Fantasme
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Isabelle, son fils Tom ... et Valérie — Chapitre 8 · L'invitation
Auteur
Isabelle, son fils Tom ... et Valérie
Chapitre 8 · L'invitation
Vingt-quatre heures ont passé depuis ce dernier message. Une journée entière suspendue dans un vide électrique, où chaque battement de mon propre pouls me renvoie à l'image de ses cuisses, à la promesse suspendue de son écran. J'ai passé le vendredi à errer dans l'appartement comme une âme en peine, hanté par la certitude qu'elle s'amuse de mon silence, terrifié à l'idée qu'elle ne relance pas la machine. Chaque minute étirée m'enfonçait un peu plus dans une attente insoutenable, mes yeux rivés sur mon téléphone posé à plat sur le bureau, espérant et redoutant à la fois l'éclat soudain d'une notification.
~
La nuit dernière, enfermé dans l'obscurité de ma chambre, la tension accumulée a fini par exploser. Assis à mon bureau, faisant semblant de plancher sur mes exercices de structures, mon esprit est totalement ailleurs. Je visualise Valérie assise chez elle, s'amusant de mon mutisme, l'imaginant lentement décroiser les jambes, changeant de posture dans une vague de soie et de parfum. L'image me rend fou. Incapable de tenir un stylo plus longtemps, ma main se glisse sous la table, libérant ma queue déjà dure et douloureuse, tandis que mes doigts s'emballent au rythme de mes pensées obscènes. Je m'abandonne à cette vision avec une urgence presque animale, caressant frénétiquement ma peau en mordant l'intérieur de mes joues pour étouffer le tumulte de mes sens.
~
Je suis en plein dedans, le souffle court, les dents serrées pour étouffer le moindre son, quand la porte de ma chambre s'ouvre soudain sans un bruit.
~
Le temps se fige. Isabelle là, sur le seuil, les yeux posés directement sur moi. Je sursaute, retirant ma main en catastrophe, terrorisé à l'idée qu'elle voie tout, prêt à mourir de honte. Mais ma mère, fatiguée par sa journée, n'esquisse aucun geste, aucun reproche. Elle baisse juste les yeux une fraction de seconde, fait semblant de n'absolument rien voir, puis me demande d'une voix neutre de baisser le volume de mon ordinateur avant de refermer doucement la porte. J'ai fini par jouir dans un silence de plomb, le cœur battant à tout rompre, trempé de sueur et de terreur, l'esprit hanté par la complicité muette de cet instant surréaliste.
~
Puis le calme est revenu, lourd de culpabilité et d'une excitation plus viscérale encore, me laissant pantelant sur les draps froissés au milieu de la nuit.
~
Il est 23h40. Le silence de l'appartement est total, à peine troublé par la respiration lointaine de ma mère endormie. Je suis assis sur le bord de mon lit, le cœur encore lourd de cette décharge, quand mon téléphone vibre brusquement sur la table de chevet. Une lueur bleue zèbre l'obscurité.
Inconnu (23h40) « J'ai senti ton souffle trembler à travers le mur, Tom... Repense au croisement de mes jambes et essaie de dormir. »
~
Un choc brutal me coupe la respiration. Mon cœur rate un battement, manquant de traverser ma cage thoracique, tandis qu'une bouffée de chaleur fulgurante me brûle les tempes. Je reste figé, les yeux écarquillés devant l'écran, partagé entre la stupeur la plus totale et une jubilation vertigineuse. Mes mains se mettent à trembler de plus belle, mais cette fois, c'est l'emprise de l'attraction qui me submerge. D'une main fébrile, je tape ma réponse :
Tom (23h42) « Comment vous faites pour tout savoir ? J'ai l'impression que vous êtes là... »
~
La réponse arrive presque aussitôt, enveloppée d'une douceur troublante, presque maternelle dans sa caresse, qui achève de m'anéantir et de me désarmer complètement.
~
Valérie (23h43) « Je veille sur toi, mon grand. Tu as le droit de lâcher prise... Appelle-moi Valérie dorénavant. Fais de beaux rêves. »
~
Je retiens mon souffle, le téléphone brûlant entre mes doigts, quand une nouvelle vibration se fait sentir, plus lourde cette fois. Un MMS.
~
L'écran s'illumine, affichant une image brute, saisie dans l'intimité de sa pénombre. On y voit le bas d'une jupe fluide relevée d'une main, dévoilant le galbe de ses cuisses et l'étoffe sombre d'une culotte fine, à peine devinée sous la soie.
~
Un vertige violent me submerge, me coupant net la respiration. Mes jambes se dérobent presque et je m'affale un peu plus contre l'oreiller, le regard rivé sur l'écran, complètement hypnotisé par cette preuve indéniable, obscène et magnifique.
~
L'écran finit par s'éteindre, me replongeant dans le noir complet. Le souffle court, l'appareil serré contre ma poitrine, je sais déjà que la nuit sera longue, hantée par cette image gravée au fond de mes yeux.
~
Le lendemain, c'est le samedi. L'atmosphère de l'appartement est baignée par la lumière pâle du week-end, une clarté douce qui filtre à travers les stores à lamelles. Je suis assis à la table de la cuisine, buvant mon café en silence, savourant la tiédeur de la tasse entre mes paumes, quand ma mère lève les yeux de sa tablette, un pli perplexe sur le front.
~
— Dis donc, Tom... Ça te dirait qu'on invite Valérie ce soir pour regarder un film dans notre salon ?
~
Je manque de recracher ma gorgée de café. Mon cœur rate un battement, cognant si fort contre mes côtes que j'ai l'impression qu'elle va l'entendre. Une bouffée d'adrénaline me transperce de part en part.
~
— Un film ? bafouillais-je en essayant de garder la voix neutre, luttant pour ne pas trahir le tremblement de mes lèvres.
~
— Oui, reprend Isabelle en haussant les épaules, l'air songeur, tapotant distraitement le coin de sa tablette avec son ongle. Elle m'a appelée tout à l'heure. Elle m'a dit qu'elle avait envie d'être entourée, qu'elle trouvait le temps long chez elle.
~
Un silence lourd s'installe dans la cuisine, vibrant d'une intensité électrique que ma mère ne soupçonne même pas. Je fixe la nappe, une vague de chaud et de froid m'envahissant soudain la nuque. Valérie a envie d'être entourée.
~
— Tu trouves ça bizarre ? demande ma mère en fronçant les sourcils, cherchant une approbation dans mon regard fuyant. Elle a ajouté qu'elle s'ennuyait, qu'elle avait besoin de compagnie... Ça ne lui ressemble pas du tout, Valérie. D'habitude, elle court toujours à gauche et à droite, entre ses sorties avec Sophie, Nadia ou Roxane, ses projets, ses rendez-vous, c'est bien simple, elle est tout le temps active et on ne la voit jamais en train de faire du surplace.
~
Si, ai-je envie de murmurer, une vague de chaleur et de joie m'envahissant l'esprit au point de me donner le vertige.
~
Je sais exactement ce que cela signifie. Une onde de choc délicieuse me parcourt de la tête aux pieds, balayant toute peur pour ne laisser place qu'à une excitation folle. Elle a téléphoné pour ça. Pour venir là, tout près, dans notre salon, sous nos yeux, en brisant la distance qui nous sépare.
~
— Euh... comme tu veux, maman, réponds-je enfin, la voix un peu voilée par le trouble, en essayant de masquer l'immense soulagement et le frisson d'allégresse qui me traversent. Ça me va très bien.
~
— Bon, eh bien je vais lui envoyer un message, sourit Isabelle, ravie de l'idée, se replongeant déjà dans son écran. Elle va être contente.
~
Je me lève brusquement de table, les jambes en coton, et je fuis vers ma chambre en refermant la porte doucement derrière moi. La mâchoire serrée par l'impatience, je fixe le mur qui sépare nos deux appartements, un sourire fou aux lèvres. Ce soir, elle sera là. Sous notre toit. À portée de main.
~
La nuit dernière, enfermé dans l'obscurité de ma chambre, la tension accumulée a fini par exploser. Assis à mon bureau, faisant semblant de plancher sur mes exercices de structures, mon esprit est totalement ailleurs. Je visualise Valérie assise chez elle, s'amusant de mon mutisme, l'imaginant lentement décroiser les jambes, changeant de posture dans une vague de soie et de parfum. L'image me rend fou. Incapable de tenir un stylo plus longtemps, ma main se glisse sous la table, libérant ma queue déjà dure et douloureuse, tandis que mes doigts s'emballent au rythme de mes pensées obscènes. Je m'abandonne à cette vision avec une urgence presque animale, caressant frénétiquement ma peau en mordant l'intérieur de mes joues pour étouffer le tumulte de mes sens.
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Je suis en plein dedans, le souffle court, les dents serrées pour étouffer le moindre son, quand la porte de ma chambre s'ouvre soudain sans un bruit.
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Le temps se fige. Isabelle là, sur le seuil, les yeux posés directement sur moi. Je sursaute, retirant ma main en catastrophe, terrorisé à l'idée qu'elle voie tout, prêt à mourir de honte. Mais ma mère, fatiguée par sa journée, n'esquisse aucun geste, aucun reproche. Elle baisse juste les yeux une fraction de seconde, fait semblant de n'absolument rien voir, puis me demande d'une voix neutre de baisser le volume de mon ordinateur avant de refermer doucement la porte. J'ai fini par jouir dans un silence de plomb, le cœur battant à tout rompre, trempé de sueur et de terreur, l'esprit hanté par la complicité muette de cet instant surréaliste.
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Puis le calme est revenu, lourd de culpabilité et d'une excitation plus viscérale encore, me laissant pantelant sur les draps froissés au milieu de la nuit.
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Il est 23h40. Le silence de l'appartement est total, à peine troublé par la respiration lointaine de ma mère endormie. Je suis assis sur le bord de mon lit, le cœur encore lourd de cette décharge, quand mon téléphone vibre brusquement sur la table de chevet. Une lueur bleue zèbre l'obscurité.
Inconnu (23h40) « J'ai senti ton souffle trembler à travers le mur, Tom... Repense au croisement de mes jambes et essaie de dormir. »
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Un choc brutal me coupe la respiration. Mon cœur rate un battement, manquant de traverser ma cage thoracique, tandis qu'une bouffée de chaleur fulgurante me brûle les tempes. Je reste figé, les yeux écarquillés devant l'écran, partagé entre la stupeur la plus totale et une jubilation vertigineuse. Mes mains se mettent à trembler de plus belle, mais cette fois, c'est l'emprise de l'attraction qui me submerge. D'une main fébrile, je tape ma réponse :
Tom (23h42) « Comment vous faites pour tout savoir ? J'ai l'impression que vous êtes là... »
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La réponse arrive presque aussitôt, enveloppée d'une douceur troublante, presque maternelle dans sa caresse, qui achève de m'anéantir et de me désarmer complètement.
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Valérie (23h43) « Je veille sur toi, mon grand. Tu as le droit de lâcher prise... Appelle-moi Valérie dorénavant. Fais de beaux rêves. »
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Je retiens mon souffle, le téléphone brûlant entre mes doigts, quand une nouvelle vibration se fait sentir, plus lourde cette fois. Un MMS.
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L'écran s'illumine, affichant une image brute, saisie dans l'intimité de sa pénombre. On y voit le bas d'une jupe fluide relevée d'une main, dévoilant le galbe de ses cuisses et l'étoffe sombre d'une culotte fine, à peine devinée sous la soie.
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Un vertige violent me submerge, me coupant net la respiration. Mes jambes se dérobent presque et je m'affale un peu plus contre l'oreiller, le regard rivé sur l'écran, complètement hypnotisé par cette preuve indéniable, obscène et magnifique.
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L'écran finit par s'éteindre, me replongeant dans le noir complet. Le souffle court, l'appareil serré contre ma poitrine, je sais déjà que la nuit sera longue, hantée par cette image gravée au fond de mes yeux.
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Le lendemain, c'est le samedi. L'atmosphère de l'appartement est baignée par la lumière pâle du week-end, une clarté douce qui filtre à travers les stores à lamelles. Je suis assis à la table de la cuisine, buvant mon café en silence, savourant la tiédeur de la tasse entre mes paumes, quand ma mère lève les yeux de sa tablette, un pli perplexe sur le front.
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— Dis donc, Tom... Ça te dirait qu'on invite Valérie ce soir pour regarder un film dans notre salon ?
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Je manque de recracher ma gorgée de café. Mon cœur rate un battement, cognant si fort contre mes côtes que j'ai l'impression qu'elle va l'entendre. Une bouffée d'adrénaline me transperce de part en part.
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— Un film ? bafouillais-je en essayant de garder la voix neutre, luttant pour ne pas trahir le tremblement de mes lèvres.
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— Oui, reprend Isabelle en haussant les épaules, l'air songeur, tapotant distraitement le coin de sa tablette avec son ongle. Elle m'a appelée tout à l'heure. Elle m'a dit qu'elle avait envie d'être entourée, qu'elle trouvait le temps long chez elle.
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Un silence lourd s'installe dans la cuisine, vibrant d'une intensité électrique que ma mère ne soupçonne même pas. Je fixe la nappe, une vague de chaud et de froid m'envahissant soudain la nuque. Valérie a envie d'être entourée.
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— Tu trouves ça bizarre ? demande ma mère en fronçant les sourcils, cherchant une approbation dans mon regard fuyant. Elle a ajouté qu'elle s'ennuyait, qu'elle avait besoin de compagnie... Ça ne lui ressemble pas du tout, Valérie. D'habitude, elle court toujours à gauche et à droite, entre ses sorties avec Sophie, Nadia ou Roxane, ses projets, ses rendez-vous, c'est bien simple, elle est tout le temps active et on ne la voit jamais en train de faire du surplace.
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Si, ai-je envie de murmurer, une vague de chaleur et de joie m'envahissant l'esprit au point de me donner le vertige.
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Je sais exactement ce que cela signifie. Une onde de choc délicieuse me parcourt de la tête aux pieds, balayant toute peur pour ne laisser place qu'à une excitation folle. Elle a téléphoné pour ça. Pour venir là, tout près, dans notre salon, sous nos yeux, en brisant la distance qui nous sépare.
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— Euh... comme tu veux, maman, réponds-je enfin, la voix un peu voilée par le trouble, en essayant de masquer l'immense soulagement et le frisson d'allégresse qui me traversent. Ça me va très bien.
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— Bon, eh bien je vais lui envoyer un message, sourit Isabelle, ravie de l'idée, se replongeant déjà dans son écran. Elle va être contente.
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Je me lève brusquement de table, les jambes en coton, et je fuis vers ma chambre en refermant la porte doucement derrière moi. La mâchoire serrée par l'impatience, je fixe le mur qui sépare nos deux appartements, un sourire fou aux lèvres. Ce soir, elle sera là. Sous notre toit. À portée de main.
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