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✦ M. PAUL Ces petits riens que je sais de la vie d'Alice XSTORY
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Réel
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
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Ces petits riens que je sais de la vie d'Alice — Chapitre 1 · Rencontre

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M. PAUL
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Ces petits riens que je sais de la vie d'Alice

Chapitre 1 · Rencontre

Ces petits riens que je sais de la vie d'Alice
Chapitre 1
Le temps de la rencontre
C'était il y a longtemps, en région Ile de France. Pour vous dire l'ancienneté des faits, à cette époque Internet balbutiait, les portables apparaissaient, leur usage se limitant à téléphoner ou envoyer des messages courts, les réseaux sociaux n'existaient pas, bref ça semble déjà loin…
Loin pour certains mais, objectivement, pas tant que ça, c'est juste une accélération de la marche du monde.
Oui les années ont défilé, les rides sont apparues, notre mémoire s'est débarrassée du superflu, mais certains faits, certaines rencontres, certaines expériences restent gravées à jamais dans nos mémoires. Il est triste que tout ce qui a existé, qui a marqué nos vies disparaisse.
C'est ce qui me motive à raconter cette histoire authentique. Naturellement je suis bien contraint de modifier quelques lieux, certains prénoms.
L'exercice n'est pas simple. Laisser libre court à ses fantasmes pour les coucher sur le papier me semble plus aisé que de raconter des souvenirs. Malgré tout je serai amené à décrire des situations issues de confidences et donc de faire fonctionner un imaginaire.
Pensant à certains protagonistes, je ne saurais dire ce qu'ils penseraient de ma démarche et c'est gênant. Enfin je me lance.
Je me prénomme Paul. A l'époque j'étais militaire de carrière, affecté en région parisienne, marié, des enfants adolescents, voila pour ce qui me concerne.
Je crois me souvenir que c'était lors d'un printemps, que j'ai eu à accompagner, en tenue de cérémonie, un supérieur hiérarchique, un Colonel à un pot de départ en retraite d'un chef de service important de la fonction publique d'Etat. Nous sommes arrivés alors que la salle de réception était comble, il devait bien avoir une bonne centaine de personnes présentes. Des orateurs se succédaient au micro pour faire l'éloge de celui qui partait. Je n'ai jamais été passionné par ce genre de grand messe. Alors pour passer le temps mon regard se promenait, saluant d'un signe de tête telle ou telle personne que je reconnaissais.
Enfin, après avoir reçus quelques cadeaux et remercié l'assistance, le nouveau retraité invita tout le monde à se rapprocher du buffet. Comme souvent une nuée de convives se précipitèrent pour l'atteindre et pour certains s'y accrocher tels des mollusques à leur rocher.
Après avoir réussi à me saisir d'une coupe je m'étais reculé toujours en compagnie de l'Officier que j'accompagnais. Il conversait avec un retraité de ses connaissances, un gonfleur d'hélices, et moi même. Comme c'est souvent le cas cette salle de réception était devenue bruyante, le brouhaha plutôt pénible. Le sujet de la conversation ne devait guère me passionner, j'attendais avec impatience le retour à la caserne.
C'est alors que mon oreille perçut des éclats de rire d'un niveau supérieur au bruit ambiant, mais c'est l'un d'eux qui attira plus particulièrement mon attention, un rire clair, cristallin, féminin. Guidé par le son, je me suis alors retourné dans la direction de ces rires. Ils venaient d'un groupe de quatre ou cinq jeunes femmes. Le fait de me voir me retourner les fit s'esclaffer davantage.
Je me suis donc décidé à les rejoindre, curieux de connaitre la raison pour laquelle elles s'amusaient tant, puisque de toute évidence nous étions la cible de leur bonne humeur.
Je les ai donc salué, je me suis présenté et leur ai dit que quitte à faire rire j'aimerai bien savoir pourquoi et, qui sait, je pourrais même trouver cela drôle.
Elles étaient un peu gênées mais, les effets du Champagne aidant, l'une d'elle, une petite brune d'une petite trentaine d'années, a désigné l'une d'elle comme responsable de la blague.
Guère plus âgée, disons 35 ans, j'ai donc dirigé mon regard vers elle. La dame, penaude, s'est justifiée en me confiant que c'était de m'avoir vu si grand et mince aux côtés de mon collègue petit et gros qui lui avait fait penser aux regrettés Laurel et Hardy.
Je me souviens encore qu'elle était vêtue d'une robe bleue foncée à très petites fleurs rouges. Elle portait des chaussures noires que je jugeais moches. Elle était particulièrement mince, elle devait faire au grand maximum 50 kilos, j'estimais qu'elle mesurait entre 1.60 et 1.65m. Ces cheveux frisés mi-longs blonds roux encadraient un visage ovale. C'est surtout ses yeux verts de toute beauté qui m'ont troublé.
Nous avons repris une coupe. Ses collègues se sont éloignées. Je l'observais d'un peu plus près, je trouvais sa bouche, ses lèvres bien dessinées, sa poitrine était menue. J'ai appris qu'elle était cadre et que les femmes qui avaient partagé cette rigolade étaient des subordonnées. Elle a fait montre durant la conversation, au demeurant très agréable, d'un sens aigu de la répartie, un sens de l'humour. Comme moi elle était là un peu par obligation. J'ai remarqué son alliance. Je ne lui ai même pas demandé son prénom et encore moins un 06 qui n'existait pas à ce moment de cette rencontre.
Toutes bonnes choses ayant une fin, mon supérieur est venu vers nous et après avoir salué cette dame, m'a signifié que le moment était venu de repartir.
Je n'ai plus eu l'occasion de revoir cette personne et je n'ai pas cherché à la revoir, si charmante soit-elle.
Se passent un an, peut-être deux, durant desquels ma femme avait intégré une administration implantée localement.
A un moment donné elle s'inscrit dans une salle de sport locale. Elle me raconte au bout de quelques séances tout le bien qu'elle pense de ce club et de son équipe, de la bonne ambiance qui y règne, m'incitant à m'y inscrire. Je ne dis pas non, pas ou, je tergiverse assurément.
Et puis un jour elle me raconte qu'une collègue fréquente également cette salle et qu'elle devrait même me plaire. Oui cela peut surprendre certains lecteurs mais il arrivait que nous jouions à titiller l'autre par jeu sur l'attirance que nous pouvions avoir pour telle ou telle personne. Par ailleurs nous avions une vie sexuelle qui sortait des schémas imposés par la société.
Donc je me décide et m'inscris à ce club. C'était un début de printemps. Après quelques séances, une fin d'après midi, ma compagne m'y rejoint alors que je venais de me stationner sur le parking. A peine avions nous fait quelques mètres en direction de la salle, qu'elle m'apostrophe.
—Tiens, c'est elle qui sort du club…
Et là je reconnais directement mon inconnue, elle s'approche, nous nous saluons et bien entendu nous procédons aux présentations d'usage.
—Alice, enchantée. Alors vous vous êtes décidé à vous inscrire ?
Pas un mot sur notre ancienne rencontre, je me demandais si elle s'en souvenait. Et visiblement ma compagne lui avait dit que peut-être j'allais fréquenter ce club.
—Vous venez en fin d'après midi ? Moi aussi mais ce soir j'ai un impératif, d'ailleurs il faut que je me sauve.
C'est donc un autre soir que je l'ai revue dans la salle de musculation. Je me souviens qu'elle portait un leggings noir, une brassière bleue claire et blanche. Ses cheveux ramenés en arrière étaient maintenus par une pince noire. J'étais très loin d'être le seul à l'avoir remarquée, je constatais que bien des adhérents, essentiellement hommes mais aussi femmes, l'observaient à la dérobée. A ma grande satisfaction elle est venue vers moi, souriante, et alors que je lui tendais la main elle s'est approchée et m'a fait la bise. J'étais surpris, agréablement surpris. Et alors que j'utilisais le vouvoiement elle m'a toute de suite dit qu'il n'était pas de mise. Elle m'a dit qu'elle ne s'attendait plus à me revoir, ce message était explicite. Elle a enchainé en me demandant si je voulais bien faire équipe avec elle sur les différentes machines de musculation, ce que naturellement j'ai accepté avec plaisir.
Une fois la séance terminée nous nous sommes retrouvés sur le parking et avons poursuivi la conversation. C'est dans ces circonstances que j'ai su qu'elle demeurait à une poignée de kilomètres de chez moi.
Nous avons convenu de fréquenter la salle trois fois par semaine en fonction de nos disponibilités.
Très rapidement la relation est devenue très naturelle, amicale pour ne pas dire complice. Les rires étaient permanents. Assurément certains étaient envieux, ce n'était pas fait pour me déplaire.
Justement, alors que je raccompagnais Alice à sa voiture, j'ai aperçu un homme en tenue de running qui nous observait à l'extrémité d'une haie, à une vingtaine de mètres. L'observant à la dérobée tout en en continuant à converser, je n'ai pas évoqué cette présence.
Puis c'est un autre jour, exceptionnellement à la fin d'une séance vers 14 heures et alors que je rejoignais ma voiture après avoir raccompagné Alice à la sienne, j'ai remarqué un type qui devait avoir une cinquantaine d'année qui attendait assis au volant d'un coupé sport rouge vif, vitres ouvertes. En passant devant son capot j'ai pu voir son regard sombre qui m'accompagnait, son visage sanguin. Etrange, qu'est-ce que c'est que cet individu me suis-je demandé.
Lors des séances suivantes dans ce club je n'ai pas eu à remarquer quoique ce soit.
Un soir, toujours sur ce parking, alors que je faisais la bise à Alice pour lui dire au revoir, surgit derrière moi un homme qui annonce sa présence par un toussotement.
— Bonjour lance-t-il sur un ton plutôt agréable.
— Que fais-tu là ? Tu t'entraines par ici maintenant ? Je te présente Paul, il est militaire.
— Enchanté, je passais par là. Je suis Marc (prénom d'emprunt), le mari d'Alice.
Nous nous serrons la main et naturellement je me présente. Je n'ai pas de doute, c'est bien lui que j'avais remarqué il y a quelques temps épiant au bout de la haie. Un mari jaloux ou pour le moins méfiant telle a été ma pensée. A la suite de quelques banalités nous nous sommes quittés.
Dans les rencontres suivantes, Alice n'a pas évoqué quoique ce soit au sujet de cette rencontre même lorsque j'ai cherché à ouvrir la conversation sur ce sujet elle s'est montrée évasive, abordant rapidement un autre sujet.
C'est une fois encore sur ce parking alors que nous parlions à côté de sa voiture que j'ai vu arriver le coupé rouge. Le conducteur s'étant garé n'importe comment en laissant sa portière ouverte est venu vers nous d'un pas décidé. Alice m'a semblé surprise de cette arrivée impromptue. J'ai dit bonsoir à ce personnage en le toisant. Il m'a répondu par un hochement de tête et un salut prononcé du bout des lèvres. Alice ne me l'a pas présenté. Il lui a intimé, pour ne pas dire ordonné, de monter dans sa voiture, lui signifiant qu'il la ramènerait plus tard récupérer la sienne. Elle lui a obéit, sans un mot à mon intention, et ils sont partis sur les chapeaux de roues me laissant seul, pour le moins circonspect.
Cet individu à la chevelure grasse de brillantine, plutôt bien portant comme on dit, le visage sanguin, en pantalon et chemise, avait bien une cinquantaine d'années. Je me suis demandé s'il s'agissait d'un amant, j'ai estimé la relation était pour le moins particulière. Il ne me semblait pas correspondre avec l'idée que je me faisais de qui pourrait plaire à Alice…
La semaine suivante, Alice m'a retrouvé au club sportif. Souriante, comme si de rien n'était elle m'a demandé si j'avais passé un bon weekend. Mais pas une allusion à la semaine passée. Nous avons parlé de choses est d'autres mais à un certain moment je n'ai pas résisté à l'envie de la questionner sur ce mystérieux personnage. Sa réponse se résume assez simplement, il s'agit d'un collègue, Richard, il est chef de service dans une administration. Je suis amené à collaborer régulièrement avec lui.
Lui ayant fait exposé ce que de mes yeux j'avais vu et les conclusions que j'en avais tiré, elle finit par concéder qu'il était un peu plus qu'un collègue, qu'il était un ami de la famille…qui se permettait de jouer le grand frère pour dissuader les dragueurs potentiels...
Je vois, je vois me suis-je dit, prends moi pour un perdreau de l'année. Puis fidèle son habitude elle a dévié nos échanges sur des banalités, dont les vacances qui arrivaient.
Effectivement, les mois de juillet et aout se sont succédés et je ne l'ai pas revue avant la rentrée mi septembre.
Je la revois toute souriante, visiblement satisfaite de me revoir et raconter ses vacances dans les Alpes Maritimes dans un camping familial puis écouter le récit des miennes.
A la suite de quoi elle m'a demandé si les samedis je serais intéressé pour venir au club en après midi. Après tout rien ne s'y opposait, mon poste étant sédentarisé. Visiblement satisfaite, Alice a formulé une invitation pour un apéritif dinatoire avec ma compagne l'une de ces fins de semaines.
C'est à ce stade que je clos ce chapitre.
C'est avec intérêt que je prendrai connaissance de vos remarques et commentaires en vue de la réalisation de la suite de cette histoire réelle je le répète.
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pierrafeu
5 janvier 2026 à 14:15
Je découvre votre récit, très agréable. Et j'aime beaucoup votre style...
Soyez respectueux
Répondre
Domyann56
5 août 2025 à 15:06
Superbe mise en condition.
Je ressens en cette femme beaucoup de sensibilités et de désirs...
Une suite où elle serai docile ou domina me plairait beaucoup...
Domyann
Soyez respectueux
Répondre

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