Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Sahara — Chapitre 8 · Le Jeu commence ...
Auteur
Sahara
Chapitre 8 · Le Jeu commence ...
Deux mois s'écoulèrent. Nadia avait eu trois autres aventures, chacune différente, chacune racontée dans les moindres détails à Karim. Un médecin rencontré lors d'un cocktail professionnel, un entrepreneur du bâtiment croisé sur un chantier, un professeur d'université aperçu dans une librairie.
Le rituel était maintenant rodé. Nadia sortait, envoyait des messages cryptés à Karim pendant ses rendez-vous – « Il m'a invitée chez lui », « On passe à table », « Il me raccompagne » – puis rentrait pour tout raconter. Chaque récit était suivi d'une nuit de passion avec son mari, comme si l'infidélité légalisée avait décuplé leur désir mutuel.
Ce jeudi soir, Nadia se préparait pour un nouveau rendez-vous. Cette fois, c'était avec Rachid, un ingénieur de quarante-cinq ans, rencontré lors d'une conférence sur l'urbanisme durable. Divorcé, deux enfants qu'il voyait un week-end sur deux, il semblait parfait pour ce qui était devenu son « hobby ».
— Tu es nerveuse ? demanda Karim en la regardant se maquiller.
— Un peu. C'est la première fois que je vois quelqu'un aussi âgé.
— Ça t'excite ?
— Un peu. C'est la première fois que je vois quelqu'un aussi âgé.
— Ça t'excite ?
Karim avait pris cette habitude de poser des questions directes sur ses sensations, comme s'il collectait des données pour une étude scientifique.
— Je ne sais pas encore.
Elle finit de se préparer sous son regard. Ces derniers mois avaient transformé leur relation de manière inattendue. Karim était devenu à la fois son complice et son voyeur, participant à ses aventures par procuration tout en gardant son rôle de mari aimant.
Le restaurant choisi par Rachid était plus chic que d'habitude, dans le quartier résidentiel de Télemly. L'homme qui l'attendait avait cette prestance que donne la maturité : cheveux grisonnants, costume impeccable, assurance tranquille.
— Vous êtes encore plus belle que dans mes souvenirs, dit-il en l'accueillant.
Pendant le dîner, Nadia découvrit un homme intelligent, cultivé, qui avait l'art de la faire rire. Il parlait de ses voyages d'affaires, de ses enfants qu'il adorait, de cette solitude choisie après un mariage raté.
— Et vous ? demanda-t-il. Jamais mariée ?
— J'ai failli, mentit-elle. Mais au dernier moment, j'ai eu peur.
— Peur de quoi ?
— De la routine. De devenir quelqu'un d'autre.
— Vous avez eu raison. Le mariage tue le désir.
— J'ai failli, mentit-elle. Mais au dernier moment, j'ai eu peur.
— Peur de quoi ?
— De la routine. De devenir quelqu'un d'autre.
— Vous avez eu raison. Le mariage tue le désir.
Si seulement il savait que le sien, au contraire, venait de ressusciter.
Vers vingt-deux heures, elle envoya le premier message à Karim : « Dîner fini. Il me propose son appartement. »
La réponse arriva aussitôt : « Tu acceptes ? »
— « Oui. »
— « Raconte-moi tout. »
— « Raconte-moi tout. »
L'appartement de Rachid surplombait la baie d'Alger depuis les hauteurs de Télemly. Luxueux sans ostentation, meublé avec goût. Nadia admira la vue panoramique pendant qu'il servait du champagne.
— À quoi on trinque ? demanda-t-elle.
— Aux rencontres inattendues.
— Aux rencontres inattendues.
Ils burent en se regardant. L'alcool, l'atmosphère feutrée, les lumières de la ville : tout concourait à créer une bulle d'intimité.
Quand il l'embrassa, elle fondit littéralement. Rachid embrassait comme un homme qui avait eu le temps d'apprendre, lentement, profondément. Ses mains expertes trouvèrent immédiatement les zones sensibles, cette façon de la caresser à travers le tissu qui la rendait folle.
— « Il me déshabille », écrivit-elle discrètement à Karim pendant que Rachid déboutonnait sa robe.
— « Comment ? »
— « Lentement. Comme s'il avait toute la nuit. »
— « Tu es excitée ? »
— « Très. »
— « Comment ? »
— « Lentement. Comme s'il avait toute la nuit. »
— « Tu es excitée ? »
— « Très. »
Rachid découvrit sa lingerie rouge avec un sourire appréciateur.
— Vous aviez prévu ça.
— Peut-être.
— J'aime les femmes qui savent ce qu'elles veulent.
— Peut-être.
— J'aime les femmes qui savent ce qu'elles veulent.
Il l'embrassa dans le cou, descendit vers ses seins qu'il libéra de leur carcan de dentelle. Nadia gémit sous ses caresses expertes.
— « Il me fait des choses que tu ne fais jamais », tapait-elle fébrilement.
— « Quoi ? »
— « Il me lèche partout. Partout. »
— « Ça te plaît ? »
— « Je mouille comme jamais. »
— « Quoi ? »
— « Il me lèche partout. Partout. »
— « Ça te plaît ? »
— « Je mouille comme jamais. »
Dans la chambre, Rachid se révéla un amant d'une technique redoutable. Il la fit jouir d'abord avec sa bouche, longuement, méthodiquement, jusqu'à ce qu'elle crie son plaisir. Puis il la prit avec cette assurance de l'homme mûr qui connaît le corps des femmes.
— « Il me baise comme un dieu », envoya-t-elle entre deux orgasmes.
— « Mieux que moi ? »
— « Différemment. Il sait exactement où me toucher. »
— « Tu jouis ? »
— « Pour la troisième fois. »
— « Mieux que moi ? »
— « Différemment. Il sait exactement où me toucher. »
— « Tu jouis ? »
— « Pour la troisième fois. »
Karim, dans leur appartement, lisait ces messages avec un mélange de souffrance et d'excitation qui le rendait fou. Il était à la fois jaloux et fasciné, blessé et excité. Cette dichotomie le perturbait mais l'accrochait aussi.
Vers deux heures du matin, Nadia rentra. Elle trouva Karim qui l'attendait dans le salon, tendu comme un arc.
— Alors ? demanda-t-il avant même qu'elle ait retiré sa veste.
— C'était... intense.
— Plus que les autres ?
— Oui. Il a de l'expérience.
— Raconte.
— C'était... intense.
— Plus que les autres ?
— Oui. Il a de l'expérience.
— Raconte.
Nadia fixait Karim dans les yeux, sa voix tremblante d'un mélange de culpabilité et d'excitation résiduelle, tandis qu'elle revivait chaque instant de cette nuit avec Rachid. L'air entre eux était chargé, Karim durcissant déjà sous son pantalon à l'idée de sa femme soumise à un autre.
— Il m'a prise dans ses bras vers sa chambre à coucher. Mon cœur battait comme une folle, mes cuisses déjà humides rien qu'à l'idée de ce qui allait se passer. Il m'a plaquée contre un mur, son corps massif pressé contre le mien. Ses mains ont agrippé mes hanches, me maintenant en place comme si j'étais sa proie. Sa bouche s'est écrasée sur la mienne, sa langue invasive forçait le passage, explorant chaque recoin avec une faim vorace. Je sentais ma chatte palpiter, mouiller abondamment, trempant ma culotte fine.
— Ses mains ont remonté ma robe, palpant mes seins avec une brutalité excitante, pinçant mes tétons durcis à travers le tissu.
— Tu veux que je te baise, hein ?
J'ai hoché la tête, haletante, un « oui » étouffé s'échappant de mes lèvres gonflées. Il a ri, un son grave et triomphant, avant de me pousser à genoux.
— Alors suce-moi comme si ta vie en dépendait.
J'ai obéi sans hésiter, mes doigts tremblants défaisant sa ceinture, baissant son pantalon pour libérer sa queue massive et veineuse, avec un gland rouge et gonflé qui suintait déjà. L'odeur de son excitation m'a envahie, musquée et salée, me faisant saliver. J'ai enroulé mes lèvres autour du bout, ma langue tourbillonnant sur la fente sensible, goûtant sa saveur âpre.
— Oh putain ! oui !
Il a gémi, ses doigts s'enfonçant dans mes cheveux pour me guider plus profond. J'ai étouffé un haut-le-cœur en le prenant jusqu'à la gorge, mes yeux larmoyants, la salive coulant en filets sur mon menton et sur ses couilles poilues. Il a commencé à me baiser la bouche avec des coups de reins brutaux, ses hanches claquant contre mon visage, le bruit humide et obscène résonnait dans l'entrée. J'étais nerveuse, excitée par l'inconnu. Et quand il a joui, un flot chaud et épais a jailli dans ma gorge, salé et visqueux. J'ai tout avalé, sentant son sperme couler dans ma gorge, me laissant un goût persistant qui m'a fait frissonner de plaisir pervers. J'étais essoufflée, les genoux endoloris, mais une vague de satisfaction m'a envahie, comme si j'avais enfin libéré une partie de moi que je cachais.
— Il m'a relevée d'un geste sec, ses yeux brillants de luxure.
— À mon tour de te faire hurler, Nadia. Je vais détruire cette petite chatte.
Il m'a traînée jusqu'au lit King Size, me jetant dessus comme une poupée de chiffon. Il a relevé ma robe d'un coup, déchiré ma culotte trempée, exposant ma chatte gonflée.
— Regarde-toi, trempée comme une vraie traînée. Tu aimes sucer des inconnus, hein ?
Ses doigts ont plongé en moi sans ménagement, deux d'abord, puis trois, étirant mes parois humides, frottant mon point G avec une précision cruelle. Sa bouche s'est abattue sur mes seins, suçant mes tétons durs, les mordillant jusqu'à la douleur exquise. Mes hanches se cambrant involontairement. J'ai crié quand il a retiré ses doigts pour enfoncer sa queue en moi d'un seul coup violent, me remplissant jusqu'au col, étirant mes chairs sensibles.
— Prends-la, salope ! Sens comme je te défonce !
Il me pilonnait sans relâche, ses couilles claquant contre mon cul, chaque pénétration envoyait des éclairs de douleur mêlée au plaisir, à travers mon corps. Mes ongles ont labouré son dos, laissant des marques rouges, tandis que mon orgasme montait, une pression insoutenable dans mon ventre.
— Jouis pour moi, Nadia. Inonde ma bite !
Et j'ai explosé, mes muscles se contractant autour de lui, un flot de jus chaud coulant le long de mes cuisses, me laissant pantelante, vidée, mais encore affamée.
— Il ne s'est pas arrêté. Il m'a retournée à quatre pattes, sa main empoignant mes cheveux pour me forcer à cambrer le dos.
— Par-derrière maintenant, comme une vraie pute.
Sa queue a replongé en moi, plus profond encore, cognant contre mon col. C'était une baise animale, ses grognements dans mon oreille.
— Tu es à moi ce soir, Nadia. Prends tout mon sperme.
J'ai senti son corps se tendre, puis un jet brûlant m'a rempli, son sperme chaud et abondant coulant en moi, me faisant jouir une seconde fois – un orgasme plus profond, plus viscéral, qui m'a fait trembler des pieds à la tête, mes orteils se crispaient, ma vision se brouillait.
— Il t'a dit quoi après ? murmura Karim, une pointe de jalousie et d'excitation sur son visage.
— Qu'il aimerait me revoir, répondit Nadia.
— Et tu as dit ?
— Que c'était impossible. Que je ne voyais jamais quelqu'un deux fois.
— Il a insisté ?
— Un peu. Il m'a dit qu'on avait une alchimie rare.
— Qu'il aimerait me revoir, répondit Nadia.
— Et tu as dit ?
— Que c'était impossible. Que je ne voyais jamais quelqu'un deux fois.
— Il a insisté ?
— Un peu. Il m'a dit qu'on avait une alchimie rare.
Karim accusa le coup. L'idée qu'un autre homme puisse développer des sentiments pour sa femme le terrifiait.
— Tu as eu envie de dire oui ?
Nadia hésita. Rachid l'avait effectivement marquée plus que les autres. Son expérience, sa maturité, cette façon qu'il avait eue de la faire se sentir unique...
— Un peu, avoua-t-elle.
— Mais tu ne l'as pas fait.
— Non. J'ai respecté notre accord.
— Mais tu ne l'as pas fait.
— Non. J'ai respecté notre accord.
Ils firent l'amour cette nuit-là avec une violence inédite. Karim la prenait comme pour effacer les traces des autres, pour se réapproprier son corps. Et Nadia, encore toute vibrante du plaisir que Rachid lui avait donné, découvrait que la frustration de son mari l'excitait aussi.
Le lendemain matin, pendant le petit-déjeuner, Karim aborda un sujet inattendu.
— Et moi ?
— Toi quoi ?
— Est-ce que je pourrais... avec d'autres femmes ?
— Toi quoi ?
— Est-ce que je pourrais... avec d'autres femmes ?
La question la prit au dépourvu. Depuis le début de leur arrangement, il n'avait jamais évoqué cette possibilité.
— Tu en as envie ?
— Je ne sais pas. Peut-être. Pour équilibrer.
— Tu as quelqu'un en vue ?
— Ma secrétaire. Soraya. Elle me fait des avances depuis des mois.
— Je ne sais pas. Peut-être. Pour équilibrer.
— Tu as quelqu'un en vue ?
— Ma secrétaire. Soraya. Elle me fait des avances depuis des mois.
Nadia sentit une pointe de jalousie inattendue. Soraya, elle la connaissait. Jeune, belle, célibataire. Exactement le genre de femme qui pouvait séduire un homme.
— Si c'est ce que tu veux...
— Avec les mêmes règles ?
— Les mêmes règles.
— Avec les mêmes règles ?
— Les mêmes règles.
Mais quelque chose dans sa voix trahissait son trouble. Karim le remarqua.
— Tu n'es pas d'accord ?
— Si, si. C'est juste que... je n'avais pas pensé à ça.
— Pourtant, c'est logique. Si toi tu peux, pourquoi pas moi ?
— Si, si. C'est juste que... je n'avais pas pensé à ça.
— Pourtant, c'est logique. Si toi tu peux, pourquoi pas moi ?
Il avait raison, évidemment. Mais Nadia découvrait qu'accepter l'infidélité de son mari était plus difficile que de vivre la sienne.
— D'accord, dit-elle finalement. Mais tu me racontes tout, comme moi.
— Évidemment.
— Évidemment.
Ce soir-là, Karim rentra plus tard que d'habitude. Quand Nadia lui demanda pourquoi, il sourit mystérieusement.
— J'ai proposé un verre à Soraya. Pour prendre la température.
— Et ?
— Elle a accepté. On se voit demain soir.
— Et ?
— Elle a accepté. On se voit demain soir.
Nadia passa une nuit blanche, découvrant que la jalousie était un sentiment beaucoup plus douloureux quand on la subissait que quand on l'inspirait.
Leur jeu venait de changer de dimension. Et elle n'était pas sûre d'être prête pour cette nouvelle étape.
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