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Couverture de M.Y.L.F., par Conteuse
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Hétéro Orientation principale dans ce chapitre

M.Y.L.F. — Chapitre 1 · Une hôtesse des plus avenante.

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M.Y.L.F.

Chapitre 1 · Une hôtesse des plus avenante.

Note de l'auteur

Texte A.O.C. garanti sans I.A.


Autrement dit tapé intégralement avec mes petits doigts, sur le clavier de mon ordinateur, à mesure que les mots sortaient de mon imagination débridée.
χ χ χ
 Je n'avais jamais envisagé Madame Dessailly, autrement que comme la maman de mon meilleur ami Nathan. Même si je la trouvais magnifique, personnifiant à la perfection la milf
M.I.L.F. est l'acronyme de Mom I'd Like to Fuck, qui se traduit par : maman que j'aimerais baiser
.
 Comme nous les jeunes, on appelle certaines femmes de la génération qui précède la nôtre. Parce qu'elles sont en même temps belles et inaccessibles, en raison de la différence d'âge, mais aussi parce que la plupart du temps, il s'agit de la mère d'un de nos copains. 
 Par conséquent contrairement aux Cougars elles restent un fantasme, alors que ces dernières chassent pour de bon des hommes bien plus jeunes qu'elles, en les appâtant avec leur argent. Ce qui ne peut bien entendu arriver, qu'à la condition d'avoir la chance d'en croiser une et qu'elle s'intéresse à soi. Ce n'est pas non plus très courant, vous en conviendrez. 
χ χ χ
 Mais avant d'aller plus loin je vais me présenter :
 Je m'appelle Enzo Benemontatto et en mars 2020, quand mon histoire débute, j'avais 21 ans et étais étudiant à la fac d'Aix-En-Provence. Ville dans laquelle mes parents habitant dans les Hautes-Alpes, m'avaient loué un studio. 
 Je connaissais Nathan pour sa part né dans cette ville depuis deux ans et demi, soit septembre 2017. Période à laquelle j'y avais émigré, la rentrée suivant l'obtention de mon bac et nous étions rapidement devenus assez proches. Je le précise afin qu'il n'y ait aucune ambiguïté, comme peuvent l'être deux jeunes hommes hétérosexuels. 
 Sauf qu'il a par la suite décidé d'aller continuer son cursus en Australie, grâce à Erasmus
Programme d'échange visant à faciliter le déplacement des étudiants (mais également d'autre personnes), entre différents pays du monde
, quittant la France fin août 2019. Décision que j'avais respectée même si j'éprouvais un sentiment perte, nos échanges en visiophonie ne remplaçant pas sa présence. 
 Je me suis du coup retrouvé seul, beaucoup me considérant comme un pacoulin
Ce mot désigne de manière péjorative, ceux qui vienne de la campagne
, venu à la ville enlever la terre sous mes chaussures et la paille dans mes cheveux. Il m'a par conséquent été très difficile, voire impossible de nouer de nouvelles amitiés. 
χ χ χ
 Je n'étais cependant pas vraiment malheureux, passant mon temps libre entre le sport en solitaire et le dessin. Car je suis doué dans ce dernier domaine, grâce à ma mémoire photographique mais aussi une certaine habileté. Mes parents m'ayant encouragé à crayonner depuis mon plus jeune âge.  
 Sauf que début mars 2020 par un coup du sort, il y a eu un dégât des eaux dans mon petit appartement. Une fuite s'étant déclarée deux étages plus haut, inondant une bonne partie de l'immeuble. 
 Bien entendu mon propriétaire était assuré, mais le temps de faire un constat puis ensuite d'effectuer les réparations, ma situation est rapidement devenue très inconfortable. 
 En plus d'objets irrémédiablement abîmés ma porte d'entrée avait gonflé, au point que j'étais obligé de forcer pour l'ouvrir et comme le printemps lambinait pour montrer le bout de son nez, aérer posait également un problème. Les fenêtres ouvertes je ne tardais pas à avoir froid, si bien que la plupart du temps fermées, une odeur de moisissure n'a pas mis bien longtemps pour se faire sentir. 
 Je me retrouvais par conséquent dans la mouise et c'est Nathan, pourtant à plus de seize milles kilomètres de là, qui m'a proposé une solution alors qu'on se faisait face, grâce aux écrans de nos ordinateurs :
 ― Tu pourrais aller chez ma mère. Elle vit seule et ça lui ferait de la compagnie. D'autant que même si elle ne me l'a pas avoué, me faisant bonne figure, je sais qu'elle souffre bien plus que toi de mon absence. En plus si comme ça se raconte un peu partout, les autorités nous bloquent chez nous, pour éviter qu'on se refile ce virus les uns les autres, vous pourrez vous soutenir mutuellement.
χ χ χ
 Le Covid 19 avait en effet fait son apparition au mois de décembre précédent, d'abord en Chine sans que personne ne puisse ou ne veuille nous expliquer comment. Puis il s'était répandu à travers le monde, une psychose largement propagée par les médias s'installant progressivement. 
 Pour ma part je n'étais pas vraiment inquiet, ne connaissant personne de touché gravement, même si beaucoup se plaignaient d'avoir certains des symptômes présumés. Étant sceptique de nature, je pensais tout simplement à tort ou à raison, qu'ils s'agissait d'un phénomène psychosomatique
Influence de la pensée sur le corps humain
mais pas d'une véritable pathologie
Trouble(s) lié(s) à une maladie
.   
 Sauf que si on se retrouvait effectivement assignés à résidence, le mot confinement qui pourtant allait devenir récurant, n'ayant pas encore été prononcé, ne pouvant pas rester chez moi je me voyais mal aller chez mes parents. 
 Cela aurait été la solution logique, mais je savais qu'ils profiteraient de cette promiscuité, pour se prendre la tête du matin au soir. Non pas qu'ils se détestent, mais juste afin de se prouver qu'ils existent l'un pour l'autre. Quant à ma sœur aînée, en plus de son mari elle avait déjà deux enfants en bas âge, dont un encore nourrisson.  
 Cet isolement forcé n'étant encore qu'une rumeur, il pouvait par conséquent ne pas avoir lieu. Du coup demander asile de manière temporaire à la mère de Nathan, restait ma meilleure option tant que je continuais à aller à la fac. Sinon il m'aurait fallu rester chez moi, dans un milieu devenu incommodant et peut-être même insalubre.
 J'ai néanmoins émis une objection :
 ― Je ne voudrais pas déranger ta maman dans ses habitudes, d'autant que pour l'avoir rencontrée, je sais qu'elle est très réservée. 
 ― Ça je ne vais pas prétendre le contraire. Il y a très peu de monde avec qui elle se sent à l'aise. Mais je pense qu'elle t'apprécie, parce que tu es du genre discret. Je vais donc lui poser la question et ensuite, je te ferai part de sa décision.  
χ χ χ
 J'ai par conséquent attendu avec une certaine fébrilité la réponse de Stéphane Dessailly, car il s'agit du prénom de la mère de Nathan. Partagé entre l'envie et la crainte, tout simplement parce que je ne saurais pas comment interagir avec elle. 
 En raison bien entendu de sa grande beauté et de notre différence d'âge, de son caractère introverti, mais aussi parce qu'en ce qui concernait les femmes, je n'avais pas une grande expérience. Car si j'avais flirté sur les banc du lycée et même été plus loin avec une fille, une fois arrivé à Aix j'étais devenu Le Pacoulin.
 Le pauvre type venu de la campagne dont on ne faisait pas grand cas. D'ailleurs quand on me demandait de quel endroit je venais et que je répondais Embrun, la question suivante était : C'est où ça, au bord de la mer ? Puis quand je l'expliquais, suivait une réflexion du genre : Mais c'est le trou du cul du monde !
 Du coup je m'étais concentré sur mes études, mais aussi le dessin ainsi que le sport et c'est grâce à ce dernier, que j'ai un jour rencontré celui qui allait devenir mon ami. Réagissant différemment des autres il avait déclaré : On vient tous de quelque part, l'important c'est d'y avoir laissé de bons souvenirs. Philosophie démontrant non seulement son intelligence, mais aussi sa sagesse.
 Bref j'ai passé vingt-quatre heures dans l'indécision, le décalage horaire faisant qu'on ne pouvait pas avec Nathan communiquer à n'importe quel moment, puis il m'a donné la réponse : 
 ― Lucky you
La traduction littérale est [i
tu es chanceux[/i], mais Sacré veinard conviendrait mieux], Mamounette a accepté de t'héberger mon pote. 
 ― Tu es sûr que ça ne va pas la déranger ?
 ― T'inquiète, si ça lui posait le moindre problème elle me l'aurait dit. Il faudra juste qu'elle s'habille. 
 ― Comment ça, qu'elle s'habille ?!
 ― Je ne t'en ai jamais parlé, parce que j'estimais que ça ne te regardait pas, mais maintenant la donne a changé. Tu as vu notre villa, en même temps isolée et ensoleillée ?
 ― Oui, c'est une sacré belle baraque.
 ― Eh bien dans cette baraque mon pote, quand on est seuls on vit à oilpé
À poil en verlan
Mamounette et moi. Mais t'inquiète de rien, pour toi elle se couvrira. 
χ χ χ
 Cette dernière phrase avait été prononcée sur un ton légèrement ironique, ou alors je me faisais des idées. De plus suite à cet aveu, je considérais la superbe Madame Dessailly désormais d'une toute autre manière, l'imaginant m'accueillir chez elle nue comme au jour de sa naissance.
 Mais bien évidemment, avec les formes très féminines que lui conféraient ses 38 ans. En effet si je ne l'ai pas encore précisé, elle avait eu son fils très jeune et dans des circonstances que j'ignorais. Nathan ne s'étant pas épanché à ce sujet et moi par souci de discrétion, je ne lui avais posé aucune question. 
 Toujours est-il que je ne savais pas si je devais me réjouir ou être dépité, que la milf de mon meilleur ami s'habille exprès pour moi. Car si bien évidemment j'allais être privé d'une spectacle époustouflant, dans ma logique il aurait fallu que je me déshabille moi aussi . 
 Or j'étais persuadé de ne pas pouvoir rester insensible, à la vue de son corps certainement magnifique, puisque même en portant des vêtements, elle avait une silhouette des plus attrayante. Cela allait donc me prévenir de me chopper la honte de ma vie, mon sexe de jeune homme de peu d'expérience, se dressant inévitablement pour lui rendre hommage. 
 Si j'étais également convaincu qu'elle ne se serait pas moquée de moi, son caractère étant aussi doux que sa beauté saisissante, cela lui aurait très certainement provoqué de la gêne. Ce qui en retour augmenterait la mienne, puis la sienne, et au final cela deviendrait une situation extrêmement embarrassante.
 Bref, j'étais à la fois soulagé et triste, de ne pas avoir à me retrouver dans une telle pastissade
Situation délicate ou difficile
. Vu que tout en trouvant une solution à mon problème d'hébergement, la situation que je considérais à présent comme un fantasme, ne pourrait jamais devenir la réalité. 
χ χ χ
 C'est ainsi que le vendredi 13 mars en fin d'après-midi, après mes cours à la fac je suis passé chez moi. Afin de prendre des vêtements, des affaires de toilette et une partie de mon matériel à dessin. Le tout mis dans un gros sac de sport. 
 Avant de partir j'ai prévenu mon propriétaire pour lui dire que je m'absentais, coupé le chauffage et ouvert les fenêtres comme il me l'a conseillé, puis je me suis allé avec ma trapadelle
Ce mot désigne un tacot et par extension, une vieille voiture
chez la belle Madame Dessailly. Dans le but de loger chez elle de manière temporaire.
 Il s'agissait d'une grande villa, située sur les hauteurs de la ville d'Aix-En-Provence et dans un quartier cossu, que je connaissais déjà pour y avoir rendu visite à Nathan. 
 Je m'y savais attendu, le portail permettant d'entrer sur la propriété étant resté béant exprès pour moi. Alors qu'habituellement il demeurait fermé, ce qui mettait ses occupants à l'abri des regards. Une palissade haute de deux mètres doublée d'une haie de thuyas, la dépassant d'encore une cinquantaine de centimètres, interdisant toute tentative d'espionnage.
 Le terrain à lui seul devait valoir son prix, car il avoisinait à vue d'œil les 3000 mètres carrés. Principalement recouvert de gazon et d'arbres semblant se trouver là de manière naturelle. Alors qu'avec un peu de logique, on comprenait que tout avait été savamment paysagé. 
 En effet, ceux d'entre eux donnant des fruits étaient regroupés, alors que d'autres ayant probablement pour seul but de procurer une ombre bienvenue en été, se trouvaient beaucoup plus espacés. Là encore cela ne devait rien au hasard, puisque mis à part trois bouleaux un seul de chaque espèce avait été planté. 
 Mais surtout, même si ce n'était pas encore flagrant à cette saison, il y avait les fleurs que faisait pousser la propriétaire des lieux. Même si le printemps n'étant pas encore commencé, seul le mimosa arborait ses boules jaunes, ainsi que les iris leurs bouquets bleus, blancs ou violets. Mais aussi les rosiers, en tout cas les variétés pouvant éclore si tôt dans l'année. 
 L'habitation quant à elle, devait faire dans les 300 mètres carrés au sol, avec un étage mesurant environ la moitié. Les deux niveaux étant agrémentés de terrasses, parfois couvertes. Les toits bardés de tuiles romaines rouergue
De plusieurs teintes, ce qui donne un air vieilli
, s'harmonisant parfaitement avec la façade crépie à l'ocre d'Apt
Brun très clair
.
χ χ χ
 Je vous ai parlé de fleurs, mais la plus belle de toutes m'attendait dans son foyer, c'est pourquoi j'avais les mains moites quand j'ai sonné à sa porte. Cette dernière s'est ouverte, environ trente secondes après que le carillon ait joué sa mélodie et je suis resté scotché, devant l'apparition me faisant face. 
 J'ai en premier remarqué le vêtement qu'elle portait, une robe orientale très certainement sa tenue d'intérieur, assez simple dans sa coupe et d'une couleur vert sapin, très similaire à ses yeux et probablement en lin. 
 Avec un col en vé plongeant jusqu'entre ses seins sans en montrer grand-chose. Même si ces derniers de tailles moyenne déformaient le fin tissu, l'emplacement de leurs tétons pointus étant clairement défini.
 Avec des manches mi-longues et larges s'arrêtant au dessus des coudes, cette tunique ample descendait lâchement jusqu'aux mollets, fendue à mi-cuisses, très certainement dans le but de ne pas entraver ses mouvements. De plus elle était rehaussée de galons d'argent
Bande étroite de tissu qu'on pose sur le bord d'un vêtement, comme ornement ou pour l'empêcher de s'effilocher
.
 Madame Dessailly avait aux pieds une paire de babouches à talons pleins, pas très haut dans les cinq centimètres et incurvés, de la même teinte que sa tunique mais avec des fils eux aussi d'un gris brillant. Cette harmonie à deux tons, démontrant un goût certain tout en restant dans la sobriété. 
 Et puis il y avait son visage, entièrement dégagé parce que ses cheveux brun clair aux reflets roux, étaient toujours nattés et pendaient jusqu'au milieu de son dos. Ce qui impliquait que détachés, ce que je n'avais encore jamais constaté, ils devaient lui arriver aux reins et peut-être même descendre jusqu'à ses fesses. 
 Des traits réguliers, un nez droit aux ailes saillantes mais relativement fines, l'ensemble formant de face comme une croix. Une bouche aux lèvres bien dessinées et moyennement pulpeuses, avec un arc de cupidon sur celle du haut et aux coins desquelles, se formaient deux petites fossettes quand elle souriait. Ce qui montrait également ses dents blanches et régulières. 
 Ses petites oreilles ornées car percées de pierres, probablement des émeraudes, une autre bien plus grosse pendant à son cou, au niveau de ses clavicules. Son menton pour sa part volontaire, plus que son caractère, quant à ses yeux ils étaient d'un vert sombre et profond. 
 Pour agrémenter le tout, bien que ce ne soit absolument pas nécessaire, il y avait deux grains de beauté sur sa peau restant claire, même à la fin de l'été car elle se contentait de dorer mais ne bronzait pas. Le premier à droite donc sur la gauche de son nez, entre la pointe de ce dernier et le coin intérieur de son œil. Le second de l'autre côté, sur l'arrondi de sa mâchoire et vers son milieu. 
 Je ne l'avais jamais vue porter de maquillage, quant à ses sourcils fins, tout comme ses longs cils de la même teinte que sa chevelure, j'étais prêt à parier qu'ils avaient gardé leur forme naturelle. Cette superbe femme n'étant pas du genre à tricher au sujet de son apparence, n'en ayant d'ailleurs nul besoin. 
χ χ χ
 Étant donné que son charmant minois je le connaissais déjà, je n'ai pas eu l'inconvenance de détailler la maman de Nathan. Ce qui ne l'a pas empêchée de s'empourprer, comme surprise par ma présence. Cependant elle a immédiatement démenti, en déclarant d'une voix douce et grave :
 ― Bonjour Enzo, je vous attendais.
 Par mimétisme j'ai rougi moi aussi, avant de répondre :
 ― Bonjour Madame Dessailly et merci de m'accueillir.
 ―C'est normal de s'entraider et je vous en prie, appelez moi Stéphane.  
 ― Je vais essayer... de ne pas trop vous bousculer dans vos habitudes. De toute manière, je ne vous envahirai que pendant quelques jours... 
 ― Ne vous inquiétez pas pour ça et vous pourrez rester autant que vous voudrez. J'espère même que votre présence, va combler l'absence de mon fils.
 En apprenant à connaître ce dernier, j'avais pu constater qu'il était très proche de sa mère, mais bien entendu sans dépasser certaines limites. Du coup, je comprenais encore moins son départ au bout du monde, qui devait leur coûter bien plus à eux qu'à moi. D'autant que par souci de discrétion, il ne m'était pas venu à l'idée de le questionner à ce sujet. 
 Je n'arrivais pas non plus à concevoir, qu'une aussi belle femme puisse être célibataire. Car je ne doutais pas un seul instant, qu'énormément d'hommes devaient la couver du regard, dès qu'elle se trouvait dans un lieu public. Seul son caractère réservé, pouvant donner un semblant d'explication à sa solitude. 
 Cela j'y avais bien évidemment déjà réfléchi et sur le moment, mon gros sac à la main je suis entré dans la belle villa, tandis que mon hôtesse s'effaçait afin de me le permettre. Captant au passage son odeur florale, probablement celle du jasmin, me demandant confus quel parfum pouvait s'accorder aussi bien avec elle. 
χ χ χ
 Une fois à l'intérieur, posant mon bagage au sol j'ai retiré ma veste, que Madame Dessailly a prise pour l'accrocher à un cintre, tiré de la penderie encastrée dans un mur et ensuite l'y remettre. Puis elle m'a proposé : 
 ― Si vous le désirez Enzo, je peux vous proposer des chaussons. 
 Habitué à rester chez moi en chaussettes pendant l'hiver et carrément pieds nus en été, je me suis dit qu'il fallait faire à Rome comme les romains, par conséquent j'ai répondu :
 ― C'est à vous de décider, Stéphane. 
 Rougissant à nouveau mais plus légèrement, elle s'est mise avec souplesse accroupie en écartant les cuisses. Ce qui a dévoilé ses genoux, le pan avant de sa robe orientale venant se loger entre ses cuisses. Puis elle a sorti du bas du meuble une paire de babouches, assez semblables aux siennes mais avec des talons plats et d'un bleu profond, agrémenté de fils d'argent. 
 Ensuite après une brève hésitation, tout en devenant cette fois écarlate, son corps dans son entier à pivoté avec agilité vers moi. Son visage se retrouvant du coup face à mon bassin, pour ne pas dire tout près de mon sexe, qui loin d'en prendre du volume s'est au contraire recroquevillé. Soudainement intimidé par cette promiscuité. 
 Mon hôtesse décidément très prévenante, a alors entrepris de me retirer mes chaussures, qu'elle a mises dans la penderie, en tournant cette fois seulement le haut de son corps, tout en conservant un équilibre parfait. Pour terminer elle m'a enfilé les savates, tandis je me laissais faire comme un minot. 
 Sa tunique ample avec une vue plongeante, me laissait grâce à son décolleté en vé, voir une part bien plus importante de ses seins, mais tout en restant dans la décence. 
 J'étais tétanisé, n'arrivant pas à déterminer si ce comportement était maternel ou servile, si bien qu'elle s'est relevée seule avant que je réagisse. Malgré ses talons je la dépassais d'une bonne quinzaine de centimètres, étant donné que le sommet de son crâne arrivait au niveau de ma bouche. 
 Donc pieds nus elle m'en devait un vingtaine, en raison de mon mètre quatre-vingt-deux. 
χ χ χ
 Bien que moins rouge, Madame Dessailly n'a pas osé lever les yeux pour me regarder et a aussitôt effectué un demi-tour sur elle-même, d'une manière gracieuse, afin de me devancer dans le reste de sa maison. Bien évidemment je l'ai suivie, après avoir repris mon sac de sport toujours posé sur le sol.
 Pour y être déjà venu à plusieurs reprises, je connaissais déjà la disposition des pièces de la villa.
 Au rez-de-chaussée se trouvait la cuisine, parfaitement équipée avec son comptoir américain la séparant du coin repas, où on pouvait manger assis à table, si on ne voulait pas s'asseoir sur un des hauts tabourets. Sans parler de la salle à manger, avec sa grande table autour de laquelle il était possible de s'installer à dix, mais qui je le savais ne servait jamais. 
 Il y avait aussi la bibliothèque, très impressionnante en raison du nombre de livres qu'elle contenait, qui pourtant étaient principalement de poche donc n'avaient rien de luxueux, mais tous été lus par la propriétaire des lieux. Ce qui démontrait une certaine culture, même si plus de la moitié étaient des romans. 
 Ensuite venaient les deux bureaux, Nathan et sa mère ayant chacun le sien, mais aussi les trois salons. Le premier étant dédié au visionnage avec sa télévision à écran géant. Le second concernant les activités plus artistiques, comprenait un piano à queue de marque Steinway, plusieurs guitares Gibson et Ibanez, ainsi qu'un violon Stradivarius. Sans parler de l'échiquier sur pied, avec ses pièces plus esthétiques que pratiques, représentant une armée franque face à une autre viking. 
 Quant au troisième et dernier salon il avait pour vocation la ludicité, vu que s'y trouvaient plusieurs consoles de jeux mais aussi un ordinateur, tous reliés à des écrans muraux. Ainsi qu'une grande table sur laquelle on pouvait poser des jeux de plateau, dont les boites d'emballage étaient rangées sur des étagères. 
 Pour terminer il y avait l'atelier de Madame Dessailly, que je n'avais pas visité et qui lui permettait de s'isoler, afin de pratiquer entre autres la couture. Ce qui m'incitait à penser que sa robe orientale, elle l'avait confectionnée et pas achetée.
 À l'étage se trouvaient les chambres, au nombre de quatre avec chacune sa salle de bain. Deux d'entre elles dites d'amis, ne servant d'après mon copain que très rarement, puisque sa maman s'était coupée de sa famille et avait peu de relations. Là encore j'ignorais pourquoi, ne m'étant pas renseigné de peur de paraître indiscret. 
 Le grenier devant contenir comme bien d'autres, des souvenirs dont on n'avait pas voulu se séparer, je n'y avais jamais mis les pieds. Mais le plus intéressant pour un jeune adulte sportif tel que moi, était le sous-sol. 
 Pas à cause de sa cave à vin et encore moins de la chaufferie. Mais s'y trouvait une grande piscine d'hiver, mesurant dans les vingt mètres de long sur dix de large, entourée de colonnes destinées à soutenir le plafond.
 Mais aussi les diverses autres pièces vitrées, bien plus petites et disposées autour, permettant de courir grâce à des tapis roulants, se muscler à l'aide de machines de torture, jouer au golf indoor
À l'intérieur
mais aussi faire de la gymnastique sur des barres parallèles, des anneaux ou un espalier. Il y avait même un petit salon de massage, il ne manquait plus qu'un terrain de pétanque. 
χ χ χ
 Le couloir étant assez large, je me suis mis à la hauteur de Madame Dessailly qui avançait d'un pas tranquille.
 Ce qui m'a permis au passage de constater que le tissu soyeux de sa robe, devant glisser légèrement et de manière imperceptible sur ses fesses, au rythme de ses pas, n'était pas déformé par autre chose que la rondeur que ces dernières formaient. 
 Par conséquent aucune culotte ne se trouvait dessous, ou alors un string ce qui ne lui aurait pas ressemblé. Mais aussi que ses seins se balançant d'un manière bien plus évidente, elle ne portait pas non plus de soutien-gorge. 
 Inutile de préciser que ces détails enregistrés du coin de l'œil, n'ont pas amélioré mon émoi. Au point que n'ayant pourtant rien vu d'indécent, j'ai eu peur que ça me provoque une érection inopinée. C'est d'ailleurs probablement cette frayeur qui m'a sauvé la mise, mon sexe au contraire tentant de se faire oublier. 
 Je n'en menais donc pas large et elle non plus, sa voix douce et grave semblant moins assurée qu'avant, quand elle m'a déclaré, tandis qu'on grimpait les marches de l'escalier menant à l'étage :
 ―Je vous ai mis dans une chambre d'amis… qui est avant tout fonctionnelle… mais s'il vous manque quoi que ce soit… il ne faudra pas hésiter de me le faire savoir… 
 ― J'ai pris mes affaires de toilette ainsi que quelques vêtements. Mais je pourrai aller en chercher d'autres, si la situation s'éternise. Même si j'espère ne pas avoir à m'imposer plus longtemps que nécessaire. 
 ― Comme je vous l'ai déjà dit, votre présence ne me dérange absolument pas, bien au contraire. 
 Je savais qu'il s'agissait d'une demi vérité, car si elle était probablement contente de ne plus être seule, mon hôtesse ne se sentait pas pour autant à l'aise en ma présence. Cependant j'ai feint de la croire et tandis qu'elle m'avait mené jusqu'à l'endroit dans lequel j'allais dormir, elle a ajouté :
 ― Si ça vous convient Enzo, nous dînerons à 19 heures 30. En attendant, vous pouvez disposer du reste de la maison comme bon vous semble. 
 ― Je… oui, merci. Ça me va parfaitement, Stéphane. 
χ χ χ
 Madame Dessailly m'ayant laissé seul, j'ai décidé de me comporter pour ce premier jour en invité. Bien que résolu par la suite, à effectuer ma part de tâches ménagères. Après m'être renseigné auprès de Nathan, afin de savoir de quelle manière il participait quand il était présent. 
 J'ai en premier rangé mes effets personnels à l'intérieur de la grande armoire ou dans la salle de bain, puis me suis changé, mettant un pantalon de jogging en nylon et retirant mon pull, pour me retrouver en t-shirt. Ma tenue d'intérieur à moi.
 Ensuite j'ai allumé mon ordinateur portable dans le but de contacter mon ami, car étant donné qu'il était six heures de l'après-midi chez nous, il devait être huit heures du matin à Melbourne. Il fallait donc que je l'attrape avant qu'il parte à la fac.
 Grâce au code wifi déjà enregistré la connexion a été assez rapide et tout bronzé, puisque là-bas c'était la fin de l'été, il n'a pas tardé à apparaître m'a aussitôt demandé :
 ― Salut mon pote, comment ça va ?
 ― Très bien et toi ?
 ― Super, je ne vais pas tarder à partir pour aller pointer à l'usine. Du coup, je n'ai pas trop le temps de papoter. 
 ― J'ai juste un petit truc à te demander, parce que là je suis chez toi...
 ― Super ! Mamounette t'a accueilli comment ?
 ― Très bien. Tu avais des doutes à ce sujet ?
 ― Absolument pas. Mais dans quelle tenue elle t'a ouvert la porte ?
 ― C'est important ?
 ― Oui, car ça définit son degré de gêne vis à vis de toi. 
 ― Elle porte une robe genre indien, dans un tissu assez fin. Probablement du lin, même si je ne suis pas un spécialiste en matière de textiles. 
 ― Quelle coupe ?
 ― Manches mi courtes, qui descend jusqu'aux chevilles mais fendue aux cuisses.
 ― Et aux pieds elle a quoi ?
 ― Des babouches à talons, dans les cinq centimètres de haut. 
 ― Bien. Ça veut dire qu'encore sur la réserve, elle accepte parfaitement ta présence. Parce que sinon, elle aurait mis un vieux jogging en coton, bien épais pour protéger sa pudeur. Mais aussi des savates plates.
 ― Justement à propos des savates, il s'est passé un truc que j'ai trouvé un peu bizarre. 
 ― Genre ?
 ― Elle m'a proposé des chaussons, j'ai accepté et elle s'est mise accroupie pour me les enfiler. Je t'avoue que ça m'a fait tout drôle.
 ― C'est normal, elle est assez canon aux dires de mes autres potes. Même si toi, tu es toujours resté très discret à ce sujet.   
 ― Tu es sérieux là ?! Parce qu'on parle de ta mère je te rappelle !
 ― C'est vrai, mais elle est aussi une femme et toi un homme. De plus vous êtes tous les deux adultes. 
 ― Oui, mais avec 17 ans de différence. 
 ― Ce que tu peux être rétrograde parfois. L'époque ou seuls les hommes pouvaient être plus âgés c'est terminé, de nos jours l'inverse ne choque plus grand monde. 
 ― Parce que s'il se passait quelque chose entre elle et moi, ça ne te dérangerait pas ?!
 ― Ce serait à vous de décider. La seule chose qui pourrait me foutre en rogne, serait que tu joues avec ses sentiments. Car comme tu l'as si justement fait remarquer, il est question de ma Maman. Mais je sais que ce n'est pas ton genre et en attendant, tu sauras qu'elle est réceptive à ton charme de mec trop sérieux, si sa tenue d'intérieur évolue. Plus elle deviendra sexy et plus tu auras la côte. 
χ χ χ
 J'étais carrément bluffé, que Nathan puisse envisager aussi froidement une relation entre sa mère et moi. Mais peut-être qu'il avait raison et que je n'avais pas su m'adapter, à l'évolution des mœurs de notre société. Toujours face à l'ordi je me suis mis à rêvasser, si bien que j'ai sursauté quand il m'a demandé :
 ― J'espère avoir pu calmer tes doutes Lucky Bastard, parce que là il faut que j'y aille. Contrairement à toi, j'ai encore une journée de taf avant d'être en week-end. 
 ― Attends ! En fait je ne t'appelais pas pour ça, mais pour les tâches ménagères…
 ― Ah… eh bien fais ton lit le matin, jette ton linge sale dans la corbeille exprès pour ça, mets le couvert pour les repas et descends à la cave chercher le vin. Pour le reste, tu peux toujours lui proposer ton aide, mais je sais déjà ce qu'elle va te répondre.
 ― Pas moi.
 ― Un truc du style : C'est ma maison, je la gère. Mais aussi :Eh puis, ce n'est pas comme si je travaillais. 
 C'était vrai que Madame Dessailly n'avait pas d'emploi, ce qui ne l'empêchait pas d'être à l'aise financièrement. Mais une autre question me taraudait à présent l'esprit, que je n'ai pas pu m'empêcher de poser à mon ami :
 ― Mais dis-moi, belle comme elle est Stéphane n'a pas de mec ?
 ― Hum, tu l'appelles déjà par son prénom ?
 ― Oui, elle me l'a demandé. Mais réponds s'il te plaît.
 ― Non. Même s'il lui arrive de sortir environ deux fois par mois, je ne sais pas où ni avec qui parce que je ne lui connais pas d'amis, elle n'a jamais ramené personne à la maison. Mis à part toi bien entendu. 
 ― Donc tu es sérieux, quand tu dis que ça ne te poserait pas de problème, s'il se passait quelque chose entre elle et moi ?
 ― It will be up to you, My Friend
Ce sera à vous de voir, mon ami
. Et quand je dis you, ça veut bien évidement dire tous les deux. Car ça dépendra de la manière dont elle interagira avec toi. Good-by young fellow
Fellow à la base veut dire « ensemble » et prend parfois un sens différent associé à un autre mot. Dans le cas présent : mon jeune ami
et tiens moi au courant de l'évolution de la situation. Que je sache si je dois t'appeler Beau-Papa.  
 ― Très drôle... 
 Cette conversation des plus délirantes a pris fin, puisqu'il a coupé la communication et je suis resté planté devant l'écran de mon ordinateur, avec dans ma tête plus de questions que de réponses. 
χ χ χ
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paquot
8 octobre 2026 à 18:18
Le déroulement de la situation des personnes en présence est prometteur
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MAUDARD
8 octobre 2026 à 06:55
Joyeux de vous retrouver Conteuse ! j'aime votre écriture déliée et souple comme une caresse. Et je relis vos histoires avec grand plaisir.
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Tienbas28
24 février 2026 à 21:38
C'est très agréable de vous lire j'aimerais beaucoup que vous écriviez la suite
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Photo de profil de mozart
mozart
24 janvier 2026 à 18:58
Belle intro, une histoire à suivre...excellent
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stiss
22 janvier 2026 à 08:08
belle entame, je vais dévorer cette histoire ;-)
très belle prose, des détails qui permettent de rentrer dans la psyché des personnages j'adore
Modifié 22 janvier 2026 à 08:25
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Photo de profil de yoks78
yoks78
11 janvier 2026 à 00:59
Belle entrée en la matière
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Photo de profil de FREMBE14
FREMBE14
8 janvier 2026 à 11:57
Stéphane en prénom féminin, je ne connaissais pas. belle histoire à suivre
Soyez respectueux
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Photo de profil de geo69
geo69
7 janvier 2026 à 18:38
J'ai beaucoup aimé, juste peut être un peu trop de détails qui alourdis le texte mais très agréable ;)
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Photo de profil de Moutcho
Moutcho
7 janvier 2026 à 18:09
Début très très intéressant
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Thévenin Patrick
7 janvier 2026 à 17:25
Très belle histoire, j'attends la suite avec impatience.
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