Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Grand corps pudique. — Chapitre 1 · Timidité maladive.
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteure
Grand corps pudique.
Chapitre 1 · Timidité maladive.
Note de l'auteure :
Bonjour à tous, la note qui suit ne concerne pas directement le contenu de mon texte, par conséquent si vous n'êtes pas intéressé par sa lecture, allez directement sous les trois prochains χ χ χ,afin d'y trouver le début de mon nouveau récit.
χ
J'ai voulu quitter Xstory pour des raisons qui me sont propres, et l'histoire que vous allez découvrir j'avais prévu de la publier sur un site concurrent. Le premier épisode est même paru, mais alors que le second se trouvait en cours de validation, il a disparu du site en même temps que mon profil, sans même qu'un soupçon de début de motif ne me soit donné.
Pourtant il avait obtenu une note avoisinant les 14/20, ce que je trouvais pas trop mal pour une auteure n'étant pas sensée être connue là-bas.
La seule explication qui m'est venue à l'esprit, car bien entendu suite à un refus de communication j'en ai été réduite à faire des suppositions, a été que j'ai eu l'impudence de demander de l'aide par rapport à mon tout premier texte envoyé, qui avait été refusé et que vous connaissez déjà, puisqu'il s'agit de Gradualité.
Il avait été rejeté en bloc par l'équipe de validation, et je ne peux résister à l'envie de vous faire part de certains commentaires qui ont été mis comme justificatifs, de manière si vous avez lu ce texte, à ce que vous puissiez vous faire votre propre idée au sujet de leur pertinence :
― Quelle lourdeur de style !
― Ce texte est presque illisible. Les phrases sont trop longues avec des inserts à répétition qui les rendent difficilement compréhensibles. Ne faudrait il pas proposer à cet auteur de revoir son texte dans son ensemble?
― J'ai l'impression (mais je peux me tromper, bien sûr !) que l'auteur est très fier de son écriture. Peut-être se prend-il pour Zola ? Je crains que ta proposition ne le vexe profondément...
― Je viens de réaliser que l'auteur se dit féminin. Vu le vocabulaire et pas mal d'accords loupés, je suis convaincu qu'il s'agit d'un homme.
― Tes remarques sont très amusantes. J'ai trouvé sur xstory plusieurs rumeurs, la première, c'est que conteuse est un homme. Il/elle s'en défend mais cela revient régulièrement sur le tapis. La deuxième, plus dérangeante, est qu'il/elle crée beaucoup de multicomptes pour grossir le nombre de lectures et s'attribue des commentaires élogieux... Bref, c'est quelqu'un a surveiller !
― Que ce soit un mec ou une nana, quelque part, cela m'est indifférent. Ensuite, les multi comptes ne sont certes pas très honnête, mais l'auteur ne se ment qu'à lui-même. Evidement, je ne veux vexer personne et surtout pas un nouvel auteur, mais il est difficile de publier cela en l'état. Peut être que d'autres membres peuvent donner leur avis? Perso, je ne suis pas pour la publication de ce texte si l'auteur ne fait pas un effort. Il a beau citer les Rougon-Macquart, cela n'en fait pas un chef d'œuvre. Avant d'écrire à l'auteur, je vais réfléchir à une petite bafouille que je vous soumettrai.
― Je partage l'avis qu'on peut se passer de ce texte. La dévalorisation systématique de la/sa (?) femme me pose de plus en plus de problèmes, j'avoue. Quant au style, c'est lourd, pédant, au ras des pâquerettes.
― Ce texte est presque illisible. Les phrases sont trop longues avec des inserts à répétition qui les rendent difficilement compréhensibles. Ne faudrait il pas proposer à cet auteur de revoir son texte dans son ensemble?
― J'ai l'impression (mais je peux me tromper, bien sûr !) que l'auteur est très fier de son écriture. Peut-être se prend-il pour Zola ? Je crains que ta proposition ne le vexe profondément...
― Je viens de réaliser que l'auteur se dit féminin. Vu le vocabulaire et pas mal d'accords loupés, je suis convaincu qu'il s'agit d'un homme.
― Tes remarques sont très amusantes. J'ai trouvé sur xstory plusieurs rumeurs, la première, c'est que conteuse est un homme. Il/elle s'en défend mais cela revient régulièrement sur le tapis. La deuxième, plus dérangeante, est qu'il/elle crée beaucoup de multicomptes pour grossir le nombre de lectures et s'attribue des commentaires élogieux... Bref, c'est quelqu'un a surveiller !
― Que ce soit un mec ou une nana, quelque part, cela m'est indifférent. Ensuite, les multi comptes ne sont certes pas très honnête, mais l'auteur ne se ment qu'à lui-même. Evidement, je ne veux vexer personne et surtout pas un nouvel auteur, mais il est difficile de publier cela en l'état. Peut être que d'autres membres peuvent donner leur avis? Perso, je ne suis pas pour la publication de ce texte si l'auteur ne fait pas un effort. Il a beau citer les Rougon-Macquart, cela n'en fait pas un chef d'œuvre. Avant d'écrire à l'auteur, je vais réfléchir à une petite bafouille que je vous soumettrai.
― Je partage l'avis qu'on peut se passer de ce texte. La dévalorisation systématique de la/sa (?) femme me pose de plus en plus de problèmes, j'avoue. Quant au style, c'est lourd, pédant, au ras des pâquerettes.
J'espère que vous vous êtes bien divertis en lisant cela, et je vous rappelle qu'il ne s'agit pas de critiques du texte que vous allez lire, mais bien de Gradualité publié avant et ici sur Xstory. Du coup, c'est probablement là qu'il faudrait chercher la source du problème.
J'ajouterai que ce qui a fortement dérangé la cheffe de file des validateurs du site concurrent, c'est que je lui ai demandé de mettre en évidence les fautes d'accords démontrant que je suis un homme, ce qu'elle a été bien incapable de faire. Elle a prétexté après avoir prétendu qu'elle était prête à m'aider, qu'elle n'en avait pas le temps, alors que de mon point de vue ça fait partie de son travail. C'est par conséquent je pense le motif de mon renvoi sans autre forme de procès, mais bien entendu cette supposition n'engage que moi.
J'ajouterai que ce qui a fortement dérangé la cheffe de file des validateurs du site concurrent, c'est que je lui ai demandé de mettre en évidence les fautes d'accords démontrant que je suis un homme, ce qu'elle a été bien incapable de faire. Elle a prétexté après avoir prétendu qu'elle était prête à m'aider, qu'elle n'en avait pas le temps, alors que de mon point de vue ça fait partie de son travail. C'est par conséquent je pense le motif de mon renvoi sans autre forme de procès, mais bien entendu cette supposition n'engage que moi.
Il me semble évident que si ces fautes avaient existé, mes détracteurs ici sur Xstory ne se seraient pas privés de les faire remonter, dans le but de me décrédibiliser. Car vous pouvez me croire sur parole ils lisent attentivement mes textes, dans le but d'y trouver la moindre faille pouvant entraîner leur retrait. Je n'invente rien, étant donné que c'est ce qui est arrivé avec mon histoire La sexomniaque. Par conséquent soit ces fautes d'accords n'ont jamais existé, soit leur niveau en orthographe est insuffisant pour leur permettre de les détecter.
Ce qui me fait sourire à chaque fois que j'y pense, c'est qu'alors que certains ici voulaient me voir partir à tout prix, quand je me suis décidée je n'ai pas pu, car ce sont leurs arguments diffamatoires jamais prouvés, qui ont été repris pour m'empêcher de faire mon trou ailleurs. Ce que je trouve très ironique. Pas vous ? Ah bon...
Voilà, j'en ai terminé avec cette petite explication, j'espère que l'histoire qui suit vous plaira autant que les précédentes, et je vous souhaite une bien agréable lecture.
Ysaline la coquine ou Conteuse la chieuse, selon les points de vue bien entendu.
χ χ χ
La timidité a beaucoup de charme quand il est question d'une femme, mais quand ça concerne un homme elle est considérée comme étant une tare, surtout pendant l'adolescence, et dans une moindre mesure l'enfance qui la précède. Une fois devenu adulte on a appris à la dissimuler derrière des attitudes composées, parfois brusques destinées à donner le change, mais elle reste bien tapie au fond de nous, car il est difficile voire impossible de s'en défaire. À moins que…
Comme vous devez vous en douter je suis en train de vous parler de moi, par conséquent je vais me présenter. Je m'appelle Clément Aubert, j'ai 20 ans vu que je suis né le 05 Septembre 2003, je suis brun avec des cheveux courts ainsi que des yeux verts, et je mesure 1 mètre 87 pour environ 72 kilos. Étant donné que je m'entretiens en pratiquant du sport, et en particulier le rugby, je dirais que j'ai un physique athlétique avec un corps fin et musclé.
Quant à ma tête elle ne doit pas non plus être trop désagréable à regarder, vu qu'il arrive à des femmes de s'y intéresser, dans le cas contraire, ça ne serait pas bien intéressant que je vous parle de ce qui va suivre. Enfin, ce sera à vous de juger...
Même si ce que je vais vous relater s'est déroulé au début de l'été de cette année, je pense tout de même utile de revenir brièvement sur ce qui s'est passé avant, de manière à ce que vous compreniez la situation, dans laquelle je m'étais retrouvé sans l'avoir cherché.
χ χ χ
Au commencement, Dieu créa le ciel et la terre… Non c'est pour rire car je ne vais pas remonter aussi loin, et en plus d'autres ont raconté cette histoire bien mieux que je pourrais le faire. Mon commencement à moi c'est le mariage en l'an 2000 de Mélanie Bertignac et Emmanuel Aubert, mon papa et ma maman, tandis qu'elle était dans sa dix-huitième année et lui dans sa vingt-troisième. Venant de passer son bac, cette jeune femme commençait tout juste de travailler dans une grande entreprise de la ville d'Aix-En-Provence, alors que l'homme dont elle était tombée amoureuse l'y avait fait embaucher, ayant pour sa part déjà entrepris d'y faire son trou.
Bref, un an plus tard en 2001 est née leur première enfant, une fille qu'ils ont prénommée Manon, puis l'année d'après est venue Lucie, et pour terminer moi. Donc comme vous l'avez compris, je suis le caganis de ma fratrie.
Je ne vous parlerai pas de mon enfance, si ce n'est pour vous dire que nous pratiquions le nudisme dans notre villa familiale avec piscine, ce qui à l'époque ne m'a posé aucun problème, probablement parce que j'ignorais encore ce qu'était la sexualité. Bien entendu j'avais conscience que mon papa et moi étions équipés d'un zizi, alors que ma maman et mes sœurs à la place avaient des foufounes, ce qui dans ma tête était tout à fait normal puisque ce simple détail différenciait les filles des garçons. Et bien entendu mon appendice masculin ne me faisait pas me sentir supérieur à elles, d'autant que j'étais le plus petit de tous.
Ma gêne est venue à la préadolescence l'année de mes 12 ans, par rapport à la nudité des femmes de ma famille, sans je le précise qu'aucun traumatisme de quelque sorte que ce soit ne soit survenu. J'ai tout simplement fait un blocage, et mes parents dès qu'ils s'en sont rendus compte ont réagi en conséquence, et afin que mon embarras disparaisse, comme toutes les personnes sensées et aimantes ils se sont couverts. Bien entendu mes sœurs ont reçu la consigne de faire comme eux, ce qui ne m'a attiré ni reproche ni moquerie de leur part, et nos habitudes ont tout simplement changé.
Il a tout de même été question que j'aille consulter chez un psychologue, ce qui même s'ils ont été étouffés a dû créer de vifs débats entre mon père et ma mère, le premier considérant ces médecins comme des charlatans, et la seconde voulant aider son fils à régler son problème, quel que soit le prix à payer. Car ça a dû leur coûter un max, au final il en a résulté que je n'étais pas malade mais juste atteint d'une grande pudeur, et que cette dernière se résorberait avec l'expérience de la vie. Autrement-dit ce brave commerçant s'est contenté d'enfoncer une porte ouverte, tout en empochant l'argent de ses clients.
χ χ χ
Mes parents se sont séparés l'année suivante en 2013, ce qui d'après ce qu'ils m'ont affirmé entre quatre yeux à plusieurs reprises, et parfois ensemble à l'occasion, n'avait aucun rapport avec mon handicap vu que je considérais mon problème comme tel. Cela a été très surprenant, car ni mes sœurs ni moi ne les avions jamais entendus se disputer, ils semblaient d'ailleurs très complices et le sont restés, peut-être même encore plus après qu'avant leur rupture. Ils nous ont tout simplement donné comme explication, que malgré la tendresse qu'ils éprouvaient l'un pour l'autre ils ressentaient le besoin de reprendre leur liberté, afin de vivre des expériences chacun de leur côté.
Sur le moment cela m'a semblé très étrange car j'avais admis que je n'étais pas responsable de cette désunion, et je n'ai appris que des années plus tard, que quand ils demandaient à nos grand-parents maternels ou paternels de nous garder chez eux, Manon, Lucie et moi, parfois pendant des week-end entiers, Mélanie et Emmanuel en profitaient pour rencontrer des amis, avec qui ils avaient une sexualité des plus débridée. Ce que bien entendu on n'avoue pas à ses enfants, avant qu'ils soient en âge de le comprendre et surtout de l'accepter.
Depuis leur mariage ils avaient d'un point de vue professionnel gravi les échelons, toujours dans la même entreprise, maman était devenue responsable des ressources humaines, papa cadre et il avait commencé à faire des déplacements. Il en avait découlé une certaine aisance financière, qui a permis qu'elle puisse garder la villa dans laquelle nous avions formé une famille unie, lui en a acheté une autre, et ils n'ont même pas pensé à divorcer. Le moment venu pour nous leurs enfants de choisir avec qui nous voulions habiter, si mes sœurs sont restées sur place j'ai suivi mon père, car même si j'ai toujours adoré ma maman je me sentais plus proche de lui.
Quand on s'est retrouvés entre hommes et après en avoir discuté, nous avons recommencé à faire du nudisme, car j'avais pris conscience que mon problème de pudeur venait de l'anatomie féminine. Cela j'avais eu l'occasion de m'en rendre compte dans les vestiaires pendant les cours de sports, étant donné qu'ils n'étaient pas mixtes, et que prendre des douches en même temps que les garçons de ma classe ne me perturbait pas. Et j'ai appris par mes sœurs que le port de vêtements, était également redevenu facultatif dans l'autre maison familiale, à partir du moment-où je ne m'y trouvais pas.
La situation était un peu étrange car nous nous entendions tous bien, et on se voyait régulièrement par fractions ou au complet, la seule règle étant qu'il n'y avait jamais de visite à l'improviste, toujours à cause de mon handicap. Autrement-dit, quand je leur annonçais que j'allais venir les voir mes plus proches parentes s'habillaient, et quand c'était leur tour j'en faisais autant.
S'il arrivait à papa de ramener un de ses conquêtes à la maison ce qui était assez rare, ça se passait de la même manière, car il semblait vouloir profiter pleinement de son célibat, par contre j'ai su toujours grâce à Manon et Lucie, qu'aucun homme autre que les amis connus n'a jamais pénétré chez elles. Notre maman ne devait pourtant pas être si sage que ça, car elle sortait régulièrement parfois des nuits entières, afin de jouir elle aussi de sa liberté. Mais quoi de plus normal que cette réciprocité, pas vrai ?
χ χ χ
Je dois préciser à ce stade afin de faciliter votre compréhension, que quand mon problème d'ordre émotionnel se manifestait je ne piquais pas de crise, mais qu'il s'agissait tout simplement pour moi d'un rejet causé par ma peur de l'anatomie féminine. Ilse traduisait par des rougeurs excessives, une impossibilité de m'exprimer normalement et plus rarement des tremblements.
Le reste du temps et en particulier face à des personnes du même sexe que moi, je me comportais normalement et même à l'occasion avec bravoure, quand il s'agissait par exemple de me bagarrer afin de me pas me laisser marcher sur les pieds. Et vu que je n'ai rien d'un gringalet bien que je ne sois pas non plus une force de la nature, les autres évitaient de me provoquer.
Sont venues les années lycée et mon cas s'est aggravé, étant donné qu'au collège on reste principalement entre personnes du même sexe, on parle souvent de celui qui nous est opposé parfois en se vantant, surtout par rapport à des souvenirs de vacances dont personne n'a été témoin. Mais en réalité à de rares exceptions près il ne se passe pas grand-chose, alors que par la suite vient l'époque des premiers flirts de plus plus en plus poussés. Sauf que ça n'a pas été pour moi.
Je ne me trouve pas particulièrement beau, et si ça avait été l'opinion de tout le monde je serais resté dans mon coin, passant inaperçu tel le dernier des bolos. Mais voilà je ne laissais pas toutes les filles indifférentes, et certaines d'entre elles voyant en moi un garçon réservé, ont eu l'audace de faire le premier pas à ma place. Sauf que je les ai repoussées, surtout celles que je trouvais belles car elle m'intimidaient encore plus que les autres, et je me comportais avec elles comme un rustre, afin de dissimuler la véritable nature de mon problème.
Si la plupart ont caché leur déception, d'autres vexées d'avoir été refoulées m'ont fait une réputation qui n'a pas tardé à me coller à la peau. Celle d'un cas social inapte à éprouver des sentiments, alors qu'au contraire si j'agissais de cette manière c'était parce que les miens étaient à fleur de peau, et que j'avais érigé une muraille dans le but de me protéger.
Mes sœurs qui me précédaient en classe d'un et deux ans, vu que nous avions autant d'années de différence, et qui contrairement à moi étaient très populaires parce que belles comme je jour, ont tenté de plaider ma cause auprès de nos camarades de lycée. Sauf que le problème venait de moi, par conséquent il n'aurait pu être réglé que si j'avais changé d'attitude, ce dont je me suis senti incapable.
J'ignore si Manon et Lucie ont parlé à nos parents de mes difficultés d'adaptation, car eux n'ont jamais fait ne serait-ce qu'une petite allusion à ce sujet. Et comme j'avais de bonne notes et étais bien vu par l'ensemble de mes professeurs, qui allaient jusqu'à me citer en exemple, ils ne se sont jamais mêlés des à côtés. Que ce soit par ignorance ou ne sachant pas quoi faire, d'autant que je faisais bonne figure n'ayant pas l'air malheureux.
χ χ χ
En 2021 j'ai obtenu mon bac avec mention, ai eu 18 ans le 05 Septembre suivant entrant également à la fac, j'ai passé mon permis de conduire et le temps a suivi son cours, alors que j'avais toujours de bons résultats scolaires. Nous sommes arrivés au début du moins de Juin de l'année 2023 et j'étais toujours puceau, n'ayant même jamais embrassé une fille de ma vie, alors que je ne ressemblais pas à un monstre de foire. Cependant je ne le vivais pas trop mal, me disant que n'étais pas encore un cas désespéré parce qu'encore jeune, et je partais du principe que ce qui m'arrivait ou plutôt ce qui n'arrivait pas, était beaucoup moins grave qu'attraper une maladie orpheline.
Mes parents quant à eux avaient l'air de s'être fait une raison, Manon ma sœur aînée allant sur ses 22 ans était en couple, quant à Lucie probablement parce qu'elle tient de notre père, papillonnait d'un garçon a l'autre. Ce dernier ne s'en était d'ailleurs pas privé depuis qu'il était célibataire, car même si assez rarement il ramenait une de ses conquêtes dans notre foyer, certains détails m'incitaient à penser qu'il continuait à les enchaîner, entre deux déplacements professionnels. Et encore, je ne savais pas ce qui se passait quand il était parti...
C'est la raison pour laquelle j'ai été très surpris quand il m'a annoncé un soir, l'air embarrassé alors que je ne l'avais jamais vu comme ça auparavant, car il m'avait toujours montré une assurance sans faille :
―Voilà Fiston, j'aimerais savoir ce que tu en penserais, si j'accueillais une amie à la maison ?
― Je penserais que tu es chez toi, P'pa. Pourquoi, tu as peur que je lui fasse mauvaise figure ?
― J'aurais surtout peur que tu le vives mal, à cause de ton caractère. Car comme tu dois t'en douter, jusqu'à présent ta mère et moi, on a toujours fait en sorte que tu te sentes le mieux possible.
― Ça je le sais, t'inquiète. Vous avez été de bons parents et ce n'est pas de votre faute, si j'ai un problème que vous n'avez pas su m'aider à régler. Car il vient de moi et vous n'êtes pas responsables.
― Eh bien merci, car même si tu as raison, ça ne nous a pas empêchés de nous sentir coupables.
― Je penserais que tu es chez toi, P'pa. Pourquoi, tu as peur que je lui fasse mauvaise figure ?
― J'aurais surtout peur que tu le vives mal, à cause de ton caractère. Car comme tu dois t'en douter, jusqu'à présent ta mère et moi, on a toujours fait en sorte que tu te sentes le mieux possible.
― Ça je le sais, t'inquiète. Vous avez été de bons parents et ce n'est pas de votre faute, si j'ai un problème que vous n'avez pas su m'aider à régler. Car il vient de moi et vous n'êtes pas responsables.
― Eh bien merci, car même si tu as raison, ça ne nous a pas empêchés de nous sentir coupables.
Je ne me suis pas arrêté sur le fait qu'il impliquait ma maman, car je savais qu'ils étaient restés en contact et devaient encore parler de mon complexe à l'occasion. Mais là il était question de sa remplaçante ce qui n'était pas anodin, étant donné que les précédentes n'avaient jamais passé plus d'une nuit chez nous, et c'est la raison pour laquelle j'ai essayé de me renseigner :
― Moi je n'ai rien contre l'idée d'avoir une belle-mère, car j'estime que tu as le droit de refaire ta vie un peu plus sérieusement que jusqu'à maintenant. Mais j'aimerais quand-même que tu m'expliques ce qu'elle a de spécial, cette femme, pour que tu envisages qu'elle vienne vivre avec nous. Car si je ne fais pas des études de psychologie, j'ai tout de même compris que si les autres n'ont fait que passer, c'est parce qu'elles n'arrivaient pas à la cheville de Maman. Du coup, j'en étais arrivé à penser qu'elle était irremplaçable.
Il m'a alors fait un petit sourire que je connaissais bien, puis il m'a répondu :
― C'est vrai qu'arriver au même niveau que ta mère, ce n'est pas donné à grand monde. Mais attends d'avoir vu Émilie, et tu pourras te faire ta propre opinion.
χ χ χ
Le temps à continué à filer, le mois de Juin a fini par se terminer aussitôt remplacé par Juillet, j'avais appris que la fameuse Émilie jusqu'à présent prof d'anglais à la fac de Montpellier, avait demandé sa mutation dans celle d'Aix-en-Provence, autrement-dit dans laquelle j'étais étudiant. Elle avait 38 ans et n'était par conséquent plus une gamine, contrairement à certaines des dernières conquêtes de mon père pas beaucoup plus vieilles que moi. Ce qui impliquait dans ma tête une certaine stabilité, même si ça en faisait toujours huit de moins que lui, qui en comptait à présent 46.
De plus cette femme était divorcée et avait une fille de 18 ans, que je ne rencontrerais pas dans l'immédiat, étant donné qu'elle devait partir pour un mois en voyage à l'étranger. Cependant bien que ça n'ait pas été précisé, j'avais cru comprendre sans oser poser la question, qu'à terme elle viendrait elle aussi vivre avec nous. Ce qui ne me dérangeait pas particulièrement, d'autant qu'il y avait encore deux chambres inoccupées dans la maison. Mais à condition que la mère et la fille aient toutes les deux été mises au courant, en ce qui concernait mon problème par rapport à la nudité féminine, et qu'elles l'accepteraient sans en faire cas.
Cependant je n'éprouvais pas vraiment d'inquiétude à ce sujet, car non seulement j'étais persuadé que mon père avait mis les choses au point, et en plus si la cohabitation se passait mal je pourrais toujours aller me réfugier chez ma maman. Cette dernière j'en étais également convaincu serait contente que je retourne dans son giron, même si cela impliquait qu'elle devrait remettre un maillot de bain, avant d'aller faire trempette dans sa piscine.
χ χ χ
Le jour J a fini par arriver, nous étions le vendredi 07 Juillet, et j'étais dans mes petits souliers bien que chaussé de nu-pieds. J'ai même sursauté, quand en fin d'après-midi le carillon de la porte d'entrée a joué sa mélodie, alors que je savais parfaitement que la nouvelle habitante des lieux devait arriver. Mon père par contre était guilleret en allant ouvrir, le fait que dès le lundi suivant comme il me l'avait annoncé il doive partir, pour deux semaines en déplacement à l'étranger, ne semblant pas contrarier son enthousiasme. Mais peut-être qu'il pensait qu'il pourrait rattraper le temps perdu en Août, quand il prendrait ses congés annuels.
Moi j'ai attendu sans aucune sérénité dans le salon, endroit prévu pour la rencontre parce qu'il y faisait bien plus frais que sur la terrasse, les portes et les volets de toute la villa étant fermés depuis le début de la matinée, dans le but de nous protéger de la fournaise. Malgré la température de la pièce ne dépassant pas vingt-trois degrés et que je sois en short et en débardeur, j'ai senti une pellicule de suée recouvrir l'intégralité de mon corps, et cela ne s'est pas arrangé quand mon papa est revenu suivi de sa nouvelle compagne. Car s'il m'avait montré une photo d'elle en tailleur-jupe, ce qui devait être sa tenue de professeure, je me suis immédiatement rendu compte que cette image était loin de lui rendre justice.
J'ai en effet trouvé Émilie Thomassin étant donné c'était le nom complet de cette femme de 38 ans, tout simplement magnifique, avec son visage ovale encadré de cheveux châtains, relâchés et lui arrivant au milieu du dos. Il était composé d'un nez droit aux ailes bien dessinées, dont les trous des narines formaient deux accents l'un grave et l'autre aigu, d'une bouche sensuelle ornée d'un sourire qui dévoilait des dents blanches régulières, et formait des fossettes de chaque côté, ainsi que d'un menton saillant mais juste ce qu'il fallait.
Même ses oreilles étaient charmantes, petites, rondes sans être décollées, ornées de créoles probablement en or rose, d'environ trois centimètres de diamètre. De plus elle portait autour du coup une chaînette du même métal, de laquelle pendait une petite fleur de lys stylisée.
Cerise sur le gâteau elle possédait de superbes yeux aux pupilles brillantes dans la pénombre, cette dernière ne me permettant pas de déceler s'ils étaient bleus ou gris, mais ils étaient en tout cas assez clairs pour ressortir parfaitement entre ses cils, et sous ses sourcils aux courbes ayant l'air naturelles sans pour autant être trop épais. Cette pilosité faciale se révélant d'un brun légèrement plus foncé que sa crinière. Quant à sa peau elle avait une teinte bronze-pâle, comme halée par le soleil mais de manière occasionnelle.
L'ensemble ne supportait aucun maquillage, même pas pour gommer les fines pattes d'oies aux coins de ses yeux, par conséquent cette femme était tout simplement une beauté naturelle, qui ne cherchait pas à cacher le nombre de ses années. De plus son regard était franc, et j'y ai décerné une pointe de curiosité tout à fait légitime, étant donné que j'éprouvais un intérêt réciproque à son sujet.
χ χ χ
Comme je m'y attendais je me suis empourpré, surtout alors que je m'étais concentré jusqu'à présent sur son visage de madone, en remarquant que le chemisier bleu qu'elle portait bien que ample, était déformé par sa poitrine et pas qu'un peu, car cette dernière semblait des plus généreuse. Les pans de son vêtement relâchés occultaient son tour de taille, recouvrant le haut d'une jupe évasée assortie, qui pour sa part s'arrêtait à mi-cuisses.
Sa tenue était complétée par une paire de sandales à talons aiguille d'une dizaine de centimètres de haut, elles aussi dans les mêmes teintes, et comme il n'y avait pas de socquettes ce qui était logique en cette saison, j'ai pu constater que les ongles de ses charmants petons pas plus que ceux de ses menottes aux doigts fins, n'étaient recouverts de verni.
Se rendant compte de mon embarras Émilie s'est contentée de me tendre la main, et quand je l'ai prise rouge comme une pivoine, la peau de mes paumes encore plus moite, elle m'a déclaré avec douceur d'une voix grave mais bien féminine, même si elle était légèrement rauque :
― Je suis ravie de faire ta connaissance, Clément.
Puis elle a ajouté, tandis que je m'apprêtais à bafouiller une réponse :
― Ton père m'a mise au courant que tu es un garçon très réservé, pourtant je suis convaincue que toi et moi, nous allons très rapidement nous habituer l'un à l'autre.
― Je… moi aussi je suis content... de vous rencontrer.
― Tu peux me tutoyer, tu sais.
― Sauf que... à la rentrée vous serez une prof... moi un étudiant.
― Et alors ? Je pense que certains des autres professeurs, doivent eux aussi avoir des enfants. Ma fille va d'ailleurs entrer dans la même fac que nous, et je n'ai pas l'intention de la traiter comme si elle était une étrangère. Il faudra juste qu'on évite, d'avoir un comportement trop familier en public.
― Euh… OK… je vais essayer de vous… dire Tu. Mais comment je dois vous... t'appeler ?
― Ma fille m'appelle M'man, et je serais contente que tu y arrives toi aussi. Mais c'est peut-être encore trop tôt, alors en attendant, tu peux commencer par m'appeler par mon prénom.
― Je… OK M'man.
― Je… moi aussi je suis content... de vous rencontrer.
― Tu peux me tutoyer, tu sais.
― Sauf que... à la rentrée vous serez une prof... moi un étudiant.
― Et alors ? Je pense que certains des autres professeurs, doivent eux aussi avoir des enfants. Ma fille va d'ailleurs entrer dans la même fac que nous, et je n'ai pas l'intention de la traiter comme si elle était une étrangère. Il faudra juste qu'on évite, d'avoir un comportement trop familier en public.
― Euh… OK… je vais essayer de vous… dire Tu. Mais comment je dois vous... t'appeler ?
― Ma fille m'appelle M'man, et je serais contente que tu y arrives toi aussi. Mais c'est peut-être encore trop tôt, alors en attendant, tu peux commencer par m'appeler par mon prénom.
― Je… OK M'man.
Ce mot sorti spontanément de ma bouche a sonné bizarrement à mes oreilles, principalement je pense parce qu'il s'adressait à une autre femme que celle grâce à qui j'avais vu le jour, et qu'en plus je venais tout juste de la rencontrer. Cependant en récompense j'ai eu droit de la part de l'intéressée à un magnifique sourire, probablement parce qu'elle avait le sentiment d'avoir remporté une première victoire. Ce qui n'était pas complètement faux, étant donné que j'avais déjà compris que même s'il me faudrait un peu de temps, j'arriverais au final à me sentir à l'aise en sa présence.
Car Émilie Thomassin en complément de sa beauté éclatante, était indéniablement dotée d'énormément de charisme, et il m'apparaissait comme une évidence que cette qualité dont j'étais pour ma part totalement dépourvu, gommerait bien des aspérités de ma personnalité.
χ χ χ
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Commentaires ()
Je suis flattée que vous vous soyez inscrit uniquement pour moi. :)
Merci également pour vos compliments, qui me vont droit au cœur. 💗
Cordialement,
Conteuse.
Et bien entendu en attendant de trouver mieux, je vais continuer à vous régaler. :) :)
Je me suis déjà expliquée sur les raisons de mon retour, par conséquent je ne vois pas l'intérêt d'en rajouter une couche. :)
Merci pour cette nouvelle histoire qui commence fort bien et désolé de poster un commentaire que maintenant je n'ai pas reçu les notifications pourtant je suis abonné à ton compte et à tes histoires c'est vraiment bizarre,par contre tu dis que tu l'avais publié sur le site concurrent dont je ne citerai pas le nom et bizarrement je ne suis jamais tombé sur le premier chapitre pourtant j'ai bien cherché.
Je pars de ce pas lire le deuxième chapitre.
Pour ce qui est de l'absence de notification, je ne sais pas quoi te répondre alors le mieux c'est que tu t'adresses à l'administrateur du site.
Et en ce qui concerne le site concurrent, ce premier chapitre y est resté visible une dizaine de jours, avant qu'il soit supprimé tout comme mon compte, sans qu'aucune raison ne me soit donnée. :)
Mais j'ai fini par apprendre pourquoi, sauf que je n'ai pas envie d'en discuter ici, et en plus je ne pense pas en avoir le droit. :) :)
Pour ce qui est de l'absence de notification, je ne sais pas quoi te répondre alors le mieux c'est que tu t'adresses à l'administrateur du site.
Et en ce qui concerne le site concurrent, ce premier chapitre y est resté visible une dizaine de jours, avant qu'il soit supprimé tout comme mon compte, sans qu'aucune raison ne me soit donnée. :)
Mais j'ai fini par apprendre pourquoi, sauf que je n'ai pas envie d'en discuter ici, et en plus je ne pense pas en avoir le droit. :) :)
Ce premier chapitre est très bien écrit, je prend toujours autant de plaisir à vous lire.
Merci.
Alors merci à vous de montrer à tous, que vous êtes bien réel. :) :)