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✦ Vivi75 Pas évident, les études ! XSTORY
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Hétéro Orientation principale dans ce chapitre

Pas évident, les études ! — Chapitre 6 · Cours d'histoire littéraire

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Certifiée écrite par un humain D'après nous ce texte a été rédigé par un humain

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Vivi75
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Pas évident, les études !

Chapitre 6 · Cours d'histoire littéraire

Lorsque Soraya arriva à la fac, les couloirs étaient presque vides. Elle marchait d'un pas lent, mesuré. Sans soutien-gorge, les pointes de ses seins, sensibles au moindre souffle, frottaient doucement contre le tissu. Elle sentait l'air tiède du bâtiment remonter sous sa jupe courte, caresser ses cuisses nues. Pas de culotte. Pas de filet de sécurité. Juste elle, nue, offerte, cachée derrière le vernis d'un look faussement banal. Mais prise d'un léger malaise, elle avait craint le regard des autres et avait attendu que les cours commencent pour pénétrer dans le bâtiment. Ainsi, son cœur battait fort, mêlant la peur et la puissance.
Quand elle entra dans la salle où se tenait le cours d'histoire littéraire, en retard, elle sentit précisément tous les yeux se tourner vers elle. Elle en éprouva une angoisse. La salle était étouffante. Pas de clim, pas de fenêtres ouvertes. Soraya fit mine de s'excuser, rejoignit sa place habituelle, au premier rang, près de la fenêtre, à côté de Lilou. Elle marchait avec une assurance glacée, le regard droit. Elle s'assit sur la chaise et sentit la jupe remonter sur ses cuisses. Aucune barrière. Rien entre elle et le plastique. Elle frissonna.
Chewing-gum à la bouche, jambe repliée sur la chaise, Lilou semblait attendre Soraya, téléphone à la main, comme pour tromper son ennui. Elle avait les cheveux bruns attachés en queue haute, et son éternelle nonchalance au bord des lèvres. Les deux filles se saluèrent.
— Joli look, murmura Lilou.
Soraya haussa les épaules.
— Chaud, aujourd'hui.
— Ça va ? T'as pas froid aux seins ?
Lilou sourit, intriguée et amusée. Pas encore inquiète. Le professeur avait repris son cours. Monsieur Delebarre, 55 ans, huileux, mal rasé, un vague collier de barbe, lunettes sales posées sur un nez rougeaud, une chemise tachée sur un ventre lourd. Dégueulasse. Et pour comble, désagréable et imbu de lui-même. Sa carrure était imposante, il avait une allure d'ours, mais aussi le look d'un vieux bouquin mal relié. Une odeur de sueur et de café rassis flottait autour de lui, familière et fatigante.
— Bon. Aujourd'hui, on parle de Balzac. « Splendeurs et misères des courtisanes », annonça sa voix pâteuse. Une histoire de désir, de pouvoir, de corps…
Soraya eut un sourire intérieur. Quelle ironie. Le professeur s'arrêta pour tousser. Grattement sec dans la gorge. Lilou se pencha vers Soraya.
— Il donne envie de baiser, lui, hein ?
Soraya sourit.
— C'est le pire de tous, je trouve ! avoua-t-elle.
Le pire. Et pourtant c'était avec lui qu'elle avait décidé de jouer. Au même jeu que Lilou avait expérimenté la vielle en cours de latin, mais en corsant les règles. Elle sortit son classeur et un stylo. Sans se presser. La jupe tira encore un peu plus. Elle sentit l'air glisser entre ses cuisses, caresser le creux de son sexe. Elle savait. Elle savait qu'à ce moment précis, le moindre regard bien placé pourrait voir le début d'une fente, l'absence troublante de sous-vêtement.
Contre sa peau nue, elle perçut la fraîcheur de l'air qui s'infiltrait jusqu'à ses grandes lèvres, ainsi que le froissement du cuir, collant et légèrement chaud, qui épousait ses fesses moites. Mais surtout, elle avait l'impression que son odeur remontait à chaque mouvement, en un parfum fauve, intime.
Elle se redressa. Calme, sans un mot.
Puis, elle écarta les jambes. Un tout petit peu. Très lentement.
Et elle attendit.
Du coup de l'œil, Lilou la regardait maintenant, incrédule. Mais en un éclair elle devina ce qui se tramait. Soraya, enfin, tourna la tête vers elle, et murmura, sourire aux lèvres :
— En fait t'as raison. C'est marrant.
Lilou la fixa, bouche close. Elle ne souriait plus.
Monsieur Delebarre écrivait, parlait, soufflait, visiblement accablé par la chaleur de la salle. Il essuyait régulièrement la sueur qui lui perlait sur le front avec un mouchoir. Il n'avait encore rien vu. Ou bien… si. Peut-être un regard furtif. Mais rien de clair.
Alors Soraya décida de monter d'un cran. Elle posa ses deux mains à plat sur ses genoux et écarta davantage. Elle resta ainsi. Dos droit, jambes entrouvertes, yeux fixés sur le tableau. Comme une étudiante sérieuse.
Monsieur Delebarre se figea à mi-phrase.
— Et donc… euh… chez Balzac, la courtisane…
Un blanc.
Son regard descendit. En un battement de cil, il vit. Soraya en était certaine. Il voyait ses cuisses nues. Et entre elles, rien. Pas de tissu. Peut-être même un éclat humide, un reflet indécent. Elle sentait son cœur battre.
Delebarre toussa. Il tressaillit à peine, cligna des yeux, comme s'il doutait de ce qu'il entrevoyait. Un bref regard, puis un autre, plus appuyé, presque inquiet. Il se retourna vers son bureau, soudain plus maladroit, fouilla dans ses papiers, s'embrouilla dans ses notes. Il évitait la salle. Mais ses doigts, eux, trahissaient sa fébrilité : ils serraient son stylo trop fort, tremblaient légèrement.
Soraya ne bougeait plus. Elle dominait. Mais ce n'était pas comme avec Ilyes. Là c'était un homme, un professeur, qui avait l'âge d'être son père ! Delebarre était connu pour être un gros porc, un vicieux qui ne manquait jamais de se rincer l'œil sur les poitrines et les formes de ses étudiantes. Et c'est cet homme que Soraya troublait. Elle jouait. Elle était le feu sous le cuir, face à la sueur d'un prof dépassé. Alors, prenant confiance, elle tira sur sa jupe.
Lilou, elle, avait le visage fermé.
— Soraya… T'es sérieuse… là ?
Soraya tourna la tête, la fixa en souriant mais avec un air de défi.
— Tu disais hier que j'étais coincée, non ?
Lilou écarquilla les yeux. Puis, elle eut un rire bref.
— La meuf veut me doubler !
— Chut, souffla Soraya. Regarde-le.
Elles tournèrent la tête en même temps. Le gros Delebarre avait levé les yeux de ses notes. Il parlait encore, mais ses mots devenaient hésitants. À la dérobée, il regardait dans la direction des filles. Ou plus précisément : vers le vide entre les jambes brunes de Soraya. Elle laissa faire. Elle gardait les cuisses entrouvertes, juste assez pour offrir une ombre, un frisson de chair. Le cuir se plissait, remontait. Un autre souffle d'air glissa sur sa peau. Elle sentit sa chatte se contracter, doucement.
Elle entendait le grincement lointain d'un volet mal fixé, le bourdonnement fatigué du néon au plafond. Dans cette cacophonie étouffée, un autre son la surprenait presque : le léger claquement humide de ses cuisses lorsqu'elle bougeait à peine. Une odeur discrète montait entre ses jambes, un mélange de savon intime et de sueur chaude. Elle savait que si Lilou se penchait, elle le sentirait.
Monsieur Delebarre essuya à nouveau son front. Il reprit :
— Chez Balzac… la sensualité est implicite, cachée… mais omniprésente… elle infuse le texte comme une fièvre…
Il parlait, mais sa voix n'avait plus la même assurance. Elle avait perdu son aplomb. Peut-être se disait-il qu'il devait détourner les yeux. Mais il ne le fit pas. Au lieu de cela, il se pencha légèrement en avant, comme pour voir mieux. Une lutte sourde se lisait sur son visage, entre l'éthique qu'il prétendait avoir et le feu dans ses reins. Et chaque fois qu'il levait les yeux, Soraya le sentait. Ce n'était pas son imagination.
Lilou souffla, sans tourner la tête :
— Il bande, c'est sûr.
Soraya murmura :
— J'espère.
— T'as un sacré culot.
— T'as commencé !
Delebarre but un peu d'eau. Se racla la gorge. Revint à son texte. La jupe de Soraya semblait flotter à la limite du scandale. Une fine pellicule de moiteur couvrait les cuisses de l'étudiante. Les lèvres de Lilou, qui regardait Soraya avec fascination, étaient étirées en un sourire énigmatique, ses pupilles s'étaient dilatées. On aurait cru qu'elle luttait contre l'envie d'en faire plus, de glisser sa main, ou même de s'agenouiller là, sous la table. Elle se mordit la lèvre, fort. Elle demanda :
— Tu mouilles ?
— Touche. Tu verras bien…
Soraya elle-même fut surprise de sa réponse, de son obscénité et de ce à quoi elle invitait sa copine. Lilou fut troublée, mais elle ne se démonta pas. Prenant Soraya au pied de la lettre, elle aventura sa main sous la table. Elle toucha le velouté de la peau de la cuisse de sa voisine, remonta sans difficulté. Lorsque ses doigts rencontrèrent des poils humides, ce fut un électrochoc. Son bras revint aussi vite sur la table.
— Putain ! Meuf… t'as pas de culotte !
Choquée, elle n'en revenait pas. Soraya haussa les épaules.
— T'as bien caressé ta chatte devant Delmas. Pourquoi je montrerais pas la mienne ?
Un silence se fit. Leur jeu n'avait pas échappé au professeur. Il poursuivait son cours mais ses phrases étaient plus rapides. Une goutte de sueur perla le long de sa tempe, descendit vers sa joue. Il la chassa d'un revers impatient, comme s'il voulait effacer autre chose, son trouble, peut-être. Il s'affala derrière son bureau, le ventre posé contre la table, la voix essoufflée par l'effort d'aligner deux phrases. Mais il bandait. Et, sous le bureau, à l'abri des regards de ses étudiants mais tout en continuant à disserter sur Balzac, sa main se mit à palper sa queue tendue dans son pantalon.
Ses yeux ne quittaient plus l'entre-jambe de Soraya. Et entre les cuisses, il distinguait à présent clairement la chatte de son étudiante. Nue. Poilue. Humide. Un triangle sombre et dense. Ses lèvres dépassaient un peu, brunes, huilées de mouille. Elle avait chaud. Elle était déjà trempée. Dans la tête du professeur, les mots tournaient : « Pas de culotte… Elle n'a pas mis de culotte ! ... Bon Dieu ! Je vois tout ! »
Soraya tenait la pose. Cuisses ouvertes, chatte offerte. Elle écartait toujours. Tranquillement. Sa fente brillait. Une perle s'y formait, elle avait envie. Lilou semblait admirative. Un sourire plus sincère aux lèvres, elle murmura :
— J'pensais pas que t'irais aussi loin. T'as des couilles, ma belle !
— Non. Juste une chatte… Mais sans rien.
Lilou rit doucement. Puis, plus sérieuse :
— Tu kiffes ?
Soraya prit une seconde avant de répondre.
— Oui. C'est bizarre, mais… c'est comme… J'ai chaud partout. J'ai envie qu'il me regarde encore, ce vieux pervers.
Le regard de Delebarre restait planté entre les cuisses de Soraya. Ses mots étaient automatiques, mécaniques il ne réfléchissait plus à ce qu'il disait, tout entier concentré sur la contemplation. Il suait, clignait des yeux, mais ne les détournait pas. Il voulait tout voir. La toison noire. Les lèvres ouvertes. La mouille. Sous le bureau, sa main caressait activement sa verge bandée. « La salope… La petite salope…. Elle me la montre, sa chatte ! Elle me défie. Petite chienne… tu vas me faire craquer ! »
Lilou laissa échapper un petit rire nerveux.
— Putain, Sora ! T'es en train de me chauffer là !
D'une voix basse, Soraya dut admettre qu'elle aussi jouissait de cette exhibition.
— Moi aussi, Lou. Putain je suis trempée !
Lilou garda sa main sur la table, mais ses yeux restaient rivés sur les cuisses nues de son amie. Elle mordilla sa lèvre, puis, sans prévenir, effleura de nouveau l'intérieur du genou de Soraya du bout des doigts. « T'es chaude, hein… » souffla-t-elle. Sa voix avait changé, plus grave, comme enveloppée d'un désir qu'elle ne contrôlait pas totalement. Ce n'était plus un jeu.
— Et t'as pas peur qu'il vienne vers toi après le cours ?
Elle marqua une pause.
— Qu'il te demande… s'il peut t'aider à réviser ?
Soraya se tendit légèrement. Elle imaginait. Le prof, dans son bureau. Les volets mi-clos. Sa voix pâteuse. Sa main tremblante sur sa hanche. Son visage contre sa cuisse nue. Elle frissonna. Lilou gloussa.
— Tu mouilles encore plus, là, non ?
— Ferme-la.
Soraya glissa une main sous la table. Elle attendit. Lilou s'étrangla :
— Tu vas pas faire ça… murmura-t-elle, son souffle tiède effleurant l'oreille de son amie.
Elle était à la fois fascinée et jalouse, et son genou frôlait à présent celui de Soraya sous la table. Une tension nouvelle naissait entre elles, un courant tiède et électrique. Le jeune maghrébine sourit. Elle était le centre du monde. Elle fixait le gros prof avec l'œil avide du prédateur. Elle baissa doucement la tête. Puis, lentement, glissa un doigt sur l'intérieur de sa cuisse. Elle toucha son clitoris raidi, traça un sillon invisible jusqu'à l'entrée de sa fente. Toucha. Un frisson. Une vague. Elle sentit sa mouille coller à sa pulpe. Elle ouvrit un peu les lèvres de son sexe, juste un peu. Pour qu'il voie.
Delebarre ne parlait plus ; il pensait : « Vas-y, chiennasse ! Montre ! Montre-moi ta putain de chatte ! » Sa main bougeait. Il se branlait. Discrètement. Follement.
Alors, elle enfonça un doigt dans son sexe. Son index disparut, elle étouffa un soupir discret. Une chaleur dense montait dans son ventre, mais aussi entre ses fesses, là où le plastique froid de la chaise collait à sa peau moite. Elle entendit un petit bruit mouillé, imperceptible, mais qui lui donna un frisson de honte et de plaisir. L'odeur de sa mouille devenait plus forte, plus animale.
Lilou était abasourdie. Et dans le crâne de Delebarre, un ouragan faisait rage : « Je vais jouir… elle va me faire jouir cette petite pute !… Elle le sait… Ta chatte ! Je veux la baiser jusqu'à crever, salope ! Salope !»
Soraya se sentait bouillir. Elle avait envie de se toucher. Là. Tout de suite. Mais elle ne bougeait pas. Elle retira son doigt, avec un son infime, qui fit vibrer l'air comme un chuchotement obscène. Un clapotis doux, si discret qu'on aurait pu croire l'avoir imaginé. Mais Lilou, qui l'avait entendu, serra les cuisses, comme pour contenir un frisson. Soraya resta droite, digne. Son index était trempé. Son sexe battait lentement, lourdement. Un cœur qui palpitait entre ses jambes.
Mais elle savait qu'elle ne pourrait pas aller plus loin. Alors elle revint à la réalité et referma les cuisses. D'un seul coup. Le silence tomba. Elle écrivit une ligne sur sa feuille, comme si rien ne s'était passé. Le jeu était terminé. Elle était frustrée mais trempée. Et lui avait failli jouir.
Le cours prit fin. Les étudiants rangèrent leurs affaires et quittèrent la salle dans le brouhahas. Soraya, les jambes raides, se leva, évitant soigneusement de croiser le regard du prof. Elle sentit une odeur s'échapper d'elle, chaude, âcre, animale. Elle était persuadée que Delebarre, là-bas, derrière son bureau, la respirait déjà à distance. Une traînée invisible qu'elle laissait derrière elle, comme une piste. Lilou s'étira à côté d'elle, glissa dans un murmure :
— Bien joué, meuf. Il était en nage. T'as gagné.
Elle lui lança un clin d'œil, lui proposa de venir fumer une cigarette. Puis elle commença à s'éloigner, décontractée Soraya s'apprêtait à la suivre quand la voix de monsieur Delebarre s'éleva, un peu trop fort pour être anodine :
— Mademoiselle Araoui… restez une minute, s'il vous plaît.
Elle s'arrêta. Se retourna lentement. Le cœur bondit dans sa poitrine. Lilou se figea à l'entrée. Soraya lui fit signe que ça allait. Lilou sourit encore, mais d'un sourire plus tendu, et s'en alla. La salle se vida. Le silence tomba.
Ils n'étaient plus que tous les deux dans la pièce. Soraya resta debout, le sac en main, figée près de sa table. Monsieur Delebarre, toujours assis derrière son bureau, ajustait ses lunettes, triant des feuilles sans regarder vers elle. Il transpirait visiblement. Une auréole s'était dessinée sous ses bras. Son visage était rouge, son cou mouillé. Finalement, son regard glissa sur elle. Sur son petit haut bleu, sur ses beaux seins sans soutien-gorge, puis plus bas. Sur sa jupe. Sur ses cuisses.
Soraya sentit ce regard. Comme un scanner sale, lent, poisseux. Et pourtant elle ne bougea pas.
— J'ai trouvé… votre dernière copie un peu… incomplète, murmura-t-il, la voix pâteuse. Il faudrait… la retravailler.
Soraya fronça les sourcils.
— Ma copie ? C'était un devoir sur table. Vous avez mis 14 ?
— Oui, mais… il y avait des imprécisions. Des choses… floues.
Il se racla la gorge. Se leva. Et là, elle vit le pli dans son pantalon, nettement bombé. Il ne laissait aucun doute. Il bandait. Il bandait pour elle. Elle recula d'un demi-pas. Son ventre se contracta. Un mélange de peur, de malaise et de cette pulsion étrange qu'elle commençait à connaître : la chaleur, la moiteur, la tension. À nouveau, dans son sexe, elle sentit une goutte, minuscule, chaude, glisser à l'entrée de sa fente.
— Je… je peux repasser plus tard, murmura-t-elle, gorge sèche.
Monsieur Delebarre fit un geste vague, comme pour retenir l'instant.
— Non… c'est rapide. Je voulais seulement vous dire que… vous êtes une étudiante… brillante. Très… prometteuse.
Son regard tomba à nouveau sur ses jambes. Soraya sentit ses cuisses frémir.
— Merci. Je… Merci.
Elle tourna les talons, s'avança vers la porte. Sa main tremblait légèrement sur la poignée.
— Soraya… ?
Elle s'arrêta. Une seconde.
— Vous… avez une belle sensibilité littéraire.
Elle ne répondit pas. Elle sortit. Et quand la porte se referma derrière elle, quand elle retrouva le couloir vide, l'air plus frais, plus réel… elle trembla. Pas de peur. Pas seulement. De trouble. Elle s'était offerte. Elle avait déclenché ça. Elle descendit les escaliers à pas lents. Entre ses jambes, une coulée tiède glissait, presque imperceptible. Pas de culotte pour l'absorber. Elle frissonna à l'idée de croiser quelqu'un. Maintenant, elle ne savait plus si elle devait fuir, pleurer ou se caresser dans les toilettes.
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