00:00 00:00
ou pour accéder à la lecture audio sans limite de temps
✦ Vivi75 Pas évident, les études ! XSTORY
Temps de lecture Vues Date de publication Commentaires Partager Liste de lecture
Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Hétéro Orientation principale dans ce chapitre

Pas évident, les études ! — Chapitre 10 · Spectateurs

16 minutes
5.2k
Certifiée écrite par un humain D'après nous ce texte a été rédigé par un humain

Auteur

Vivi75
Histoires publiées
54
Abonnés
79
J'aime cumulés
3.5k

Pas évident, les études !

Chapitre 10 · Spectateurs

Soraya savourait cette montée aiguë dans son bas-ventre. Un soupir lui échappa. Trop fort.
Et là, elle ressentit.
Une chaleur, une présence. Derrière elle. Silencieuse et immobile.
Quelqu'un.
Quelqu'un se tenait là, tout près, juste derrière elle. Son cœur cogna brutalement, sa main quitta précipitamment son jean, le souffle coupé. Elle n'osait ni bouger ni se retourner. Et dans ce silence étrange, dans ce vertige suspendu, elle entendit dans son dos une voix grave et familière murmurer :
— Un joli spectacle.
Elle se figea.
Monsieur Delebarre.
Soraya se pétrifia. Le sol s'écroula sous elle. Elle mit quelques secondes à réaliser la situation, et la voix de la honte se mit à hurler dans sa tête : « Non ! Non ! Pourquoi lui ? Putain ! Il sait, il m'a vue… Comme ça ! Mais qu'est-ce que je fais là ? »
Elle ne put empêcher la détresse de l'envahir. « Pourquoi ? Pourquoi est-ce que je reste là, collée à cette putain de porte ? » Mais elle était encerclée. Devant elle, Lilou et M. Delmas ne ralentissaient pas, dans une fusion plus sauvage, marquée par des gémissements sonores. Et derrière elle, très près de son dos, elle ne le voyait pas mais elle devinait la présence de Monsieur Delebarre ; elle sentait son ventre massif, sa carrure, elle pouvait sentir son odeur moite, elle percevait son souffle, tout proche, qui lui chauffait la nuque comme un vent d'orage. Une sueur glacée glissa le long de sa colonne vertébrale.
— Mademoiselle Araoui… dit-il à voix basse, avec une lenteur étudiée.
Soraya ferma les yeux une seconde, le souffle court. Son cœur battait à tout rompre.
— Ne vous retournez pas. Faites comme si je n'étais pas là.
Elle se raidit. Son ton était calme, mais il y avait dans ce calme une autorité étrange, presque cruelle. La jeune femme resta immobile. Tout son corps criait d'hésitation. Elle aurait dû fuir, protester, se retourner pour faire face. Mais elle restait figée. Captive de ce mélange dangereux, prisonnière entre le désir de regarder, et la honte d'avoir été surprise.
— Je suis content de voir que vous vous êtes décidée à revenir en cours. C'est bien.
Il prenait plaisir à la torturer. La jeune femme baissa les yeux, humiliée. Elle avala douloureusement sa salive. Une boule d'angoisse lui serrait la gorge. Elle tremblait de tout son être, avait envie de pleurer. Les secondes s'écoulaient à n'en plus finir. Finalement, la voix trop polie de Delebarre demanda :
— Pourriez-vous vous décaler un peu, je vous prie ? J'aimerais profiter de la scène moi aussi.
La phrase surprit Soraya. Sans réfléchir, elle se poussa légèrement, permettant à Delebarre d'avoir un meilleur accès à la petite vitre et à ce qu'elle leur dévoilait. Elle entendit le professeur de littérature émettre un long soupir de satisfaction. Mais tandis qu'elle avait relevé la tête, son regard était retombé sur Lilou et monsieur Delmas. Les mouvements de son amie étaient devenus plus saccadés, presque désordonnés. Les lèvres entrouvertes, les sourcils froncés, une grimace de plaisir déformait le visage de l'étudiante qui se faisait baiser. Son souffle court rebondissait contre les murs nus de la salle de classe. Delmas, les yeux révulsés, lui murmurait des mots indistincts. Et pendant un temps qui parut infini, Soraya et M. Delebarre les regardèrent, dans une concentration silencieuse. Seuls quelques « oui... » imperceptibles du professeur de lettres troublaient le silence religieux. Enfin, il s'adressa à Soraya :
— Regardez.
Soraya retint son souffle. Le mot se glissa dans son oreille comme un ordre insidieux puis résonna en elle comme une déchirure. Elle sentit ses doigts se crisper, son dos se tendre. Elle ne voulait pas obéir, mais ses yeux restaient fixés sur Lilou. Elle aurait voulu crier, mais rien ne venait. Sa raison martelait : « Je devrais partir. C'est trop malsain. Je suis pas une voyeuse ! Je suis pas une voyeuse ! » Mais les paroles de Delebarre la retenaient.
— Regardez bien.
Il insista.
— Vous regardez ?
Elle ne répondit pas. Elle ne pouvait pas. Mais ses yeux, eux, ne lâchaient pas Lilou, toujours nue, posée contre Delmas, encore haletante, les cheveux collés à ses tempes.
— Et vous aimez ce que vous voyez ?
Il ne demandait pas avec cruauté. Il avait posé la question comme on poserait une main sur une joue chaude, précautionneusement, avec une bienveillance presque dérangeante. Elle sentit une vibration dans son ventre à cette question. « Non… je ne dois pas… » songea-t-elle, mais son bas-ventre répondait déjà pour elle. Quelque chose en elle avait envie de le dire, d'avouer, d'être nue à son tour. D'une voix tremblante, à peine audible, ses lèvres laissèrent échapper un timide « oui... ». À cet instant, elle sentit que la honte lui collait à la peau comme une seconde chair. Delebarre émit un nouveau bruit de satisfaction. Puis, il demanda à son étudiante, toujours absorbée par le spectacle obscène :
— Et dites-moi, Soraya… Qu'est-ce que vous voyez, là, devant vous ? Dites-le à voix basse.
— Je vois… Lilou…
— Et ?…
Elle avala à nouveau sa salive, difficilement. Puis, d'une voix presque inaudible :
— Et Monsieur Delmas…
— Continuez, murmura M. Delebarre d'une voix tendre… Que font-ils ?
— Ils sont… Ils font… l'amour… Ils sont en train de faire l'amour.
Delebarre resta silencieux une seconde, savourant pleinement l'instant et appréciant la sincérité nue des mots de Soraya. Le spectacle évolua : Lilou se leva ; son sexe libéra la bite de Delmas, dure et humide sous une capote. Elle se retourna et le chevaucha à nouveau. Elle s'empala sur lui sans difficulté, avec un long cri de plaisir. Les deux amants étaient maintenant face à face. La petite poitrine de Lou s'écrasa contre le torse du professeur de latin, tandis que ses bras encadraient et serraient son cou. Tout en baisant, ils s'embrassèrent longuement, amoureusement.
Rien n'avait échappé à Soraya et à Delebarre. Celui-ci, toujours dans le dos son étudiante, lui glissa à l'oreille :
— Votre amie Lilou…. Elle est très, très belle, non ?…
Soraya hocha un peu la tête.
— Elle a l'air de prendre énormément de plaisir, poursuivit Delebarre.
Soraya ne savait plus si elle voulait que cet instant s'achève, que la torture humiliante à laquelle la soumettait Delebarre s'arrête, ou si elle désirait que tout se prolonge à l'infini. Le désir avait repris possession de son bas-ventre.
— Est-ce que cela vous trouble ? Ou est-ce que cela vous excite ?
Le mot la frappa. Sa chair ressentait encore les échos de ses propres gestes, le feu qu'elle avait allumé sans s'autoriser à l'éteindre. Et, sans se retourner, elle reconnut à mi-voix :
— Oui. Je crois.
— Vous croyez ?
Elle ferma les yeux. Sa main se crispa contre sa cuisse.
— Oui. Ça m'excite.
Il eut un souffle presque rieur.
— Vous aimeriez être à sa place ? Ou bien seulement les regarder, encore ?
Soraya sentit ses lèvres s'entrouvrir. L'air lui manquait. Elle détestait ce qu'il disait. Elle détestait encore plus ce qu'elle ressentait. Elle se haïssait de ne pas pouvoir détourner les yeux. « Non ! Non ! Je ne ne suis pas cette fille. Je ne fais pas ça. Jamais ! » hurlait son cerveau. Mais tout son corps criait le contraire, rêvant d'être observé comme ça, touché comme ça…
— Regardez comme elle le serre contre lui… Le plaisir qu'elle prend et qu'elle lui donne… Qu'est-ce que cela vous fait ? Vous êtes envieuse ? Vous voulez intervenir ? Vous en aller ?
Elle hésita.
— Non… Ça…. ça m'attire. Je... j'ai envie de rester.
— Voilà, murmura-t-il, satisfait.
Il attendit, puis reprit :
— C'est beau, n'est-ce pas ? Cette manière qu'ils ont de s'oublier, l'un dans l'autre. Comme si rien d'autre n'existait. Vous comprenez ça, non ?
Elle hocha la tête, à peine. Un geste d'aveu silencieux.
— Alors regardez encore, dit-il doucement. Regardez-les !
Et elle obéit. Sa main était restée posée sur sa cuisse, immobile. Son ventre, lui, brûlait.
— Je sais que vous aimez ça, ajouta-t-il. Ce que vous étiez en train de vous faire en les regardant… Vous avez le droit de répondre, vous savez. Et de continuer… Faites-le si vous en avez envie.
Elle ne répondit pas. Sa gorge était sèche. Ce n'était pas un ordre, ni une contrainte, c'était une libération, la brèche qu'elle espérait dans le barrage de sa retenue. Alors, lentement, très lentement, sa main redescendit vers son jean, et glissa à l'intérieur. Elle voulait jouir. Elle détestait cette soumission qu'elle s'autorisait, mais plus encore, elle redoutait le vide que ressentait son sexe. Aussi, lorsque ses doigts reconnurent sa chatte brûlante et trempée d'excitation, elle éprouva un soulagement inimaginable. Le plaisir fut immédiat.
— Regardez-la, continua Monsieur Delebarre derrière elle, de sa voix rauque mais posée. Elle sait exactement ce qu'elle fait. Elle le mène là où elle veut.
Lilou avait penché la tête vers l'épaule de Delmas maintenant. Ses doigts agrippaient son col. Leurs corps, lentement, reprenaient un rythme, comme une vague après le reflux. Lilou murmurait quelque chose, bas, haletant, mais Soraya ne pouvait pas entendre. Elle voyait. Et cela suffisait.
Sa main avait retrouvé sa place entre ses cuisses, mais cette fois, elle n'y était pas poussée par un abandon conscient : c'était une obéissance muette, une réponse trouble à cette voix derrière elle, cette voix qui savait, qui voyait.
— C'est excitant, n'est-ce pas ? continua Delebarre, presque calmement. Ce qu'elle ose, ce qu'elle déclenche…. Allez-y, Soraya, prenez votre plaisir, vous aussi. On sait, vous et moi, que vous aimez vous masturber, n'est-ce pas ?
Soraya comprit l'allusion au dernier cours. Le coup porta : son humiliation lui parut totale. Elle ne savait plus si elle devait pleurer ou gémir. Elle fut incapable de répondre. Sa main accéléra, en rythme avec les soupirs de Lilou. Chaque mouvement de leurs corps se répercutait dans le sien. Son visage était rouge de honte, mais son ventre se tordait de plaisir. Elle était partagée entre l'envie de fuir, de hurler, et celle de rester à jamais collée à cette porte, de ne jamais détourner le regard.
Derrière elle, elle devinait Delebarre toujours présent. Elle le percevait dans son souffle, dans l'immobilité tendue de l'air. Pourtant, elle distingua aussi un changement. Des bruits légers, un cliquetis de ceinture, la descente d'une braguette, un froissement à peine perceptible. Elle ne tourna pas la tête. Son regard resta fixé droit devant. Mais elle comprit, elle n'avait pas besoin de voir.
— Vous savez ce que je suis en train de faire ?
La voix du professeur s'était étranglée. Soraya retint son souffle, hocha la tête.
— Est-ce que ça vous dérange ?
Un frisson courut dans sa nuque. Soraya hésita. Elle aurait pu partir. Dire non. Mais elle murmura, sans vraiment savoir pourquoi « Non... » Un mot. Un souffle. Elle sentit que quelque chose, entre eux, venait d'être franchi.
Ils restèrent là, tous deux debout, regardant la scène — ou s'y projetant. Soraya, les lèvres entrouvertes, sentait ses pensées flotter, son corps réagir sans qu'elle le décide vraiment. Sa main avait retrouvé sa place. Le mouvement était devenu naturel, instinctif. Ses doigts bougeaient à peine, juste assez pour entretenir cette tension brûlante dans son bas-ventre. « Qu'est-ce que je fais ? Pourquoi je fais ça ? » Mais elle ne pouvait pas s'arrêter. Chaque soupir de Lilou, chaque râle bas de Delmas ravivait en elle ce feu interdit.
Et puis il y avait ces autres sons, plus proches, étouffés : un souffle gras, irrégulier, le froissement discret d'un tissu frotté, des bruits de chair humides et obscènes. La respiration de Delebarre s'était alourdie. Elle pouvait sentir, dans l'air, l'odeur animale d'un corps en tension, d'un sexe dur entre des doigts impatients. Il ne disait rien, mais il était là, si près que sa chaleur semblait irradier jusqu'à sa nuque. « Le porc… Il se branle. Juste là. Derrière moi. Et je le laisse faire. »
Elle aurait dû être écœurée. Elle aurait dû partir. Loin de l'arrêter, cette pensée l'excita encore davantage. Elle se caressait avec une avidité de démente, par honte, par pulsion, par une forme de violence muette qu'elle s'imposait à elle-même. Elle aimait la proximité de leurs désirs, l'intimité obscène qui l'unissait à cet homme chez qui tout la dégoûtait habituellement.
— Oh Soraya…
Elle se sentait liée à lui. Deux corps séparés, pris dans un même rythme, un même feu.
— Vous êtes magnifique comme ça, murmura-t-il.
— Taisez-vous… supplia-t-elle, mais sans colère.
C'était trop. Trop intense, trop intime. Sa main accéléra. Elle n'en pouvait plus. Son souffle s'étrangla. « Je suis là, en train de jouir sous le souffle d'un homme que je redoute, dont je ne vois même pas le visage. » Elle n'avait pas besoin de le regarder : le rythme humide et discret de la main du professeur, son souffle plus rauque à chaque mouvement de Lilou, le frottement hâtif contre la peau, tout lui parvenait à travers cette proximité impalpable.
Devant eux, Lilou et Delmas étaient comme hors du monde. Leurs mouvements ralentis, profonds, avaient quelque chose de cérémoniel. Les mains du professeur de latin avaient agrippé ses petites fesses roses et il imprimait un rythme de plus en plus rapide au va-et-vient de l'étudiante. Et tous les deux s'embrassaient avec fougue.
— Vous avez vu ? gémit Delebarre… Oh, il va la faire jouir, le petite putain !… La salope, va ! Elle va jouir, la salope…
— Oui… oui !…
— Tu vas jouir, salope… salope…
— Oh oui !… oh oui !… Sal… salope !
Soraya s'entendit reprendre les mots obscènes de son professeur, les insultes, dont elle ne savait plus s'il les adressait, dans son délire, à Lilou ou à elle-même. Sa main s'animait, de plus en plus vite, plus fluide, affamée. Elle ne pouvait plus se contenir. Le front presque collé à la porte, sentait son sexe humide être insupportablement chaud. Son ventre se contractait.
Lilou était emportée, comme si chaque mouvement l'arrachait au monde. Delmas, puissant, la retenait, la guidait. Et juste derrière Soraya, Delebarre s'activait sur sa queue tendue. Elle ne le voyait pas, elle ne voulait pas voir. Mais elle entendait ses souffles plus saccadés, plus rauques. Alors, elle se doigta avec furie. Le contraste avec la tendresse entre Lou et Delmas, leurs baisers, la douceur visible entre eux, rendait sa propre jouissance presque sordide.
Elle perdait pied : son propre désir, les soupirs de Lilou, les gémissements de Delmas, la respiration saccadée de Delebarre, tout s'entremêlait, sans qu'on sache où commençaient les corps, où finissaient les regards.
Et c'est à ce moment précis, au plus fort de ce chaos en elle, que Lilou poussa un cri bref, presque étouffé. Elle plongea son visage dans le cou de Delmas. Ce-dernier grimaça, signe qu'à son tour il jouissait, dans une plainte retenue. Puis un soupir rauque derrière elle, plus long, plus profond, fit frissonner Soraya. Un souffle étranglé, contenu, presque douloureux. Elle ne voulait pas imaginer la scène, mais elle sentit la crispation dans l'air, la tension du corps de Delebarre. « Il jouit ? Il est en train de jouir ! »
Pour elle aussi, le plaisir était là, imminent, cruel. Alors, elle le sentit exploser dans son ventre, irrépressible. Un cri muet monta à ses lèvres, qu'elle mordit pour ne rien laisser échapper. Elle voulait fuir cette jouissance qui l'envahissait. Dans un long râle, elle se laissa aller tout entière au plaisir qui la submergeait.
Un silence de cathédrale se fit.
Lilou s'effondra doucement sur Delmas. Son front contre son épaule, ses bras encore tremblants autour de son cou. Lui, les yeux mi-clos, la serra contre lui avec une lenteur infinie. Leurs respirations se calmaient ensemble. Il déposa un baiser sur ses cheveux, murmura quelque chose à son oreille. Elle rit doucement, un souffle fragile. Puis elle l'embrassa, longuement, dans une tendresse nue, éperdue.
Soraya les observait encore. Son regard glissa sur leurs corps, maintenant apaisés, étroitement liés. Et d'un coup, quelque chose se brisa en elle. Elle sentit ses entrailles se contracter, non plus sous l'effet du plaisir, mais d'une morsure aiguë : la honte. Elle aurait voulu disparaître, se dissoudre dans le mur, mais son corps en fusion restait là, offert au silence. « Qu'est-ce que j'ai fait ? » Elle retira précipitamment sa main, encore humide. Elle remonta son jean avec maladresse. Ses joues brûlaient. Elle ne pouvait plus les regarder. Ni eux. Ni elle-même.
Derrière elle, Delebarre ne disait rien. Elle l'entendait remettre sa ceinture, lentement. Puis sa voix douce, presque joyeuse :
— Je vous attends avec impatience à mon prochain cours, Mademoiselle Araoui.
Elle ne répondit pas. Elle n'osa pas le regarder. Ses yeux restèrent obstinément fixés sur le mur en face d'elle. Elle sentit la présence de Delebarre s'éloigner, son pas feutré qui s'effaçait dans le couloir, comme s'il n'avait jamais été là. Elle demeura figée quelques secondes, figée. Puis elle recula de la porte, lentement, s'éloigna à tâtons. Elle ne voulait plus voir, plus penser. Elle craignait de croiser le regard de Lilou. Elle était à la fois brûlante et glacée, envahie par une fatigue étrange. « Qu'est-ce qui m'arrive ? Pourquoi ai-je laissé faire ça ? » Elle sentait encore son cœur battre dans sa gorge, et l'écho des mots de Delebarre « Je sais que vous aimez ça. » Elle étouffa un sanglot. Puis, dans un dernier regard vers la porte, elle s'enfuit précipitamment, en larmes.
                                    _ _ _ __ _ _ _ __ _ _ __ _ _ _ _ _  _ __ _ _ _ _ _ __ _ _ _  _ _ _ _ _ _ _
Voilà, c'est sur ce chapitre que s'arrêtent les aventures de Soraya. Espérons qu'elle et Lilou reprennent leurs cours ! (ça a l'air bien parti…)
Merci pour votre lecture. Si vous souhaitez qu'il y ait une « saison 2 » de cette histoire, indiquez-le dans les commentaires !
Commentaires Partager Liste de lecture

Ce chapitre vous a plu ? Encouragez l'auteur en un geste.

J'aime
ou laissez un mot
Soyez respectueux
Publier
Fin du livre
Vous avez atteint la fin de ce livre.
Une suite est prévue prochainement. Restez à l'affût !

Commentaires ()

Passer les 2 commentaires
Photo de profil de stricker92
stricker92
5 septembre 2025 à 00:08
Ho oui pour une saison 2
Soyez respectueux
Répondre
Utilisateur supprimé
1 septembre 2025 à 23:07
Un plaisir a lire, une saison 2 prochainement
Soyez respectueux
Répondre

Histoires similaires

✦ Vivi75 Pas évident, les études ! (saison 2) XSTORY
Pas évident, les études ! (saison 2)
Chapitre unique
Par Vivi75
67
2
4.8k
Lesbiennes
✦ Featwind Fantaisie XSTORY
Fantaisie
Chapitre unique
Par Featwind
94
7
2.3k
Hétéro
✦ LadyMadame Fac XSTORY
Fac
Chapitre unique
Par LadyMadame
1
0
172
Hétéro
✦ davidhandballeur La professeur et le désir XSTORY
La professeur et le désir
Chapitre 2
Par davidhandballeur
93
0
3.6k
Hétéro

Restez informé des nouvelles histoires

Recevez les dernières publications directement dans votre boîte mail

Explorez les catégories

Parcourez notre vaste sélection d'histoires érotiques classées par catégories pour trouver exactement ce qui éveille votre désir

Mode sombre
Apparition progressive
Lecteur Audio