Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Renaissance du Paladin — Chapitre 1 · La bague
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Renaissance du Paladin
Chapitre 1 · La bague
Bouleversée, Elisabeth, en sanglots, se réfugie dans mes bras.
— Papa, la bague de Maman, ça fait une semaine qu'elle est s'est volatilisée, j'ai retourné chaque recoin de la maison, mais impossible de la retrouver. Je suis certaine de l'avoir laissée sur la commode de ma chambre.
Elisabeth. Ma fille unique. La chair de ma chair. Elle représente tout pour moi. Je tuerais pour elle.
Sa maman, Charlotte, est décédée alors qu'elle n'avait pas onze printemps, emportée par une pathologie fulgurante. Mais c'était peut-être préférable à une pénible agonie. J'étais alors militaire d'élite, destiné à une étincelante carrière. L'institution sait se comporter comme une chienne, mais peut faire preuve d'empathie. Ainsi, durant des mois, j'ai été placé en permissions à domicile, après il est vrai une éternité sans faire valoir mes droits au repos, toujours projeté dans les pires coins du globe, éliminant impitoyablement les ennemis du pays.
Pour Elisabeth, je suis devenu simultanément père, mère, confident, solide épaule sur laquelle elle pouvait se reposer. J'ai annoncé mon intention de quitter l'armée, la reprise d'une activité opérationnelle étant inconciliable avec la charge de ma descendante. Contre toute attente, au vu de mes états de service, j'ai été accompagné avec bienveillance, aidé dans ma reprise d'études, et même pour chercher un emploi. J'occupe maintenant un poste de responsable technique dans une importante société industrielle, ayant gravi les échelons. Je croule sous le boulot, mais je gagne très décemment ma vie, mon trésor est à l'abri du besoin, c'est l'essentiel.
Ainsi, j'ai été là pour elle quand Elisabeth a eu ses premières menstruations, j'ai acheté son premier soutif quand sa poitrine s'est épanouie. Et j'ai accompagné ses joies et ses peines, pour son béguin inaugural, suivi d'un chagrin d'amour, je l'ai emmenée aux urgences lorsqu'elle est tombée de son canasson et s'est fracturé les deux bras, l'assistant dans tous les gestes de la vie quotidienne. Quand elle a été harcelée à l'école, parce que trop studieuse, j'ai alerté le directeur, qui n'a pas réagi, comme le recteur d'académie. Alors, j'ai traité les choses selon mes règles. Avec une froide efficacité. Elisabeth m'a narré l'effroi qu'elle a lu dans l'expression de ses persécuteurs quand ils ont fait acte de contrition, avant de ne plus se pointer dans l'établissement. Je ne me définis pas comme un individu intrinsèquement violent, mais je n'hésite pas à employer des méthodes que l'on qualifiera d'adaptées à la situation, indépendamment de critères moraux ou légaux.
Plus personne n'a osé l'importuner au lycée. Et malgré son insistance, je n'ai jamais divulgué le moindre détail de mes rétorsions.
Mais revenons à cette bague. C'est le dernier cadeau de ma défunte femme à Elisabeth, quelques jours avant son trépas, qu'elle savait prochain. Elle ne la porte que pour de grandes occasions, comme lors de sa communion, ou pour fêter ma quatrième décennie. Autrement, ce bijou en or trône toujours religieusement dans un écrin.
Mais revenons à cette bague. C'est le dernier cadeau de ma défunte femme à Elisabeth, quelques jours avant son trépas, qu'elle savait prochain. Elle ne la porte que pour de grandes occasions, comme lors de sa communion, ou pour fêter ma quatrième décennie. Autrement, ce bijou en or trône toujours religieusement dans un écrin.
Je cogite à toute vitesse. Pas d'effraction, je n'accueille dans ma forteresse que des personnes triées sur le volet, dont certaines ont partagé mille périls avec moi… A l'exception notable de Jessica, la meilleure copine de ma fille, et cela date du collège. Et pourtant, elles sont vraiment différentes, sur tous les aspects.
Elisabeth est élancée, sculptée par l'activité sportive, mesurant un mètre soixante-dix, avec une longue chevelure châtain. Sa peau est laiteuse, elle a hérité des iris gris de sa génitrice. Elle s'investit assidûment dans ses études, et se montre plutôt introvertie, sans verser dans la timidité. Certes, elle sort le weekend, mais sans tomber dans l'excès, et je m'efforce de ne pas la brider et de céder au syndrome de la surprotection, tout en la mettant en garde quant aux dangers liés à la drogue et l'alcool. Elle s'accoutre rarement de robes ou jupes, prohibant les tenues provocantes et se maquille peu. Je l'ai surprise nue récemment, entrant inopinément dans la salle de toilette que je croyais vacante. Ses seins sont bien ronds, apparemment très fermes, avec de petites aréoles claires ornées de tétons joliment dessinés, un ventre plat, des fesses musclées, mais que la finesse de sa taille fait paraître plus bombées.
Son buisson triangulaire est finement taillé, certainement davantage pour la pratique de la natation que pour d'autres considérations.
Evidemment, cette vision a été fugace, car je suis promptement ressorti en me confondant en excuses, conscient de sa pudeur. Elle a dédramatisé cette péripétie, étant son père, je l'avais déjà vue dévêtue antérieurement. Sauf que c'était bien avant que son corps ne devienne celui d'une femme. Je n'ignore pas qu'elle est vierge, car nous évoquons tous les sujets de par notre proximité, et peu disposée à être possédée par n'importe qui. Je connais aussi ses mensurations, que j'estime idéales, notamment son quatre-vingt-cinq bonnets B.
Evidemment, cette vision a été fugace, car je suis promptement ressorti en me confondant en excuses, conscient de sa pudeur. Elle a dédramatisé cette péripétie, étant son père, je l'avais déjà vue dévêtue antérieurement. Sauf que c'était bien avant que son corps ne devienne celui d'une femme. Je n'ignore pas qu'elle est vierge, car nous évoquons tous les sujets de par notre proximité, et peu disposée à être possédée par n'importe qui. Je connais aussi ses mensurations, que j'estime idéales, notamment son quatre-vingt-cinq bonnets B.
Jessica est son contraire, blondinette affichant une dizaine de centimètres de moins, à la crinière ondulée ponctuellement agrémentée de mèches de teintes variées, et on peut qualifier sa morphologie d'opulente. Fréquemment légèrement vêtue, avec des décolletés indécents, elle est totalement exubérante, archétype de la «bimbo» aux atouts exhibés, exagérément fardée. Sa scolarité est chaotique, avec un parcours jalonné de redoublements et changements de bahuts à son actif, seulement en classe de troisième alors qu'elle vient de célébrer ses dix-huit ans. Elle picole, fume, et je la soupçonne de se camer, au regard de ses yeux vitreux et de sa désinhibition. Autrement elle s'entiche régulièrement de lascars douteux. Je redoute ses virées avec Elisabeth, même si je connais le sérieux et la maturité de ma fille, qui à chaque fois paye leurs distractions, en sus de lui avancer du pognon.
Mais, c'est son amie, je m'y résous, tout comme à ses visites récurrentes chez nous. Car je sais que sa vie n'est pas un conte de fée, en l'absence de structure parentale robuste. Ainsi, son daron est parti du foyer quand elle était môme, sa mère, ambulancière de nuit, s'est mise en concubinage avec un poivrot.
Récemment, j'ai constaté des disparitions inexpliquées, argent liquide, matériels informatiques. A présent la bague, si symbolique. Je m'attache à apaiser Elisabeth, lui garantissant de tout entreprendre pour récupérer le bijou. Un stratagème mûrit déjà dans ma caboche.
Un traquenard est optimal lorsqu'on a identifié l'appât adéquat.
Et moi, me direz-vous ? Etienne, milieu de la quarantaine, cheveux bruns, un mètre soixante-quinze pour soixante-dix kilos. Musculature saillante mais discrète, une flopée de cicatrices atteste de mes antécédents. Pas de quoi inspirer la crainte pensez-vous. Justement, on ne se méfie jamais de moi, je chemine sans attirer l'attention, mon gabarit n'en impose pas. Ma vraie force ne réside pas au niveau physique, c'est mon mental, mon indéfectible détermination, qui m'ont permis de surmonter d'éprouvantes expériences, confronté à l'inhumanité.
Dans la sphère intime, depuis mon veuvage, je me consacre à ma fille, ma priorité, et à mon travail, très exigeant. Il m'a fallu plusieurs années pour renouer avec des balbutiements d'interaction sociale, encouragé par des vieux camarades. Et encore un semestre pour avoir une éphémère liaison charnelle. En réalité, je ne sens pas apte à m'engager durablement. Et pourtant, il y a quelques mois, j'ai rencontré Caroline, divorcée, la trentaine, avec qui j'ai vécu de merveilleux instants. Outre une attraction réciproque, nos perceptions et convictions sont parfaitement en phase. Elle est à la fois mignonne et cultivée, volontiers éclectique, conceptrice en décoration. Je lui ai confié ma situation personnelle et elle convient de m'accorder du temps pour affermir notre relation, demeurant peu diserte sur son passé. Mais je reconnais ceux qui ont enduré des événements traumatisants, parfois refoulés, ce qui est corroboré pas les renseignements confidentiels auxquels j'ai eu officieusement accès.
Et une péripétie, la féroce neutralisation de quatre loubards lors d'une agression, lui a donné un avant-gout de mes aptitudes singulières.
Caroline m'a explicitement dévoilé ses sentiments, et je n'ai pas eu la faculté d'en faire de même. Je ne l'ai pas recontactée depuis des semaines, elle est probablement blessée par mon indifférence présumée, en fait, une indicible trouille.
Caroline m'a explicitement dévoilé ses sentiments, et je n'ai pas eu la faculté d'en faire de même. Je ne l'ai pas recontactée depuis des semaines, elle est probablement blessée par mon indifférence présumée, en fait, une indicible trouille.
Stoppons net ces brouillonnes réminiscences pour nous recentrer sur l'objectif : la bague. Ma tactique, élaborée selon une logique martiale, implique quelques préparatifs, une logistique ajustée, et des options de reconfiguration.
A l'instar de tous les samedis après-midi, Jessica apparaît à la maison, manifestement sous l'influence de diverses substances. Elle porte une robe minimaliste, qui abrite à peine son popotin rebondi, et découvre amplement sa lourde poitrine, contenue difficilement dans une lingerie en dentelle noire qui dépasse.
— Bonjour Jessica, ça va ?
— Salut Etienne, ouais, un peu vaseuse, on a fait la teuf toute la nuit avec des keums…
— Eli est sous la douche, elle vient d'aller cavaler, et moi, je dois m'éclipser, bonne journée.
— Salut Etienne, ouais, un peu vaseuse, on a fait la teuf toute la nuit avec des keums…
— Eli est sous la douche, elle vient d'aller cavaler, et moi, je dois m'éclipser, bonne journée.
Je me dirige vers la sortie, puis, simulant un oubli, reviens soudainement sur mes pas et crie, conscient que ma fille ne peut m'ouïr :
— Ma chérie, les sous sont sur le meuble du salon.
Je m'éloigne en bagnole de quelques centaines de mètres, puis consulte mon Smartphone. Je reçois en direct les vidéos de caméras que j'ai planquées en divers points de la baraque. Et tout est consigné sur un espace se stockage crypté. Jessica est allée directement à la destination prévue, tombant grossièrement dans le piège. Elle s'empare de la moitié des billets. De plus, elle explore les tiroirs du mobilier, subtilise un stylo-plume coûteux, boit directement à la bouteille une sacrée dose de vodka puis elle furète dans le vestibule et allège les poches des fringues. Elle escamote son larcin dans son sac, en extrayant un pochon de poudre qu'elle sniffe.
Sur ces entrefaites, Elisabeth sort de la salle d'eau et déambule vers sa chambre. Bigre, elle est à poil, et Jessica la rejoint. Les miss s'étreignent, puis s'emballent langoureusement. Jessica applique sa paume sur le postérieur d'Elisabeth, qui la lui retire calmement. Puis elles s'engouffrent dans l'alcôve, joviales, en se tenant la main.
J'abrège la transmission. Mon cerveau est en ébullition. J'ai dorénavant des preuves formelles quant à l'origine des rapines, mais il se pourrait que ma fille et la coupable entretiennent une relation saphique. Dès sa puberté, j'ai évoqué la sexualité avec Elisabeth, avec un maximum de tact, notamment ce qui est relatif à l'assentiment, et n'ai détecté aucune tendance gomorrhéenne. Elle est raisonnable, endurcie par les vicissitudes qui auraient terrassé de nombreuses personnes, et s'est toujours confiée sans réserve. Mais les choses peuvent défavorablement changer.
Je dois décider de l'attitude à adopter. L'immobilisme n'est pas dans mes gènes, je ne laisserai pas ce forfait impuni. Il y aura inévitablement des conséquences fâcheuses, sachant que préserver Elisabeth constitue ma ligne directrice.
Jessica ne s'incruste généralement pas longtemps, car elle rentre se reposer de ses fredaines antérieures, en vue de celles à venir. Je redémarre la vidéosurveillance, et les demoiselles surgissent de la tanière de ma descendante une vingtaine de minutes après. A présent, Elisabeth est habillée, en jean et tee-shirt. Les minettes s'embrassent de nouveau sur la bouche avant que Jessica ne quitte la maison. Elle se déplace sur le trottoir, je roule à sa hauteur et ouvre ma vitre.
— Jessica, tu veux que je te ramène ?
— Ouais, Etienne, c'est cool, fait chier de marcher.
— Ouais, Etienne, c'est cool, fait chier de marcher.
La mijaurée se vautre sur le siège passager, semi-comateuse. Parfait, cela va me faciliter la suite. Je ne peux m'empêcher de la reluquer. Sa toilette est ultra-courte, et est tellement retroussée que je distingue le sommet de ses cuisses. De surcroit, son généreux buste est largement découvert, avec les lanières de sa robe qui ont glissé, exposant le soutien-gorge ébène dont débordent ses généreux nichons.
Ma libido me joue des tours, je commence à bander, il est impératif que je me ressaisisse, inhalation, expiration, seul importe le but de la quête. Je sillonne une route de campagne quand Jessica émerge de sa léthargie.
Ma libido me joue des tours, je commence à bander, il est impératif que je me ressaisisse, inhalation, expiration, seul importe le but de la quête. Je sillonne une route de campagne quand Jessica émerge de sa léthargie.
— On est où ? Tu t'es paumé…
Mon silence génère l'appréhension de celle qui est de facto ma captive.
— Eh, Etienne…
— Jessica, tu as trahi ma confiance. Et pire, celle d'Elisabeth.
— Jessica, tu as trahi ma confiance. Et pire, celle d'Elisabeth.
Ma phonation est glaciale. Jessica se recroqueville, livide. Nous arrivons au niveau d'une antique bâtisse, très excentrée. Elle appartient à un de mes anciens compagnons d'armes, dont j'ai jadis sauvé la couenne. Il la loue en période de vacances, et elle lui sert complémentairement de pied-à-terre pour des intermèdes discrets. En effet, marié, il est adepte des foucades adultères. Il ne m'a posé aucune question lorsque je lui ai emprunté les clés. J'alpague vivement Jessica par le bras et l'entraîne à l'intérieur.
— Aïe !
— Assieds-toi.
— Assieds-toi.
Elle obtempère, car mon intonation exclut toute réplique. Je remarque qu'elle frissonne, et rajuste fébrilement les bretelles de sa robe. Je lui arrache son sac et en déverse le contenu sur la table. En choient les biftons, le stylo précieux, l'intégralité de ce qu'elle vient de chaparder, mais aussi un sachet de coke, des préservatifs, du cannabis, des cachets, des clopes et son téléphone.
— Etienne… Je… Je vais t'expliquer…
— Tu as intérêt à être persuasive. Tu as été enregistrée. Les flics, tout comme ta mère, seront indubitablement intéressés.
— Non, pitié, je rembourserai, mais pas ça. Je… J'ai contracté des dettes avec un dealer, et il va me buter si je ne raque pas. Pour y parvenir, je dérobe des affaires et les refourgue. T'es plutôt friqué.
— Pauvre conne, ce n'est pas un problème de thunes. C'est ce qu'on appelle la loyauté. Une notion qui t'est inconnue, mais qui fait la différence entre survivre et crever. Tu as volé la bague d'Elisabeth, l'ultime cadeau de sa maman précédant sa disparition. Elle est abattue.
— Quel tintouin pour cette babiole…
— Tu as intérêt à être persuasive. Tu as été enregistrée. Les flics, tout comme ta mère, seront indubitablement intéressés.
— Non, pitié, je rembourserai, mais pas ça. Je… J'ai contracté des dettes avec un dealer, et il va me buter si je ne raque pas. Pour y parvenir, je dérobe des affaires et les refourgue. T'es plutôt friqué.
— Pauvre conne, ce n'est pas un problème de thunes. C'est ce qu'on appelle la loyauté. Une notion qui t'est inconnue, mais qui fait la différence entre survivre et crever. Tu as volé la bague d'Elisabeth, l'ultime cadeau de sa maman précédant sa disparition. Elle est abattue.
— Quel tintouin pour cette babiole…
La gifle est retentissante, des larmes s'écoulent, la peur l'envahit, surtout quand elle croise mon regard.
— Cette babiole, comme tu dis, c'est un lien entre Elisabeth et sa maman, il perpétue son souvenir, c'est plus qu'un simple bijou, mais tu ne disposes pas de l'intellect pour le comprendre. Où est-elle ?
— Je… Je l'ai bazardée à mon dealer, il l'a prise pour vingt euros… C'est correct, car quand je lui taille une pipe, il ne retranche que moitié moins de la créance…
— Je… Je l'ai bazardée à mon dealer, il l'a prise pour vingt euros… C'est correct, car quand je lui taille une pipe, il ne retranche que moitié moins de la créance…
Une bague en or massif, à la valeur sentimentale incommensurable, gagée pour payer de la dope. Je dois canaliser mon courroux, conserver ma rationalité pour opérer avec efficience.
— OK, il crèche où, ce fameux dealer ?
— Si je cafte, il va me bousiller. Je restituerai tout, je…
— Non. Dernière chance. Et crois-moi, tu parleras. Mais ce que je t'infligerai va être extrêmement déplaisant.
— Non, lui, c'est un dingue…
— Si je cafte, il va me bousiller. Je restituerai tout, je…
— Non. Dernière chance. Et crois-moi, tu parleras. Mais ce que je t'infligerai va être extrêmement déplaisant.
— Non, lui, c'est un dingue…
Je l'agrippe brutalement par la tignasse et la projette dans le cabinet de toilette, enveloppe sa tête dans un linge de bain et la plaque violemment au fond de la vasque. J'oriente le pommeau vers sa tronche et amorce le déluge. Jessica se tortille anarchiquement, ses vociférations sont étouffées alors que le textile est saturé de flotte et qu'elle suffoque. Je lui impose ce cruel tourment, une simulation de noyade malaisément supportable, y compris pour des gens aguerris, pendant une trentaine de secondes, qui doivent lui sembler interminables, puis stoppe ma torture et ôte la serviette détrempée. Son minois est cramoisi et elle éructe, au bord de l'asphyxie.
— On continue ? Tu veux comparer mon acharnement avec celui de ton marchand de poison ?
— Kof… Kof… Kof... T'es un psychopathe… Pas grave, il va te trucider… Il s'appelle Sofiane, il est établi près des anciennes halles, derrière le pressing. Il a été en prison pour des agressions, tu vas te faire massacrer. Juste pour une bague…
— C'est pour Elisabeth. Je ne reculerai devant rien pour elle. Et malheur à eux qui s'opposeront à moi.
— Kof… Kof… Kof... T'es un psychopathe… Pas grave, il va te trucider… Il s'appelle Sofiane, il est établi près des anciennes halles, derrière le pressing. Il a été en prison pour des agressions, tu vas te faire massacrer. Juste pour une bague…
— C'est pour Elisabeth. Je ne reculerai devant rien pour elle. Et malheur à eux qui s'opposeront à moi.
La tension s'amenuise, ma voix s'apaise.
— Tu aurais été inspirée de partager tes emmerdements. Tu es happée par un maelstrom qui te détruira. Sois réaliste, tu corromps ta fraîcheur avec des addictions, l'issue est fatale. Je suis aussi au courant de ton environnement familial. Elisabeth tient à toi, ne la déçois pas.
Jessica est déstabilisée par mon discours, et se met à chialer. Sa robe est imbibée, et relevée jusqu'au nombril, révélant un minuscule morceau de tissu de jais, elle est en panique.
— Je… Mon sort ne concerne habituellement personne. C'est dément, tu me martyrises, et après tu prétends compatir...
— Je ne suis pas un bourreau, je n'ai recours à la barbarie que si c'est indispensable. Et j'ai détesté te malmener, mais il était primordial d'avoir l'information sur la localisation du larcin. Et tu devrais t'essuyer sinon tu vas choper un rhume.
— Je ne suis pas un bourreau, je n'ai recours à la barbarie que si c'est indispensable. Et j'ai détesté te malmener, mais il était primordial d'avoir l'information sur la localisation du larcin. Et tu devrais t'essuyer sinon tu vas choper un rhume.
Je dois assister Jessica, titubante, pour l'extirper du bac de faïence. Je ne suis par fier de mes sévices, une atrocité à ajouter à la liste fournie qui encombre ma conscience. Et ce n'est que le début. Je ne me figure pas à ce stade du carnage que va provoquer mon intervention.
— Etienne, aide-moi à me désaper.
Cette doléance apparait incongrue dans ce contexte, consécutivement à mon supplice, mais elle est trop faible pour un quelconque effort. Je la déleste de son vêtement qui n'occultait de toute façon plus sa pulpeuse anatomie. Avec une gestuelle gauche, je détache les trois agrafes de son haut, l'en débarrasse et baisse son string, tentant de ne pas la mater, car mon braquemart se réveille et étire les fibres de mon pantalon. Je la sèche, ne pouvant éviter ses imposantes mamelles modérément affaissées, sa vulve épilée, sa croupe charnue. Elle n'est certes pas aussi svelte qu'Elisabeth, mais sa plastique ne peut laisser de marbre. Je la couvre d'un drap en éponge noué sous ses aisselles afin de protéger les vestiges de son intimité. Jessica me fixe en esquissant un pâle sourire.
— Merci. La plupart des gars en auraient profité pour me peloter… C'est si rare qu'on me respecte.
— Jessica, tu pourrais être ma fille. Les gens te considéreront si tu ne te dévalorises pas.
— Si j'avais eu un papa comme toi… Je mérite d'être punie.
— Repose-toi. Il y a une chose dont je voudrais te parler. Et ne stresse pas, sans contrainte.
— Jessica, tu pourrais être ma fille. Les gens te considéreront si tu ne te dévalorises pas.
— Si j'avais eu un papa comme toi… Je mérite d'être punie.
— Repose-toi. Il y a une chose dont je voudrais te parler. Et ne stresse pas, sans contrainte.
Son équilibre est précaire, et je la maintiens jusqu'à la chambre. Elle laisse choir le paréo improvisé sans chercher à dissimuler ses formes et se faufile sous la couette, tandis que mon érection ne décline pas.
— Je vais allumer le radiateur. Tu voudras une boisson chaude ?
— Un chocolat si c'est possible. Et… J'ai besoin d'une clope.
— Un chocolat si c'est possible. Et… J'ai besoin d'une clope.
Le lieu est opportunément parfaitement aménagé, et je concocte la commande de Jessica.
— Madame est servie. J'amène un cendar, et j'ai pendu tes oripeaux.
Jessica se redresse, exhibant effrontément ses volumineux obus, allume sa cigarette et inspire nerveusement une bouffée. Je l'imite, assis sur le lit.
— Je ne savais pas que tu fumais.
— J'ai arrêté en quittant l'uniforme. Mais là, c'est impératif.
— Merci…
— Jessica, tu dois dorénavant me maudire, je t'ai molestée.
— Non, je suis pas super intelligente, mais tes actes sont motivés par une cause. Alors que... Le porc qui fait office de beau-père... Un ivrogne, il me viole depuis qu'il chèche avec ma daronne. J'étais qu'une mioche, je pieutais, il m'a décapsulée, bovinement, il y avait tellement de sang... Il se vide en moi selon son humeur, ma vieille n'a rien capté, elle est au taf la nuit et ronque autrement, shootée de somnifères. Je... Même Eli n'est pas au courant...
— J'ai arrêté en quittant l'uniforme. Mais là, c'est impératif.
— Merci…
— Jessica, tu dois dorénavant me maudire, je t'ai molestée.
— Non, je suis pas super intelligente, mais tes actes sont motivés par une cause. Alors que... Le porc qui fait office de beau-père... Un ivrogne, il me viole depuis qu'il chèche avec ma daronne. J'étais qu'une mioche, je pieutais, il m'a décapsulée, bovinement, il y avait tellement de sang... Il se vide en moi selon son humeur, ma vieille n'a rien capté, elle est au taf la nuit et ronque autrement, shootée de somnifères. Je... Même Eli n'est pas au courant...
Cette poignante confession apporte un éclairage sur le mécanisme de la dégringolade de Jessica. Un chez-soi dysfonctionnel, des abus, et les conséquences, des addictions, l'échec scolaire.
— Jessica, je suis vraiment désolé. Mes actes sont abjects, et tu es sous le joug d'un pervers. Je vais récupérer la bague, et te fais le serment de m'occuper de ce merdier.
Soudainement, elle se scotche à moi en pleurant, je l'étreins, et cette accolade a pour effet de balayer le rempart qui la recouvrait partiellement. Cette promiscuité rend mon tumulte ingérable, ce qui n'échappe pas à la donzelle.
Jessica recule légèrement, avec un air mutin, visiblement consciente de mon émoi. Elle se cambre et soupèse ses impressionnants pare-chocs en minaudant.
Jessica recule légèrement, avec un air mutin, visiblement consciente de mon émoi. Elle se cambre et soupèse ses impressionnants pare-chocs en minaudant.
— Tu kiffes mon quatre-vingt-dix E ?
— Jessica…
— Je vois bien que tu as la trique.
— Jessica…
— Je vois bien que tu as la trique.
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Commentaires ()
Beaucoup aussi lisent et ne passent pas de commentaires.
Le nombre de lecteurs est important.
J’attends la suite.
Votre histoire, très bien écrite d’ailleurs, m’intéresse et je vais continuer à vous lire avec intérêt.
Maintenant, je n'ignore pas que cette histoire singulière ne suscitera pas un engouement démesuré ! Tant pis.