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Couverture de Adrián, par Hairwan
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Inspiré du réel
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
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Adrián — Chapitre 6 · Épilogue caliente

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Hairwan
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Adrián

Chapitre 6 · Épilogue caliente

On est restés immobiles un moment.
Puis Adrián s'est tourné vers moi, s'est collé contre mon flanc, son torse contre mon bras, et j'ai senti sa semence sécher entre nous, collante, tirer sur les poils de mon ventre quand il bougeait. Il a posé sa tête dans le creux de mon épaule, son nez contre ma clavicule, et sa main a commencé à errer sur moi.
Ses doigts sur mes pectoraux, sur le sillon entre eux, sur les reliefs que le rugby m'avait laissés. Il appuyait, testait, suivait les lignes des muscles comme s'il lisait quelque chose. Il est descendu le long des abdos, un doigt traçant la ligne blanche, puis il a atteint mon pubis et attrapé le préservatif. Il l'a fait glisser, jeté au sol. Ma bite pendait, molle, luisante de sperme et de gel, ratatinée par la fatigue.
Il l'a prise dans sa paume.
Juste tenue d'abord, pesée, le pouce roulant sur le frein. Puis il a commencé à tirer doucement, le prépuce montant et descendant sur le gland, la peau se décollant du bout, encore sensible, presque douloureuse. Je me suis crispé.
— Doucement.
Il n'a pas répondu. Il a craché dans sa main, étalé, continué. Un mouvement lent, régulier, du poignet. La main fermée juste ce qu'il fallait, le pouce appuyant sur le filet à chaque passage. Rien d'autre. Pas de baiser, pas de mots. Juste sa paume sur mon sexe et son souffle dans mon cou.
Ça a pris du temps. Le sang revenait par vagues, la chair se gorgeait, l'engorgement reprenait depuis la base, le gland se déplissait, la peau se tendait de nouveau. Adrián a senti la rigidité monter sous ses doigts et souri contre mon épaule. Il a serré plus fort, accéléré un peu, la hampe pleine et dure dans son poing, une veine battant sous son pouce. Il s'est redressé, a craché encore une fois sur ma queue dressée, sa salive coulant le long de mes couilles, et il a pompé franchement, dix, quinze coups, jusqu'à ce que je sois tendu, le gland rouge et luisant.
Il s'est arrêté net. Il m'a lâché. S'est mis à quatre pattes au-dessus de moi.
Son sexe pendait au-dessus de mon visage, épais, à moitié dur, l'odeur de sperme et de sueur descendant droit dans mes narines. Il a avancé les hanches. Le gland a touché le bout de mon nez avant de frôler mes lèvres. J'ai ouvert la bouche et il est entré sans ménagement, jusqu'au fond, la tête tapant contre mon palais mou.
J'ai ravalé un haut-le-cœur. Il s'est mis à me pomper la queue, les deux mains plantées dans le matelas de chaque côté de mes hanches, et en même temps des coups de reins courts et secs, le pubis s'écrasant contre mes lèvres, les couilles contre mon nez. Je l'ai sucé, la langue à plat sous la hampe, la gorge se contractant autour de lui à chaque passage. Adrián grossissait dans ma bouche, se remplissait, durcissait, la largeur forçant mes mâchoires. De la salive coulait de mes commissures jusque dans mes oreilles.
Il s'est retiré. Un filet de bave a suivi, cassé sur mon menton.
Il s'est levé, a marché jusqu'à la table de nuit, ouvert le tiroir. Il a fouillé, sorti la boîte de préservatifs, et grogné, un vrai grognement, bas, mécontent.
— Merda. C'est pas ma taille.
Il a jeté la boîte sur le bord du lit.
— Mets-toi à quatre pattes.
Je me suis redressé. Mon cœur s'est emballé, une décharge d'adrénaline dans la poitrine. Cette position. Exactement celle de Javier cette nuit-là, quand je l'avais observé par la porte entrouverte, le dos arqué, les fesses hautes, les coudes plantés dans les draps. Je savais ce qui venait. Je le savais et j'ai obéi quand même, les genoux s'enfonçant dans le matelas, les mains devant moi, le front presque posé sur l'oreiller.
Il ne s'est pas mis debout derrière moi. Adrián s'est agenouillé au sol, m'a agrippé les hanches et tiré en arrière jusqu'à ce que mes fesses débordent du bord du lit, à hauteur de sa bouche.
Et il m'a bouffé le cul. Littéralement.
Sa langue à plat d'abord, du périnée jusqu'à mon trou, large, mouillée, insistante. Puis la pointe, tournant autour, appuyant sans entrer, repartant. Il crachait, étalait, et la salive descendait tiède le long de mon scrotum, ruisselait sur mes couilles pendantes, gouttait sur le drap entre mes genoux. Il a aspiré le bord, la bouche collée, les lèvres scellant et tirant, et j'ai senti le sphincter se décontracter tout seul, pulser contre sa langue. Il a enfoncé la pointe dedans, un centimètre, deux, en tournant.
Mes bras ont lâché. Je me suis effondré sur l'épaule, la joue dans le drap, la bouche ouverte, dans un gémissement que je ne m'étais jamais connu.
Il a continué longtemps. Assez pour que je ne sache plus combien. Sa barbe naissante me brûlait l'intérieur des cuisses, ses mains écartaient mes fesses à pleines paumes, les pouces tirant la peau vers l'extérieur pour que rien ne lui échappe.
Il s'est relevé, a passé la main entre mes jambes, empoigné ma bite, elle répandait du pré-séminal depuis cinq minutes et l'a serrée.
— Tu veux que je te prenne ? Les capotes sont pas à ma taille par contre.
J'ai pas hésité longtemps. Deux secondes, peut-être trois.
— Oui. OK. Mais vas-y doucement.
Il a compris tout de suite. Il n'a rien dit. Il a ramassé le tube, mis une noix qu'il a réchauffée dans sa paume, et il a commencé.
Un doigt d'abord, entier d'un coup, sans prévenir. J'ai serré les dents. Il l'a fait aller et venir, tourner, crocheter, tout en en remettant. Deux doigts ensuite, écartés en ciseaux, l'anneau étiré, brûlant un peu, la sensation d'être ouvert plus large que la normale. Trois. Adrián prenait son temps, écoutait mes respirations, rajoutait du gel dès que ça accrochait. À un moment il a appuyé vers le bas, à l'intérieur, et j'ai eu une secousse électrique dans tout le bassin, les jambes prêtes à céder.
— Là ? il a demandé.
— Là.
Il a refait le geste deux fois, exprès, puis retiré ses doigts. Le vide, d'un coup. J'ai entendu le bouchon du tube, le bruit mouillé du gel étalé sur lui-même, longuement, à pleine main.
Puis la pression. Le gland contre l'entrée, large, au moins aussi large que trois doigts, chaud, rond, poussant sans forcer, attendant. Mon trou s'écartait, résistait, cédait d'un millimètre. Une brûlure franche, précise, montant dans le bas du dos. J'ai agrippé les draps à pleins poings.
Il a poussé.
La tête est passée, et j'ai senti exactement où elle était, cette masse occupant tout, appuyant sur les parois, me remplissant plus que ce que j'imaginais possible. Adrián s'est arrêté à mi-chemin, les deux mains à plat sur mes reins, et il a attendu. Sa respiration était rapide. Je sentais son sexe palpiter à l'intérieur de moi, à chaque battement de cœur.
— Respire, il a dit.
J'ai respiré. Les muscles se sont desserrés autour de lui. Il a poussé encore, lentement, la hampe entrant centimètre par centimètre, la largeur forçant, étirant, jusqu'à ce que son pubis vienne buter contre mes fesses. Entier. Il était entier.
Il est resté planté là, sans bouger. Chaque pulsation de son sexe contre mes parois, un battement sourd, régulier, me rappelait à quel point j'étais plein. Puis il a reculé. Lentement. La hampe glissant vers l'extérieur, la peau frottant l'anneau, et le vide qui revenait, un vide que je n'ai pas aimé. Il s'est arrêté juste avant que la tête sorte, et il est rentré d'un coup, franc, jusqu'aux couilles.
Le cri est sorti tout seul.
Pas un grognement étouffé, pas un souffle. Un vrai cri, aigu, qui a rebondi contre les murs. J'ai plaqué ma main sur ma bouche, trop tard, et j'ai entendu Adrián rire doucement derrière moi.
— Ah. Voilà.
Il a recommencé. Même amplitude, même brutalité, et cette fois je n'ai pas cherché à me taire. J'ai gémi, long, la joue écrasée dans le drap, la bouche grande ouverte sur le tissu. Il tenait mes hanches à deux mains, les pouces plantés dans le creux des reins, et me tirait vers lui à chaque coup, pour que ça aille plus loin que ce que mes propres muscles acceptaient. Ses couilles claquaient contre l'intérieur de mes cuisses, mouillées de salive et de gel. Le bruit était obscène, un clapotis gras, régulier, emplissant la pièce.
Je ne savais pas que c'était comme ça. Qu'on pouvait sentir chaque centimètre comme une chose distincte, ni que la brûlure du début pouvait se transformer en ça, cette chaleur lourde montant du périnée jusqu'au bas du ventre, cette envie de le pousser encore, plus fort, plus vite. Ma bite venait frapper mon ventre à chaque coup, gonflée, lourde, le pré-séminal filant en un long fil jusqu'au drap. Je bandais comme jamais, sans qu'on me touche.
— Tu aimes ça, hein.
J'ai hoché la tête, incapable de mentir, incapable de parler.
— Dis-le.
— Ouais, j'aime ça.
Il a accéléré. Les coups devenaient plus courts, plus secs, son bassin claquait contre mes fesses à un rythme que je ne pouvais plus suivre. Debout derrière le lit, les jambes écartées, il me prenait comme on prend quelque chose qu'on possède. Je me suis surpris à pousser en arrière, à venir à sa rencontre, à chercher moi-même l'angle qui faisait mal de la bonne façon.
Puis il a changé de trajectoire, visé vers le bas, et il a touché ce que ses doigts avaient trouvé plus tôt. Mes jambes ont lâché. Je suis tombé à plat ventre, il m'a suivi sans sortir, plié sur moi, les mains à côté des miennes, et il a pilonné cet endroit précis, encore et encore, jusqu'à ce que je ne sache plus si je gémissais ou si je pleurais.
— Arrête, j'ai soufflé. Arrête ou je...
Il s'est arrêté. Il respirait fort dans mon dos, la sueur de son torse coulant sur mes omoplates.
— Avance sur le lit.
Je me suis traîné vers l'avant, les genoux hésitants, et me suis remis en position dans le sens du matelas. Adrián est monté derrière moi, à genoux, et là il a pu s'installer vraiment. Il m'a attrapé par la taille, tiré en arrière jusqu'à ce que mes fesses butent contre son bassin, et il a commencé à me prendre avec un tout autre poids. À genoux, il pouvait s'appuyer. Chaque coup me poussait vers l'avant, mes bras cédaient, mon front descendait vers l'oreiller, et lui se penchait de plus en plus sur mon dos, la poitrine collée à mes vertèbres, le menton dans mon cou.
Il m'a forcé à m'arquer. Une main à plat sur mon bas du dos, appuyant, creusant la cambrure jusqu'à ce que mes fesses se relèvent et que mon dos forme cette courbe. Celle-là même que j'avais regardée par la porte entrouverte. Ce n'était plus une image volée. C'était mon dos, mes gémissements.
On était trempés tous les deux. La sueur de son ventre laissait une trace humide sur mon dos à chaque va-et-vient, ses cuisses glissaient contre les miennes, ses mains n'accrochaient plus rien. Il haletait contre mon épaule, des souffles courts et rauques, et entre deux marmonnait des choses en espagnol que je ne comprenais pas, sauf mon nom, une fois. Ça m'a traversé comme un courant.
— Tourne-toi.
Il est sorti. J'ai roulé sur le dos, les jambes molles, et il s'est installé entre elles. Il est rentré de nouveau, plus facile cette fois, mon corps ouvert, habitué, la tête passée sans résistance. Il s'est penché sur moi, les coudes de chaque côté de ma tête, et il a commencé.
Face à face. C'était différent, tout de suite. Je voyais ses yeux, ses pupilles dilatées, la sueur perlant sur son front et tombant sur le mien, sa bouche entrouverte, ses mâchoires serrées. Adrián me regardait vraiment, sans se détourner, et moi je ne pouvais que le regarder haletant. Chaque coup me faisait monter d'un cran, un son sortant de moi à chaque poussée, et il l'avalait, sa bouche descendait sur la mienne au moment exact où je gémissais.
Il m'a embrassé. Longuement. Sa langue dans ma bouche pendant qu'il bougeait, le rythme se calant sur celui du baiser. Mes mains sont venues se planter dans ses cheveux trempés, ses dents mordant ma lèvre inférieure quand il accélérait. Il s'est redressé un peu, attrapé mes deux poignets, les a plaqués au-dessus de ma tête contre l'oreiller. Immobilisé. Ses hanches roulaient, lentes maintenant, profondes, chaque poussée allant jusqu'au bout et restant là, appuyée, avant de repartir.
J'ai fermé les yeux.
Mes jambes se sont refermées autour de lui, mes talons dans le creux de ses reins, et il a souri contre ma bouche.
— Regarde-moi, il a dit.
Il n'a pas lâché mes poignets. Il continuait, lentement, profondément, son pubis s'écrasant contre mes couilles pleines à chaque poussée. Je sentais la chose monter depuis le bas du ventre, pas la tension localisée qu'on connaît depuis l'adolescence. Quelque chose de plus large, de plus diffus, parti de l'intérieur, là où il appuyait, irradiant vers les cuisses, les reins, la gorge.
Ma bite était là, entre nos deux ventres, coincée, tendue sans qu'on la touche. Personne. Ses mains étaient sur mes poignets, les miennes au-dessus de ma tête, et il n'y avait rien, aucun contact, aucune friction. Juste le va-et-vient et le poids de son corps sur le mien.
— Attends, j'ai dit. Attends, je vais...
— Vas-y.
Je ne savais même pas ce que je disais. La vague est montée, sans prévenir, depuis le fond, et m'a traversé tout entier. J'ai râlé, un son grave, profond, sorti du plexus et pas de la gorge, presque animal. Mon corps s'est arqué tout seul, les talons plantés dans ses reins, la tête renversée, la bouche ouverte sur rien.
Et je suis parti. Sans une main sur moi. En longs jets chauds giclées entre nos deux ventres, sur mon torse, sur le sien, dans le creux de son sternum, certains remontant jusqu'à son menton. Les spasmes secouaient mon bassin autour de lui, mon cul se refermant par vagues sur sa queue, et lui n'arrêtait pas, me labourant pendant que je jouissais, ce qui a prolongé la chose bien au-delà du supportable.
Je tremblais. Des secousses dans les cuisses, les mains, la mâchoire.
Il a ralenti. Lâché mes poignets. Il est resté planté en moi quelques secondes encore, à me regarder, essoufflé, le torse couvert de ma semence coulant vers son nombril.
Puis il est sorti. Le vide, encore, plus brutal cette fois. J'ai senti l'air froid entrer là où il était.
Il n'a pas attendu. Il a enjambé mon torse, avancé à genoux jusqu'à ce que ses cuisses encadrent ma tête, et descendu d'une main son sexe vers ma bouche.
Rougi, gonflé, luisant de gel et de ce qui s'était passé avant, une veine épaisse courant sur toute la longueur et battant. Il l'a posé sur mes lèvres. Je les ai ouvertes et il est entré d'un coup jusqu'à la gorge.
Il a pris ma tête à deux mains. Pas brutalement, à pleines paumes, les doigts dans mes cheveux trempés, les pouces sur mes tempes et il a commencé à me baiser la bouche. Court d'abord, le gland allant et venant juste derrière mes dents sur ma langue, puis plus profond, jusqu'à ce que le pubis s'écrase contre mon nez et que je n'aie plus d'air. Je me suis concentré sur la respiration par le nez, la langue à plat sous la hampe, la gorge qui se relâchait. Il gémissait au-dessus de moi, des sons bas, continus, vibrant dans ses cuisses contre mes oreilles. Mes yeux s'embuaient.
Je le sentais se tendre, la peau durcie sur le gland, les couilles tapant contre mon menton. Sa cadence a cassé, irrégulière, saccadée, plus rapide et moins contrôlée. Ses doigts se sont crispés dans mes cheveux. Ses hanches ont poussé une dernière fois, à fond, et il est resté là, bloqué, mon nez enfoui dans ses poils contre son bas-ventre. Je pouvais à peine respirer.
Il a joui.
La première saccade contre mon palais, chaude, épaisse, salée. Puis la deuxième. La troisième. Il continuait à pousser par petits coups convulsifs, chaque spasme envoyant une nouvelle dose, et je n'avais pas d'autre choix que d'avaler, la gorge se contractant, plusieurs fois, jusqu'à ce qu'il n'y ait plus rien. Une goutte a débordé, coulé sur mon menton. Il a retiré sa queue lentement, et le filet a suivi, fendu sur ma lèvre.
Il est resté à genoux au-dessus de moi, haletant, presque assis sur mon torse, les cuisses tremblantes, la tête penchée en arrière, les yeux fermés. Sa poitrine montait et descendait vite. Il était trempé, beau, sa silhouette brillait presque.
Il a fini par ouvrir les yeux et me regarder. Il n'a rien dit. Il a juste passé le pouce sur mon menton pour essuyer la goutte, et l'a porté à sa propre bouche.
Il est resté un moment comme ça, le poids de son corps reposant contre le mien, le goût encore chaud sur nos peaux. Le silence de la pièce s'est fait plus dense.
Puis il a bougé. Avec cette même absence de hâte qu'il avait eue au début. Il s'est redressé, m'a laissé respirer, l'air revenant dans mes poumons en plusieurs inspirations tremblantes. Sa main est passée sur mon front, essuyant la sueur là où ses doigts s'étaient enfoncés tout à l'heure.
— T'es là ? m'a-t-il demandé, la voix rauque, usée.
J'ai hoché la tête.
Il s'est reculé juste assez pour que je puisse le regarder. Je distinguais le tremblement de ses avant-bras, l'eau qui perlait encore le long de ses côtes et cette brève suspension de son souffle avant qu'il ne le relâche.
On a ri. Doucement, sans raison, juste pour casser la tension qui persistait dans l'air.
Puis il s'est penché une dernière fois et a posé un baiser sur mon front. Un geste bref, presque discret.
J'ai tendu la main vers lui. Rien de théâtral. Juste ma paume ouverte entre nous.
Il l'a prise et m'a aidé à me redresser. J'ai vacillé un peu.
— On devrait aller prendre une douche, j'ai dit. Ensemble.
Il a hoché la tête.
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