Réel
Bi
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Ces petits riens que je sais de la vie d'Alice — Chapitre 8 · Fin d'après midi en forêt
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Ces petits riens que je sais de la vie d'Alice
Chapitre 8 · Fin d'après midi en forêt
Ces petits riens que je sais de la vie d'Alice.
Chapitre 8
Fin d'après midi en forêt
Et ce n'est pas le fait de nous voir pénétrer dans un parking en forêt qui était fait pour m'éclairer sur la suite des événements. Si leurs intentions consistaient en une partie de baise dans la nature, à laquelle j'étais on ne peut plus disposée, j'aurais plutôt choisi une allée forestière discrète. Quelques voitures se trouvaient là tout comme deux campings cars tout au bout et très distants l'un de l'autre
Charles a immobilisé sa voiture à quelques dizaines de mètres de l'un d'eux beige clair.
Quelques instants plus tard que j'ai vu en sortir Maud laquelle était déjà sortie de mes pensées. Elle nous a rejoints pour monter à l'arrière à mes côtés. Je l'entends encore me dire à peine installée:
—Il n'y a pas grand monde cet après midi c'est moyens pour les affaires, mais c'est parfait pour tes débuts, à toi de d'assurer la relève.
—Quoi ? mais ça ne va pas ? Il en est hors de question, même pas en rêve !
—Si ma douce, tu vas même y aller tout de suite ou je te largue ici dans ta petite robe, c'est compris ? Nous allons rester à distance pour assurer ta sécurité, après tu nous remercieras d'avoir insisté dit Charles.
—Non mais arrêtez, c'est un fantasme, rien de plus, je ne veux pas me prostituer en vrai… S'il vous plait… Vous vous rendez compte si je venais à être reconnue ?
— Alice, admettez que le risque est plutôt proche de zéro, en tous les cas pas plus élevé que celui d'être mordue par une chauve souris enragée non ?
J'ai vainement tenté de leur faire comprendre que cela restait un fantasme même s'il était bien vrai que cette idée me trottait dans un coin de ma tête et m'excitait notamment lorsque passant sur une route et qu'il se trouvait que je voyais ces filles … Je tenais à faire accepter aux trois que peut être à une autre occasion, en m'étant préparée mentalement je ne dirais pas non. Mais Charles se moquait pas mal de mes appréhensions, et il me le fit savoir.
— Ecoutes-moi bien ma douce, Richard m'avait confié qu'il était déjà entré en contact avec une fille qui tapinait en camionnette du côté de la forêt de Sénart. Venu comme client, il avait rapidement sympathisé avec elle et lui avait expliqué ton fantasme. Elle était d'accord, l'idée lui plaisait. Elle avait déjà vu des couples ou madame regardait son homme la prendre, mais ça elle ne l'avait jamais connu. Alors ma douce, tu le savais ça ?
— Oui, je le savais, il m'en avait parlé. Mais je me disais qu'il fabulait pour m'exciter.
— Eh bien non il ne fabulait pas et vois-tu, puisque nous avons la chance d'avoir Maud pour amie on va réaliser ce projet dès aujourd'hui.
— Allez Alice, ne nous faites pas encore perdre du temps en discussions inutiles, exécution ou alors… rajouta Nadine sur un ton lourd de menaces. N'oubliez pas de prendre vos affaires pour vous changer lorsque vous aurez fini de travailler.
J'étais dans un état second, résignée. En m'interdisant de penser j'abdiquais d'ores et déjà.
C'est donc sans résistance que j'ai suivi Maud lorsqu'elle m'a demandé de la suivre jusqu'au camping car où elle m'expliquerait tout ce que je devais savoir. Elle me dit aussi qu'après le premier client elle me laisserait travailler seule. Je lui demandé de rester après le premier car je ne m'en sentais pas capable.
Sans en avoir conscience je venais de lui faire remarquer qu'implicitement j'acceptais malgré tout de satisfaire un premier client, elle ne se priva pas de me le faire remarquer et me félicita pour ce progrès.
Alors comme un automate je l'ai suivie jusque dans son camping car où nous sommes montées par la porte latérale. Un agréable parfum vanillé flottait dans l'air, il y faisait bon mais je tremblais. J'ai vu le lit sur ma gauche revêtu de rose, elle m'a montré un gros bouton rouge la tête de lit, il déclenchait un avertisseur puissant si elle se trouvait en situation de danger. Ce n'était pas fait pour me rassurer.
Il y avait un coin toilette. La table avait été supprimée pour donner plus de place et faciliter l'accès aux places avant dissimulées par un rideau orangé mais un petit fauteuil était posé là. Nous nous sommes installées, elle au volant moi à côté. La radio diffusait FIP.
J'ai vu Charles éloigner sa voiture. J'étais dans le coton. J'entendais Maud m'expliquer qu'il fallait appâter le client uniquement s'il s'approchait de la vitre, ne pas avoir une attitude racoleuse. Il convenait de susciter l'envie et quand il voulait connaitre le prix des prestations il fallait à ce moment les lui indiquer en lui montrant un peu plus pour qu'il morde à l'hameçon. Elle se faisait toujours payer à l'avance, 50 Francs la pipe, 100 Francs l'amour. Je me souviens de ses paroles à ce moment.
— Tu vas t'en sortir crois moi. Tu as bien compris, après le premier je te laisse, ok ?
J'ai dû lui répondre que je ne m'estimais pas capable de jouer ce rôle. J'aurais été curieuse de connaitre mon rythme cardiaque alors que je savais que quelque chose allait se produire et que chaque minute qui s'écoulait me rapprochait de la situation fatidique. C'est la réalité qui m'a sortie de la forme de torpeur dans laquelle je baignais.
— Tiens, regarde Alice, tu la vois cette camionnette blanche ? C'est la deuxième fois qu'elle passe lentement… Je connais bien son conducteur, c'est un client qui passe de temps à autres, un timide, comme beaucoup il veut bénéficier de ce qu'il n'ose demander à sa femme. Ta présence doit le perturber.
— Je peux repartir si ça le perturbe…
— Et puis quoi encore? C'était bien essayé... Non mais, au prochain passage si personne n'est arrivé entre temps, je vais lui faire signe.
Je me disais avec un peut de chance il partirait, pour aussitôt être effrayée en imaginant qu'un ou des autres arriveraient pour le remplacer… Et la camionnette est revenue et Maud n'a pas eu à lui faire signe. Il s'est garé, avant de descendre et se présenter de son côté. Je peinais à entendre ce qu'ils se disaient à cause de la radio mais j'ai cru comprendre qu'il était certain ne m'avoir jamais vue. Maud lui a répondu que c'était vrai car habituellement je travaillais à Sénart. Il a chuchoté quelques chose à l'oreille de Maud qui lui a dit « Eh bien fais donc le tour et va lui demander directement ». Le gars est arrivé de mon côté, j'ai baissé la vitre. Je serais dans l'incapacité de te dire à quoi il ressemblait, j'étais ailleurs, j'essayais de sourire…
— C'est combien pour une fellation ?
— 50 francs la pipe et 100 l'amour me suis-je entendue répondre.
— Ok va pour la pipe, je peux monter ?
C'est Maud qui lui a dit oui et qui m'a fait comprendre aussitôt par des mouvements d'yeux et de têtes explicites que je devais le rejoindre. J'ai tourné mon siège et me suis levée pour passer au travers du rideau. Elle m'a suivi, le type est monté, je suis incapable de te dire à quoi il ressemblait tant j'étais confuse.
Tout juste l'ai-je entendu demander « Tu veux me faire voir tes seins ?» Maud me voyant incapable de lui répondre l'a fait pour moi « Mais bien sûr qu'elle va te te les montrer ». En disant cela elle avait tiré sur le zip de ma robe en vinyle pour l'ouvrir du haut en bas.
— Wouah, bon sang tu es bien roulée toi… Oh la la, toi tu dois avoir de la demande…
Contrairement à moi Maud n'est pas restée inactive, elle a écarté les pans du blouson du bonhomme, défait sa ceinture, ouvert son pantalon pour le descendre en bas des jambes avant que son boxer ne suive le même chemin.
Me voyant toujours debout et sans réaction elle a fait s'assoir le gars sur le bord du lit en lui disant que comme il était sympa nous allions lui faire ça à deux bouches pour le même prix. Tout de suite elle m'a gratifié d'un « Alors Alice ? Tu rêves ma parole, qu'est-ce qui t'arrive aujourd'hui ? Réveille- toi ! ».
Elle poussé le gars qui s'est retrouvé couché sur le dos, jambes pendantes. Elle s'est emparée de son sexe à demi mou pour le masturber avant de très vite de me demander de prendre le relais. J'ai donc empoigné cette queue, elle était chaude, pas malodorante. Je faisais aller et venir ma main, décalottant le gland et tirant sur le frein. J'ai commencé enfin à m'intéresser à la situation, à m'impliquer. Maud avait sorti un préservatif de son emballage et m'a demandé « Tu sais faire comme ça ? » et joignant les gestes à la parole, elle avait ouvert sa bouche comme pour prononcer le « O » et positionner le préservatif contre ses dents. Elle s'est emparée du sexe du client pour poser sa bouche sur le gland et dérouler la capote en poussant avec ses lèvres.
Je n'avais jamais essayé de faire ça, je ne savais rien de cette façon de faire. Il faut dire qu'avant Richard les occasions avaient été très rares et que lui m'avait révélé le plaisir d'avaler la semence.
Très vite Maud a su me faire comprendre que c'était à moi de continuer, j'ai donc fini de dérouler la protection avant de le prendre en bouche. Au début le goût et l'odeur du préservatif constituaient une gêne que j'ai vite dépassée et je me suis appliquée à bien sucer ce membre qui très vite s'est durci, jouant avec ma langue, avalant l'instrument profondément, salivant dessus. Maud m'a poussée pour le reprendre en bouche avant de me le faire reprendre à nouveau, on a répété cette manière de faire plusieurs fois. Le type était aux anges et se taisait. Assez rapidement j'ai perçu les signes avant coureurs de la jouissance du client. Et effectivement il a craché son sperme chaud qui s'est répandu dans la capote, la sensation m'était inconnue. J'ai continué quelques instants avant de me reculer et lui retirer le préservatif. Le type sur le dos était essoufflé. Il s'est relevé, s'est essuyé avec une lingette avant de remonter son boxer et son pantalon. Il nous a remercié de cette expérience qu'il n'était pas prêt d'oublier sans doute.
— Tout de même quand j'y pense, je n'en reviens pas, toi faisant la pute sur un parking… Finalement on peut dire que tes envies ont pris l'avantage sur tes peurs ? Et après ? Tu es partie ? Tu as continué ?
— Paul tu as raison, je te dirais que oui, dès le moment où j'ai sucé cette bite, je me suis sentie plus détendue, mes inquiétudes passaient au second plan. Toutefois je souhaitais en rester là. J'estimais que le contrat était rempli. J'en ai fait état à Maud. Elle m'a écoutée attentivement pour finalement me confier qu'elle me déconseillait fortement de retourner à la voiture de Charles pour lui tenir ce discours. Il lui avait donné comme consigne de me laisser « travailler » jusqu'à 18 heures 30, il avait été très persuasif, elle disait que mon retour serait très mal perçu et pas sans conséquences pour moi et pour elle.
- Donc tu es restée et tu as continué si je comprends bien ?
— Oui, après réflexion je me suis rangée à son conseil. Nous avons regagné les places avant après que j'ai refermé ma robe, enfin partiellement car Maud estimait que ma poitrine, même menue, permettait d'accrocher le client.
Cela faisait bien un quart d'heure que des véhicules passaient, repassaient lentement, mais pas de touche. C'est alors que Maud m'a demandé de faire le tour du camping car, à pas lents pour attirer l'attention. J'ai renâclé mais elle insistait en menaçant d'en référer à Charles, je suis descendue et j'ai entrepris de faire le tour en passant par l'arrière. Comme je l'avais exécuté au petit trot, Maud m'a demandé d'en faire un second plus lentement. Arrivée à la hauteur de sa vitre elle m'a interpellé pour me dire que c'était mieux, que j'étais tout à fait crédible. Alors que je la remerciais une voiture s'est arrêtée derrière moi. Elle m'a dit de me retourner et de sourire. C'était une BMW noire, je ne distinguais pas le conducteur. J'ai fini mon tour et suis remontée dans le camping car. Le type est descendu et s'est approché directement de ma vitre baissée. A ce moment c'est difficile à comprendre, je le voyais sans vraiment le voir, mon cerveau ne réagissait pas. Lui en revanche il savait ce qu'il voulait, il m'a dit « c'est toi que je veux ».
Je lui ai demandé « La pipe ou l'amour ? » ce à quoi il a répondu « les deux, mais à l'extérieur, dans le bois ».
— Oui mais pipe et amour c'est plus cher.
— Le prix n'est pas un problème.
Du regard j'ai interrogé Maud, elle m'a rassurée en disant vas-y, je surveille, prends les capotes.
Donc je suis descendue pour emprunter le petit sentier qui partait derrière le camping car et que j'avais repéré en en faisant le tour.
Je sentais la présence du client derrière moi. Je me suis fait violence et me suis forcée à l'observer furtivement. Nous avons progressé d'une cinquantaine de mètres sur ce sentier . Il s'agissait d'un maghrébin d'une cinquantaine d'année, propre sur lui.
Me désignant un arbre imposant il m'a dit que l'endroit convenait. Je lui ai demandé de me payer ce qu'il a fait sans problème. Il a baissé son pantalon et s'est adossé à l'arbre. Je me suis mise à genoux sur des brindilles désagréables le visage à hauteur de son beau sexe circoncis qui était encore pendant. Me voyant tremblotante en déchirant l'emballage de la capote, il m'a dit que je n'étais pas douée et il s'en est emparé et l'a fait lui-même. « Aide-moi un peu » m'a-t-il demandé. Par conséquent j'ai pris son sexe la main pour le branler. Puis pour accélérer son érection je l'ai pris en bouche, ressortant le membre pour faire aller mes lèvres et ma langue sur sa hampe, soufflant le chaud et le froid, salivant dessus, l'aspirant... L'effet a été immédiat, il m'a demandé de continuer, visiblement satisfait puisqu'il m'a dit une chose du genre :
— Si tu n'es pas douée pour sortir une capote de son emballage, ma cochonne tu l'es pour tailler des pipes, vas-y continue…
Il se montrait endurant et son morceau avait pris une taille prometteuse. Tout en le suçant j'ai commencé à me dire que ma bichette allait être à la fête. Ces pensées ont commencé à humidifier ma vulve, à la gorger de désir.
Il m'a guidée en me demandant de me relever, de me tourner vers l'arbre et de m'incliner pour m'y m'appuyer avec les mains. Ensuite il m'a fait écarter les jambes, ce qui ouvrait mes fesses et ma bichette. Le contact de l'air frais m'émoustillait.
— Là Paul je t'assure que j'étais non seulement prête à ça mais que c'est avec une impatience réelle que j'attendais d'être baisée. Faut dire qu'entre les stimulations de la veille par Charles et Nadine et ce que j'avais vécu depuis le matin même, mes sens étaient à fleur de peau.
— Il t'a donc prise là. Tu sais qu'une pute est censée ne pas jouir ? tu as fait semblant ?
— Non je n'ai pas fait semblant, j'ai joui, car en fait il s'est produit un truc imprévu en ce qui me concerne. Alors que j'étais appuyée contre l'arbre j'ai vu un homme sur ma gauche à 10 mètres tout au plus, même pas dissimulé. J''ai dit au client qu'il y avait un voyeur, il a répondu qu'il s'en fichait. Mais ce que je ne lui ai pas dit, c'est que homme n'était pas un mateur quelconque. C'était monsieur Charles. Je me suis dit que puisqu'il voulait voir il allait être servi.
Alors j'ai accentué ma cambrure, bougé mon cul de gauche à droite pour exciter mon maghrébin. La technique devait lui plaire car il s'est mis à frotter son membre de ma vulve à l'anus.
— Il n'a pas cherché à te pénétrer par la petite porte, il se dit que les arabes aiment bien ça…
— Non, il m'a seulement fait remarquer que mon œillet avait déjà servi, je n'ai pas compris comment il devinait ça. Bref je te raconte la suite.
Au bout de quelques instants il a pénétré un peu ma bichette pour revenir se frotter dans ma raie, c'était agréable, il a dit que je mouillais. Il disait des tas de trucs, j'avais un cul de rêve, que j'étais sensible à son zob, qu'il allait me farcir la chatte de salope. J'étais loin d'être insensible à ses paroles et je lui ai dit qu'elles m'excitaient, je l'ai même encouragé à se montrer grossier. Il ne s'en est pas privé, en me traitant de garce, de chienne, de salope etc. Comme il l'avait annoncé il s'est mis à me pénétrer de plus en plus profondément. Il augmentait la cadence, la ralentissait, ressortait, replongeait au plus profond de moi, il me dévastait la bichette devenue complétement juteuse. Je me suis mise à secouer la tête dans tous les sens, à geindre. Il a ralenti et m'a demandé si j'aimais son zob. Comme je restais muette il a réitéré sa demande et j'ai bien été obligée de lui avouer que oui j'aimais son zob comme il l'appelait.
Il voulait savoir à quel point, si c'était un peu, beaucoup, passionnément. En regardant vers Charles et en voyant qu'il se branlait j'ai crié « Ouiiii beaucoup ! Vas-y ! Encore ! ».
Le maghrébin a demandé si je voulais qu'il m'emmanche plus fort alors, toujours en haussant le ton pour que Charles en profite, je lui ai répondu en lui intimant de me défoncer plus fort, que j'aimais son zob qui me défonçait la chatte. Je râlais, ma tête dodelinait, il a accéléré la cadence et j'ai dû poser ma main sur la bouche au moment ou l'orgasme m'a foudroyé alors que, planté au plus profond de moi, je le sentais remplir la capote de son jus.
Il s'est retiré doucement, je l'ai débarrassé du préservatif.
Il m'a confié qu'il lui arrivait d'aller aux putes mais que là il était certain que je n'avais pas simulé, il en était certain. Pour crédibiliser mon rôle je lui ai dit qu'il était une exception, un bon coup. Il est parti et plutôt fière en me disant à bientôt. Je suis remontée dans le camping car aux côté de Maud.
Plutôt fière je lui ai tout raconté, la présence de Charles, ma jouissance.
Pour elle les deux étaient liés, la présence de Charles avait provoqué l'orgasme.
- Tu t'es arrêtée là ?
— Non, Maud est partie retrouver Charles et Nadine dans la Mercedes.
Dans l'heure qui a suivi, seule dans le camping car, j'ai fait encore fait deux pipes et une fois l'amour avec plaisir mais sans jouir. Curieusement toutes mes appréhensions s'étaient évanouies.
Maud est revenue à la demande de Charles pour mettre fin à cette expérience. Je lui ai avoué que j'avais réellement aimé. Elle m'a dit que j'étais faite pour ça, qu'elle espérait bien me revoir ici.
Je me suis changée en reprenant la tenue avec laquelle j'étais arrivée le matin. Je lui ai tendu mes gains, elle les a refusés en me déconseillant de les donner à Charles ou Nadine. Je l'ai quittée en voulant me faire la bise mais sa bouche a cherché et trouvé la mienne pour un baiser profond très troublant, je serais bien restée un moment avec elle.
—Décidément tu es insatiable …
Je suis remontée dans la Mercedes et nous sommes repartis.
J'ai voulu d'entrée de jeu dire à Charles que je l'avais vu m'observer alors que j'étais prise dehors mais il m'a coupé l'herbe sous le bien en disant que l'arabe m'avait bien fait jouir. Il a tenu un peu, comme me le demandait Richard, à ce que réfléchisse sur le sujet et leur donner les raisons de cette jouissance. Il y avait le fait que je sois vue, c'était important à mon sens, que le type m'ait imposé sa façon de m'utiliser et il me fallait le reconnaitre que son zob comme il l'appelait me convenait à merveille. Alors j'ai détaillé mon plaisir à être vue comme j'ai décrit ce membre endurant et surtout épais qui me remplissait.
Nadine m'a dit alors qu'ils étaient parvenus à une analyse semblable et qu'ils projetaient une séance particulière en après midi qui devrait me plaire, il me faudrait donc me rendre disponible prochainement. J'ai voulu savoir si c'était pour revenir ici, mais non il ne s'agissait pas exactement de ça. Je n'y tenais pas du reste..
J'ai voulu leur donner mes gains, ils s'y sont opposés, ils n'étaient pas souteneurs et m'ont dit que cet argent attestait de mon état de prostituée, qu'il s'agisse d'un jeu ne changeait rien aux faits...
Nous sommes revenus sur le parking de Pontault-Combault, j'y ai repris ma voiture pour rentrer chez moi. Il était 20h30 lorsque je suis arrivée. Marc et les enfants ne m'avaient pas attendu pour souper, ces derniers étaient dans leurs chambres.
Je suis allée prendre rapidement une douche avant de revenir nue sous un peignoir court dans le salon.
Marc après m'avoir déposé un baisé sur la joue m'a demandé si ma réunion s'était bien passée. Je lui ai répondu de façon évasive, de toutes les manières il ne s'est jamais intéressé réellement à mon activité professionnelle. Assise en chien de fusil dans un fauteuil face au sien je mangeais un yaourt, une pomme en feuilletant un programme tv. Lui à deux mètres de moi était plongé dans son Télérama.
Il ne portait pas la moindre attention à mes cuisses dénudées. Pourtant alors que je ressentais encore dans mon ventre les deux membres qui m'avaient besogné, j'aurais aimé que Marc me prenne à ce moment pour en quelque sorte qu'il me lave de la souillure que constituait le fait d'avoir été utilisée comme une pute. Il n'en fût hélas rien, il n'a manifesté aucun signe d'intérêt une fois de plus. Si je suscite le désir chez les femmes ou les hommes, lui reste insensible, j'enrageais et me jurais de continuer puisqu'il en était ainsi.
— Tu sais Paul à ce quoi j'ai pensé à ce moment ?
— Non mais tu vas me le dire. Mais je retiens de que tu m'as dit que tu aurais aimé être lavée de la souillure… Tu considère donc ainsi ce que tu as subi cette journée ou plus précisément lors de ta prostitution ?
— Oui, et comme toujours chez moi, c'est l'ambivalence qui prédomine. J'aime être soumise, humiliée, utilisée et souillée mais j'aimerais être lavée de cette souillure. Je ne suis pas simple, un psy y perdrait son latin.
Je pensais alors que j'étais en face à face avec Marc que finalement on ne connait jamais réellement ses proches. Je ne sais de lui que des apparences, que ce qu'il veut bien laisser transparaître, bref des généralités. Il en est de même pour lui qui imagine ma participation à une réunion de travail ennuyeuse à souhait une journée durant. Comment pourrait-il imaginer mon périple parisien, mes découvertes, l'exacerbation de mes sens, mes exhibitions, comment pourrait-il imaginer un seul instant que j'ai joué à la pute ? Que j'avais été saillie dans un bois par un maghrébin inconnu, que j'ai trop envie de continuer car j'aime ça et que l'on ne vit qu'une fois et qu'après il sera trop tard ?
— Oui sans doute as-tu raison, j'en suis conscient. Mais tout ça c'est bien beau mais je ne sais toujours pas pourquoi j'ai venir dépanner ta voiture de prêt une fin de journée dans un hôtel miteux…
— On y vient, on y vient. Mais tu vois l'heure ? Il est 17 heures 30, je dois rentrer, je te raconterais ça à la salle de sport, promis tu sauras tout.
Charles a immobilisé sa voiture à quelques dizaines de mètres de l'un d'eux beige clair.
Quelques instants plus tard que j'ai vu en sortir Maud laquelle était déjà sortie de mes pensées. Elle nous a rejoints pour monter à l'arrière à mes côtés. Je l'entends encore me dire à peine installée:
—Il n'y a pas grand monde cet après midi c'est moyens pour les affaires, mais c'est parfait pour tes débuts, à toi de d'assurer la relève.
—Quoi ? mais ça ne va pas ? Il en est hors de question, même pas en rêve !
—Si ma douce, tu vas même y aller tout de suite ou je te largue ici dans ta petite robe, c'est compris ? Nous allons rester à distance pour assurer ta sécurité, après tu nous remercieras d'avoir insisté dit Charles.
—Non mais arrêtez, c'est un fantasme, rien de plus, je ne veux pas me prostituer en vrai… S'il vous plait… Vous vous rendez compte si je venais à être reconnue ?
— Alice, admettez que le risque est plutôt proche de zéro, en tous les cas pas plus élevé que celui d'être mordue par une chauve souris enragée non ?
J'ai vainement tenté de leur faire comprendre que cela restait un fantasme même s'il était bien vrai que cette idée me trottait dans un coin de ma tête et m'excitait notamment lorsque passant sur une route et qu'il se trouvait que je voyais ces filles … Je tenais à faire accepter aux trois que peut être à une autre occasion, en m'étant préparée mentalement je ne dirais pas non. Mais Charles se moquait pas mal de mes appréhensions, et il me le fit savoir.
— Ecoutes-moi bien ma douce, Richard m'avait confié qu'il était déjà entré en contact avec une fille qui tapinait en camionnette du côté de la forêt de Sénart. Venu comme client, il avait rapidement sympathisé avec elle et lui avait expliqué ton fantasme. Elle était d'accord, l'idée lui plaisait. Elle avait déjà vu des couples ou madame regardait son homme la prendre, mais ça elle ne l'avait jamais connu. Alors ma douce, tu le savais ça ?
— Oui, je le savais, il m'en avait parlé. Mais je me disais qu'il fabulait pour m'exciter.
— Eh bien non il ne fabulait pas et vois-tu, puisque nous avons la chance d'avoir Maud pour amie on va réaliser ce projet dès aujourd'hui.
— Allez Alice, ne nous faites pas encore perdre du temps en discussions inutiles, exécution ou alors… rajouta Nadine sur un ton lourd de menaces. N'oubliez pas de prendre vos affaires pour vous changer lorsque vous aurez fini de travailler.
J'étais dans un état second, résignée. En m'interdisant de penser j'abdiquais d'ores et déjà.
C'est donc sans résistance que j'ai suivi Maud lorsqu'elle m'a demandé de la suivre jusqu'au camping car où elle m'expliquerait tout ce que je devais savoir. Elle me dit aussi qu'après le premier client elle me laisserait travailler seule. Je lui demandé de rester après le premier car je ne m'en sentais pas capable.
Sans en avoir conscience je venais de lui faire remarquer qu'implicitement j'acceptais malgré tout de satisfaire un premier client, elle ne se priva pas de me le faire remarquer et me félicita pour ce progrès.
Alors comme un automate je l'ai suivie jusque dans son camping car où nous sommes montées par la porte latérale. Un agréable parfum vanillé flottait dans l'air, il y faisait bon mais je tremblais. J'ai vu le lit sur ma gauche revêtu de rose, elle m'a montré un gros bouton rouge la tête de lit, il déclenchait un avertisseur puissant si elle se trouvait en situation de danger. Ce n'était pas fait pour me rassurer.
Il y avait un coin toilette. La table avait été supprimée pour donner plus de place et faciliter l'accès aux places avant dissimulées par un rideau orangé mais un petit fauteuil était posé là. Nous nous sommes installées, elle au volant moi à côté. La radio diffusait FIP.
J'ai vu Charles éloigner sa voiture. J'étais dans le coton. J'entendais Maud m'expliquer qu'il fallait appâter le client uniquement s'il s'approchait de la vitre, ne pas avoir une attitude racoleuse. Il convenait de susciter l'envie et quand il voulait connaitre le prix des prestations il fallait à ce moment les lui indiquer en lui montrant un peu plus pour qu'il morde à l'hameçon. Elle se faisait toujours payer à l'avance, 50 Francs la pipe, 100 Francs l'amour. Je me souviens de ses paroles à ce moment.
— Tu vas t'en sortir crois moi. Tu as bien compris, après le premier je te laisse, ok ?
J'ai dû lui répondre que je ne m'estimais pas capable de jouer ce rôle. J'aurais été curieuse de connaitre mon rythme cardiaque alors que je savais que quelque chose allait se produire et que chaque minute qui s'écoulait me rapprochait de la situation fatidique. C'est la réalité qui m'a sortie de la forme de torpeur dans laquelle je baignais.
— Tiens, regarde Alice, tu la vois cette camionnette blanche ? C'est la deuxième fois qu'elle passe lentement… Je connais bien son conducteur, c'est un client qui passe de temps à autres, un timide, comme beaucoup il veut bénéficier de ce qu'il n'ose demander à sa femme. Ta présence doit le perturber.
— Je peux repartir si ça le perturbe…
— Et puis quoi encore? C'était bien essayé... Non mais, au prochain passage si personne n'est arrivé entre temps, je vais lui faire signe.
Je me disais avec un peut de chance il partirait, pour aussitôt être effrayée en imaginant qu'un ou des autres arriveraient pour le remplacer… Et la camionnette est revenue et Maud n'a pas eu à lui faire signe. Il s'est garé, avant de descendre et se présenter de son côté. Je peinais à entendre ce qu'ils se disaient à cause de la radio mais j'ai cru comprendre qu'il était certain ne m'avoir jamais vue. Maud lui a répondu que c'était vrai car habituellement je travaillais à Sénart. Il a chuchoté quelques chose à l'oreille de Maud qui lui a dit « Eh bien fais donc le tour et va lui demander directement ». Le gars est arrivé de mon côté, j'ai baissé la vitre. Je serais dans l'incapacité de te dire à quoi il ressemblait, j'étais ailleurs, j'essayais de sourire…
— C'est combien pour une fellation ?
— 50 francs la pipe et 100 l'amour me suis-je entendue répondre.
— Ok va pour la pipe, je peux monter ?
C'est Maud qui lui a dit oui et qui m'a fait comprendre aussitôt par des mouvements d'yeux et de têtes explicites que je devais le rejoindre. J'ai tourné mon siège et me suis levée pour passer au travers du rideau. Elle m'a suivi, le type est monté, je suis incapable de te dire à quoi il ressemblait tant j'étais confuse.
Tout juste l'ai-je entendu demander « Tu veux me faire voir tes seins ?» Maud me voyant incapable de lui répondre l'a fait pour moi « Mais bien sûr qu'elle va te te les montrer ». En disant cela elle avait tiré sur le zip de ma robe en vinyle pour l'ouvrir du haut en bas.
— Wouah, bon sang tu es bien roulée toi… Oh la la, toi tu dois avoir de la demande…
Contrairement à moi Maud n'est pas restée inactive, elle a écarté les pans du blouson du bonhomme, défait sa ceinture, ouvert son pantalon pour le descendre en bas des jambes avant que son boxer ne suive le même chemin.
Me voyant toujours debout et sans réaction elle a fait s'assoir le gars sur le bord du lit en lui disant que comme il était sympa nous allions lui faire ça à deux bouches pour le même prix. Tout de suite elle m'a gratifié d'un « Alors Alice ? Tu rêves ma parole, qu'est-ce qui t'arrive aujourd'hui ? Réveille- toi ! ».
Elle poussé le gars qui s'est retrouvé couché sur le dos, jambes pendantes. Elle s'est emparée de son sexe à demi mou pour le masturber avant de très vite de me demander de prendre le relais. J'ai donc empoigné cette queue, elle était chaude, pas malodorante. Je faisais aller et venir ma main, décalottant le gland et tirant sur le frein. J'ai commencé enfin à m'intéresser à la situation, à m'impliquer. Maud avait sorti un préservatif de son emballage et m'a demandé « Tu sais faire comme ça ? » et joignant les gestes à la parole, elle avait ouvert sa bouche comme pour prononcer le « O » et positionner le préservatif contre ses dents. Elle s'est emparée du sexe du client pour poser sa bouche sur le gland et dérouler la capote en poussant avec ses lèvres.
Je n'avais jamais essayé de faire ça, je ne savais rien de cette façon de faire. Il faut dire qu'avant Richard les occasions avaient été très rares et que lui m'avait révélé le plaisir d'avaler la semence.
Très vite Maud a su me faire comprendre que c'était à moi de continuer, j'ai donc fini de dérouler la protection avant de le prendre en bouche. Au début le goût et l'odeur du préservatif constituaient une gêne que j'ai vite dépassée et je me suis appliquée à bien sucer ce membre qui très vite s'est durci, jouant avec ma langue, avalant l'instrument profondément, salivant dessus. Maud m'a poussée pour le reprendre en bouche avant de me le faire reprendre à nouveau, on a répété cette manière de faire plusieurs fois. Le type était aux anges et se taisait. Assez rapidement j'ai perçu les signes avant coureurs de la jouissance du client. Et effectivement il a craché son sperme chaud qui s'est répandu dans la capote, la sensation m'était inconnue. J'ai continué quelques instants avant de me reculer et lui retirer le préservatif. Le type sur le dos était essoufflé. Il s'est relevé, s'est essuyé avec une lingette avant de remonter son boxer et son pantalon. Il nous a remercié de cette expérience qu'il n'était pas prêt d'oublier sans doute.
— Tout de même quand j'y pense, je n'en reviens pas, toi faisant la pute sur un parking… Finalement on peut dire que tes envies ont pris l'avantage sur tes peurs ? Et après ? Tu es partie ? Tu as continué ?
— Paul tu as raison, je te dirais que oui, dès le moment où j'ai sucé cette bite, je me suis sentie plus détendue, mes inquiétudes passaient au second plan. Toutefois je souhaitais en rester là. J'estimais que le contrat était rempli. J'en ai fait état à Maud. Elle m'a écoutée attentivement pour finalement me confier qu'elle me déconseillait fortement de retourner à la voiture de Charles pour lui tenir ce discours. Il lui avait donné comme consigne de me laisser « travailler » jusqu'à 18 heures 30, il avait été très persuasif, elle disait que mon retour serait très mal perçu et pas sans conséquences pour moi et pour elle.
- Donc tu es restée et tu as continué si je comprends bien ?
— Oui, après réflexion je me suis rangée à son conseil. Nous avons regagné les places avant après que j'ai refermé ma robe, enfin partiellement car Maud estimait que ma poitrine, même menue, permettait d'accrocher le client.
Cela faisait bien un quart d'heure que des véhicules passaient, repassaient lentement, mais pas de touche. C'est alors que Maud m'a demandé de faire le tour du camping car, à pas lents pour attirer l'attention. J'ai renâclé mais elle insistait en menaçant d'en référer à Charles, je suis descendue et j'ai entrepris de faire le tour en passant par l'arrière. Comme je l'avais exécuté au petit trot, Maud m'a demandé d'en faire un second plus lentement. Arrivée à la hauteur de sa vitre elle m'a interpellé pour me dire que c'était mieux, que j'étais tout à fait crédible. Alors que je la remerciais une voiture s'est arrêtée derrière moi. Elle m'a dit de me retourner et de sourire. C'était une BMW noire, je ne distinguais pas le conducteur. J'ai fini mon tour et suis remontée dans le camping car. Le type est descendu et s'est approché directement de ma vitre baissée. A ce moment c'est difficile à comprendre, je le voyais sans vraiment le voir, mon cerveau ne réagissait pas. Lui en revanche il savait ce qu'il voulait, il m'a dit « c'est toi que je veux ».
Je lui ai demandé « La pipe ou l'amour ? » ce à quoi il a répondu « les deux, mais à l'extérieur, dans le bois ».
— Oui mais pipe et amour c'est plus cher.
— Le prix n'est pas un problème.
Du regard j'ai interrogé Maud, elle m'a rassurée en disant vas-y, je surveille, prends les capotes.
Donc je suis descendue pour emprunter le petit sentier qui partait derrière le camping car et que j'avais repéré en en faisant le tour.
Je sentais la présence du client derrière moi. Je me suis fait violence et me suis forcée à l'observer furtivement. Nous avons progressé d'une cinquantaine de mètres sur ce sentier . Il s'agissait d'un maghrébin d'une cinquantaine d'année, propre sur lui.
Me désignant un arbre imposant il m'a dit que l'endroit convenait. Je lui ai demandé de me payer ce qu'il a fait sans problème. Il a baissé son pantalon et s'est adossé à l'arbre. Je me suis mise à genoux sur des brindilles désagréables le visage à hauteur de son beau sexe circoncis qui était encore pendant. Me voyant tremblotante en déchirant l'emballage de la capote, il m'a dit que je n'étais pas douée et il s'en est emparé et l'a fait lui-même. « Aide-moi un peu » m'a-t-il demandé. Par conséquent j'ai pris son sexe la main pour le branler. Puis pour accélérer son érection je l'ai pris en bouche, ressortant le membre pour faire aller mes lèvres et ma langue sur sa hampe, soufflant le chaud et le froid, salivant dessus, l'aspirant... L'effet a été immédiat, il m'a demandé de continuer, visiblement satisfait puisqu'il m'a dit une chose du genre :
— Si tu n'es pas douée pour sortir une capote de son emballage, ma cochonne tu l'es pour tailler des pipes, vas-y continue…
Il se montrait endurant et son morceau avait pris une taille prometteuse. Tout en le suçant j'ai commencé à me dire que ma bichette allait être à la fête. Ces pensées ont commencé à humidifier ma vulve, à la gorger de désir.
Il m'a guidée en me demandant de me relever, de me tourner vers l'arbre et de m'incliner pour m'y m'appuyer avec les mains. Ensuite il m'a fait écarter les jambes, ce qui ouvrait mes fesses et ma bichette. Le contact de l'air frais m'émoustillait.
— Là Paul je t'assure que j'étais non seulement prête à ça mais que c'est avec une impatience réelle que j'attendais d'être baisée. Faut dire qu'entre les stimulations de la veille par Charles et Nadine et ce que j'avais vécu depuis le matin même, mes sens étaient à fleur de peau.
— Il t'a donc prise là. Tu sais qu'une pute est censée ne pas jouir ? tu as fait semblant ?
— Non je n'ai pas fait semblant, j'ai joui, car en fait il s'est produit un truc imprévu en ce qui me concerne. Alors que j'étais appuyée contre l'arbre j'ai vu un homme sur ma gauche à 10 mètres tout au plus, même pas dissimulé. J''ai dit au client qu'il y avait un voyeur, il a répondu qu'il s'en fichait. Mais ce que je ne lui ai pas dit, c'est que homme n'était pas un mateur quelconque. C'était monsieur Charles. Je me suis dit que puisqu'il voulait voir il allait être servi.
Alors j'ai accentué ma cambrure, bougé mon cul de gauche à droite pour exciter mon maghrébin. La technique devait lui plaire car il s'est mis à frotter son membre de ma vulve à l'anus.
— Il n'a pas cherché à te pénétrer par la petite porte, il se dit que les arabes aiment bien ça…
— Non, il m'a seulement fait remarquer que mon œillet avait déjà servi, je n'ai pas compris comment il devinait ça. Bref je te raconte la suite.
Au bout de quelques instants il a pénétré un peu ma bichette pour revenir se frotter dans ma raie, c'était agréable, il a dit que je mouillais. Il disait des tas de trucs, j'avais un cul de rêve, que j'étais sensible à son zob, qu'il allait me farcir la chatte de salope. J'étais loin d'être insensible à ses paroles et je lui ai dit qu'elles m'excitaient, je l'ai même encouragé à se montrer grossier. Il ne s'en est pas privé, en me traitant de garce, de chienne, de salope etc. Comme il l'avait annoncé il s'est mis à me pénétrer de plus en plus profondément. Il augmentait la cadence, la ralentissait, ressortait, replongeait au plus profond de moi, il me dévastait la bichette devenue complétement juteuse. Je me suis mise à secouer la tête dans tous les sens, à geindre. Il a ralenti et m'a demandé si j'aimais son zob. Comme je restais muette il a réitéré sa demande et j'ai bien été obligée de lui avouer que oui j'aimais son zob comme il l'appelait.
Il voulait savoir à quel point, si c'était un peu, beaucoup, passionnément. En regardant vers Charles et en voyant qu'il se branlait j'ai crié « Ouiiii beaucoup ! Vas-y ! Encore ! ».
Le maghrébin a demandé si je voulais qu'il m'emmanche plus fort alors, toujours en haussant le ton pour que Charles en profite, je lui ai répondu en lui intimant de me défoncer plus fort, que j'aimais son zob qui me défonçait la chatte. Je râlais, ma tête dodelinait, il a accéléré la cadence et j'ai dû poser ma main sur la bouche au moment ou l'orgasme m'a foudroyé alors que, planté au plus profond de moi, je le sentais remplir la capote de son jus.
Il s'est retiré doucement, je l'ai débarrassé du préservatif.
Il m'a confié qu'il lui arrivait d'aller aux putes mais que là il était certain que je n'avais pas simulé, il en était certain. Pour crédibiliser mon rôle je lui ai dit qu'il était une exception, un bon coup. Il est parti et plutôt fière en me disant à bientôt. Je suis remontée dans le camping car aux côté de Maud.
Plutôt fière je lui ai tout raconté, la présence de Charles, ma jouissance.
Pour elle les deux étaient liés, la présence de Charles avait provoqué l'orgasme.
- Tu t'es arrêtée là ?
— Non, Maud est partie retrouver Charles et Nadine dans la Mercedes.
Dans l'heure qui a suivi, seule dans le camping car, j'ai fait encore fait deux pipes et une fois l'amour avec plaisir mais sans jouir. Curieusement toutes mes appréhensions s'étaient évanouies.
Maud est revenue à la demande de Charles pour mettre fin à cette expérience. Je lui ai avoué que j'avais réellement aimé. Elle m'a dit que j'étais faite pour ça, qu'elle espérait bien me revoir ici.
Je me suis changée en reprenant la tenue avec laquelle j'étais arrivée le matin. Je lui ai tendu mes gains, elle les a refusés en me déconseillant de les donner à Charles ou Nadine. Je l'ai quittée en voulant me faire la bise mais sa bouche a cherché et trouvé la mienne pour un baiser profond très troublant, je serais bien restée un moment avec elle.
—Décidément tu es insatiable …
Je suis remontée dans la Mercedes et nous sommes repartis.
J'ai voulu d'entrée de jeu dire à Charles que je l'avais vu m'observer alors que j'étais prise dehors mais il m'a coupé l'herbe sous le bien en disant que l'arabe m'avait bien fait jouir. Il a tenu un peu, comme me le demandait Richard, à ce que réfléchisse sur le sujet et leur donner les raisons de cette jouissance. Il y avait le fait que je sois vue, c'était important à mon sens, que le type m'ait imposé sa façon de m'utiliser et il me fallait le reconnaitre que son zob comme il l'appelait me convenait à merveille. Alors j'ai détaillé mon plaisir à être vue comme j'ai décrit ce membre endurant et surtout épais qui me remplissait.
Nadine m'a dit alors qu'ils étaient parvenus à une analyse semblable et qu'ils projetaient une séance particulière en après midi qui devrait me plaire, il me faudrait donc me rendre disponible prochainement. J'ai voulu savoir si c'était pour revenir ici, mais non il ne s'agissait pas exactement de ça. Je n'y tenais pas du reste..
J'ai voulu leur donner mes gains, ils s'y sont opposés, ils n'étaient pas souteneurs et m'ont dit que cet argent attestait de mon état de prostituée, qu'il s'agisse d'un jeu ne changeait rien aux faits...
Nous sommes revenus sur le parking de Pontault-Combault, j'y ai repris ma voiture pour rentrer chez moi. Il était 20h30 lorsque je suis arrivée. Marc et les enfants ne m'avaient pas attendu pour souper, ces derniers étaient dans leurs chambres.
Je suis allée prendre rapidement une douche avant de revenir nue sous un peignoir court dans le salon.
Marc après m'avoir déposé un baisé sur la joue m'a demandé si ma réunion s'était bien passée. Je lui ai répondu de façon évasive, de toutes les manières il ne s'est jamais intéressé réellement à mon activité professionnelle. Assise en chien de fusil dans un fauteuil face au sien je mangeais un yaourt, une pomme en feuilletant un programme tv. Lui à deux mètres de moi était plongé dans son Télérama.
Il ne portait pas la moindre attention à mes cuisses dénudées. Pourtant alors que je ressentais encore dans mon ventre les deux membres qui m'avaient besogné, j'aurais aimé que Marc me prenne à ce moment pour en quelque sorte qu'il me lave de la souillure que constituait le fait d'avoir été utilisée comme une pute. Il n'en fût hélas rien, il n'a manifesté aucun signe d'intérêt une fois de plus. Si je suscite le désir chez les femmes ou les hommes, lui reste insensible, j'enrageais et me jurais de continuer puisqu'il en était ainsi.
— Tu sais Paul à ce quoi j'ai pensé à ce moment ?
— Non mais tu vas me le dire. Mais je retiens de que tu m'as dit que tu aurais aimé être lavée de la souillure… Tu considère donc ainsi ce que tu as subi cette journée ou plus précisément lors de ta prostitution ?
— Oui, et comme toujours chez moi, c'est l'ambivalence qui prédomine. J'aime être soumise, humiliée, utilisée et souillée mais j'aimerais être lavée de cette souillure. Je ne suis pas simple, un psy y perdrait son latin.
Je pensais alors que j'étais en face à face avec Marc que finalement on ne connait jamais réellement ses proches. Je ne sais de lui que des apparences, que ce qu'il veut bien laisser transparaître, bref des généralités. Il en est de même pour lui qui imagine ma participation à une réunion de travail ennuyeuse à souhait une journée durant. Comment pourrait-il imaginer mon périple parisien, mes découvertes, l'exacerbation de mes sens, mes exhibitions, comment pourrait-il imaginer un seul instant que j'ai joué à la pute ? Que j'avais été saillie dans un bois par un maghrébin inconnu, que j'ai trop envie de continuer car j'aime ça et que l'on ne vit qu'une fois et qu'après il sera trop tard ?
— Oui sans doute as-tu raison, j'en suis conscient. Mais tout ça c'est bien beau mais je ne sais toujours pas pourquoi j'ai venir dépanner ta voiture de prêt une fin de journée dans un hôtel miteux…
— On y vient, on y vient. Mais tu vois l'heure ? Il est 17 heures 30, je dois rentrer, je te raconterais ça à la salle de sport, promis tu sauras tout.
Nous avons donc quitté cette petite auberge par la porte du jardin pour reprendre nos voitures. C'est quelques jours plus tard que j'ai eu l'explication que j'attendais.
Si vous l'attendez également il vous faudra attendre le début de 2026.
Bonne fin d'année à toutes et tous.
Bonne fin d'année à toutes et tous.
Ce chapitre vous a plu ? Encouragez l'auteur en un geste.
J'aime
ou laissez un mot
Restez informé des nouvelles histoires
Recevez les dernières publications directement dans votre boîte mail
Explorez les catégories
Parcourez notre vaste sélection d'histoires érotiques classées par catégories pour trouver exactement ce qui éveille votre désir
Ce chapitre vous a plu ?
Vous venez de le lire en entier. Prenez un instant pour encourager l'auteur : un petit geste qui fait toujours plaisir et donne envie d'écrire la suite.
Laissez une réaction
Commentaires ()