Les Alpha
Chapitre 18 · Retours à la maison.
Couverture de Les Alpha, par Conteuse Les Alpha Chapitre 1 · Au sortir d'un songe... Chapitre 2 · Secrétaire à plein temps ? Chapitre 3 · La négociation. Chapitre 4 · Shopping entre copines. Chapitre 5 · La suite du shopping entre copines. Chapitre 6 · It's up to you Chapitre 7 · L'épilation. Chapitre 8 · L'accident. Chapitre 9 · L'orgasme. Chapitre 10 · La permission Chapitre 11 · I Can Get Now Masturbation. Chapitre 12 · L'invitée. Chapitre 13 · Le jogging. Chapitre 14 · La visite à domicile. Chapitre 15 · Le serpent à deux têtes. Chapitre 16 · Le deuxième jogging. Chapitre 17 · Les confidences de Maxence. Chapitre 18 · Retours à la maison. Chapitre 19 · La squatteuse. Chapitre 20 · La sodomie. Chapitre 21 · Une nouvelle perturbante. Chapitre 22 · Konnichiwa, sayōnara. Chapitre 23 · Cul sec. Chapitre 24 · Le double-dong. Chapitre 25 Chapitre 26 · L'arbre de Noël. Chapitre 27 · Telle belle-mère, telle belle-fille. Chapitre 28 · Allers et retours. Chapitre 29 · Nouvel An en perspective. Chapitre 30 · Le réveillon. Chapitre 31 · Le ver dans le fruit. Chapitre 32 · Retour à Prague. Chapitre 33 · De voyeuse à exhibitionniste. Chapitre 34 · Je te suivrais jusqu'en enfer. Chapitre 35 · Mise en place. Chapitre 36 · Big Bang Pratique. Chapitre 37 · Retour à Aix. Chapitre 38 · De nudiste à naturiste. Chapitre 39 · On va chez nous ou chez vous ? Chapitre 40 · Mélange. Chapitre 41 · Grosse partie fine (1). Chapitre 42 · Grosse partie fine (2). Chapitre 43 · Tempus fugit, amor manet.
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Hétéro Orientation principale dans ce chapitre

Les Alpha — Chapitre 18 · Retours à la maison.

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Les Alpha

Chapitre 18 · Retours à la maison.

Notre plaisir consommé je suis descendue avec précautions du lit de Maxence, avant de me rendre dans la salle de bain pour aller y chercher une serviette en éponge, et ainsi pouvoir réparer les dégâts que j'avais occasionnés. Car la salive produite pendant mes gorges profondes souillait le corps de mon amoureux, et était même descendue jusqu'au drap après avoir coulé entre ses jambes musclées. 
 Tandis que je m'étais penchée en avant Il me regardait m'activer mi amusé mi attendri, et je devais avoir un air catastrophé puisqu'il m'a fait remarquer :
 ―Tu sais ce n'est pas un drame, il n'y a rien d'irréparable.
 ―Oui mais quand-même... en plus, comme vous n'avez pas de femme de ménage, j'imagine que c'est ta maman qui va refaire ton lit. 
 ―Effectivement, mais toi et moi on est adultes tous les deux, alors elle a conscience que quand on reste seuls, on ne doit pas se contenter de roucouler comme des palombes. Et vu qu'elle t'a très certainement entendue exprimer ton plaisir tout à l'heure, elle sait déjà ce qui s'est passé.
 Jusqu'à présent penchée en avant afin d'éponger, ce qui ne devait pas déplaire à mon homme vu que mes seins pendaient sous mon buste, se balançant doucement au gré de mes mouvements, je me suis redressée brusquement en m'exclamant tout en devenant écarlate :
 ―QUOI ?!?!?! 
 ―Détends-toi Mon Amour. On n'est plus des adolescents qui avons besoin de nous cacher, et même si je t'ai déjà dit que je n'aime pas parler de ça, elle est aussi une femme à la sexualité toujours active. Ça je peux te l'affirmer, pour la bonne raison que tu n'es pas la seule à émettre des sons aigus, au moment de l'orgasme. 
 ―Et tu penses me rassurer ?! Parce que moi je te signale que maintenant, je dois aller la retrouver pour boire le thé, avant de rentrer chez moi !
 ―Si vraiment ça te pose un problème tu peux aussi partir directement, et je lui expliquerai pourquoi tu t'es comportée de cette manière. Étant donné son caractère, elle comprendra sois en certaine. 
 ―Ça pas question! Je refuse de m'enfuir comme une voleuse, surtout que ça risque de lui faire de la peine, même si ça ne dure pas longtemps. 
 ―Ce qui est très gentil de ta part, et je t'en remercie pour elle. En attendant si tu vas la retrouver, je te garantis qu'elle se comportera comme si elle n'avait rien entendu. Selon la formule consacrée, ça se sait mais ça se dit pas. 

 J'étais légèrement mais pas complètement rassérénée, quand je suis retournée dans la salle de bain afin d'y reposer le linge, mais aussi me rafraîchir. Parce que j'avais également produit de la cyprine, et si je savais qu'il était de bon ton dans cette famille de ne pas se laver après l'amour, je ne me sentais pas de me comporter de cette manière. 

 Ensuite je suis allée dire au revoir à mon fiancé, échangeant cette fois ma salive avec lui plutôt que de la gaspiller, puis je suis sortie de sa chambre, décidée à aller bravement à la rencontre de sa mère, quoi qu'elle puisse à présent penser de moi. Ce qui dépendrait des sons parvenus jusqu'à ses oreilles, mais pas que. 

χ χ χ


 C'est par conséquent dans mes petites mules que je me suis rendue dans la salon de la villa, dont je connaissais à présent le chemin, et là une surprise de taille m'a laissée tétanisée sur le seuil. Car alors que je m'attendais à y trouver une seule personne, il y en avait deux. 

 Monsieur Desmichel quand il m'a vue m'a souri de manière très amicale, sans éprouver le moins du monde l'envie de se moquer de mon teint devenu subitement cramoisi, et il s'est levé du fauteuil dans lequel il avait été assis. Heureusement pour moi à moins que ce soit le contraire, car je ne savais pas si cela ajoutait à ma confusion ou me redonnait un peu de confiance, il n'était pas plus habillé que moi. Ce brave homme ne portait qu'une paire de pantoufles, mais restait toujours aussi impressionnant dans sa quasi-totale nudité. 

 Même si son physique était loin d'être aussi agréable à regarder que celui de Maxence, pour la bonne raison qu'à 61 ans, sa musculature avait été gommée par une fine couche de graisse, seul son ventre se trouvant vraiment bedonnant. Ce qui n'était pas vraiment pour moi une surprise, les costumes dans lesquels je l'avais toujours vu, devant très certainement être taillés sur mesure. 

 Son corps m'apparaissait assez velu, ce qui m'a amené la petite pensée qu'il me faudrait caresser Le Grizzly dans le sens du poil, afin d'éviter d'être mangée toute crue.

 La peau de ses bourses se révélait par contre débarrassée de leurs poils, ce qui mettait en évidence qu'elles soient fripées, d'autant qu'elles ne restaient qu'en partie dissimulée par son sexe pourtant plus gros que celui de son fils. Pour la bonne raison que ses olives bien mûres pendaient allègrement, témoignage de sa maturité. Cette calvitie des parties ne me semblant pas incongrue, pour la bonne raison qu'elle était progressivement entrée dans ma normalité.  

 J'avais rapidement effectué ce constat tandis qu'il s'avançait vers moi et que je restais immobile, ne sachant pas quelle attitude adopter, ma profonde rougeur par rapport au fait qu'il avait probablement lui aussi entendu mon cri de jouissance, dissimulant le reste de mes émotions. 

 Malgré sa tenue ou je devrais peut-être dire son absence, mon patron s'est comporté avec un naturel désarmant qui ne m'était pas étranger, en tout cas vis à vis de moi, et il m'a demandé s'arrêtant à une cinquantaine de centimètres :

 ―Bonjour Mélanie. Puisque vous êtes officieusement entrée dans notre famille, vous permettez que je vous embrasse, comme il se doit entre un père et sa fille ?

χ χ χ


 Même si ma réponse est parvenue à mes oreilles, en ressemblant énormément au cri d'une souris prise au piège, elle a été bien évidemment positive. Alors posant une grosse paluche à la douceur surprenante sur mon épaule, il a fait claquer des bises sonores tandis que ses joues venaient se coller aux miennes. 

 J'ai alors remarqué non sans humour qu'étant pour ma part rehaussée de dix centimètres, et dépassant par conséquent le mètre soixante-dix, il n'était pas bien plus grand que moi alors que jusqu'à présent, sans doute en raison de sa prestance, il m'était toujours apparu comme un géant. 

 De plus malgré nos nudités respectives ce qui me dérangeait maintenant le plus, n'étant sûre de rien par rapport aux sons parvenus jusqu'ici, le fait qu'il se comporte exactement comme si nous avions été habillés, m'aidait à reprendre un peu de ma confiance. Même si j'étais convaincue qu'il me faudrait du temps, avant de pouvoir me sentir à l'aise en sa présence. 

 Pendant ce temps sa femme bien moins émue que moi, le rose à ses joues témoignant tout de même, qu'elle n'était pas totalement insensible à la situation dans laquelle je me retrouvais, nous avait observés sans bouger assise sur son canapé, un petit sourire de circonstances figé sur son charmant visage. Elle ne montrait cependant rien d'une biche aux abois et après que j'aie pris place à côté d'elle, alors que son mari venait de se remettre dans un des fauteuils nous faisant face, elle nous a servi un thé fumant. Ses gros seins se mettant à pendre allègrement, tandis qu'elle se penchait en avant.

 Après avoir goûté le mien, je me suis poliment inquiétée de la santé du frère de mon hôte, qui je le rappelle avait eu un accident cardio-vasculaire, et les nouvelles le concernant étant relativement bonnes, nous n'avons pas tardé à papoter. Même si une certaine réserve restait de mise, pour les bonnes raisons que je me trouvais en compagnie de mes beaux-parents, et que nous nous connaissions encore assez peu. Néanmoins, le fait que nous soyons tous les trois nus, mis à part en ce qui concernait nos pieds, me devenait progressivement naturel comme si c'était dans l'ordre des choses. 

 J'ai toutefois remarqué une chose que je pense intéressante à préciser, qui est que Stéphanie en présence de son mari, me donnait la très nette impression d'être plus sure d'elle, comme si elle se sentait protégée. Elle semblait même après une bonne trentaine d'années de vie commune, éprouver le besoin de lui plaire encore. Car elle se tenait assise sur le bord du canapé, les cuisses plus largement ouvertes que la veille, ce qui lui exposait pleinement son sexe parfaitement lisse comme le mien. Et d'une manière plus générale je trouvais son attitude sensuelle, ce qui n'avait pas été le cas avant ou alors ça m'avait échappé. 

 Ce comportement de chatte en chaleurs aurait pu paraître dérangeant à l'invitée que j'étais, et qui les avait rencontrés depuis peu, lui en tout cas sur un plan privé. Pourtant alors qu'il ne se départait pas de sa bonhommie coutumière, ayant l'air d'apprécier ces petites coquetteries de la part de son épouse, moi ce jeu de séduction concernant un couple relativement ancien, au lieu de me choquer m'attendrissait. J'étais même épatée que leur amour soit toujours aussi fort, et ait résisté à l'érosion du temps. 

χ χ χ


 Après environ une heure j'ai pris congé de Madame et Monsieur Desmichel, et en faisant la bise à Stéphanie puisque son mari venait d'annoncer qu'il allait me reconduire, j'ai constaté que se dégageait d'elle une odeur de sexe. Des effluves de sperme et de cyprine mélangées, ténues mais bien présentes. Heureusement pour moi j'avais été prévenue, ce qui m'a permis de masquer ce que je ressentais. De plus cela m'a rassurée, me disant que s'ils avaient fait l'amour en même temps que leur fils et moi, ils s'étaient par conséquent trouvés trop occupés pour m'entendre. 

 Une fois dans l'entrée de leur maison, mon hôte a ouvert l'armoire dans laquelle avait été rangée ma petite robe à bretelles, ainsi que mes sandales, se mettant sans façon accroupi afin d'en ressortir ces dernières en premier. Puis il a fait pivoter son corps massif avec une souplesse et un équilibre surprenants, par rapport à son âge et sa corpulence, pour retirer les mules que je portais et faire l'échange. 

 J'étais devenue écarlate tout en me raidissant, non pas parce qu'en attachant les lanières de mes chaussures il touchait mes pieds, avec une étonnante douceur, mais pour la bonne raison que sa tête se retrouvait non seulement à la hauteur, mais aussi toute proche de mon sexe lisse. 

 Comprenant parfaitement ce que je ressentais et sans se départir de son calme olympien, il m'a précisé sans me regarder :

 ―Il ne vous faut voir dans ce que je suis en train de faire aucune forme de concupiscence, Mélanie. Car même si vous êtes une très belle personne, je respecte beaucoup trop ma femme et mon fils, pour avoir ce genre de comportement. 

 J'étais dans un tout autre état d'esprit, ne pensant qu'à ma pudeur, et tandis que je restais muette ne sachant pas quoi répondre, il a ajouté sur le même ton :

 ―Il vous faut également voir la chose comme étant une thérapie, destinée à ce que vous vous habituiez plus rapidement à ma présence, ainsi qu'à nos nudités respectives. 

 Décidément le mot thérapie revenait régulièrement, quand il était question du mode de vie de cette famille. Cependant leur façon de se comporter atypique si elle s'avérait parfois déstabilisante, je ne la trouvais pas choquante. Mais j'ai tout de même été soulagée que mon hôte et néanmoins patron, me laisse ensuite enfiler ma petite robe à bretelles toute seule. Comme une grande, après qu'il l'ait sortie du meuble pour me la tendre, n'ayant pas l'air de remarquer l'absence de sous-vêtements, comme si c'était une chose tout à fait normale. 

χ χ χ


 Quand j'ai été habillée Monsieur Desmichel m'a raccompagnée jusqu'à ma voiture, avec ses seules pantoufles aux pieds, et ne semblant pas remarquer la fraîcheur du mois d'octobre. Il m'a galamment ouvert la portière, du coup après qu'on se soit fait la bise et moi retrouvée assise derrière le volant, c'est ma tête qui s'était rapprochée de son gros sexe mais dans une moindre mesure. Ce qui m'a permis de constater légèrement soulagée, que notre promiscuité ne lui avait provoqué aucune réaction dérangeante. 

 Avant que nous nous quittions, mon tout nouveau Beau-Papa m'a expliqué : 

 ―Je ne voudrais pas avoir l'air de précipiter les choses, car votre avenir et les décisions qui vont de paire vous appartiennent, et à vous seule Mélanie. Néanmoins ma femme m'a appris que vous éprouviez de la réticence, à venir voir notre fils ici en semaine. Alors je tiens à ce que vous sachiez que vous avez ma bénédiction pour cela, car elle a également remarqué que votre présence lui fait du bien au moral. Et là je parle de Maxence, même si cela rend également Stéphanie heureuse, car ce qu'elle souhaite plus que tout au monde c'est le bonheur de notre enfant. 

 Je n'ai pu que bafouiller en rougissant à nouveau :

 ―Je... merci... Monsieur.
 ―Vous n'avez pas à me remercier car c'est tout naturel, et j'espère que vous arriverez sans trop tarder à m'appeler par mon prénom. Même si je suis convaincu que tout comme moi, vous pensez que nous devrons rester discrets sur un plan professionnel, tant que votre relation avec le fils de votre patron n'aura pas été officialisée. Et bien entendu, vous serez seuls juges vous et lui, pour décider quand ce sera le bon moment. 

 Ces propos montrant que j'avais été acceptée sans réserve par mes beaux-parents, m'émouvaient tout en me mettant de la joie dans le cœur, si bien que j'étais dans un état second quand j'ai quitté leur propriété, qui se trouvait être également celle de mon fiancé. 

χ χ χ


 De retour à la maison, mes enfants n'étant pas encore rentrés de chez leur père, il m'a fallu décider quelle attitude j'allais adopter vis à vis d'eux. Bien entendu ils avaient le droit de savoir que ma relation d'avec Maxence évoluait, cependant je n'évoquerais pas le sujet, me contentant de répondre à leurs éventuelles questions. Et en ce qui concernait Anaïs, si j'avais toujours l'intention de la leur présenter, elle resterait à leurs yeux une collègue et néanmoins amie. Car je pensais inutile de compliquer la situation, d'autant qu'à moyen terme elle nous quitterait pour aller vivre en République Tchèque, avec son Jonáš.

 Et en ce qui concernait le nudisme même si je les savais désormais en âge de comprendre le concept, ce changement de mode de vie n'aurait lieu qu'après que nous en ayons discuté tous les trois, et à condition qu'ils en acceptent l'idée sans aucune réserve. Par conséquent j'attendrais le moment propice, car il y avait pour l'instant assez de bouleversements dans ma vie, et comme le disait Jean-Henri Desmichel il ne fallait pas précipiter les choses. 

 J'ai d'ailleurs souri, en me demandant si quand je me sentirais à l'aise en la présence de ce dernier, j'arriverais à lui donner un diminutif, pour la bonne raison que je trouvais son prénom un peu désuet. Mais bien entendu ce dernier point comparé aux autres, restait un détail sans vraiment d'importance. 

 En attendant, gardant ma petite robe à bretelles j'ai changé de chaussures, enfilant mes nouvelles mules à talons plein décidément très confortables, malgré l'inclinaison de mes pieds, et je me suis mise à vaquer à mes occupations habituelles, en attendant que mes chers petits reviennent au nid. 

χ χ χ


 Quand ça a été le cas et tandis qu'on se disait bonjour dans le salon en nous enlaçant, le fait que je sois rehaussée ne leur a pas échappé. Si Antoine n'en a montré aucun étonnement, tout simplement parce que de temps à autres je mettais des talons aiguille, et que je restais plus petite que lui car il mesure 1 mètre 80, Océane faisant pour sa part 1 mètre 65 et se retrouvant du coup moins haute que moi, a réagi mais pour une toute autre raison. 

 Son frère parti très certainement dans sa chambre, elle m'a demandé :

 ―Elle sont super tes nouvelles shoes
chaussures
d'intérieur, Mame. Elles te font pas mal ?
 ―Même si on a coutume de dire qu'il faut savoir souffrir pour être belle,Mon Amour, ce n'est pas le but recherché.
 ―Je peux les essayer ?

 Bien évidemment j'ai retiré mes chaussures afin qu'elle puisse les enfiler, que nous fassions la même pointure n'ayant pas vraiment d'importance dans ce cas précis, et après avoir effectué quelques pas avec, sans que j'en sois vraiment surprise même si je n'y avais pas pensé avant, ma fille m'a à nouveau questionnée :

 ―Je pourrais avoir les mêmes ?
 ―Je vais y réfléchir. 
 ―Pourquoi, parce que tu trouves que je suis trop jeune pour porter des talons ?

 Cela n'avait rien à voir, qu'elle se pavane à la maison mais pas dans la rue ne me posant aucun problème, par contre je pouvais difficilement lui avouer qu'une femme dont elle ignorait encore l'existence, me les avait offertes. Ce qui aurait amené d'autres interrogations, m'obligeant à mentir plus ouvertement que par omission. C'est la raison pour laquelle, j'ai préféré biaiser :

 ―Disons plutôt, que je me demande si tu les mérites.

 Essayant de m'amadouer elle m'a à nouveau enlacée, ce qui m'a fait bizarre car m'étant retrouvée pieds nus, elle me dépassait à présent d'environ treize centimètres, une grande première, et plus amusée qu'autre chose je lui ai fait remarquer :

 ―Eh, c'est moi qui suis sensée acheter, pas l'inverse. 

χ χ χ


 Car bien évidemment ma décision était déjà prise, seulement il fallait avant toute chose que je me renseigne auprès d'Anaïs, pour savoir où trouver des mules qui seraient identiques aux miennes, ou presque, et cela non plus je ne pouvais pas le mentionner. Océane ne s'y trompant pas s'est reculée tout sourire, et sortant de mes godasses elle m'a demandé :

 ―Et sinon, il va comment ton Amoureux ?
 ―Plutôt bien vu les circonstances. Il a quitté son lit d'hôpital pour celui de sa vraie chambre, et j'ai profité que vous n'étiez pas là pour aller lui rendre visite chez lui. Du coup comme il habite avec ses parents, j'ai fait la connaissance de sa maman, car son père comme tu le sais déjà c'est mon patron. 
 ―C'est du sérieux alors. Tu vas nous les présenter ?
 ―Madame Desmichel a l'air d'avoir envie que ça se passe comme ça, probablement parce que Maxence est fils unique et qu'elle n'a pas de petits-enfants. Mais nous sommes tous d'accords pour dire, qu'il faut que nous prenions notre temps. 
 ―Moi ça me va. Sinon, leur baraque elle est comment ?
 ―Je n'ai pas tout vu, mais elle est beaucoup plus grande que la nôtre, avec un grand parc devant. 
 ―Tu vas devenir riche, alors ?

 J'avais droit à un véritable interrogatoire, ce qui ne me dérangeait pas vraiment parce que j'estimais la curiosité de ma fille légitime, et j'ai répondu après avoir souri :

 ―Ce n'est pas le but recherché.
 ―Te connaissant par cœur, je m'en doute figure-toi. N'empêche qu'avoir le beurre et l'argent du beurre, c'est quand-même pas dégueu. 

 Feignant la colère je lui ai mis une petite tape sur l'épaule, et me suis exclamée :

 ―Eh, ce n'est pas comme ça que je vous ai élevés, ton frère et toi !

χ χ χ


 Pas du tout impressionnée, Océane m'a fait remarquer après avoir à son tour souri :

 ―Parce que d'après toi, elles recherchent quoi les meufs de Papa ? On t'en a jamais parlé avant pour pas te faire de la peine, mais Antoine et moi on les a vues défiler, et la dernière est pas beaucoup plus vieille que le Frérot. 

 Ayant appris à mes dépends la véritable nature de mon ex-mari je n'étais pas vraiment surprise, mais plutôt touchée par la prévenance de mes enfants, qui en se taisant avaient voulu me ménager. Ce qui impliquait à mon grand soulagement que malgré notre relation très ouverte, ils avaient peut-être encore d'autres secrets pour moi, et que par conséquent la réciprocité pouvait être vraie, sans que cela me pose un problème d'ordre moral.

 Jonathan pouvait faire ce qu'il voulait de sa vie, je m'en foutais depuis déjà pas mal de temps, mais j'ai tout de même demandé :

 ―Vous n'avez assisté à rien de choquant, j'espère ?
 ―Non, mis à part qu'on fait du nudisme, comme des tas d'autres gens que ce soit sur les plages ou chez eux, ils sont toujours restés soft. P'Pa y a veillé.

 Pas vraiment estomaquée mais tout de même scotchée, car une fois de plus je constatais mon décalage dans ma manière d'être, par rapport aux normes de notre époque, j'ai continué de me renseigner :

 ―Mais ton frère il a réagi comment ? Parce que toi tu es une fille...

 ―Si c'est ce qui t'inquiète, justement il a pas réagi. Probablement parce qu'on on est habitués depuis touts petits, et que la première qu'il a vue à oilpé
nue
c'était toi, même si ici ça a jamais été une habitude. En plus les cagoles
femmes d'allure vulgaire
même bien gaulées c'est pas son genre, il me l'a dit. 
 ―C'est vrai que faire du nudisme je n'en ai jamais vu la nécessité, même si l'idée ne me dérange pas. Car il faut que tu saches que dans la famille de Maxence, ils font ça aussi. Cependant Madame Desmichel m'a précisé qu'ils resteront habillés, quand vous leur rendrez visite.
 ―Parce qu'avec toi ils se dépoilent
se déshabillent
?

 Rougissant légèrement ce qui l'a amusée, j'ai précisé :

 ―On en a discuté avant, et je leur ai dit qu'il ne fallait pas qu'ils changent leurs habitudes pour moi.
 ―Au moins, maintenant tu sais que ça nous choquera pas Antoine et moi. 

 Ma fille avait raison, un souci de moins, et nous en sommes restées là au sujet de cette discussion. J'ai remis mes mules et tandis que j'allais préparer le repas du soir, ma fille m'a laissée pour comme son frère avant elle aller mener sa petite vie. 

χ χ χ


 Il ne s'est rien passé de plus ce soir là, si ce n'est qu'une fois seule dans ma chambre je me suis entraînée à faire de gorges profondes, en me servant du godemiché laissé par Anaïs. Car si j'avais acquis le principe, mon but était à présent de comme ma copine de sexe, arriver à ne plus saliver que le nécessaire. 

 Bien entendu après avoir mis mon bouchon de troufignon, car il ne fallait pas que je perde mes bonnes manières, une fois couchée je me suis enfilé le Double Dong, tout en matant une nouvelle vidéo pornographique. Ce qui bien qu'étant une grande première, ne serait pas très intéressant à raconter. Même si je me suis régalée après avoir joui, en léchant la cyprine que j'avais récoltée au plus profond de moi. 

 Le lendemain, comme je l'avais promis à mon amie je suis retournée faire un jogging, dans la tenue qu'elle m'avait offerte mais sans plug, ce qui ne m'a pas empêchée d'avoir un petit pic de plaisir par devant, la pointe de mon clitoris s'étant à nouveau agacée contre le tissu élastique. J'ai je pense relativement bien réussi à gérer ce stimulus, ne m'arrêtant pas mais au contraire continuant mes foulées, le but premier étant de repousser mes limites afin d'arriver à faire fondre ma graisse. Ou en tout cas, essayer de ne pas en prendre plus.

 Ce n'est qu'en retournant à la maison, que j'ai pensé que mes enfants ne m'avaient jamais vue habillée de cette manière, et c'est avec une petite pointe d'appréhension que je suis allée les retrouver, tandis qu'ils prenaient leur petit-déjeuner. Cependant leur réaction n'a pas du tout été celle à laquelle je m'attendais, car ils ont été surpris pour une toute autre raison. Antoine s'est exclamé, tandis qu'il me découvrait en sueurs :

 ―Usain Bolt, sors de ce corps !!

 Puis Océane m'a demandé, un petit sourire aux lèvres :

 ―C'est pour plaire à ton amoureux, que tu veux garder la ligne Mame ?

 Ma fille avait parler de la garder et pas de la retrouver, un premier bon point pour moi mais aussi pour elle, de plus la manière dont j'étais vêtue ne semblait pas les déranger, ce qui indiquait qu'Anaïs avait eu raison. Je n'étais pas à leurs yeux une vieille essayant de se faire passer pour une jeune, mais une presque quadragénaire qui s'habillait comme les autres femmes de son époque. Par conséquent tout allait bien. 

χ χ χ


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claude064
12 février 2025 à 21:21
j'aime tout dans cette histoire , le scénario tout se fait progressivement , c'est super
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claude064
12 février 2025 à 21:18
j'aime tout dans cette histoire , le scénario tout se fait progressivement , c'est super
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jl3147
13 décembre 2024 à 22:11
Très belle histoire qui est aussi une jolie histoire d'amour.
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chantalinal
11 décembre 2024 à 12:37
J’aime beaucoup vos textes, vos (nos) histoires me manquent, merci d’être là!
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chantalinal
2 novembre 2024 à 14:57
J’adore, je n’ennuie vite la suite, merci beaucoup
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Talap
24 septembre 2024 à 02:19
J’ai adoré cette série.
J’espère qu’il y aura une suite.
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Sandre
12 septembre 2024 à 07:41
Bonjour conteuse,
Je pense que bien entendu tu manques à tes lecteurs d’une certaine façon…. C’est une partie de toi que tu partages avec nous dans tes écrits. Même si on ne répond pas toujours à chaque chapitre, on t’attend. Pour ma part, je découvre ce site et les possibilités d’interactions avec les auteurs et n’étant pas une fan des réseaux en tous genres,C’est une démarche très « nouvelles pour moi » .On prend hélas un peu égoïstement le réconfort que vous nous apportez sans se rendre compte que vous attendez derrière.
Mais sache que le cœur y est , juste un peu de timidité… Car on assume pas tous et toutes aussi librement que vous nos envies, nos penchants, nos sensibilités …
Mais tu manqueras toujours à l’un ou l’une d’entre nous.
Soyez respectueux
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Conteuse
2 septembre 2024 à 17:36
Et si vous passez un jour par Manosque, évitez de dire les "Basses Alpes" parce qu'ils n'aiment pas trop. :) :)

Je ne faisais que reprendre l'expression même de Pierre Magnan ; il me semblait être fier de cette appellation mais bien que résolument moderne (il a entretenu un site internet sous-titré "L'indigné permanent" jusqu'à la fin de sa vie) il était néanmoins d'une autre époque que les moins de vingt ans (et peut-être les moins de trente ...) .
J'éviterai néanmoins "Bas Alpin" lorsque je finirai par visiter cette superbe région.

:)
Soyez respectueux
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Monplaisir71
2 septembre 2024 à 09:52
Et si vous passez un jour par Manosque, évitez de dire les "Basses Alpes" parce qu'ils n'aiment pas trop. :) :)

Je ne faisais que reprendre l'expression même de Pierre Magnan ; il me semblait être fier de cette appellation mais bien que résolument moderne (il a entretenu un site internet sous-titré "L'indigné permanent" jusqu'à la fin de sa vie) il était néanmoins d'une autre époque que les moins de vingt ans (et peut-être les moins de trente ...) .
J'éviterai néanmoins "Bas Alpin" lorsque je finirai par visiter cette superbe région.
Soyez respectueux
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Conteuse
1 septembre 2024 à 21:57
Quelle culture @Monplaisir71, bravo.

J'en suis d'autant plus surprise, que vous êtes selon votre profil un nordiste (smile).

Le mérite que j'ai (si tant est que cela en soit un) de connaitre les Desmichel revient à Pierre Magnan dont j'ai à peu près tout lu dont "Un monstre sacré" qui relate entre-autre le passage de sa vie avec Thyde Monier.
L'île de France n'est que mon lieu de résidence où je suis arrivé comme tant d'autres pour raison professionnelle ; je suis originaire d'un peu plus au sud mais malgré tout sans doute nordiste à vos yeux ;) puisque natif de Saône et Loire.

Quand à Pierre Magnan, tout comme Jean Giono originaire de Manosque, il est surtout connu pour avoir écrit le roman "La maison assassinée", cette fois adapté sur grand écran.

Pierre Magnan a si bien su conter ses Basses Alpes, que j'ai parfois l'impression d'y avoir séjourné.
Et si je puis me permettre et si vous ne les avez pas déjà lus, je vous recommande de cet auteur "Le mystère de Séraphin Monge" (la suite de "La maison assassinée"), "La folie Forcalquier" et peut-être mon préféré "Laure du bout du monde". Je suis à peu près sûr que vous pourriez vous en délecter.

Je connais assez peu Pierre Magnan en vérité, mais beaucoup plus Jean Giono.

Pour moi le nord commence au col de La Croix Haute (entre Drôme et Isère), parce que l'accent du sud, n'a pas pu aller plus loin. :)

Et si vous passez un jour par Manosque, évitez de dire les "Basses Alpes" parce qu'ils n'aiment pas trop. :) :)
Soyez respectueux
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