Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Un pacte singulier — Chapitre 5 · Émoi réciproque
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Un pacte singulier
Chapitre 5 · Émoi réciproque
J'émerge de ma torpeur à l'aube, serein après une nuit tranquille. Evidemment, je n'ai pas honoré Maude, mais je suis parfaitement reposé. La jeune femme et moi sommes toujours enlacés, et cette proximité ranime mon érection. Très doucement, je la fais basculer, collé à sa désirable silhouette.
Elle semble sortir de son endormissement et ouvre instinctivement ses gambettes, en une incitation que je ne saurais décliner. La pulpe de mes doigts effleure sa vulve, cajolant ses grandes et petites lèvres, flattant son berlingot qui se gorge de sang. Maude soupire, savourant mes câlineries, tandis que deux phalanges s'insèrent dans sa chatte pour en masser les parois ruisselantes.
— Mmmmmmhhhhhh...
— Maude, j'ai très envie de toi.
— Maude, j'ai très envie de toi.
Son langage corporel constitue la meilleure réponse. Paupières toujours closes, elle s'empare à l'aveugle de mon pénis tendu et le plaque contre son entrejambe. Une simple poussée, et je la pénètre avec délectation. Nos respirations s'accélèrent, alors que mon va-et-vient se fait plus énergique, provoquant des geignements de Maude dont les ongles griffent mon dos.
Je malaxe ses seins plantureux et nos bouches se scellent, nos langues virevoltent. Nous faisons indéniablement l'amour, en harmonie, ce n'est pas qu'un coït à la visée purement fécondatrice. La cadence de mes oscillations devient anarchique, je suis aux portes du paradis, et il en va de même pour Maude, dont les contractions s'amplifient. Nous feulons, emportés par une vague de félicité.
— Chérie, je vais venir...
— Ouuuuuiiiiiiiii ! Donne-moi tooooouuuuut !
— Ouuuuuiiiiiiiii ! Donne-moi tooooouuuuut !
L'éruption est homérique, je noie le ventre de Maude de liqueur séminale en meuglant. Elle se raidit, machoire ouverte, laissant échapper un râle inhumain. Notre jouissance mutuelle est des plus sonores et nous rend pantelants. Un bécot langoureux clôt cette torride séquence, nos corps ne font qu'un, puis ma verge perd de sa vigueur et est délogée du chaud refuge. A l‘instar d'un rituel bien rôdé, je place un coussin pour rehausser le bassin de Maude afin de minimiser la déperdition de sperme.
— Ne bouge pas, j'apporte le petit déjeuner au lit.
— Tu es vraiment prévenant, merci.
— Tu es vraiment prévenant, merci.
Nous devisons tout en nous restaurant, après cette matinale étreinte. Maude est d'excellente humeur, rayonnante.
— A chaque fois, c'est meilleur. C'est vrai que sentir une telle bite me rend dingue...
Je devine au travers de cette phrase que sa sexualité avec Alexandra ne se révèle pas totalement satisfaisante. Sans vouloir être intrusif, je rebondis donc sur ses propos.
— Je suppose qu'avec ta compagne, vous avez des substituts phalliques...
— Alex refuse toute forme d'insertion. C'est suite aux abus qu'elle a subis. Moi, en revanche, j'ai des besoins différents. Elle est même réticente à m'introduire un sextoy, alors souvent, je me fais du bien seule... Avec mon ex-copine, c'était différent, on jouait avec des godes, et surtout avec un double, pour des plaisirs partagés.
— Alex refuse toute forme d'insertion. C'est suite aux abus qu'elle a subis. Moi, en revanche, j'ai des besoins différents. Elle est même réticente à m'introduire un sextoy, alors souvent, je me fais du bien seule... Avec mon ex-copine, c'était différent, on jouait avec des godes, et surtout avec un double, pour des plaisirs partagés.
Je discerne l'amertume sous-jacente, et ose aller au-delà de l'allusion.
— Maude, toi et moi avons un déficit de tendresse et des attentes inassouvies. On pourrait envisager de combler ces manques.
Elle baisse la tête, pensive, probablement sujette à un dilemme. Ne serais-je pas en train de faire fausse route ?
— Eric, tu es gentil, attentionné, et tu me baises comme un dieu. Mais je suis en couple, et Alex ne supporterait pas que je la quitte.
C'était hélas prévisible, je ne devrais pas me bercer d'illusions en occultant le fait générateur de notre rapprochement charnel. Mais Maude, après un moment d'atermoiement, entrouvre une perspective.
— Toutefois, rien ne nous empêche de nous revoir, ponctuellement, au gré de nos pulsions. Mais dans la plus grande discrétion. Depuis son agression, Alex est suivie par un psy, avec un traitement pour juguler ses accès de violence, envers elle-même et autrui. Et à la découverte de son homosexualité, elle a été rejetée par sa famille. Elle n'a que moi et ne digérerait pas ma trahison.
La compassion, voire la commisération, sont donc les fragiles fondamentaux de cette relation. Maude sacrifie son bonheur pour ne pas blesser Alexandra, qui ne se gêne pas pour la cogner.
— Je peux utiliser ta baignoire ? Je n'en ai pas à l'appart.
— Evidemment, je vais faire couler de l'eau.
— Evidemment, je vais faire couler de l'eau.
Elle me roule une pelle fougueuse qui semble interminable.
— Au fait, tu m'as appelée chérie tout à l'heure...
— Hem... J'espère que tu ne l'a pas mal pris...
— Hem... J'espère que tu ne l'a pas mal pris...
Son sourire démontre le contraire, et je vais m'acquitter de ma tâche. Maude me retrouve peu après, en tenue d'Eve, alors que j'ajoute des produits moussants aux agréables senteurs. Je l'observe lorsqu'elle rentre dans le bain, manifestement ravie de mon empressement. Je reste stoïque alors qu'elle commence à se savonner, et elle me tire de mes contemplations d'une voix suave.
— Mon pauvre chou, tu as des lacérations au niveau des omoplates, je suis vraiment une vilaine fille...
— Ce n'est pas grave, je verrai ça plus tard.
— Tu sais, il y a de la place pour deux...
— Ce n'est pas grave, je verrai ça plus tard.
— Tu sais, il y a de la place pour deux...
Serait-elle télépathe ? Je me bridais pour ne pas formuler cette envie qui me tiraillait. C'est ainsi que je la rejoins dans la grande vasque de faïence. Si au début, il s'agit d'un nettoyage réciproque, il dérive vers des attouchements appuyés qui nous font haleter. Je doigte habilement le vagin de Maude, qui pour sa part dorlote mon membre ragaillardi. Cependant, une période de latence m'est nécessaire avant de la besogner de nouveau, ce qu'elle assimile parfaitement.
— Tu es magnifique, beaucoup d'hommes aimeraient être à ma place.
— Je ne me trouve pas si terrible. J'ai quelques kilos en trop, surtout au niveau des nibards et du cul, mes cuisses sont charnues, mes joues trop rondes...
— Je ne me trouve pas si terrible. J'ai quelques kilos en trop, surtout au niveau des nibards et du cul, mes cuisses sont charnues, mes joues trop rondes...
Je l'interromps en l'emballant passionnément, et cette galoche, qui parait ne pas devoir cesser, nous laisse essoufflés.
Le weekend prolongé est une succession d'épisodes de fièvre libidineuse, de jeux coquins et d'intermèdes de douceur, avec quelques sorties pour nous aérer. Nous faisons évidemment chambre commune, sans faux-semblants, et nous comportons davantage en tourtereaux qu'en un duo œuvrant à la reproduction.
Le dimanche soir, après un ultime accouplement nous amenant au summum de l'exaltation, Maude, qui a succombé à deux reprises tant cet assaut final était long et vigoureux, prépare ses affaires. Je redoutais tellement le terme de cette parenthèse enchantée.
— Eric, j'ai vécu des instants inoubliables. C'est irrationnel, mais je suis persuadée d'être enceinte.
— Ce serait formidable. Je suis allé au bout de mes forces... Je crois que mes testicules sont asséchés...
— Ce serait formidable. Je suis allé au bout de mes forces... Je crois que mes testicules sont asséchés...
Il est vrai que j'ai déchargé à une dizaine de reprise en trois jours, ce qui constitue un exploit à mon âge.
— Et moi, j'ai la foufoune en feu. Bon, je vais devoir y aller. On se voit demain au boulot.
Je la serre très fort dans mes bras, essayant de ne pas être submergé par l'émotion. Je m'apprête à la supplier de ne pas partir quand elle me coupe, pressentant mes paroles.
— Maude, je...
— Chuuuut ! Tu vas dire des bêtises... C'est déjà difficile...
— Chuuuut ! Tu vas dire des bêtises... C'est déjà difficile...
Les yeux embués de larmes, elle s'éclipse sans se retourner, avec une démarche chancelante.
De nouveau seul, je m'assoupis laborieusement, revivant ces fantastiques saillies avec Maude, convaincu de la symétrie de sentiments refoulés.
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