00:00 00:00
ou pour accéder à la lecture audio sans limite de temps
Couverture de L'encre et le désir, par alfredo20045
Couverture de L'encre et le désir, par alfredo20045
Temps de lecture Vues Date de publication Commentaires Partager Liste de lecture
Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Bi Orientation principale dans ce chapitre

L'encre et le désir — Chapitre 21

11 minutes
0

Auteur

Photo de profil de alfredo20045
alfredo20045
Histoires publiées
2
Chapitres publiés
33
Abonnés
32
J'aime cumulés
605

L'encre et le désir

Chapitre 21

Sandra s'agenouilla derrière Vicky sans un mot, ses genoux s'enfonçant dans la moquette épaisse. Ses mains glissèrent le long des hanches de Vicky, ses pouces s'ancrant dans la chair tendre au-dessus des os, puis elle écarta doucement mais fermement les fesses de Vicky. La lumière halogène attrapa l'arc de son dos, la courbe de ses reins, et Vicky vit le mouvement se refléter dans le miroir — ses propres fesses ouvertes par les mains de Sandra, l'ombre entre elles exposée.
La langue de Sandra traça un premier trait lent, plat, large — partant du bas de la fente de Vicky, remontant entre ses fesses, passant sur le petit anneau frémissant, continuant jusqu'au creux de son rein. Vicky émit un son aigu, un hoquet qui se transforma en gémissement sourd. Ses doigts se crispèrent sur rien, ses mains ballantes cherchant une prise.
— Regarde-toi, murmura Sandra contre sa peau, son souffle chaud et humide sur la trace qu'elle venait de laisser. Regarde comment tu t'ouvres.
Vicky fixa le miroir. Son visage — les joues roses, les lèvres entrouvertes, les yeux un peu trop grands — lui renvoyait un abandon qu'elle ne reconnaissait pas. Sandra refit le trajet inverse, sa langue descendant lentement, s'attardant cette fois sur le petit trou serré, traçant des cercles concentriques qui firent trembler les cuisses de Vicky.
— Sandra...
— Chut. Tu regardes. C'est tout.
Les mains de Sandra serrèrent les hanches de Vicky, la maintenant en place, l'empêchant de fuir — pas qu'elle essaie, mais ses hanches ondulaient d'elles-mêmes, cherchant plus de contact. Sandra enfonça sa langue plus avant, mouillant l'entrée, la goûtant, puis redescendit vers la fente trempée en dessous. Elle la trouva ruisselante, les lèvres gonflées, et elle la lécha d'un coup long et gourmand qui fit claquer les dents de Vicky.
— Tu mouilles comme avant, dit Sandra en relevant la tête, le menton brillant. Exactement comme avant. Tu te souviens ? Tu mouillais mes draps jusqu'aux matelas.
Vicky ferma les yeux. Sandra lui donna une tape sur la cuisse.
— Ouvre les yeux. Je t'ai dit de regarder.
Vicky obéit. Dans le miroir, elle vit Sandra glisser une main entre ses propres cuisses, se caresser à travers sa robe rouge moulante, ses doigts pressant le tissu contre sa propre chatte — et de l'autre main, deux doigts plongèrent dans Vicky sans préavis, s'enfonçant jusqu'à la deuxième phalange dans la chaleur détrempée.
Le cri de Vicky rebondit sur les murs. Ses genoux fléchirent mais les mains de Sandra la rattrapèrent, la maintenant debout.
— Reste droite. Regarde comment tu prends mes doigts. Regarde.
Vicky regarda. Elle vit son propre corps — les seins lourds qui se soulevaient, le ventre qui se contractait, les cuisses qui tremblaient — et la main de Sandra entre ses jambes, les doigts qui entraient et sortaient, luisants de cyprine, avec ce bruit mouillé obscène que Vicky connaissait, qu'elle n'avait entendu que dans ses souvenirs les plus secrets.
— Tu te souviens de ça ? souffla Sandra en accélérant le rythme, ses doigts s'enfonçant avec des clapotis obscènes. Tu te souviens comment tu suppliais ? « Encore, Sandra, plus fort, Sandra, fais-le, fais-le — » C'est ce que tu disais. Exactement ça.
— Sandra, s'il te plaît...
— S'il te plaît quoi ? Dis-le. Dis-le en te regardant.
Vicky ouvrit la bouche. Rien ne sortit. Les doigts de Sandra trouvèrent ce point à l'intérieur, ce point rugueux, et appuyèrent. Le corps de Vicky se tendit comme un arc, ses hanches basculèrent en avant, et un filet de cyprine coula le long de la cuisse de Sandra.
— Oh, regarde ça, murmura Sandra, sa voix rauque, avide. Tu coules sur ma main. Tu es trempée. T'as vu ça dans le miroir ? T'as vu comme tu coules ?
Vicky vit. Elle vit ses propres yeux vitreux, sa bouche ouverte, ses seins qui ballottaient au rythme des coups de doigts, et elle vit Sandra derrière elle — sa robe rouge remontée, sa propre main entre ses cuisses, se touchant en la baisant, se mouillant en la faisant mouiller.
— Tu veux que je continue ? demanda Sandra.
— Oui.
— Dis-le mieux.
— Continue, Sandra. S'il te plaît, continue, je t'en supplie —
— Supplie en te regardant. Regarde-toi supplier.
Vicky fixa son reflet. Ses propres yeux — dilatés, humides, perdus — la regardèrent supplier. Et quelque chose céda en elle, une digue intérieure, et elle sentit le plaisir monter comme une vague, les doigts de Sandra la ramenant encore et encore vers ce point sensible, sa langue reprenant son chemin entre ses fesses, léchant, pénétrant, mouillant.
— Je vais — Sandra, je —
— Je sais, souffla Sandra contre sa peau. Je le sens. Tu serres mes doigts. Tu te souviens de ça ? Tu me serres toujours juste avant de gicler.
Les doigts accélérèrent. La langue aussi. Et Vicky regarda, impuissante, son corps se tendre dans le miroir, sa bouche s'ouvrir, ses yeux se voiler — et elle vint avec un cri rauque, son sexe pulsant autour des doigts de Sandra, sa cyprine coulant en filets le long de ses cuisses, trempant la main de Sandra jusqu'au poignet.
Sandra la maintint debout, ses doigts toujours en elle, sentant les contractions s'éteindre lentement. Elle posa sa bouche contre l'oreille de Vicky.
— Voilà, murmura-t-elle. C'est ça que je voulais que tu voies.
Le souffle de Sandra contre son oreille s'attarda comme une trace de vernis sur du verre. Vicky restait immobile, les cuisses trempées, le regard accroché à son reflet déformé dans le miroir. Ses hanches tremblaient encore par saccades, rongées par les dernières contractions de l'orgasme. Les doigts de Sandra glissèrent hors d'elle avec un bruit mouillé, un son obscène qui résonna dans le silence de l'appartement. Vicky ferma les yeux. Derrière ses paupières, ce n'était pas le visage de Sandra qui apparut, mais celui d'Alex — il y a des années, dans leur premier appartement, quand il la soulevait contre le mur du couloir sans même prendre le temps de fermer la porte d'entrée.
Elle se rappela ses mains, larges et impatientes, qui déchiraient littéralement les coutures de ses collants. La façon dont il la pénétrait debout, son sexe dur comme du bois chauffé, chaque coup de reins la soulevant sur la pointe des pieds. Elle se souvint de sa voix rauque contre son cou :
— T'es à moi, t'entends ?
Et elle avait répondu oui, encore, plus fort, jusqu'à ce que le mur tremble autant qu'elle.
Sandra se releva en lissant sa robe rouge sur ses hanches.
— Tu restes ? demanda-t-elle d'un ton mesuré, comme si elle proposait un thé.
Vicky attrapa son téléphone posé sur la table basse. Ses doigts tremblaient encore quand elle tapa le message. Court. Direct. « Réveille-toi. Je rentre. Et tu vas me baiser comme avant. » Elle appuya sur envoyer avant de pouvoir se rétracter. Le téléphone vibra dans sa paume moins d'une minute plus tard. La réponse d'Alex : « La porte est ouverte. »
Vicky ramassa ses affaires éparses sans regarder Sandra.
— Il faut que j'y aille.
Sandra croisa les bras, appuyée contre le chambranle de la porte.
— J'avais prévu qu'on dîne.
— Je sais. Pardon.
Vicky enfila sa robe rouge moulante par-dessus sa lingerie noire, les tissus collant à sa peau encore humide. Elle ne prit pas le temps de réajuster le moindre détail. Ses talons claquèrent sur le carrelage de l'entrée, puis sur le trottoir, puis sur les marches de sa propre maison vingt minutes plus tard.
La porte n'était pas verrouillée.
Alex se tenait dans l'entrée, en jogging gris, torse nu, les cheveux en désordre. Ses yeux la balayèrent de haut en bas — la robe froissée, les cuisses luisantes encore, les cheveux en bataille. Il ne dit rien. Il referma la porte derrière elle d'un coup de talon, la plaqua contre le mur du couloir et l'embrassa. Sa bouche avala celle de Vicky, sa langue cherchant la sienne avec une urgence qui n'avait rien de tendre. Vicky agrippa l'élastique de son jogging, le tira vers le bas, et son sexe se dressa contre son bas-ventre — dur, chaud, déjà trempé au sommet. Elle enroula ses jambes autour de ses hanches. Alex souleva sa robe d'un geste, écarta le tissu de sa lingerie noire plutôt que de l'enlever, et la pénétra d'un seul mouvement. Vicky cria contre sa bouche, ses ongles s'enfonçant dans ses épaules nues. Il la prit debout, dos au mur, chaque coup de reins faisant claquer sa peau contre la sienne avec un bruit sourd.
— T'avais disparu, souffla-t-il entre deux baisers. T'étais où ?
— Ça n'a plus d'importance, répondit-elle en mordant sa lèvre inférieure. Baise-moi.
Il la porta jusqu'au canapé du salon, la coucha sur le dos, ses jambes ouvertes devant lui. Il retira sa lingerie noire d'un geste lent, la fit glisser le long de ses chevilles, la jeta sur la moquette. Il s'agenouilla entre ses cuisses, baissa la tête, et sa langue traça un chemin depuis l'intérieur de son genou jusqu'au pli de sa chatte trempée. Vicky cambra en gémissant, ses mains agrippant les coussins. Alex lécha longuement, profondément, son nez enfoncé contre son mont, sa langue plongeant entre ses lèvres gonflées pour aspirer son clitoris entre ses lèvres. Il la fit jouir une première fois contre sa bouche, sa cyprine coulant sur son menton, puis il se redressa et la pénétra à nouveau. Chaque coup la poussait plus loin dans les coussins, ses seins rebondissant sous la force de ses poussées. Il la retourna sur le ventre, la prit par derrière, une main à plat entre ses omoplates pour la maintenir, l'autre agrippant sa hanche. Le bruit de leurs peaux, le clap-clap-clap obscène du sexe d'Alex s'enfonçant dans sa chatte trempée, emplit le salon.
— Pardonne-moi, souffla Vicky entre deux gémissements. Pardonne-moi d'avoir oublié.
— Moi aussi, répondit-il en accélérant. Moi aussi.
Ils baisèrent sur le canapé, puis sur la table basse, puis dans l'escalier — Vicky à quatre pattes sur les marches, Alex derrière elle, ses mains pleines de ses seins pendants qu'il pétrissait en la pilonnant. Puis dans leur chambre, sur le lit défait, où il la prit face à face, leurs doigts entrelacés au-dessus de l'oreiller, ses yeux dans les siens quand elle vint une nouvelle fois, son sexe palpitant autour du sien. Il jouit en elle, profondément, son sperme chaud emplissant son ventre, et ils restèrent enlacés sans bouger, son sexe encore en elle, leurs souffles mêlés.
La nuit dura. Ils recommencèrent trois fois, quatre fois, jusqu'à ce que l'aube bleuît le bord des rideaux. Vicky, la tête contre le torse d'Alex, traçait des cercles sur ses pectoraux. Elle se sentait pleine, vivante, son corps à nouveau sien.
Le mariage de Sandra fut célébré trois semaines plus tard, dans un domaine viticole entouré de vignes dorées. Sandra portait une robe blanche ajustée, Arnold souriant à ses côtés. Vicky, en robe bleue, se tenait au côté d'Alex, sa main posée sur son bras. Quand la cérémonie se termina et que les invités commencèrent à se disperser vers les voitures, Vicky serra le bras d'Alex.
— Assieds-toi une seconde.
Il la regarda, fronça les sourcils. Elle prit sa main et la posa à plat sur son ventre, juste sous son nombril.
— Il y a quelque chose ici. Quelque chose qui grandit.
Alex resta immobile. Sa main bougea légèrement, comme pour sentir à travers le tissu.
— Depuis quand ?
— Depuis cette nuit-là.
Il la regarda longuement, puis l'attira contre lui, son menton posé sur le sommet de son crâne. Derrière eux, Sandra riait aux éclats, sa robe blanche tournoyant dans les vignes. Deux célébrations, l'une visible, l'autre secrète.
Les semaines qui suivirent, Alex et Vicky ne cessèrent jamais de lire leurs récits érotiques, comme avant, comme toujours. Chaque soir, un nouveau texte ouvert sur la tablette posée sur l'oreiller, et ils appliquaient les scènes dans leur chambre — lentement, minutieusement, transformant chaque position, chaque souffle, chaque gémissement en découverte mutuelle. L'envie ne quitta plus leur chambre. Elle y resta, permanente, comme une veilleuse.
FIN
Commentaires Partager Liste de lecture

Ce chapitre vous a plu ? Encouragez l'auteur en un geste.

ou laissez un mot
Gras
Soyez respectueux
Publier
Fin du livre
Vous avez atteint la fin de ce livre.
Ce livre ne comporte pas de suite.

Commentaires ()

Aucun commentaire pour le moment. Soyez le premier à en laisser un !

Histoires similaires

✦ Xaviernnrs Cure de jouvence XSTORY
Cure de jouvence
Chapitre 2
Par Xaviernnrs
96
10
5.2k
Hétéro
✦ Elbenil Une soirée un peu spéciale... XSTORY
Une soirée un peu spéciale...
Chapitre 1
Par Elbenil
147
1
29.2k
Hétéro
✦ ambre19 Retour à Palavas XSTORY
Retour à Palavas
Chapitre 4
Par ambre19
160
3
6k
Hétéro
✦ chgrey Musique de chambre XSTORY
Musique de chambre
Chapitre 1
Par chgrey
8
4
2.6k
Hétéro
✦ Evano Celle qui dansait avec les flammes XSTORY
Celle qui dansait avec les flammes
Chapitre 2
Par Evano
98
4
4k
Hétéro
✦ orangina07 Ma voisine est une top modèle XSTORY
Ma voisine est une top modèle
Chapitre 1
Par orangina07
290
6
20k
Hétéro
✦ LilithBlackmoon Le bal des miroirs XSTORY
Le bal des miroirs
Chapitre 1
Par LilithBlackmoon
8
1
5.6k
Hétéro

Restez informé des nouvelles histoires

Recevez les dernières publications directement dans votre boîte mail

Explorez les catégories

Parcourez notre vaste sélection d'histoires érotiques classées par catégories pour trouver exactement ce qui éveille votre désir

Mode sombre
Apparition progressive
Lecteur Audio