était Arnold qui recevait un message, ou plutôt, Vicky qui passait directement à l'attaque sur le terrain de l'homme. Sandra, par un instinct de voyeurisme qu'elle ne cherchait plus à réprimer, appela Arnold, le cœur battant la chamade.
— Allô ? répondit Arnold, sa voix un peu rauque, marquée par la fatigue et l'émotion de la soirée.
— Arnold, c'est moi, Vicky vient de m'écrire, et je pense qu'elle t'a aussi écrit. Tu as vu ?
— Oui, dit-il, hésitant. Elle... elle pose des questions bizarres. Elle veut savoir ce que je ressens pour toi.
— Qu'est-ce que tu lui as répondu ? demanda Sandra, sa gorge sèche.
— Je lui ai dit que tu étais incroyable. Que cette soirée... qu'elle avait comptée.
Sandra entendit la notification de son téléphone indiquer un nouveau message de Vicky, une capture d'écran de la conversation avec Arnold. Vicky ne perdait pas de temps. Le message qu'elle avait envoyé à Arnold était cru : "Dis-moi, l'architecte, c'est quoi ton secret ? Qu'est-ce que tu lui as fait pour qu'elle change d'avis en une seule journée ? Tu l'as enculée si fort qu'elle en a oublié son prénom ou c'est une technique spéciale ?"
La réponse d'Arnold, relayée par Vicky à Sandra, était surprenante de sincérité mêlée à une arrogance tranquille : "Je ne l'ai pas juste baisée, Vicky. Je l'ai écoutée. Je l'ai prise comme elle avait besoin de l'être. Elle voulait être dominée, alors je l'ai dominée. Elle voulait être vue, alors je l'ai regardée. C'est ça que tu ne comprends peut-être pas."
Sandra relut ces mots, frissonnante. C'était exactement ça. Arnold avait décelé en elle cette faim, ce vide à remplir, et il y avait plongé sans hésitation.
Quelques minutes plus tard, un nouveau message de Vicky arriva directement sur le téléphone de Sandra, plus long, plus sérieux. "Ok, je vais être honnête. Je suis jalouse. Putain, oui. Je suis jalouse que tu aies trouvé quelqu'un qui te fait vibrer comme ça. Je vais te laisser ta chance avec lui. Je ne vais pas me mettre en travers. Mais..."
Le message s'arrêtait, laissant Sandra en suspens. Elle attendit, les yeux fixés sur les trois petits points qui dansaient sur l'écran.
"Mais j'ai envie de ressentir la même chose. Je veux savoir ce qu'il a dans le pantalon qui t'a fait changer autant. Je veux qu'il me prenne comme il t'a prise. Est-ce que tu peux accepter ça ? Est-ce que tu es prête à le partager, juste une fois, pour que je comprenne ? Ou tu préfères qu'on fasse un truc à trois ? Comme ça, je peux voir de mes propres yeux comment il t'utilise et peut-être que je pourrai goûter au morceau."
Sandra resta figée sur le bord de son lit. La proposition de Vicky la frappa de plein fouet. Lâcher Arnold à Vicky, même pour une nuit, lui semblait impossible après la connexion qu'ils avaient partagée. L'idée de les voir ensemble, de voir Arnold toucher une autre femme avec la même intensité, provoquait en elle une nausée aiguë mélangée à un désir voyeuriste pervers.
Mais l'alternative, le plan à trois... C'était une idée dangereuse, tentatrice, explosive. Elle imaginait la scène : elle, Vicky, et Arnold. La rivalité entre elles, la compétition pour l'attention de l'homme, la chaleur de leurs corps mêlés. Elle pouvait voir Vicky, avec son arrogance habituelle, essayer de dominer la situation, et Arnold, calme et autoritaire, reprendre le contrôle des deux femmes.
Elle regarda son reflet dans le miroir de la garde-robe, ses cheveux en bataille, ses lèvres encore gonflées. Elle n'était plus la femme de tout à l'heure. Elle avait été transformée par Arnold. Si elle voulait garder cet homme, elle devait peut-être accepter de jouer selon les règles de Vicky, ou plutôt, imposer les siennes.
Sandra commença à taper, ses doigts plus sûrs maintenant, guidés par une pulsion nouvelle. "Je ne vais pas te le prêter, Vicky. Je ne suis pas prête à le laisser aller seul avec toi. Mais si tu veux ressentir ce que j'ai ressenti... alors on le fait ensemble. Un plan à trois. Toi, moi, et lui. On verra bien si tu tiens le coup face à lui."
Elle appuya sur envoyer, son cœur martelant contre ses côtes. C'était un pari fou, une plongée dans l'inconnu, mais alors qu'elle envoyait le message, elle ne sentit pas de la peur, mais une excitation électrique, anticipant le chaos et le plaisir qui s'annonçaient.
Le pouce de Sandra effleura l’écran de son téléphone, le message envoyé à Vicky restant affiché comme une promesse scellée. "On le fait. Mais à une condition : je veux qu’on en parle d’abord avec Arnold." Les mots semblaient brûler sous ses doigts, le poids de ce qu’elle venait d’accepter lui serrant la poitrine. Elle se leva d’un mouvement brusque, les ressorts du matelas grinçant sous son poids, et traversa la chambre d’un pas déterminé. Ses doigts tremblèrent légèrement en composant le numéro d’Arnold, l’attente des sonneries lui paraissant une éternité.
Il décrocha à la troisième, sa voix rauque et légèrement essoufflée, comme s’il venait de se lever en hâte.
— Sandra ? Tout va bien ?
Le ton était à la fois inquiet et chargé d’une tension qu’elle reconnaissait désormais : celle qui précède une chute, une confession, ou une explosion.
— On a un truc à te proposer.
Sa propre voix lui sembla étrangère, plus grave, comme si les mots sortaient d’une partie d’elle-même qu’elle ne contrôlait plus tout à fait.
— Vicky et moi. On… on veut que tu sois là. Avec nous deux.
Un silence. Puis un rire bas, presque incrédule, qui vibra dans l’écouteur.
— Attends, tu es sérieuse ?
— Oui. Elle serra les dents, les ongles s’enfonçant dans la paume de sa main libre. Mais pas comme tu crois. Pas juste pour le sexe. Elle veut… elle veut sentir ce que j’ai senti. Et je… Les mots se bloquèrent dans sa gorge. Je ne veux pas qu’elle te prenne comme ça, sans moi.
Arnold exhala bruyamment, et elle entendit un frottement, comme s’il passait une main sur son visage.
— Putain. Tu es sûre de toi, Sandra ? Parce que si on fait ça, je vais la défoncer comme je t’ai défoncée. Et je veux que tu regardes. Je veux que tu vois à quel point elle va gémir, à quel point elle va me supplier de continuer. Sa voix s’était faite plus sombre, plus lente, chaque syllabe pesant comme une caresse sur sa nuque. Est-ce que tu peux gérer ça ?
Le souffle de Sandra se bloqua. L’image s’imposa d’elle-même : Vicky, étalée sur le lit d’Arnold, les draps froissés sous ses doigts, les cuisses tremblantes tandis qu’il la labourerait sans pitié, comme il l’avait fait avec elle. La jalousie lui tordit les entrailles, mais quelque chose d’autre, plus chaud, plus lourd, coula entre ses jambes.
— Oui, murmura-t-elle, la voix brisée. C’est ça ou rien. Si on veut que ça marche entre nous, il faut qu’elle comprenne. Qu’elle sache que je ne vais pas disparaître.
— Alors viens. Maintenant. L’ordre était sec, sans appel. On en parle en face à face. Pas au téléphone.
Le trajet jusqu’à chez Arnold fut un brouillard de lumières urbaines et de pensées enchevêtrées. Sandra se gara derrière sa voiture, les phares éteints, et resta un instant immobile, les doigts crispés sur le volant. Elle pouvait encore reculer. Encore tout annuler. Mais l’idée de Vicky, là, quelque part, en train de s’imaginer à sa place, les cuisses serrées sous sa robe rouge moulante, la poussa hors du véhicule.
Arnold l’attendait devant la porte, torse nu, un jean bas sur les hanches. Ses yeux la dévorèrent avant même qu’elle n’ait franchi le seuil, s’attardant sur la façon dont son haut moulait ses seins, sur la courbe de ses hanches sous le denim.
— T’es venue, constata-t-il, comme si c’était une victoire. Bien. Sa main se referma sur son poignet, la tirant vers lui avec une force qui la fit trébucher contre son torse. On va boire un coup. Parce que si on fait ça, je veux que tu sois à jeun d’illusions.
Le whisky brûla sa gorge, mais Sandra le laissa couler, savourant la chaleur qui se répandait dans sa poitrine. Ils s’assirent sur le canapé, assez proches pour que leurs cuisses se frôlent, assez loin pour que leurs regards puissent se croiser sans se perdre.
— Dis-moi ce que tu attends, demanda-t-il, les doigts traçant des cercles distraits sur son genou. Vraiment.
— Je ne veux pas la perdre. Les mots sortirent avant qu’elle ne puisse les retenir. Mais je ne veux pas non plus te partager comme… comme un jouet. Si on fait ça, c’est pour qu’elle voie. Qu’elle sente ce que tu me fais. Pas pour que tu la baises et que je disparaisse dans un coin.
— Tu veux qu’elle te regarde, c’est ça ? Un sourire lent étira ses lèvres, presque cruel. Tu veux qu’elle voie à quel point tu m’appartiens, même quand c’est son tour ?
Sandra sentit ses joues s’embraser.
— Peut-être.
— Bon. Il se pencha, ses lèvres effleurant le lobe de son oreille. Alors on va lui donner un spectacle. Mais tu vas devoir obéir, Sandra. À moi. Pas à elle. Sa main glissa sous son haut, les doigts froids sur sa peau brûlante. Tu vas devoir me regarder la prendre, et tu ne bougeras pas. Tu ne toucheras pas. Pas avant que je te le permette.
Un gémissement lui échappa, étouffé contre son épaule.
— Et si je n’y arrive pas ?
— Alors je t’attacherai. La promesse était un grognement contre sa tempe. Et tu vas adorer ça.
Pendant ce temps, dans son appartement aux murs rouge sang, Vicky faisait les cent pas devant son miroir, les talons de ses escarpins noirs cliquetant sur le parquet. La robe rouge épousait chaque courbe de son corps comme une seconde peau, la lingerie noire transparente sous le tissu fin. Elle avait passé l’après-midi à s’imaginer sous Arnold, ses mains autour de sa gorge, sa queue enfoncée si profondément qu’elle en pleurerait.
Son téléphone vibra contre sa cuisse. Un message de Sandra : "On est chez lui. Viens quand tu veux."
Un rire lui échappa, haut et légèrement hystérique.
— Oh, ma chérie, murmura-t-elle en attrapant son manteau, tu n’as aucune idée de ce que tu viens de déclencher.
Commentaires Partager Liste de lecture

Ce chapitre vous a plu ? Encouragez l'auteur en un geste.

ou laissez un mot
Gras
Soyez respectueux
Publier
Chapitre suivant
Chapitre 10
Vicky a décidé de ne pas laisser passer cette nuit. Elle franchit la porte d'Arnold sans frapper, bien résolue à faire face au couple. Sur le canapé, Sandra et Arnold ne cachent plus grand-chose, et l'air est chargé de défi, de jalousie et de désir. Entre amitié trahie et attirance qui ne se contrôle plus, jusqu'où ira cette confrontation à trois ?
14 minutes
3
0
0
Chapitre suivant

Commentaires ()

Aucun commentaire pour le moment. Soyez le premier à en laisser un !

Histoires similaires

✦ DANNYleduke Le Bon Garçon XSTORY
Le Bon Garçon
Chapitre 1
Par DANNYleduke
318
5
12.3k
Hétéro
✦ Xaviernnrs Cure de jouvence XSTORY
Cure de jouvence
Chapitre 3
Par Xaviernnrs
84
4
3.1k
Hétéro
✦ Blueberry89 Les fantasmes de la mère au foyer XSTORY
Les fantasmes de la mère au foyer
Chapitre 1
Par Blueberry89
461
5
103.4k
Hétéro
✦ Lesadhu ANAË OU LES 75 JOURS LES PLUS DINGUES XSTORY
ANAË OU LES 75 JOURS LES PLUS DINGUES
Chapitre 1
Par Lesadhu
59
5
4.1k
Hétéro
✦ ChachaVelours Les silences brulants XSTORY
Les silences brulants
Chapitre 3
Par ChachaVelours
60
5
4k
Hétéro

Restez informé des nouvelles histoires

Recevez les dernières publications directement dans votre boîte mail

Explorez les catégories

Parcourez notre vaste sélection d'histoires érotiques classées par catégories pour trouver exactement ce qui éveille votre désir

Mode sombre
Apparition progressive
Lecteur Audio