Fantasme
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Isabelle, son fils Tom ... et Valérie — Chapitre 9 · L'attente et l'arrivée
Auteur
Isabelle, son fils Tom ... et Valérie
Chapitre 9 · L'attente et l'arrivée
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L’après-midi s’étire avec une lenteur de plomb. Enfermé dans ma chambre, je suis incapable de me concentrer sur quoi que ce soit. L’image du MMS reçu la nuit dernière est littéralement imprimée sous mes paupières : la soie de sa jupe soulevée, le galbe parfait de ses cuisses dans la pénombre, et ce bout de tissu sombre qui trahissait son intimité. Savoir que le corps qui a produit cette photo se trouve juste derrière le mur mitoyen me donne le vertige. Je change de t-shirt trois fois, me coiffe, me recoiffe devant le miroir, terrifié à l'idée d'avoir l'air ridicule, mais dévoré par l'impatience absolue de la voir passer notre porte.
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Vers dix-neuf heures, l'appartement commence à prendre un air de fête domestique. Ma mère s'active, dispose des coupelles de gâteaux apéritifs sur la table basse, ajuste les coussins du salon. Je la regarde faire depuis le couloir, le cœur battant à un rythme irrégulier, la gorge tellement nouée que chaque inspiration me demande un effort conscient.
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Puis, le coup de sonnette retentit.
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Un choc électrique me traverse de la tête aux pieds. Isabelle s'élance vers l'entrée avec un enthousiasme ordinaire. Je reste en retrait dans le salon, les paumes moites, incapable de faire un pas de plus.
— Ah, Valérie ! Entre, entre, je t'en prie ! lance ma mère en ouvrant grand la porte.
Sa voix résonne, suivie immédiatement par le cliquetis de talons aiguilles sur le carrelage du couloir. Valérie apparaît dans l'encadrement de la pièce, et le monde extérieur s'efface instantanément. Elle est d'une beauté à couper le souffle. Ses cheveux bruns, coupés en un carré court wavy qui encadre à la perfection ses traits fins, entourent un visage illuminé par un sourire énigmatique. Elle porte une veste chic sur un chemisier blanc entrouvert, et une jupe sombre ajustée qui s'arrête au-dessus des genoux. Mais ce sont ses jambes qui captent immédiatement toute mon attention : un galbe vertigineux, une peau dorée et sublime, qui se termine dans des escarpins noirs vernis à talons hauts, outrageusement sexy, qui affinent encore sa silhouette.
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Un parfum envoûtant, chaud et boisé, envahit aussitôt le salon, m'enveloppant comme une caresse physique.
— Bonsoir Isabelle, sourit-elle en embrassant ma mère sur les joues.
Puis son regard glisse lentement vers moi. Un regard d'une intensité folle, chargé d'une promesse lourde et d'une complicité brûlante. Ses yeux sombres m'accrochent, s'attardant une fraction de seconde de trop sur mon visage pour me faire comprendre qu'elle sait exactement dans quel état elle me plonge.
— Bonsoir Tom, murmure-t-elle d'une voix suave, appuyant sur chaque syllabe. Ça me fait plaisir de te voir.
— B-bonsoir... Valérie, réussis-je à articuler, la voix légèrement enrouée, l'estomac noué par un frisson d'allégresse et de timidité pure.
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Avant de passer au salon pour le film, nous nous installons autour de la table de la salle à manger pour un dîner improvisé. L'atmosphère est chaleureuse, presque familiale en apparence, mais pour moi, chaque seconde ressemble à une traversée sur un fil tendu au-dessus du vide. Assis en face d'elle, je suis incapable de détacher mon regard de son visage. Le tintement des couverts contre les assiettes bat la mesure d'une conversation banale que j'écoute à peine, totalement absorbé par la grâce de ses mouvements.
— Et le cabinet, Valérie, ça tourne toujours autant ? demande ma mère en lui servant un verre de vin. Tu ne te laisses pas trop débordée par tes dossiers ?
— C'est intense en ce moment, répond Valérie en attrapant son verre d'une main aux ongles parfaitement manucurés. Mon métier d'avocate me prend une énergie folle... Les audiences s'enchaînent, les clients sont de plus en plus exigeants, et défendre certains dossiers aux assises demande une concentration de tous les instants. Mais bon, c'est ce qui me fait vibrer, je ne me verrais pas faire autre chose.
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Elle parle avec une assurance captivante, une voix posée et ferme qui impose le respect. Je la contemple, fasciné par ce contraste saisissant entre la femme de loi brillante, professionnelle et respectée que ma mère admire, et la séductrice audacieuse qui m'envoyait des clichés torrides quelques heures plus tôt. À un moment, alors qu'Isabelle se penche pour attraper le plat, Valérie interrompt sa phrase une fraction de seconde, tourne la tête vers moi et m'adresse un petit sourire complice, presque imperceptible, qui fait bondir mon cœur dans ma poitrine.
— Et tes copines ? relance Isabelle avec curiosité. Sophie, Nadia, Roxane... comment elles vont ? Tu trouves encore le temps de les voir avec toutes tes affaires ?
— Oh, elles vont très bien ! rit Valérie en secouant doucement son carré court. On essaie de se caler un verre de temps en temps, mais leurs agendas sont aussi chargés que le mien. D'ailleurs, Nadia me disait encore l'autre jour que je travaillais trop et que je devais apprendre à m'accorder des moments de détente...
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En prononçant ces mots, son regard glisse de nouveau sur moi, chargé d'un sous-entendu brûlant qui me fait monter une vague de chaleur jusqu'aux oreilles. Je baisse rapidement les yeux vers mon assiette, prétendant couper ma viande, le souffle court devant tant d'audace.
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Le repas s'achève et ma mère annonce qu'il est temps de débarrasser.
— Allez, Tom, viens m'aider un peu à tout ranger dans la cuisine, me demande Isabelle en ramassant les assiettes.
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Je m'exécute à regret, jetant un dernier regard vers Valérie qui reste assise seule à la table, l'air parfaitement détendu. Dès que nous franchissons le seuil de la cuisine, le bruit de l'eau que ma mère fait couler dans l'évier couvre un peu les bruits de la pièce d'à côté. Je fais machinalement face au plan de travail, empilant les assiettes sales, l'esprit totalement obnubilé par ce qui se passe de l'autre côté du mur.
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Quelques secondes plus tard, un léger cliquetis de talons se fait entendre. Le cœur me rate un battement. Valérie a quitté la table à son tour. Elle glisse silencieusement dans l'espace étroit de la cuisine sous prétexte de venir chercher une carafe d'eau fraîche, ou simplement pour poser son verre.
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Elle s'arrête juste à côté de moi. Si près que je sens la chaleur de son corps et la fragrance boisée de son parfum envelopper l'air confiné de la pièce. Ma mère a le dos tourné, occupée à rincer un plat sous un fort jet d'eau. Dans l'angle mort de la cuisine, Valérie penche légèrement la tête vers mon épaule, frôlant presque ma joue. Ses yeux bruns plongent dans les miens avec une intensité insoutenable.
— Alors, Tom... glisse-t-elle à voix très basse, juste pour moi, dans un murmure velouté qui fait trembler mes mains posées sur le zinc. Ma photo t'a plu ?
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Un frisson violent me paralyse de la tête aux pieds. Mes doigts se crispent sur la céramique de l'assiette au point de l'ébrécher presque. Mes tempes battent à tout rompre, la gorge sèche, incapable de prononcer le moindre son. Je tourne imperceptiblement la tête, croisant son regard chargé d'un défi taquin et souverain.
— Oui... bafouille-je à peine, la voix étranglée par la panique et le désir, terrorisé à l'idée qu'Isabelle tourne la tête et nous surprenne.
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Un sourire en coin, infiniment sensuel, étire les lèvres de Valérie. Elle pose une main furtive, rapide comme l'éclair, sur le bas de mon dos, exerçant une pression imperceptible qui me coupe définitivement la respiration, avant de s'éloigner avec une grâce absolue en emportant sa carafe d'eau.
— Tout va bien, Tom ? lance ma mère en coupant l'eau du robinet et en se retournant. Tu es tout rouge.
— R-rien, maman, bégaie-je en essayant de reprendre contenance, les jambes molles, la tête complètement vidée par cette décharge électrique. C'est la chaleur...
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Quelques minutes plus tard, la cuisine est en ordre et nous pouvons enfin nous diriger vers le salon. Isabelle s'approche du canapé, pose les mains sur ses lombaires avec une petite grimace de soulagement et se tourne vers notre invitée.
— Bon, installez-vous ! Moi, je vais prendre le grand fauteuil dans le coin si ça ne te dérange pas, Valérie... J'ai un mal de dos terrible ce soir, le canapé est un peu trop mou pour mes vertèbres. Tu veux bien te mettre sur le canapé avec Tom ?
— Mais aucun problème, Isabelle, répond Valérie avec un naturel déconcertant, un léger sourire en coin flottant sur ses lèvres pulpeuses. Je serai très bien installée aux côtés de ton fils.
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Elle s'avance vers le canapé d'un pas mesuré, le bruit de ses talons résonnant comme un compte à rebours dans ma poitrine. Elle s'assoit avec une grâce infinie, croisant immédiatement ses jambes parfaites dans un frottement de tissu qui me fait monter le sang aux oreilles.
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Ma mère attrape la télécommande et parcourt le catalogue de films, satisfaite du programme.
— Bon, j'ai trouvé ce qu'on va regarder. Un grand classique que je n'ai pas revu depuis des années : Titanic.
Je laisse échapper un petit soupir perplexe sans le vouloir : — Titanic ?
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Valérie tourne soudain la tête vers moi, les yeux pétillants d'un amusement moqueur.
— Ne me dis pas que tu n'as jamais vu Titanic, Tom ? s'exclame-t-elle dans un petit rire cristallin, se tournant légèrement vers moi, laissant apercevoir la courbe sublime de sa gorge.
— Ben... non, avoue-je, rougissant jusqu'aux oreilles sous son regard amusé. En entier, jamais.
— C'est pas vrai ! s'esclaffe ma mère depuis son fauteuil. Mais dans quelle grotte tu as grandi ?
— Mais c'est merveilleux ! enchaîne Valérie d'un ton chaleureux et taquin. On va te faire découvrir ça ce soir. Tu vas voir, c'est toute une aventure...
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Ambiance légère, rires partagés, complicité de façade. Ma mère se cale confortablement dans son fauteuil et presse la touche lecture. Les premières notes de musique résonnent dans les enceintes alors que ma mère éteint la grande lampe du salon, ne laissant qu'une lumière tamisée et feutrée dans la pièce.
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Je m'assois prudemment à l'autre bout du canapé, le corps tendu comme un arc. Mais dans la pénombre qui s'installe, je sens le regard de Valérie posé sur moi, brillant d'un feu secret. Elle ajuste sa posture, ses jambes galbées orientées dans ma direction, ses escarpins sexy effleurant presque le bas de mon jean.
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Le film avance, rythmé par leurs commentaires spontanés. Ma mère commente les décors, Valérie répond d'une voix posée, mais à chaque intervention, je surprends la lueur de ses yeux qui cherche les miens dans le noir. Puis arrive la fameuse scène du dessin dans la cabine. Rose retire sa robe, et la nudité s'affiche en grand sur l'écran. Un silence soudain s'empare du salon.
— Oh, j'avais oublié que c'était si explicite, lâche ma mère avec une petite hésitation malicieuse, jetant un coup d'œil dans ma direction. Tom, cache tes yeux, tu es trop jeune pour voir ça !
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Mon visage me brûle instantanément. Je m'enfonce dans le dossier, mort de honte, mais le rire velouté de Valérie s'élève aussitôt à côté de moi, balayant le malaise.
— Oh, voyons Isabelle... il est grand maintenant, glisse-t-elle d'une voix douce, presque langoureuse, dont la vibration me traverse la colonne vertébrale. Je suis sûre qu'il sait très bien apprécier les jolies choses.
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Un frisson violent me transperce. Il est grand maintenant. La phrase résonne dans mon esprit comme un écho obsédant. Est-ce qu'elle joue simplement la comédie pour taquiner ma mère ? Ou est-ce une provocation délibérée, une façon de me rappeler ce qu'elle m'a envoyé hier soir ? Le doute me ronge, vertigineux, insupportable, étouffant. Chaque mouvement qu'elle fait, chaque respiration qu'elle prend prend une dimension érotique surdimensionnée dans ma tête.
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Soudain, ma mère se frictionne les bras en frissonnant légèrement.
— Ouh, il commence à faire frais ici avec ce courant d'air. Attendez, je vais chercher de quoi nous couvrir.
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Elle se lève et revient un instant plus tard avec deux grandes couvertures épaisses. Elle en drape une sur ses propres jambes dans son fauteuil, puis s'approche du canapé et déplie la seconde, la posant doucement sur nos genoux réunis.
— Voilà, une grande couverture pour vous deux, comme ça vous n'aurez pas froid, dit-elle en se réinstallant confortablement.
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L'étoffe lourde retombe sur nous, scellant un toit obscur sur nos cuisses. Sous la laine, la chaleur du corps de Valérie devient une présence brûlante. Son genou vient se caler contre le mien, et dans la pénombre du salon, abrités du regard d'Isabelle, le jeu ne fait que commencer.
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