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✦ M. PAUL Ces petits riens que je sais de la vie d'Alice XSTORY
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Réel
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
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Ces petits riens que je sais de la vie d'Alice — Chapitre 3 · Le ciel radieux n’exclue pas le coup de tonnerre et ses conséquences.

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M. PAUL
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Ces petits riens que je sais de la vie d'Alice

Chapitre 3 · Le ciel radieux n’exclue pas le coup de tonnerre et ses conséquences.

Ces petits riens que je sais de la vie d'Alice.
Chapitre trois
Le ciel radieux n'exclue pas le coup de tonnerre et ses conséquences.
L'époque d'un ciel radieux.
Dans les temps qui suivirent ce qui est raconté dans le précédant chapitre une certaine routine s'est installée dans notre relation par ailleurs toujours au beau fixe. Nos couples se rencontraient souvent et quelques fois nous partions en escapades pour des weekends en province. Le temps passait.
Nous nous retrouvions comme à l'habitude Alice et moi en salle de sport. Certaines fois je passais la chercher pour l'y emmener. Je la taquinais régulièrement en lui demandant si sa tenue de chasse ne lui manquait pas, si une nouvelle battue était prévue. Mais à priori ce n'était pas dans les projets immédiats de Richard son amant.
Je ne me souviens plus exactement à quel moment elle m'a annoncé qu'elle s'absenterait prochainement durant une semaine pour participer à un symposium au Pays Bas. A cette occasion Richard prendrait des congés pour l'accompagner. Je lui ai confié mon avis, à savoir qu'il allait profiter de ce séjour pour lui faire découvrir autre chose que les canaux ou autres moulins à vent. Elle m'a rétorqué que Richard n'était pas non plus un obsédé.
Alors que je me montrais indiscret quand à leurs rencontres en semaine elle fini par me dire qu'il la soumettait à des interrogations sur la façon dont elle avait vécu la partie de chasse, elle trouvait ça drôle et excitant.
—Il tient absolument à ce que j'effectue un travail d'introspection afin que je comprenne ce qui me fait vibrer le plus et le pourquoi. Ce n'est pas si simple, mais finalement ça m'amuse. Pour cela il utilise les photos de la chasse, il me fait les évoquer, les commenter oralement mais aussi en les rédigeant sur le cahier intime. Selon lui dès lors qu'elle devient consciente, la partie cachée du psychisme peut décupler le plaisir physique.
—Par hasard il ne serait pas un peu compliqué ton Richard ?
—Non, pas tant que ça, pas vraiment je peux te l'assurer. Par exemple, si depuis déjà un moment j'ai bien intégré le plaisir que j'ai à être vue, à m'exhiber, Richard lui m'a fait réaliser à quel point j'aime que cela me soit imposé, que je sois dirigée. Mieux encore, mon excitation est que plus intense lorsque j'éprouve une répulsion, un dégout à l'égard de celui qui me regarde ou s'il encore s'il m'en impose psychologiquement par une forme ou une autre de supériorité.
—Toi, une soumise alors que tu as sous ta responsabilité des centaines de personnes… et avec probablement un coté maso, décidément tu m'étonneras toujours.
— Laisse-moi te raconter. Récemment il m'a informée qu'il organiserait des exercices pratiques en vue de confirmer ce qu'il pressentait chez moi, que cela me ferait prendre conscience concrètement de mes aspirations cachées.
C'est ainsi que peu après il m'a emmenée en voiture depuis son domicile jusqu'à une forêt. Il m'avait demandée d'être à poil sous le même manteau long que je portais le jour de la chasse aux biches. Il m'a fait descendre et nous avons emprunté une allée forestière. Il y avait de rares promeneurs et quelques joggeurs. Nous avons pris un petit sentier pour nous trouver devant les grillages de protection des voies SNCF. Nous nous trouvions plus haut de plusieurs mètres par rapport aux lignes. A l'approche d'une rame de RER il m'a demandé de quitter mon manteau et d'écarter bras et jambes. Je flippais, je craignais qu'un passager me reconnaisse. Il m'a rassurée en m'affirmant qu'entre la surprise et la brièveté de la vue s'était impossible. J'ai recommencé à plusieurs reprises. Le conducteur d'un train de marchandises lui m'avait bien remarqué et remercié d'un coup d'avertisseur prolongé. Au final j'ai trouvé ça globalement plutôt drôle. En rentrant il m'a questionné sur mes ressentis. J'ai reconnu que l'excitation était venue à l'instant qu'il m'avait ordonné de débarrasser du manteau parce qu'à cet instant je ressentais le danger d'être reconnue.
—Rien d'autre ?
—Si, pas plus tard qu'hier. A sa demande je suis venue chez lui. J'ai troqué le tailleur gris que je portais au travail pour me vêtir d'un trois quarts imitation fourrure gris, d'un chemisier blanc sans soutien gorge, d'une jupe courte noire, d'un slip tanga transparent vert d'eau, en conservant mes escarpins. Nous sommes partis avec sa voiture. Tout en roulant, en pleine circulation, il m'a fait me débarrasser de ma jupe. Nous sommes allés à la gare de RER de S. à une vingtaine de kilomètres. Elle est quasi déserte à presque 13 heures, mais pas totalement.
Il m'a fait de descendre de l'auto et le suivre. Mon trois quarts offrait mes jambes nues et je savais que sa limite se situait bien peu en dessous de mes fesses. J'étais en stress total. Richard m'a dit que j'étais très bandante. Nous sommes rentrés dans le hall où se trouvaient un couple et un employé de nettoyage. Richard m'a ordonné d'aller demander à ce personnage où se trouvaient les toilettes. Le type corpulent en côte verte et gilet jaune, la cinquantaine, ne faisait pas vraiment propre. Alors qu'il m'indiquait le chemin il ajouta soudainement qu'il allait m'y accompagner car c'était plus sûr, tout ça sous le regard amusé de Richard qui restait impassible. Arrivée aux WC j'y suis rentrée mais voila que le type m'annonce —« Je vais vous tenir la porte m'a p'tite dame, le verrou ne fonctionne plus ». J'étais paniquée mais je suis rentrée, l'odeur était nauséabonde, j'ai baissé mon slip et fait pipi sans m'assoir. En m'essuyant je n'ai plus m'empêcher d'effleurer ma bichette qui n'était pas du tout endormie. Le type derrière la porte y était pour beaucoup c'est certain.
Lorsque je suis sortie pour retourner vers le hall je sentais son regard sur moi. Il faut dire que mon trois quarts qui arrivait presque à la limite de ma culotte ne devait pas le laisser indifférent, cela devait l'exciter. Il me suivait à deux ou trois mètres mais j'entendais distinctement sa forte respiration. Rentrés dans le hall j'ai vu Richard lui faire signe. Ils se sont éloignés tous les deux, ont parlé brièvement avant de se séparer.
Richard et moi sommes retournés à la voiture. Nous sommes partis sur le parking qui était totalement complet. Il a dû tourner un peu avant de trouver une place disponible, tout au fond en limite de clôture. Il s'est rangé en marche arrière. J'ignorais ses intentions, j'attendais qu'il me dise ce que nous allions faire. Il restait silencieux. C'est en regardant devant que j'ai vu à peut-être 50 mètres l'employé accoudé à une barrière parlant avec un collègue.
Le soleil chauffait la voiture. Richard a baissé les vitres presque en leur totalité. Mon manteau me donnait trop chaud, Richard m'a dit de le déboutonner. Puis prétextant qu'il avait oublié de prendre un horaire des trains, il est descendu de voiture pour se diriger vers la gare.
Presque aussitôt les employés se sont mis en marche en ma direction. Tu n'imagines pas comment de concert j'ai ressenti une boule dans la gorge et des frissons me parcourir le corps jusqu'à ma chatte. Je l'ai touchée en écartant un instant mon Tanga. Je la sentais humide. Les types sont arrivés à la voiture, celui des WC de mon coté, le second, la petite trentaine, de l'autre. C'est lui qui a rompu le silence en me disant quelques banalités du genre :
— « bonjour, il fait beau, vous devez avoir chaud…vous êtes bien jolie, on peut en voir un peu plus ? ».
Alors doucement comme hypnotisée j'ai écarté les pans de mon trois quarts, apparaissant en culotte et chemisier. Le gars m'a gratifiée d'un :
- «  Merci, vous êtes vraiment superbe ».
C'est alors que l'autre s'est manifesté d'une façon nettement plus autoritaire :
— « Ma salope ouvre ton chemisier que l'on voit tes nibards et quitte ta culotte que l'on voit ton bijou ».
Alors que j'hésitais et que je tentais de voir si Richard revenait le gars a ajouté :
— « Tu la quitte ou je te la retire ? Et ouvre ce corsage ».
Alors je me suis exécutée. J'ai dégrafé mon corsage avant d'incliner le siège et d'avancer les fesses en limite de l'assise pour quitter mon tanga.
— « Waouh les jolis petits nichons, putain t'as vu ce joli ticket de métro ? T'es trop bien ma cochonne, écartes les cuisses et branles toi ».
J'ai obéi immédiatement.
— « Putain, tu vois comme elle mouille cette salope, c'est tout luisant ! Retourne-toi sur le siège ma poule que l'on voit ton cul, oui comme ça, écarte tes cuisses que l'on voit bien ta fente ».
Aussitôt il m'a balancé une claque sur les fesses avant de me commencer à me doigter sans ménagement.
— « Putain ton mec a de la chance, il ne doit pas s'emmerder avec toi, il n'a pas menti t'es une foutue garce et quel trou de balle elle a, tu vois ça Christophe? Crois moi gamin il est bien rodé ! ».
Excitée par ses paroles et son doigtage, je balançais des coups de cul en arrière pour aller au devant de ses doigts. J'ai vu que le fameux Christophe avait fait le tour et se tenait à côté de son collègue, il avait sorti sa queue et se branlait. Elle était fine avec un joli gland. C'est dans cette situation que Richard, très souriant, m'a retrouvée. Alors que je rétablissais ma position je l'ai vu donner un coup de menton à l'employé d'un air entendu.
Immédiatement sur le même ton autoritaire celui-ci m'a ordonné — « Descend, tu vas nous faire une pipe ma belle ».
Une fois dehors il m'a fait écarter largement les jambes puis me pencher. Son pote est arrivé la queue à la main, j'ai commencé à le prendre en bouche pendant qu'il me tripotait les tétons. Je le branlais en même temps. J'ai alors senti que l'autre derrière moi frottait sa queue dans ma raie, des lèvres à mon anneau. Il m'a pénétrée soudainement et puissamment, sans préservatif.
Suçant une bite alors que j'étais saillie nous avons été surpris par une femme qui circulait à bicyclette sur le chemin latéral et perpendiculaire à la clôture grillagée. Elle s'est presque arrêtée et nous a traités de malades, de dégueulasses avant de poursuivre son chemin en grommelant. Je craignais qu'elle appelle la police. Heureusement celui je que je suçais a giclé rapidement et abondamment dans ma bouche. L'autre est sorti aussitôt de ma chatte sans m'avoir fait jouir pour prendre la place de son collègue entre mes lèvres. Sa bite était large, il sentait fort. Il me tenait la tête et la faisait aller d'avant en arrière. J'ai horreur de ça, heureusement il a vite craché son foutre que j'ai dégluti avec délectation comme pour le premier. Il me traitait de tous les noms. Puis Richard s'est éloigné avec eux pendant que je renfilais mon tanga et ma jupe.
Rapidement nous sommes repartis car je bossais l'après midi, j'avais une réunion.
—Hé bien comme le dirait un collègue de travail, tu tiens mieux sur le dos qu'une bique sur ses cornes !
—Paul tu es bête ! Non plus sérieusement ce test qu'avait en réalité organisé Richard à mon insu m'a fait accepter son analyse, j'aime être soumise, en danger d'une certaine manière, humiliée, rabaissée, utilisée. Dans ces conditions mon corps devient différent, mon esprit aussi, je suis une autre personne asservie à tous mes sens, une autre chose. J'ai adoré être vue par la femme à bicyclette, elle m'a fait encore plus mouiller.
—Il avait raison le gars de la gare en te disant que Richard à de la chance d'être ton mec.
—Mais surtout d'avoir su m'écouter et me comprendre et que Marc ne soit pas porté sur le sexe… Naturellement cette expérience Richard m'a demandé d'en noter les détails dans mon carnet des envies intimes.
—Je dois néanmoins te dire que ton Richard est tout de même un peu pervers et je me demande si ta confiance en lui n'est pas chez toi une forme d'aveuglement. Ce sont tout de même des pratiques qui ne sont pas dénuées de risques graves pour toi. Imagine une patrouille de police ou autre ?
—Non non, ce n'est pas un tordu, je le sentirais, les rapports humains c'est tout de même mon domaine de compétence. Et puis Richard ne laisse rien au hasard. En faisant ça à certaines heures il n'y a quasiment aucun risque.
—Oui enfin le passage de cette femme en bicyclette ton Richard ne l'avait pas envisagé
C'est peu de temps après qu'elle s'est absentée une semaine pour participer à ce symposium aux Pays Bas.
J'attendais son retour avec fébrilité et c'est le mardi je l'ai revue à la salle de sport. Sur le parking et à bord de sa voiture, pendant une bonne heure, elle m'a raconté sa semaine passée là-bas. Si la partie professionnelle m'importait peu j'étais curieux, impatient de connaitre la partie intime de cette escapade.
Par prudence elle m'expliqua qu'elle n'avait pas consenti à ce que Richard partage sa chambre mais qu'elle le rejoignait dans sa chambre dans un autre hôtel à deux rues de là. Bon ce que des amants peuvent faire en ses circonstances restait très banal selon moi.
En revanche, plus intéressant à mes yeux, Richard fidèle à lui-même avait tout de même organisé quelques sorties éducatives selon ses propos. Il avait prévu au menu achats en sex-shop, visite d'un donjon et également une déambulation dans le secteur d'Amsterdam communément appelé « quartier rouge ».
— Nous étions en banlieue. Le donjon se situait à l'opposé géographiquement. Ceci rendait très improbable la rencontre d'un participant connu au symposium.
J'ai découvert un univers que je ne connaissais pas, tout à la fois inquiétant et excitant. J'y ai vu une jolie femme mature se faire fister par une autre plus jeune devant son complice, une pratique dont j'ignorais tout. J'ai été surprise de l'intensité de sa jouissance. Je ne comprenais pas tout ce qu'elles disaient car le néerlandais je ne le comprends pas. Une autre, une française, mince, se trouvait à cheval sur une corde. Ses bras écartés étaient attachés de chaque cotés. Petit à petit, très lentement, la corde se tendait lentement sous l'effet d'un treuil électrique. Elle lui rentrait dans la vulve et le sillon fessier et la soulevait. Au début elle tentait de maintenir son équilibre sur la pointe des pieds mais à un moment ceci lui devint impossible. La corde continuait de se tendre et le poids de son corps accentuait la douleur occasionnée par la corde pas plus grosse qu'un doigt. Elle pleurait, son mec a fini par lui demander le mot magique, elle a résisté à la douleur encore quelques minutes avant de crier je m'en souviens « Extase divine ». Lorsqu'elle fut descendue elle ne pouvait plus serrer les cuisses et marchait les pieds écartés, soutenue par son compagnon. J'ai vu des cages, des croix et bien des objets bizarres. Un couple m'a invitée par les gestes, à me positionner sur une sorte de tonneau d'où une femme mature venait de descendre. J'avais observé ce qu'elle subissait. J'aurais aimé mais Richard a décliné l'invitation.
—Qu'avait subi cette dame ?
—Elle était couchée sur le ventre, sa chatte et son cul à la limite du tonneau, pieds largement écartés et attachés au sol tout comme ses mains. Elle était fouettée sur les cuisses et l'entrejambe avec un martinet par tous ceux, hommes ou femmes qui le voulaient et elle suçait les queues qui se présentaient devant son visage. Beaucoup giclaient sur elle.
Nous sommes repartis sans avoir consommé.
C'est en milieu de semaine que Richard a manifesté son intention de m'emmener voir des filles en vitrines dans le quartier rouge. Il m'a expliqué de quoi il s'agissait. J'étais réservée car je ne supporte pas que des hommes se fassent du fric en exploitant des femmes qui préféreraient être n'importe où ailleurs. Mais il insistait en arguant que certaines le font par choix etc. Néanmoins je lui ai tenu tête et j'ai fini par lui opposer un non catégorique en expliquant que de doute évidence il y aurait fatalement des participants français au symposium qui ne voudraient pas terminer leur séjour sans être allés visiter ce quartier renommé la veille de leurs départs. Il était hors de question que l'on m'y voit.
—Dommage, tu as peut-être manqué une visite sympa…
—Non, non, pas si vite car c'était sans compter sur l'opiniâtreté de Richard. Il m'a informée à ce moment qu'il prolongeait son séjour. Si j'étais intéressée par une fin de semaine coquine, il me suggérait d'appeler Marc et de lui demander si je pouvais retarder mon retour de deux journées pour me reposer tout en visitant la ville et ses musées car ma semaine avait été très fatigante. Je ne rentrerais donc pas le vendredi en soirée mais le dimanche soir ou lundi matin. De cette façon le risque pour moi de rencontrer des participants du symposium devenait quasi nul. Tout d'abord hésitante j'ai fini par me ranger à la proposition de Richard et j'ai donc téléphoné à Marc.
Il a compris et m'a dit que j'avais bien raison d'en profiter, qu'il expliquerait mon retard aux enfants. Alors qu'il allait raccrocher il m'a dit que samedi midi Richard venait prendre l'apéritif et qu'il lui proposerait de déjeuner avec lui. Etonnée j'ai questionné Richard sur ce dernier point. Il le justifia en expliquant qu'il s'agissait d'enlever tout risque de soupçon et qu'au dernier moment il le rappellerait pour annuler sous un prétexte quelconque.
—Malin l'animal et donc ?
—J'ai rejoint Richard dans son hôtel le vendredi. Le samedi il m'a dit que nous sortions le soir. Il a tenu à choisir ma tenue, soit un mini string rouge sous une jupe courte portefeuille noire, un chemisier transparent, sans soutien gorge, une petite veste légère, des sandales à lanières et talons très hauts. Nous sommes sortis très tard pour nous rendre dans ce fameux quartier. L'atmosphère était chaude, le secteur fréquenté par des groupes d'hommes en goguette, de rares femmes mais étonnement pas mal de couples. Les femmes exposées en vitrines me troublaient.
Nous sommes allés manger un morceau. A table Richard s'est absenté pour passer un appel téléphonique personnel d'une dizaine de minutes, ça m'inquiétait.
Nous sommes sortis de table pour retourner dans les rues chaudes. Il était tard, plus d'une heure du matin. Il m'a guidée vers une vitrine. La jeune femme qui y était assise sur un cabriolet m'attirait par sa manière d'être. Richard m'a demandé si je l'enviais, si je trouverais excitant d'être à sa place, d'être matée, désirée, choisie...
—Et tu en avais envie ?
—En rêve oui mais pas en vrai. Mais par jeu j'ai répondu oui à Richard en riant. Je faisais ça pour l'exciter. En mon for intérieur un tel scénario était irréalisable,  je n'avais absolument rien à craindre. Mais là je m'étais bien trompée. Il m'a dit que mes désirs étaient des ordres, que j'allais voir. J'étais interloquée, en riant je bafouillais des non, ça ne va pas non, je blaguais, je ne voulais pas dire ça, etc.
Il m'a prise par la main et entrainée au bout de l'immeuble. Il a sonné à une porte qui fût rapidement ouverte par une femme élégante d'une soixantaine d'années. Elle n'était visiblement pas surprise de nous voir tous les deux. Elle avait dû en voir d'autres. Richard s'est entretenu avec elle à l'écart de moi. Elle s'exprimait en français avec un fort accent belge. Lorsque je l'ai entendu dire :
— « Ok, comme convenu au téléphone, ta fantaisie va te coûter 500 francs pour 15 minutes mon gars. Suivez-moi » j'ai compris que c'était à elle qu'il avait passé un appel depuis la brasserie.
Elle nous a fait rentrer dans le couloir puis la suivre jusqu'à un studio. Elle nous a dit qu'elle se prénommait Marieck. Elle a appelé et la fille que j'avais vu en vitrine depuis la rue est sortie de la pièce. Elles se sont parlé brièvement. Elle me regardait comme un extra terrestre.
Richard m'a demandé de me déshabiller, je l'ai fait, je ne réfléchissais plus, j'étais en mode automate. Je ne portais plus que mon string et mes chaussures à talons hauts. La femme m'a tendu un peignoir court en satin rouge et noir que j'ai passé. Richard m'a dit que j'allais rentrer dans la vitrine et m'exhiber durant dix minutes. J'étais en panique, et je lui ai dit :
— « Non, tu es fou, c'est trop risqué, tu imagines un peu si je suis reconnue ? Et si un type me veut tu aurais l'air malin  ».
Alors il a parlé à la femme qui s'est éclipsée pour revenir avec un magnifique masque vénitien blanc avec les joues roses qu'elle m'a posé.
La vitrine était éteinte, la femme m'a faite avancer et fait m'assoir dans le cabriolet avant de repartir en refermant la porte. Je l'entends encore me dire :
—« A toi de jouer ma fille! ».
La porte s'est refermée sur elle. Tout doucement une lumière douce et tamisée s'est rallumée.
—Ton récit me laisse pantois. Toi tu as fait la pute ?
—D'un soir oui, ça tu peux le dire. Enfin la pute seulement en apparence car pour moi il était inconcevable que je me face payer même pour une exhibition.
Assez vite des badauds se sont approchés comme attirés par la lumière qui venait de se rallumer. Parmi eux Richard, c'était très excitant, particulièrement jouissif… Ce masque me donnait beaucoup d'assurance. Petit à petit instinctivement j'ai commencé à interpréter mon rôle, me montrant lascive, jouant de  mes jambes, les caressant, ouvrant juste ce qu'il fallait mon peignoir pour laisser voir mon string sur que je tirais de part et d'autre de ma chatte ou le tirant entre les lèvres. Je faisais onduler mon bassin. J'effleurais mes seins, mes tétons durcissaient à  m'en  faire mal,  ma bichette suintai de cyprinet qui inondait mes lèvres. Plusieurs hommes, deux couples m'avaient lorgnée pour mon plus grand plaisir. Je passais sensuellement ma langue sur mes lèvres…Je n'en revenais pas de ma propre audace. 
Mais le temps est vite passé, trop rapidement à mon goût, la lumière s'est éteinte. Marieck m'a fait sortir. J'avais adoré ce moment, je l'ai dit à Richard. Je pensais cette l'expérience finie. En réalité non, car elle m'a annoncé immédiatement que j'avais séduit deux hommes d'affaires. Ils m'avaient admirée, reluquée. M'ayant trouvé à leur goût ils s'étaient présentés pour passer un moment en ma compagnie. Ils étaient à quelques mètres de moi. Ils devaient être âgés de 50 à 60 ans, ils avaient très bon genre. Ils étaient très grands, élégants, les cheveux courts poivre et sel, vêtus de costumes de bonne facture. A leur voix et pour avoir reconnu certains mots de vocabulaire, il m'a semblé qu'il s'agissait d'Allemands.
Sur le coup, naturellement amusée et souriante, tout de même inquiète j'ai dit non fermement en faisant signe que non de la tête. J'ai expliqué à Marieck que ce n'était qu'un jeu, rien de plus. Sauf que rapidement ça s'est compliqué, le ton est monté. La femme tentait bien en allemand de leur faire comprendre que c'était une fantaisie entre moi et mon mec. Se tournant vers moi elle dit :
— « Je viens de leur proposer d'avoir pour eux la femme que vous avez remplacé pour quelques minutes. Mais ils ne veulent rien savoir ou font semblant, c'est vous qu'ils veulent ».
Le ton était vif, c'était donc moi qu'ils voulaient, pas l'autre professionnelle. C'était moi qu'ils venaient de voir derrière la vitre, ils avaient envie de moi, point barre. Richard qui était resté plutôt silencieux depuis le début ; ce qui m'agaçait profondément ; s'est interposé en médiateur en leur proposant un dédommagement. Ils n'en voulaient pas. Ils ont parlé à Marieck laquelle nous a traduit leurs propos. Ils allaient prévenir la police si je persistais dans mon refus. Marieck sentait que la situation s'envenimait. Moi j'ai réalisé tout de suite le scandale qui ne manquerait pas d'arriver jusque chez moi, jusqu'à mon travail, je mesurais les conséquences en cascades qui s'enchaineraient. Alors avant qu'il ne soit trop tard j'ai crié :
— « Stop, c'est bon au point où j'en suis, j'accepte, je ne veux pas d'histoire ».
Je sentais mon corps en ébullition, ma respiration s'accélérait. Richard voulait m'accompagner avec les deux types dans la chambre que me désignait la maitresse des lieux mais j'ai refusé, les allemands aussi mais pour des raisons différentes. Moi c'était pour me venger de la situation dans laquelle m'avait plongé Richard et eux pour être tranquilles.
Les deux teutons se sont dévêtus. Je les observais ranger soigneusement leurs vêtements, ils mesuraient sans doute 1 mètre 90 et pas loin du quintal. Ils étaient bien foutus et ils étaient déjà en érection. Sans hésitation ils ont fait tomber mon peignoir, mon string. Ils m'ont bloquée entre leur corps et se sont mis à m'embrasser à pleine bouche. L'un me tirait les tétons en les pinçant, l'autre me fouillait la chatte. Très vite je me suis retrouvée sur le lit, entre eux deux. Les préliminaires n'étaient pas au programme. Très vite j'ai été saillie sans aucun ménagement. Avec mes 46 kg je ne pesais pas lourd avec eux. Exceptionnellement endurants, ils m'ont baisée pendant plus d'une heure dans toutes les positions, sur le lit ou debout ou encore sur la table. Par bonheur j'étais en bonnes conditions car mon exhibition en vitrine m'avait passablement émoustillée, je mouillais abondement, ce dont ils se sont aperçus très vite. Même sans parler la langue ils ont su me faire comprendre qu'ils appréciaient. Le sexe est une langue universelle. J'ai même eu droit à ma première double vaginale, j'ai joui bruyamment à de nombreuses reprises en espérant bien que Richard l'entende. L'un d'eux a fini par se lever. Il a enfilé un caleçon et il est parti dans le couloir. L'autre s'en est allé prendre une douche.
—C'est incroyable cette histoire, tu as eu de la chance dans ton malheur car au final ça c'est bien terminé. Vous n'êtes pas rentrés de bonne heure j‘imagine ?
A cette dernière remarque Alice réagit instantanément.
—Toi tu es bien comme Richard quand il avait vu le gars sortir. Il pensait que c'était terminé. Pourtant ce n'est pas du tout ce qui s'est produit. J'avais commencé à me rhabiller quand le gars, Joseph si je ne me trompe pas, est sorti de la douche. Il m'a dit quelque chose du genre —« Nein, pas partir, manger ». En string je me suis rassise sur le lit, lui à mes côtés me caressant délicatement. Un quart d'heure plus tard, l'autre, Joseph, est revenu avec un panier contenant des verres et deux bouteilles de Champagne. Je me suis dit que c'était une attention sympathique mais que deux bouteilles c'était sans doute exagéré à cette heure, surtout sans manger. C'est alors que quelqu'un a frappé à la porte. Joseph est allé ouvrir et alors que je tentais de me dissimuler j'ai vu entrer un type tenant un plateau de victuailles. Souriant, il s'est présenté directement sur un ton jovial et en Français mais un fort accent Allemand. Il se nommait Erich, il était un collègue des deux autres. Il m'expliqua que lui, Christian et Joseph, ingénieurs commerciaux étaient à Amsterdam dans un cadre professionnel. Il a posé le plateau pour venir me faire la bise comme l'aurait fait un ami. Il a commencé par me dire que Joseph n'avait pas menti, que j'étais une femme absolument sublime, très jolie, j'appréciais... Il ajouta qu'il les remerciait de l‘avoir appelé pour me partager, sans même me demander mon avis.
Je lui ai fait remarquer que je n'avais pas dit oui, qu'il était très tard, que je devais rentrer chez moi dans la journée. Il m'a répondu que j'aurais bien tort de me priver d'un bon moment, que je pourrais toujours dormir lors du trajet retour… Je l'observais, sûr de lui, me disant que c'était tout de même un très beau mec. Il avait la quarantaine, svelte, grand, des cheveux blonds mi-longs, des yeux bleus qui me troublaient. Alors lorsqu'il s'est dessapé, j'étais déjà consentante. Et à la vue de son membre au repos qui était gros et long j'ai pensé que j'avais eu raison, Paul si tu avais vu ce morceau...
Soudain devenu pensif, le regard interrogatif, il m'a demandé si cela faisait longtemps que je faisais la pute. Là je l'ai arrêté net, tout de suite. Non je n'étais pas une professionnelle du sexe, je n'allais pas revenir sur ce sujet. Devant mon intonation catégorique il a affirmé que c'était Joseph qui avait crû que j'en étais une. Tout comme son collègue il avait été subjugué par ma façon d'être en vitrine, bien plus excitante que celles vues précédemment. J'ai raconté que cette situation n'était qu'une méprise, que j''étais dans la région pour raison professionnelle, que par jeu avec mon amant je m'étais exhibée en vitrine, que c'était seulement la réalisation d'un fantasme. Erich me dit dans la foulée
— « Tant mieux, comme ça tout le monde y trouve son avantage, toi en assouvissant un fantasme et nous en le concrétisant. Veux-tu que ton ami participe ? ».
—Non, il est responsable de la situation, ça lui apprendra à m'écouter.
Nous étions tous quatre assis sur le lit, j'ai été vite débarrassée de mon string. Le Champagne a été ouvert, les coupes remplies. Ils voulaient me faire boire mais j'ai refusé car si j'adore le breuvage je veille toujours à maitriser la situation. Ensuite le couvercle du plat a été retiré. Il s'agissait d'une spécialité des Pays-Bas à ce que j'ai compris, Stamppot je crois, fait de purée de divers légumes et garni de grosses saucisses.
Joseph a pris l'initiative de me faire allonger sur le dos, le buste relevé et soutenu par les oreillers. A la main il m'a fait manger de la purée avant de m'en badigeonner les seins. Le contact était tiède. Christian et lui se sont mis à me les dévorer, à les sucer. Mes bouts extrêmement sensibles ont durci sous leurs bouches, leurs dents avec lesquelles ils me mordillaient, sous leurs langues. Erich tout d'abord spectateur n'est pas resté longtemps passif. Il m'a écarté les jambes pour m'enduire copieusement la bichette avant d'entreprendre de la déguster. Il savait y faire, il sentait ma montée vers la jouissance et il ralentissait. Il s'est arrêté et a entrepris me frotter la vulve avec une grosse saucisse avant de l'introduire et de se livrer à un va et vient. Il l'a sortie et me l'a présenté à la bouche. Je l'ai gobé pour me livrer à un mime de fellation. Erich disait
—« Toi tu aimes ça grosssse cochonne, tu es une grosssse gourmande » ce à quoi j'ai répondu en riant « 46 kg ce n'est pas bien gros ».
Les autres exprimaient eux aussi dans la langue de Goethe ce qui leur passait à l'esprit et, à leurs rires, ce devait être salace. Ils me badigeonnaient toujours les seins avec la purée de légumes pour me les dévorer ensuite. Erich faisait des allers retours entre ma bichette et ma bouche avec sa saucisse avant que je m'aperçoive qu'à un moment ce soit sa bite qu'il me présentait. Il bandait et mes premières impressions étaient bonnes, il pouvait remercier dame nature de l'avoir si bien doté, quel long morceau mais surtout si gros morceau. S'il savait s'en servir j'allais prendre mon pied me suis-je dit.
A se demande il m'a fait descendre du lit. Il a enfilé avec dextérité un préservatif. Il m'a fait nouer mes poignets derrière son cou avant qu'il ne me saisisse sous les cuisses pour me hisser puissamment, me jambes encerclant son torse. Il m'a lentement laissé descendre, j'ai senti son gland à l'entrée de ma bichette. Mes lèvres se sont écartées, j'ai senti son pieux me pénétrer, il a cessé soudainement de freiner la descente et sous l'effet de mon poids je me suis sentie puissamment empalée jusqu'à la garde. J'avais le souffle coupé tant la sensation d'être remplie était forte. Après quelques instants il s'est mis à me remonter pour me relâcher et de recommencer. C'était dingue ces sensations de vagin rempli à craquer, je mouillais comme une malade. Très rapidement j'ai été dévastée par un orgasme, je tremblais de partout. Il m'a tenue contre lui, sa queue toujours dure en moi. Après un court répit il a remis ça, je sentais ma bichette couler abondamment. J'ai enchainé ainsi 4 ou 5 jouissances avant qu'il ne me dépose à côté des deux autres qui étaient restés spectateurs mais pas pour longtemps. Tout en échangeant en Allemand entre eux, Joseph s'est allongé, jambes écartées, il m'a fait le chevaucher et me coucher poitrine contre son torse. J'ai guidé sa bite dans ma bichette grande ouverte. Christian est venu derrière et après quelques difficultés il a poussé sa queue contre l'autre. Tels deux pistons ils se sont mis à me travailler. Ma craquette; même si elle avait été pour le moins dilatée par le sexe d'Erich; était écartelée, étirée par leurs bites. J'ai joui encore et encore. Eux étrangement ne crachaient pas leur foutre, j'aimais autant car ils n'étaient pas couverts. Christian m'a dit qu'ils prenaient des cachetons mais que, ne sachant de quoi il s'agissait. Il n'en utilisait pas par manque de confiance. Je peux te dire que jusqu'au petit matin ils ne m'ont pas fait de cadeaux, ça était ma fête ! J'ai été utilisée de toutes les façons, barattée sans ménagement, j'avais ma bichette dévastée, les cuisses couvertes de sécrétions qu'elle laissait couler. Je n'en pouvais plus, je ne pensais pas être capable de tant d'orgasmes qui me venaient à répétition. Plus je criais, plus je hurlais et plus ils étaient excités.   J'étais éreintée, à bout de force. Ces salauds ne m'ont épargnée, quand l'un ou l'autre se reposait il y en avait toujours un pour me reprendre d'une façon ou une autre. J'ai été littéralement défoncée, je n'en pouvais plus, c'était épuisant mais en même temps ça me faisait jouir en permanence. C'était paradoxal car mon vagin était endolori mais ça ne m'empêchait pas d'enchainer des séries d'orgasmes dévastateurs. J'ai adoré d'être possédée, utilisée répit, c'est presque indescriptible.
—Tu as été prise par le petit ?
—Vilain curieux, non, même pas. Erich en avait très envie mais franchement son morceau était trop gros, il m'aurait déchiré. Il a bien proposé aux autres de me prendre par là et lui dans la chatte mais ils ont dit non. C'est surprenant mais c'est ainsi. Ce n'est peut être pas dans leurs mœurs. Pourtant l'idée me plaisait, tu sais Richard m'a appris que mon œillet m'apportait aussi bien des extases.
Le matin ils voulaient aller chercher un petit déjeuner mais j'ai dit non, je n'en pouvais plus. Je les ai sucé une fois de plus, un par un pendant que je branlais les autres. Ils ont giclé tous les trois sur moi, j'étais pleine de sperme.
Un est sorti revêtu sommairement et il est revenu avec Richard. J'ai eu plaisir à m'exhiber dans cet état devant lui et je suis même allé l'embrasser. Il avait la tête des mauvais jours, je lui ai demandé s'il était fier de moi, il n'a pas répondu.
Mes trois Allemands ont à nouveau voulu le payer, je m'y suis opposée fermement, c'était gratuit.
Je me suis douchée puis rhabillée et nous avons pris congé comme de vieux amis en nous prenant dans les bras et nous embrassant.
En sortant nous avons rencontré Marieck qui m'a dit que si un jour mon fantasme revenait elle était prête à m'aider à l'assouvir mais à la condition que ce ne soit pas gratuit.
— « Jamais de la vie mais merci pour cette nuit inoubliable » lui ai-je répondu.
Alice m'a confié que du chemin du retour en France dans la voiture de Richard elle n'avait pas vu grand-chose du paysage car elle n'avait fait que dormir.
Dès le lendemain Richard commença à lui faire consigner dans son carnet intime ce qui avait été le plus fort pour elle durant cette escapade.
Moi, ce récit de sa semaine à Amsterdam, il tournait en boucle dans mon esprit et il y est d'ailleurs encore, quel phénomène cette Alice…
La routine de chacun a repris droit de cité. Nos rencontres en salle de sport, ses 12 à 14 heures, ses 18 à 20 heures chez Richard, nos escapades en weekend, rien d'exceptionnel à vrai dire.
 Tout juste a-t-elle évoqué une sortie prévue au Club La Cheminée. Elle m'a demandé si je connaissais, j'ai choisi de répondre non alors même qu' il m'était arrivé de le fréquenter occasionnellement. Cette sortie aurait lieu en journée  avait décidé Richard car il s'y trouverait davantage d'hommes et c'était idéal pour tester son appétit d'Alice et sa résistance. Sur son fameux cahier elle devait ébaucher l'esquisse de ce qu'elle souhaiterait, même et surtout s'il s'agissait de fantasmes.
Il y eu bien les 40 ans d'Alice fêtés chez Richard qui avait bien fait les choses avec apéritif dinatoire et soirée dansante. Devaient être présents une bonne quarantaine de personnes. Ma compagne et moi étions naturellement invités. Alice, vêtue d'une jolie robe flottante virevoltait. En reine de la soirée elle allait d'une personne à l'autre, d'un groupe à l'autre, heureuse. Je constatais qu'elle attirait les regards des mâles tel un aimant. Marc s'amusait bien, leurs enfants étaient présents. Richard consacrait du temps aux invités. Il était visiblement satisfait du déroulement de la soirée. Je l'observais. A un moment je l'ai vu en conversation avec trois types et je me suis demandé s'il ne pouvait s'agir pour au moins deux d'entre eux, de ses complices de la chasse aux biches. Ils étaient conformes à la description que m'avait faite Alice. Ces personnages mataient Alice sans vergogne tout en dialoguant avec Richard. Ma compagne et moi sommes rentrés pas très tard.
Coup de tonnerre.
Après cette soirée se sont passés plusieurs mois calmes, sans confidences notables, rien par exemple au sujet d'une sortie au Club la Cheminée.
C'est un jour en milieu de semaine que j'ai reçu un appel téléphonique d'Alice à mon domicile alors que nous finissions de déjeuner en famille. Ce fût très violent. Cet instant et toujours très présent à mon esprit. Néanmoins il m'est très difficile à transcrire tant les propos d'Alice étaient confus et tant j'ai peu être un instant déstabilisé. Assurément elle était en panique totale, en parlant elle sanglotait, reniflait, criait au secours.
—Au secours, aide-moi s'il te plait, je suis dans la merde, c'est horrible il est mort !!! Enfin je crois qu'il est mort !!!
—Calme-toi, qui est mort bordel ?
—Richard !
—Quoi ? Qui t'a dit ça ? Il a eu un accident ? Hein ? Calme-toi, je ne comprends rien. Que dis-tu ? Merde… Ce n'est pas vrai… Chez lui ? Tu as appelé les secours ?
—Non encore, je ne le pouvais pas, c'est arrivé il y a peut-être 10 minutes !
—Appelle immédiatement le SAMU ! Tout de suite ! Mais bon sang pourquoi avoir perdu tout ce temps ?
—Je t'expliquerais, viens vite. Purée les secours vont le trouver nu sur le lit et moi je ne suis même pas rhabillée… Ils vont comprendre tout et ça va se savoir… J'ai peur, je suis dans la merde !
—Putain!!! Ouah ! Ah oui là je comprends. Bon dieu je te le répète téléphone tout de suite au SAMU, après rhabille- toi, essaie de donner un peu d'ordre sur le lit. J'arrive, si les secours sont là avant moi racontes leur que que tu l'as trouvé comme ça alors que tu lui rendais visite !
Ma femme restée à table entendait mes paroles et, inquiète, m'a demandé ce qui ce passait. Je lui ai dit que Richard venait d'être trouvé inconscient à son domicile par Alice et que je filais chez lui.
A mon arrivée, Alice en larmes est venue vers moi. Les secours étaient présents et le SAMU évacuait Richard peu après. Le verdict est tombé, hémorragie cérébrale. Richard n'était pas décédé mais le pronostique était très mauvais. Il a été emmené puis transféré à Paris en hélicoptère. Il y est malheureusement décédé la nuit même.
Alice me raconta ce qui s'était produit. Comme c'était fréquent elle était chez lui pour faire l'amour entre 12 et 14. Elle était prise par derrière en levrette et il la travaillait énergiquement. A un moment donné il a poussé un grognement inhabituel, elle a crû qu'il jouissait et il s'est écroulé sur elle. Elle croyait qu'il venait de jouir. Alors qu'elle-même reprenait ses esprits elle lui a parlé et il n'a pas répondu. Elle lui a demandé plusieurs fois de cesser de faire l'imbécile mais il ne répondait pas. Elle se sentait étouffer sous les 90 kg qui l'enfonçaient dans le matelas. Richard se trouvait allongé entre ses jambes. Elle s'est mise à l'engueuler, d'arrêter de faire le con mais il ne réagissait pas. Elle s'est mise alors à paniquer. De plus l'un de ses bras avait glissé et se trouvait en travers sous ses seins. Elle a tenté durant un long moment, sans doute plusieurs minutes, et de toutes ses forces de se relever avec son bras mais c'était impossible. Elle n'imaginait pas à quel point un corps inerte pouvait être si lourd. Elle a fini par parvenir à glisser sur un coté à plat ventre puis en se retournant à pousser sur le côté du buste de Richard, le coucher sur le flanc et de pouvoir ainsi se dégager. Là avec effroi elle a eu la confirmation de ce qu'elle envisageait avec terreur, il avait fait un malaise. Elle lui a continué à lui parler sans provoquer la moindre réaction. Ses yeux étaient fixes et gorgés de sang, sa bouche ouverte. Elle a tenté de savoir s'il respirait mais sans résultat probant. Dans sa tête c'était la panique. Et c'est à moi qu'elle a pensé en premier pour demander de l'aide.
Après le départ des secours je lui ai demandé si elle voulait que je reste avec elle. Alice ne l'a pas souhaité. Elle voulait appeler Marc et surtout appeler les membres de la famille de Richard pour les informer de ce drame. Elle m'a demandé de garder pour moi les circonstances de celui-ci, de n'en parler à personne, pas même à ma compagne.
Naturellement ma femme ayant entendu ce que je disais au téléphone le midi n'a pu que m'interroger le soir en rentrant. Je ne pouvais pas faire autrement que de lui raconter de quelle manière Richard avait été victime de cet accident cérébral. Elle fût stupéfaite de l'apprendre mais pas étonnée au sujet de la relation adultère d'Alice et Richard qu'elle avait deviné depuis longtemps.
Le lendemain Alice m'annonçait par téléphone le décès de Richard à Paris. Ayant un trousseau de clés du domicile du domicile, elle me dit vouloir retourner chez lui pour récupérer les photos, films et carnet intime compromettant avant qu'ils ne tombent dans les mains de la famille.
Je pense que c'est la veille des obsèques qu'elle me demanda si je pouvais récupérer et garder en sécurité des photos et films. J'ai accepté. Du reste et je les détiens encore à ce jour. Mais une chose la paniquait, elle ne trouvait pas le fameux carnet intime. Elle m'a demandé de venir chez Richard pour l'aider à trouver ce fichu cahier. Nous nous sommes retrouvés sur les lieux et après qu'elle m'eut donné sa description nous nous sommes livrés pendant plus d'une heure à une recherche méthodique dans l'appartement. Mais il est resté introuvable.
—Peut-être l'a-t-il emmené au bureau ? Dans sa voiture ? Ou plus simplement il l'a détruit ?
—Non je ne pense pas, c'est impossible, il y tenait trop. Je vais demander à sa sœur qui connait la relation qui était la notre. C'est surement elle qui l'a trouvé.
Quelques jours plus tard je me suis retrouvé au cimetière où Richard était inhumé. Il faisait beau. Très apprécié, une foule nombreuse était venue lui rendre un dernier hommage. Alice, sincèrement éplorée, restait digne en marchant en tête de cortège parmi les membres de la famille et du premier cercle de ses amis. En arrière j'ai reconnu des personnes qui avaient été invitées à la soirée anniversaire d'Alice dont les deux hommes qui conversaient avec Richard ce soir là. En toute fin de cortège il y avait Marc et moi. Il était réellement affecté, sonné, par la disparition de son ami Richard. Il me confia qu'Alice avait été dévastée par le fait d'être arrivée trop tard, qu'elle culpabilisait et qu'elle était très forte…
Bon gré mal gré la vie de tous reprit progressivement un cours normal…
Quelles conséquences de ce coup de tonnerre ? Où est passé ce  cahier intime ? Ce sera l'objet du chapitre suivant.
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Commentaires ()

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florence
13 novembre 2025 à 16:01
Très beau récit, j’adore, merci pour ce très bon moment de lecture ... vivement le 22 !
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