Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Itinéraire(s) — Chapitre 12 · Love could tear us apart
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Itinéraire(s)
Chapitre 12 · Love could tear us apart
Le silence était lourd, difficile, impénétrable dans la voiture en rentrant du boulot. André n'avait pu passer, il allait prendre soin de sa chérie et avait, me m'en doutais, bien autre chose à faire. J'avais conscience que je faisais une énorme connerie, Ludivine me plaisait, Elodie aussi, elles étaient plus ravissantes l'une que l'autre, des petits oiseaux blessés qui faisaient fondre mon cœur. Comment allais-je sortir de ce mauvais pas ?
—Elodie, il ne faut pas que Ludivine ne le sache, je ne veux pas qu'elle se sente blessée, exclue. Si ce que tu dis est vrai, nous voir nous épancher risque de lui faire du mal et je ne veux pas qu'elle replonge, je ne veux pas non plus la mettre à la rue, tu comprends ?
—Oui, tu as raison, ça sera dur, mais je le ferai.
La soirée fut courte, mais si longue pour moi. Les deux femmes cherchaient à m'aguicher, timidement l'une et l'autre. J'étais très tendu et mon caleçon me demandait grâce à force d'être tendu à ce point. Je voyais une épaule, un brin de lingerie, un fessier penché plus que de raison, un décolleté ravageur, un clin d'œil complice, un baiser envoyé en l'air. Je volai un baiser à l'une et à l'autre avant d'aller au lit. Mes rêves furent remplis de beauté, et dès que je tentai de m'en approcher, elle s'évanouissait. Frustrant au possible. Je me levai aux aurores, pour ne pas qu'Elodie ne nous voie Ludivine et moi enlacés. Il me fallait l'avis d'André, et de Marie aussi, je ne voyais pas comment j'allais me sortir de la panade dans laquelle je m'étais mise.
Elodie m'embrassa langoureusement quand nous fûmes seuls dans la voiture. Elle laissa promener ses doigts le long de ma cuisse. Ses regards en disaient long, et l'araignée qu'elle déployait sur ma peau, à travers mon pantalon ne cessait de faire grandir le trouble en moi. Je bandais, je frissonnais, j'étais totalement à elle, et heureusement, le trajet ne durait que très peu pour que je ne me laissasse pas aller dans le fossé !
Je retrouvai André à l'entrée du garage, il m'attendait avec une tasse de café et accueillit Elodie avec un grand sourire. Pas du tout impressionnée, elle le salua avec chaleur et ils filèrent vers le bureau pour qu'ils parlassent. Pendant ce temps, je m'occupais de la foule de voitures que j'avais à faire. Vidanges, freins, batteries, et tout ce qui pouvait amener une voiture qui n'avait pas bougé depuis deux mois à ne pas fonctionner.
—Alors, c'est elle l'ancienne élue de ton cœur, celle pour qui je t'ai ramassé à la petite cuillère ? me demanda André lorsqu'il eut fini avec elle.
—Euh, oui, c'est elle.
—Et tu sors avec maintenant ?
Un long silence fut tout ce que je pus répondre.
—Et Ludivine, tu sors avec aussi ?
Je ne pus rien répondre non plus,
—Difficile de choisir, je comprends, Elodie est ravissante, mais si tu as envie des deux, t'es pas dans la panade mon petit pote.
—Ben, c'est pire que ça.
—Tu t'es fait les deux ? Demanda-t-il plein d'enthousiasme.
—Nooon, m'insurgeai-je, il se peut juste que j'en aie embrassé une ou deux.
—Ah Ah, sacré Arnaud, ria-t-il, tu commences bien tes histoires toi. Un conseil, il vaut mieux que tu sois honnête avec l'une et l'autre, sinon, tu cours à la catastrophe.
—Oui, tu as raison, si jamais c'est la guerre, tu m'offres l'asile politique ?
Un grand rire vint ponctuer notre conversation. Elodie, en moins d'une journée fut adoubée et André, au vu des comptes du garage l'embaucha comme secrétaire à l'essai, il confirmait mon impression. Elodie m'embrassa tendrement lorsque nous prîmes la route, et j'étais plus que troublé par toutes les douces paroles qu'elle avait pour moi. Je restais néanmoins sur la défensive, je ne lui cachai pas mon besoin de protection après avoir souffert avec elle. J'avais besoin de me sentir rassuré, et elle le comprenait.
Arrivés à la maison, je volais un baiser à l'une et à l'autre jusqu'au dîner où, assis sur notre petite table, je voyais l'une et l'autre m'aguicher avec un décolleté indécent. Je devais mettre un terme à tout ça, ou j'allais faire souffrir tout le monde.
—Ludivine, Elodie, il est temps qu'on arrête de se cacher, il faut que je vous dise quelque chose, à toutes les deux. J'ai flirté avec toutes les deux, je vous ai embrassées l'une et l'autre. Je suis totalement sous votre charme à l'une et à l'autre, et je ne veux pas choisir. Vous avez le droit de me haïr, de me frapper, de me traiter de tous les noms, mais le fait est là, je vous aime toutes les deux.
Un camion aurait percuté l'appartement de plein fouet qu'il n'aurait pas pu faire autant de dégâts. Les regards des deux femmes m'assassinèrent. Il y eut un silence avant la tempête, avant que les deux ne se mirent à hurler. Elles eurent des mots durs, méchants envers moi, mais pire, l'une envers l'autre. A être honnête, je n'avais eu que la perte de ce que j'avais. En somme, je perdrais les deux.
Les noms d'oiseau fusaient et je ne pouvais que subir. Elles me traitaient de menteur, de manipulateur, d'odieux type, de profiteur, de sale débauché sous mes airs de gentil garçon. Elles se rejetaient la faute, chacune étant responsable de tout ça.
—Tu n'es qu'un hypocrite, comment ai-je été assez idiote pour succomber à toi ? Pestait l'une.
—C'est cette pouf qui t'a retourné le cerveau, accusait l'autre.
—Ça se voit qu'elle te manipule, avec ses faux-airs, cette salope, renchérissait la première.
La situation devenait incontrôlable, aussi, je m'enfuis vers les toilettes et appelai Marie au secours.
—Il faut que tu m'aides, Marie, l'une va tuer l'autre.
—Elles se battent pour toi, au moins, leur amour est sincère, pouffa-t-elle.
—Ça n'est pas très drôle, j'ai un peu peur, même le chat s'est barré de la maison alors qu'il pleut tellement il a peur.
—Je vois, on arrive avec André, tu vas faire un tour entre hommes avec Gabriel et je m'occupe de tes prétendantes.
—T'es un amour Marie, je te revaudrai ça.
—J'y compte bien, quelle que soit celle qui sera dans ton cœur, il faudra qu'elle accepte de me laisser goûter à ta belle queue, minauda-t-elle sensuellement.
—C'est moyennement le moment pour parler de nos envies de luxure à tous les deux.
—En tous cas, ça m'excite pas mal ce combat de chattes. J'arrive, barricade-toi.
Dieu que le ton était rude entre les deux qui s'invectivaient, ça y allait du passé de junkie de Ludivine à celle de pouffiasse superficielle d'Elodie. Tout y passait, le physique, les attitudes, rien n'allait chez l'une ou l'autre. Pendant ce temps, j'étais dans mes toilettes redoutant qu'elles ne cassent ma précieuse guitare et mon ampli. Heureusement, il n'en fut rien. Pour l'instant, seuls les mots fusaient.
André vint me sauver en ouvrant la porte des toilettes. Il m'y trouva à la fois fataliste, amusé et terrorisé.
—Tu es dans une de ces panades toi, allez, viens, on va faire un tour.
Marie me lança un regard tout à fait sensuel, qui semblait totalement se moquer de la situation. Notre petite équipe masculine s'échappa sans un mot vers un restaurant où Gabriel pourrait s'amuser et nous pourrions nous détendre.
—Elodie, il ne faut pas que Ludivine ne le sache, je ne veux pas qu'elle se sente blessée, exclue. Si ce que tu dis est vrai, nous voir nous épancher risque de lui faire du mal et je ne veux pas qu'elle replonge, je ne veux pas non plus la mettre à la rue, tu comprends ?
—Oui, tu as raison, ça sera dur, mais je le ferai.
La soirée fut courte, mais si longue pour moi. Les deux femmes cherchaient à m'aguicher, timidement l'une et l'autre. J'étais très tendu et mon caleçon me demandait grâce à force d'être tendu à ce point. Je voyais une épaule, un brin de lingerie, un fessier penché plus que de raison, un décolleté ravageur, un clin d'œil complice, un baiser envoyé en l'air. Je volai un baiser à l'une et à l'autre avant d'aller au lit. Mes rêves furent remplis de beauté, et dès que je tentai de m'en approcher, elle s'évanouissait. Frustrant au possible. Je me levai aux aurores, pour ne pas qu'Elodie ne nous voie Ludivine et moi enlacés. Il me fallait l'avis d'André, et de Marie aussi, je ne voyais pas comment j'allais me sortir de la panade dans laquelle je m'étais mise.
Elodie m'embrassa langoureusement quand nous fûmes seuls dans la voiture. Elle laissa promener ses doigts le long de ma cuisse. Ses regards en disaient long, et l'araignée qu'elle déployait sur ma peau, à travers mon pantalon ne cessait de faire grandir le trouble en moi. Je bandais, je frissonnais, j'étais totalement à elle, et heureusement, le trajet ne durait que très peu pour que je ne me laissasse pas aller dans le fossé !
Je retrouvai André à l'entrée du garage, il m'attendait avec une tasse de café et accueillit Elodie avec un grand sourire. Pas du tout impressionnée, elle le salua avec chaleur et ils filèrent vers le bureau pour qu'ils parlassent. Pendant ce temps, je m'occupais de la foule de voitures que j'avais à faire. Vidanges, freins, batteries, et tout ce qui pouvait amener une voiture qui n'avait pas bougé depuis deux mois à ne pas fonctionner.
—Alors, c'est elle l'ancienne élue de ton cœur, celle pour qui je t'ai ramassé à la petite cuillère ? me demanda André lorsqu'il eut fini avec elle.
—Euh, oui, c'est elle.
—Et tu sors avec maintenant ?
Un long silence fut tout ce que je pus répondre.
—Et Ludivine, tu sors avec aussi ?
Je ne pus rien répondre non plus,
—Difficile de choisir, je comprends, Elodie est ravissante, mais si tu as envie des deux, t'es pas dans la panade mon petit pote.
—Ben, c'est pire que ça.
—Tu t'es fait les deux ? Demanda-t-il plein d'enthousiasme.
—Nooon, m'insurgeai-je, il se peut juste que j'en aie embrassé une ou deux.
—Ah Ah, sacré Arnaud, ria-t-il, tu commences bien tes histoires toi. Un conseil, il vaut mieux que tu sois honnête avec l'une et l'autre, sinon, tu cours à la catastrophe.
—Oui, tu as raison, si jamais c'est la guerre, tu m'offres l'asile politique ?
Un grand rire vint ponctuer notre conversation. Elodie, en moins d'une journée fut adoubée et André, au vu des comptes du garage l'embaucha comme secrétaire à l'essai, il confirmait mon impression. Elodie m'embrassa tendrement lorsque nous prîmes la route, et j'étais plus que troublé par toutes les douces paroles qu'elle avait pour moi. Je restais néanmoins sur la défensive, je ne lui cachai pas mon besoin de protection après avoir souffert avec elle. J'avais besoin de me sentir rassuré, et elle le comprenait.
Arrivés à la maison, je volais un baiser à l'une et à l'autre jusqu'au dîner où, assis sur notre petite table, je voyais l'une et l'autre m'aguicher avec un décolleté indécent. Je devais mettre un terme à tout ça, ou j'allais faire souffrir tout le monde.
—Ludivine, Elodie, il est temps qu'on arrête de se cacher, il faut que je vous dise quelque chose, à toutes les deux. J'ai flirté avec toutes les deux, je vous ai embrassées l'une et l'autre. Je suis totalement sous votre charme à l'une et à l'autre, et je ne veux pas choisir. Vous avez le droit de me haïr, de me frapper, de me traiter de tous les noms, mais le fait est là, je vous aime toutes les deux.
Un camion aurait percuté l'appartement de plein fouet qu'il n'aurait pas pu faire autant de dégâts. Les regards des deux femmes m'assassinèrent. Il y eut un silence avant la tempête, avant que les deux ne se mirent à hurler. Elles eurent des mots durs, méchants envers moi, mais pire, l'une envers l'autre. A être honnête, je n'avais eu que la perte de ce que j'avais. En somme, je perdrais les deux.
Les noms d'oiseau fusaient et je ne pouvais que subir. Elles me traitaient de menteur, de manipulateur, d'odieux type, de profiteur, de sale débauché sous mes airs de gentil garçon. Elles se rejetaient la faute, chacune étant responsable de tout ça.
—Tu n'es qu'un hypocrite, comment ai-je été assez idiote pour succomber à toi ? Pestait l'une.
—C'est cette pouf qui t'a retourné le cerveau, accusait l'autre.
—Ça se voit qu'elle te manipule, avec ses faux-airs, cette salope, renchérissait la première.
La situation devenait incontrôlable, aussi, je m'enfuis vers les toilettes et appelai Marie au secours.
—Il faut que tu m'aides, Marie, l'une va tuer l'autre.
—Elles se battent pour toi, au moins, leur amour est sincère, pouffa-t-elle.
—Ça n'est pas très drôle, j'ai un peu peur, même le chat s'est barré de la maison alors qu'il pleut tellement il a peur.
—Je vois, on arrive avec André, tu vas faire un tour entre hommes avec Gabriel et je m'occupe de tes prétendantes.
—T'es un amour Marie, je te revaudrai ça.
—J'y compte bien, quelle que soit celle qui sera dans ton cœur, il faudra qu'elle accepte de me laisser goûter à ta belle queue, minauda-t-elle sensuellement.
—C'est moyennement le moment pour parler de nos envies de luxure à tous les deux.
—En tous cas, ça m'excite pas mal ce combat de chattes. J'arrive, barricade-toi.
Dieu que le ton était rude entre les deux qui s'invectivaient, ça y allait du passé de junkie de Ludivine à celle de pouffiasse superficielle d'Elodie. Tout y passait, le physique, les attitudes, rien n'allait chez l'une ou l'autre. Pendant ce temps, j'étais dans mes toilettes redoutant qu'elles ne cassent ma précieuse guitare et mon ampli. Heureusement, il n'en fut rien. Pour l'instant, seuls les mots fusaient.
André vint me sauver en ouvrant la porte des toilettes. Il m'y trouva à la fois fataliste, amusé et terrorisé.
—Tu es dans une de ces panades toi, allez, viens, on va faire un tour.
Marie me lança un regard tout à fait sensuel, qui semblait totalement se moquer de la situation. Notre petite équipe masculine s'échappa sans un mot vers un restaurant où Gabriel pourrait s'amuser et nous pourrions nous détendre.
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