Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
D'autres que nous — Chapitre 9
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
D'autres que nous
Chapitre 9
— 9 15 août. 3h10
L'homme éclate de rire quand, à peine debout devant le lit, la main de la femme attrape son dard et l'entraine vers la salle de bain.
— décidément ! Vous n'aimez que cela, attraper le mâle par la queue !
Elle rit à son tour, hésitante, presque gênée, comme prise en défaut. Mais sans lâcher le membre.
— C'est vrai que cela fait trois que je vous attrape par la queue, non ?
— Certes. C'est un besoin de domination du mâle ? Une affirmation de votre volontarisme au lit ?
— Je ne sais pas ! Je me rends compte que, oui, cela m'est arrivé plus d'une fois. Mais pas trois fois de suite, comme avec vous. Vous, c'est spécial.
— J'en suis fort aise et me laisse guider ainsi, d'une main de… maitresse !
— Je vais y réfléchir. Plus tard. Pourquoi ai-je besoin de faire cela. Il faudra que j'en parle à mon psy.
— Quitte à être couchée sur un canapé, autant que nous soyons nus tous les deux pour ne rien nous cacher, et que vous m'en parliez.
— Mets-toi tout nu, si t'es un homme, histoire de voir où nous en sommes… fredonne-t-elle. Avec votre gland entre mes lèvres ?
— Pas la meilleure manière de parler !
— Ah oui, c'est vrai. Il faudra que vous me reposiez la question quand vous me prendrez en levrette : « pourquoi ce besoin de tenir le mâle par la queue ? ».
— D'accord. A votre service, très chère. Mais dans quel orifice voudrez-vous ma queue quand nous serons en levrette ?
— C'est bien les hommes, ça : toujours vouloir tout prévoir. Laissons donc se faire les choses.
— D'accord. Pour cela je me ferai très féminin.
A la fois amusée et attendrie, elle le regarde avec intensité avant de murmurer :
— Oui. Je vous veux aussi féminine.
C'est après un long baiser qu'il peut répondre :
— Et je vous veux très masculin, même si je suis incapable de définir le masculin ou le féminin d'un être.
— Être mâle et femelle ou ne pas être mâle et femelle ? C'est cela la question ? Mais plus tard, il n'est plus l'heure de philosopher !
— Il est l'heure de quoi ?
— De se laver, beau garçon ! Réplique-t-elle en le faisant entrer dans la cabine de douche sans desserrer son étreinte sur son sexe. Car vous puez le mâle à plein nez !
— Et vous n'aimez pas ? Il faudra que je sois toujours tout propre à sentir en permanence la savonnette ?
— Ah les pédés et la savonnette ! Mais non, bel homme. Je veux vous sentir animal, mais seulement quand vous et moi copulerons ensemble ! Je veux vous épuiser, vous faire ruisseler de sueur, vous entendre crier grâce quand je vous aurai vidé de toute vitalité !
— Voilà un programme qui me va parfaitement ! Car comptez bien que je prenne le temps de lécher le long de votre peau ces coulures de sueur.
— Vantard ! Ecartez-vous pour que je fasse couler l'eau. Car évidemment vous, comme tous les hommes, n'aimez pas l'eau froide sur votre peau.
— Détrompez-vous ma belle. Je prends une douche froide chaque matin.
Elle glousse, ouvre le robinet, et un puissant jet d'eau froide surgit sur les épaules de l'homme qui sursaute mais ne s'écarte pas.
— C'est vrai ? demande-t-elle. Vous aimez l'eau froide ? Vous voulez que je vous lave à l'eau froide ?
— A votre place je n'en ferai rien.
— Pourquoi ?
— Parce que l'eau froide a un effet immédiat sur la virilité masculine, et si je vous ai bien comprise, vous préférez tenir un bon tenon bien dur en main ou en vous plutôt qu'un ridicule morceau de chair tout mou car rétracté.
— Ah oui, bonne remarque ! Nous nous laverons donc à l'eau chaude. Je ne compte pas en rester là, voyez-vous.
— J'avais compris. Moi non plus, de fait. Je veux être transparent avec vous.
— Votre sexe bien raide dans ma main est la plus explicite des transparences !
— Pas faux. Vous voyez ainsi où nous en sommes.
— Une douche froide. Tous les matins. Remarque, ainsi je saurai comment calmer vos ardeurs, le cas échéant.
— Le cas échoit rarement me semble-t-il.
— Vrai. Mais après la douche du matin, pas de petit câlin ? Vous la prenez toujours froide ?
— Non, je déconne. Je ne supporte pas l'eau froide. Sauf avec vous ! Même pas avec Fred qui s'amusait parfois à me faire hurler. Lui il pouvait. Moi pas.
— Salaud ! Menteur ! Vous m'avez fait croire que… Avec moi vous pourriez ? Vraiment ?
— Pas trop souvent quand même !
— En tous cas merci. Merci de me parler de Fred ainsi. Je vous trouve… beau, quand vous parlez de lui. J'espère que je saurai vous parler de Nicole avec autant de simplicité, de tendresse.
— Je crois que vous avez passé le stade de la colère. Vos yeux brillent quand vous parlez d'elle. Vos yeux brillent du souvenir du meilleur car votre esprit a décidé de chasser le moins bon. Vous avez raison.
— Saurons-nous à l'avenir nous raconter notre passé comme nous l'avons fait ce soir ?
— Je l'espère. De tout cœur. Et je vous promets de me faire violence pour cela.
Ils s'embrassent fougueusement sous le jet d'eau tout en caressant la peau de l'autre. Ils se mouillent l'un l'autre. Elle écarte ses cuisses pour le laisser doucher sa chatte. Elle sourit. Seules ses amantes avaient jusqu'à présent tenu à lui laver le minou. Ses amants s'arrêtaient avant, la laissant faire. Le côté féminin de cet homme étonnant ?
Elle décide de le laver la première. Il se laisse faire, offrant son corps aux mains aimantées par sa peau mouillée. Il lui laisse ses parties génitales, son sexe ayant à peine molli.
Elle joue avec ses aisselles. Elle joue avec ses cuisses, l'arrière de ses genoux, ses mollets ; le tout avec son sexe en bouche pour lui maintenir sa vigueur.
Elle joue avec ses fesses qu'il lui présente, son anus qu'il ne cherche pas à occulter. Jamais un de ses amants hétéro ne la laissé faire cela. Surtout qu'elle insiste bien sur l'anus, enfonçant une phalange savonneuse dedans.
Enfin, lui tournant le dos, il se laisse savonner le torse, le ventre, à nouveau le sexe. Surtout il pose sa tête en arrière sur son épaule, totalement abandonné presque ronronnant.
La femme s'en étonne. Aucun de ses amants ne s'était montré aussi passif avec elle. Sans doute les injonctions de virilité qui formatent les jeunes mâles. Seules ses amantes avaient, avant lui, eu ce même mouvement de confiance absolue et d'abandon. Elle sourit, pour elle-même.
Elle se dit que décidément, oui, seuls les homos savent passer ainsi d'un comportement actif à un comportement passif. Et qu'elle aussi a toujours aimé cela. Se faire coïter par son homme (Jean faisait cela si bien, au début). Puis se comporter en amazone, imposer son désir, son rythme, ses positions. Oui, avant même de devenir lesbienne elle était déjà active et passive lors du même accouplement. Mais avec ses pratiques saphiques, elle l'a assumé davantage encore.
Cet homme, là, posé contre elle, ne pouvait qu'être son complément idéal.
Après l'avoir rincé elle le laisse la laver. Elle sent bien ses hésitations devant son minou. Mais sa gaucherie n'en est que plus attendrissante. Lui se dit qu'il aimerait vite savoir faire cela, laver délicatement une féminité douce. Elle se dit qu'elle lui laissera tout le temps, qu'elle le guidera pour qu'il sache la laver intimement aussi bien que Nicole, la plus suave des expertes en féminité qu'elle ait jamais rencontrées.
Elle le rince rapidement avant de lui tendre la pomme de douche pour qu'il en fasse autant. La peau propre et lisse, ils se combattent doucement pour se lécher, s'embrasser partout, déguster leurs intimités qu'ils présentent sans pudeur.
Après qu'il lui ait léché la raie inter-fessière et l'anus, elle lui offre la même gourmandise impudique, rêvant de jouer avec ses sextoys en lui.
Téter ses mamelons, pétrir ses seins, sucer son clitoris, enfoncer sa langue dans son minou fait grogner de bonheur l'homme qui ne se souvient pas avoir eu autant de passivité de la part d'une partenaire. Cette femme-là est vraiment différente, bien plus salace, à la fois douce et guerrière, totalement impudique.
Ils se retrouvent sur le lit à se déguster mutuellement sans retenue, se léchant encore partout, jouant avec leurs doigts sur la peau ou dans les orifices sans défense.
Ils rient quand ils se retrouvent face à face à genou, torse contre torse, chacun doigtant l'anus de l'autre avec délicatesse, le sexe de l'homme enfoncé dans le vagin trempé.
L'homme s'étonne qu'elle accepte autant que lui d'avoir un doigt qui force ses lèvres, obligé de le sucer, comme une soumission passive à un amant dominant, comme une acceptation de tout, absolument tout, ce que deux êtres peuvent s'offrir comme plaisir charnel.
Sans cesse elle remet son sexe tendu en bouche. Sans cesse il colle ses lèvres à celles, intimes, de son amante, pour ravager son vagin autant que pour sucer son bouton.
Leurs mains passent et repassent sur leurs chairs tendres, ses seins et ses fesses à elle, ses fesses à lui. Et aussi sur leurs muscles tendus de désir, cuisses, épaules, bras, son torse à lui. Des mains insistantes qui se font douces sur le ventre, les flancs, les pubis velus.
Elle lui promet qu'elle se rasera la chatte pour lui. Il lui répond qu'elle fera bien ce qu'elle voudra, et qu'il la laissera jouer avec un rasoir, en toute confiance, sur ses parties intimes.
Les joues de la femme s'empourprent. Qu'un mâle accepte qu'un ou une autre rase ses intimités prouve sa totale confiance. Qu'a-t-elle fait pour mériter cela ?
Alors qu'elle est prête à se laisser coïter sans protection, c'est lui qui lui tend un nouveau préservatif.
— Vous avez un doute ? demande-t-elle sans conviction.
— Aucun. Mais la confiance se mérite.
A nouveau elle déroule suavement le préservatif sur son phallus qui coule en permanence. Et aussitôt elle le fait chuter sur le dos pour s'empaler sur lui et le chevaucher lascivement en amazone.
Tandis que le bassin de la femme balance d'avant en arrière et de haut en bas, laissant apparaitre le magnifique piston, il caresse d'abord ses flancs avec tendresse, puis la laisse guider ses mains sur ses seins qu'il pelote délicatement.
Elle sourit béatement, partagée entre le plaisir de la caresse et le besoin de fureur qu'elle aimerait bien qu'il ait par moment.
— Dites-le moi, n'hésitez pas, dit-il.
— Quoi donc ?
— Ce que vous attendez de moi. Je ne suis pas novice, certes, mais je ne suis pas non plus un expert en plaisir féminin. Alors continuons à nous parler sans fard. Voulez-vous ma douceur, ma sauvagerie ? Avec Fred nous nous le disions quand nous avions besoin d'être enculé sauvagement ou tendrement. Il n'y a qu'avec lui, d'ailleurs, que je me suis instantanément exprimé clairement. Pas avec les autres garçons. Ou rarement.
— C'est une magnifique preuve d'amour ! Se dire son besoin sexuel ! Qu'y a -t-il de plus pur dans un couple ?
— Apprenez-moi à vous aimer comme vous le voulez. Je vous promets que je ferai tout pour votre plaisir.
— Vous faites déjà tout pour mon plaisir, beau gosse ! Par ce que vous êtes, y compris vos maladresses. Par la manière dont vous me baisez, vous êtes doué, vous savez ? Et joliment monté !
— Merci pour le compliment.
— Que vous avez déjà entendu mille fois.
— Je n'ai pas eu mille amants !
— Mais Fred a dû vous le dire plus d'une fois.
Les balancements lascifs ne s'interrompent pas, qu'ils soient emportés par leur plaisir charnel ou qu'ils ralentissent pour se parler. La femme blêmit quand elle voit une larme couler sur la joue de son étalon. Une larme qu'elle attrape du bout des doigts pour porter sa salinité entre ses lèvres.
— Pardonnez-moi, dit l'homme. Je suis un sentimental. Fred me disait tout le temps qu'il ne savait pas de quoi il était le plus amoureux : de ma queue ou de mon être.
— Sympa ! Vous valez mieux qu'une simple bite !
— Oui, bien sûr. Mais c'était un jeu. Evidemment qu'il était fou de tout mon être, pas seulement de ma queue. Mais en même temps il ne me cachait pas son amour incommensurable pour mon sexe que je lui avais offert, et pour mes fesses aussi.
— Et vous ? Ne ressentiez-vous pas la même chose pour ce qu'il était, pour son sexe, et pour son cul ?
— Si, bien sûr. Mais que voulez-vous, cela faisait longtemps qu'en copulant je n'avais pas pensé à lui.
— C'est parce que je suis douée, non ? C'est mon art sexuel qui vous fait penser à lui ?
— Et si c'était le mien, d'art sexuel !
— Prouvez-le moi !
L'homme ne s'en laisse pas compter. Il soulève la femme, la fait assoir au pied du lit et plonge dans son minou qu'il peut maintenant déguster avec gloutonnerie, sous les petits rires aigus de son amante ravie.
Après quelques minutes il demande, la langue léchant encore les lèvres intimes :
— J'ai vraiment besoin d'améliorer ma pratique du cunni, je suppose ?
— Pour un mec vous n'êtes vraiment pas mal ! Mais évidemment, je ne suis pas objective. Rassurez-vous, je vous laisserai tout le loisir de vous améliorer.
— J'y compte bien ! Et je compte sur votre franchise !
— N'ayez aucun doute là-dessus !
Rapidement il l'entraine au-dessus du bureau, lui fait lever une jambe et, cuisses ouvertes, il la reprend délicatement. La femme glousse joyeusement en imaginant bien deux homos se prendre cette position. Pour l'instant la queue dans son con lui va à ravir. Une autre fois elle lui ouvrira ses fesses.
Pendant très longtemps ils jouent l'un et l'autre, avec une belle créativité, à multiplier les positions les plus improbables.
Ils rient, beaucoup. Gémissent, énormément. Expriment leur plaisir en soufflant fortement.
Elle devient de plus en plus sauvage. Son côté guerrière prend le dessus sur sa sensualité. Elle a besoin de lutter, de mesurer sa force avec celle de l'homme. Mais toujours avec son membre en elle qu'elle vient chercher en se contorsionnant dès qu'il glisse hors de sa chatte. Ils jouent. Ils jouent à se dominer l'un l'autre, à se soumettre l'un à l'autre. Ils se régalent de leur peau en sueur, de leurs effluves physiques de combattants, de leur musculature en mouvement.
Dès qu'elle le peut elle fesse l'homme qui en sourit béatement. Sans aucun doute un souvenir de ses ébats passés. Lui ne veut pas cacher qu'avoir les fesses rosies par les claques l'amuse. En parallèle il se contrôle : il ne s'accouple pas avec un mâle qui aime les mêmes jeux que lui, mai avec une femme sensuelle et surexcitée. Alors, quand ses mains à lui peuvent s'emparer de ses fesses à elle, c'est pour les pétrir franchement et délicatement. Elle s'en réjouit : comment a-t-il deviné que c'est exactement de cela qu'elle a besoin ? Sur ses fesses, comme sur ses seins ?
Une première fois elle jouit. Mais lui demande de continuer. Et après deux autres positions, c'est en la coïtant en levrette qu'il ne peut plus retenir son orgasme.
Elle désemballe vite son sexe en jetant la capote sur l'autre, avant de déguster son membre. Ils restent alors un long moment à se lécher le sexe pour le nettoyer, à se caresser, à s'embrasser, à se peloter doucereusement. Aucun des deux n'est prêt à dormir. Elle ne cesse de mouiller et présente sans cesse sa chatte trempée à ses lèvres.
Il prend un plaisir fou à noyer son regard dans le sien tout en dégustant son minou avec hardiesse. Elle prend un plaisir fou à mettre en bouche son sexe mou, à gober chacune de ses couilles, à suçoter son bonbon, sans jamais le quitter des yeux. Communion visuelle. Communion charnelle, animale, sans la moindre pudeur.
Il met un petit moment à rebander. Elle prend plus de temps qu'il n'en faut pour le sucer et le branler avant de dérouler un nouveau préservatif.
Et les voilà repartis pour un corps à corps encore plus débridé, encore plus impudique, encore plus tendre.
Dix fois, vingt fois, il replonge son sexe en elle, cherchant invariablement de nouvelles positions, de nouvelles symphonies coïtales. Deviner le besoin de l'autre ! Anticiper la pulsion de l'autre ! Rester la queue tendue. Toujours avoir la chatte ouverte, accueillante.
Il la possède debout, assise, couchée. Il se couche même sur son dos pour la prendre comme il aimait enculer Fred. La même ouverture du compas des jambes pour elle que pour son homme. C'est dans son vagin qu'il va et qu'il vient. Elle grogne. Elle gémit. Elle murmure :
— Vous m'enculerez dans cette position un jour ?
— Dans toutes les positions que vous voudrez ! Quand, où et comment vous voudrez.
— En douceur ?
— Evidemment. Je vous préparerai soigneusement.
— Humm… Totalement dévergondé ! Vous laisser m'assouplir le cul !
— Il est si mignon !
Ils coïtent longuement ainsi. Ils ne ressentent plus l'impérieuse nécessité de libérer leur production séminale. Ils ne veulent que prolonger ce corps à corps d'autant plus excitant que les mains ne cessent de glisser sur les peaux trempées des effluves du plaisir.
A nouveau elle jouit en criant presque son plaisir autant que son désespoir d'en terminer là. Il la besogne puissamment en missionnaire pour jouir à nouveau sous ses encouragements. Il a du mal. Elle veut à nouveau ressentir en elle les vibrations de sa jouissance. Elle a son arme secrète. Elle connait son point faible. C'est avec un doigt enfoncé brusquement dans sa corolle anale qu'elle gagne cet ultime combat.
Et ils rient. Ils rient doucement, sous cape, heureux de l'intensité de ce moment passé à s'aimer sans retenue.
Elle jette le troisième préservatif plein. Ils se cajolent, s'embrassent, se caressent partout, jouant avec les épidermes visqueux sans se soucier des tâches abondantes sur les draps. Ils s'enlacent. Ils se lovent l'un contre l'autre. Ils laissent leur souffle s'apaiser jusqu'à l'endormissement profond.
— décidément ! Vous n'aimez que cela, attraper le mâle par la queue !
Elle rit à son tour, hésitante, presque gênée, comme prise en défaut. Mais sans lâcher le membre.
— C'est vrai que cela fait trois que je vous attrape par la queue, non ?
— Certes. C'est un besoin de domination du mâle ? Une affirmation de votre volontarisme au lit ?
— Je ne sais pas ! Je me rends compte que, oui, cela m'est arrivé plus d'une fois. Mais pas trois fois de suite, comme avec vous. Vous, c'est spécial.
— J'en suis fort aise et me laisse guider ainsi, d'une main de… maitresse !
— Je vais y réfléchir. Plus tard. Pourquoi ai-je besoin de faire cela. Il faudra que j'en parle à mon psy.
— Quitte à être couchée sur un canapé, autant que nous soyons nus tous les deux pour ne rien nous cacher, et que vous m'en parliez.
— Mets-toi tout nu, si t'es un homme, histoire de voir où nous en sommes… fredonne-t-elle. Avec votre gland entre mes lèvres ?
— Pas la meilleure manière de parler !
— Ah oui, c'est vrai. Il faudra que vous me reposiez la question quand vous me prendrez en levrette : « pourquoi ce besoin de tenir le mâle par la queue ? ».
— D'accord. A votre service, très chère. Mais dans quel orifice voudrez-vous ma queue quand nous serons en levrette ?
— C'est bien les hommes, ça : toujours vouloir tout prévoir. Laissons donc se faire les choses.
— D'accord. Pour cela je me ferai très féminin.
A la fois amusée et attendrie, elle le regarde avec intensité avant de murmurer :
— Oui. Je vous veux aussi féminine.
C'est après un long baiser qu'il peut répondre :
— Et je vous veux très masculin, même si je suis incapable de définir le masculin ou le féminin d'un être.
— Être mâle et femelle ou ne pas être mâle et femelle ? C'est cela la question ? Mais plus tard, il n'est plus l'heure de philosopher !
— Il est l'heure de quoi ?
— De se laver, beau garçon ! Réplique-t-elle en le faisant entrer dans la cabine de douche sans desserrer son étreinte sur son sexe. Car vous puez le mâle à plein nez !
— Et vous n'aimez pas ? Il faudra que je sois toujours tout propre à sentir en permanence la savonnette ?
— Ah les pédés et la savonnette ! Mais non, bel homme. Je veux vous sentir animal, mais seulement quand vous et moi copulerons ensemble ! Je veux vous épuiser, vous faire ruisseler de sueur, vous entendre crier grâce quand je vous aurai vidé de toute vitalité !
— Voilà un programme qui me va parfaitement ! Car comptez bien que je prenne le temps de lécher le long de votre peau ces coulures de sueur.
— Vantard ! Ecartez-vous pour que je fasse couler l'eau. Car évidemment vous, comme tous les hommes, n'aimez pas l'eau froide sur votre peau.
— Détrompez-vous ma belle. Je prends une douche froide chaque matin.
Elle glousse, ouvre le robinet, et un puissant jet d'eau froide surgit sur les épaules de l'homme qui sursaute mais ne s'écarte pas.
— C'est vrai ? demande-t-elle. Vous aimez l'eau froide ? Vous voulez que je vous lave à l'eau froide ?
— A votre place je n'en ferai rien.
— Pourquoi ?
— Parce que l'eau froide a un effet immédiat sur la virilité masculine, et si je vous ai bien comprise, vous préférez tenir un bon tenon bien dur en main ou en vous plutôt qu'un ridicule morceau de chair tout mou car rétracté.
— Ah oui, bonne remarque ! Nous nous laverons donc à l'eau chaude. Je ne compte pas en rester là, voyez-vous.
— J'avais compris. Moi non plus, de fait. Je veux être transparent avec vous.
— Votre sexe bien raide dans ma main est la plus explicite des transparences !
— Pas faux. Vous voyez ainsi où nous en sommes.
— Une douche froide. Tous les matins. Remarque, ainsi je saurai comment calmer vos ardeurs, le cas échéant.
— Le cas échoit rarement me semble-t-il.
— Vrai. Mais après la douche du matin, pas de petit câlin ? Vous la prenez toujours froide ?
— Non, je déconne. Je ne supporte pas l'eau froide. Sauf avec vous ! Même pas avec Fred qui s'amusait parfois à me faire hurler. Lui il pouvait. Moi pas.
— Salaud ! Menteur ! Vous m'avez fait croire que… Avec moi vous pourriez ? Vraiment ?
— Pas trop souvent quand même !
— En tous cas merci. Merci de me parler de Fred ainsi. Je vous trouve… beau, quand vous parlez de lui. J'espère que je saurai vous parler de Nicole avec autant de simplicité, de tendresse.
— Je crois que vous avez passé le stade de la colère. Vos yeux brillent quand vous parlez d'elle. Vos yeux brillent du souvenir du meilleur car votre esprit a décidé de chasser le moins bon. Vous avez raison.
— Saurons-nous à l'avenir nous raconter notre passé comme nous l'avons fait ce soir ?
— Je l'espère. De tout cœur. Et je vous promets de me faire violence pour cela.
Ils s'embrassent fougueusement sous le jet d'eau tout en caressant la peau de l'autre. Ils se mouillent l'un l'autre. Elle écarte ses cuisses pour le laisser doucher sa chatte. Elle sourit. Seules ses amantes avaient jusqu'à présent tenu à lui laver le minou. Ses amants s'arrêtaient avant, la laissant faire. Le côté féminin de cet homme étonnant ?
Elle décide de le laver la première. Il se laisse faire, offrant son corps aux mains aimantées par sa peau mouillée. Il lui laisse ses parties génitales, son sexe ayant à peine molli.
Elle joue avec ses aisselles. Elle joue avec ses cuisses, l'arrière de ses genoux, ses mollets ; le tout avec son sexe en bouche pour lui maintenir sa vigueur.
Elle joue avec ses fesses qu'il lui présente, son anus qu'il ne cherche pas à occulter. Jamais un de ses amants hétéro ne la laissé faire cela. Surtout qu'elle insiste bien sur l'anus, enfonçant une phalange savonneuse dedans.
Enfin, lui tournant le dos, il se laisse savonner le torse, le ventre, à nouveau le sexe. Surtout il pose sa tête en arrière sur son épaule, totalement abandonné presque ronronnant.
La femme s'en étonne. Aucun de ses amants ne s'était montré aussi passif avec elle. Sans doute les injonctions de virilité qui formatent les jeunes mâles. Seules ses amantes avaient, avant lui, eu ce même mouvement de confiance absolue et d'abandon. Elle sourit, pour elle-même.
Elle se dit que décidément, oui, seuls les homos savent passer ainsi d'un comportement actif à un comportement passif. Et qu'elle aussi a toujours aimé cela. Se faire coïter par son homme (Jean faisait cela si bien, au début). Puis se comporter en amazone, imposer son désir, son rythme, ses positions. Oui, avant même de devenir lesbienne elle était déjà active et passive lors du même accouplement. Mais avec ses pratiques saphiques, elle l'a assumé davantage encore.
Cet homme, là, posé contre elle, ne pouvait qu'être son complément idéal.
Après l'avoir rincé elle le laisse la laver. Elle sent bien ses hésitations devant son minou. Mais sa gaucherie n'en est que plus attendrissante. Lui se dit qu'il aimerait vite savoir faire cela, laver délicatement une féminité douce. Elle se dit qu'elle lui laissera tout le temps, qu'elle le guidera pour qu'il sache la laver intimement aussi bien que Nicole, la plus suave des expertes en féminité qu'elle ait jamais rencontrées.
Elle le rince rapidement avant de lui tendre la pomme de douche pour qu'il en fasse autant. La peau propre et lisse, ils se combattent doucement pour se lécher, s'embrasser partout, déguster leurs intimités qu'ils présentent sans pudeur.
Après qu'il lui ait léché la raie inter-fessière et l'anus, elle lui offre la même gourmandise impudique, rêvant de jouer avec ses sextoys en lui.
Téter ses mamelons, pétrir ses seins, sucer son clitoris, enfoncer sa langue dans son minou fait grogner de bonheur l'homme qui ne se souvient pas avoir eu autant de passivité de la part d'une partenaire. Cette femme-là est vraiment différente, bien plus salace, à la fois douce et guerrière, totalement impudique.
Ils se retrouvent sur le lit à se déguster mutuellement sans retenue, se léchant encore partout, jouant avec leurs doigts sur la peau ou dans les orifices sans défense.
Ils rient quand ils se retrouvent face à face à genou, torse contre torse, chacun doigtant l'anus de l'autre avec délicatesse, le sexe de l'homme enfoncé dans le vagin trempé.
L'homme s'étonne qu'elle accepte autant que lui d'avoir un doigt qui force ses lèvres, obligé de le sucer, comme une soumission passive à un amant dominant, comme une acceptation de tout, absolument tout, ce que deux êtres peuvent s'offrir comme plaisir charnel.
Sans cesse elle remet son sexe tendu en bouche. Sans cesse il colle ses lèvres à celles, intimes, de son amante, pour ravager son vagin autant que pour sucer son bouton.
Leurs mains passent et repassent sur leurs chairs tendres, ses seins et ses fesses à elle, ses fesses à lui. Et aussi sur leurs muscles tendus de désir, cuisses, épaules, bras, son torse à lui. Des mains insistantes qui se font douces sur le ventre, les flancs, les pubis velus.
Elle lui promet qu'elle se rasera la chatte pour lui. Il lui répond qu'elle fera bien ce qu'elle voudra, et qu'il la laissera jouer avec un rasoir, en toute confiance, sur ses parties intimes.
Les joues de la femme s'empourprent. Qu'un mâle accepte qu'un ou une autre rase ses intimités prouve sa totale confiance. Qu'a-t-elle fait pour mériter cela ?
Alors qu'elle est prête à se laisser coïter sans protection, c'est lui qui lui tend un nouveau préservatif.
— Vous avez un doute ? demande-t-elle sans conviction.
— Aucun. Mais la confiance se mérite.
A nouveau elle déroule suavement le préservatif sur son phallus qui coule en permanence. Et aussitôt elle le fait chuter sur le dos pour s'empaler sur lui et le chevaucher lascivement en amazone.
Tandis que le bassin de la femme balance d'avant en arrière et de haut en bas, laissant apparaitre le magnifique piston, il caresse d'abord ses flancs avec tendresse, puis la laisse guider ses mains sur ses seins qu'il pelote délicatement.
Elle sourit béatement, partagée entre le plaisir de la caresse et le besoin de fureur qu'elle aimerait bien qu'il ait par moment.
— Dites-le moi, n'hésitez pas, dit-il.
— Quoi donc ?
— Ce que vous attendez de moi. Je ne suis pas novice, certes, mais je ne suis pas non plus un expert en plaisir féminin. Alors continuons à nous parler sans fard. Voulez-vous ma douceur, ma sauvagerie ? Avec Fred nous nous le disions quand nous avions besoin d'être enculé sauvagement ou tendrement. Il n'y a qu'avec lui, d'ailleurs, que je me suis instantanément exprimé clairement. Pas avec les autres garçons. Ou rarement.
— C'est une magnifique preuve d'amour ! Se dire son besoin sexuel ! Qu'y a -t-il de plus pur dans un couple ?
— Apprenez-moi à vous aimer comme vous le voulez. Je vous promets que je ferai tout pour votre plaisir.
— Vous faites déjà tout pour mon plaisir, beau gosse ! Par ce que vous êtes, y compris vos maladresses. Par la manière dont vous me baisez, vous êtes doué, vous savez ? Et joliment monté !
— Merci pour le compliment.
— Que vous avez déjà entendu mille fois.
— Je n'ai pas eu mille amants !
— Mais Fred a dû vous le dire plus d'une fois.
Les balancements lascifs ne s'interrompent pas, qu'ils soient emportés par leur plaisir charnel ou qu'ils ralentissent pour se parler. La femme blêmit quand elle voit une larme couler sur la joue de son étalon. Une larme qu'elle attrape du bout des doigts pour porter sa salinité entre ses lèvres.
— Pardonnez-moi, dit l'homme. Je suis un sentimental. Fred me disait tout le temps qu'il ne savait pas de quoi il était le plus amoureux : de ma queue ou de mon être.
— Sympa ! Vous valez mieux qu'une simple bite !
— Oui, bien sûr. Mais c'était un jeu. Evidemment qu'il était fou de tout mon être, pas seulement de ma queue. Mais en même temps il ne me cachait pas son amour incommensurable pour mon sexe que je lui avais offert, et pour mes fesses aussi.
— Et vous ? Ne ressentiez-vous pas la même chose pour ce qu'il était, pour son sexe, et pour son cul ?
— Si, bien sûr. Mais que voulez-vous, cela faisait longtemps qu'en copulant je n'avais pas pensé à lui.
— C'est parce que je suis douée, non ? C'est mon art sexuel qui vous fait penser à lui ?
— Et si c'était le mien, d'art sexuel !
— Prouvez-le moi !
L'homme ne s'en laisse pas compter. Il soulève la femme, la fait assoir au pied du lit et plonge dans son minou qu'il peut maintenant déguster avec gloutonnerie, sous les petits rires aigus de son amante ravie.
Après quelques minutes il demande, la langue léchant encore les lèvres intimes :
— J'ai vraiment besoin d'améliorer ma pratique du cunni, je suppose ?
— Pour un mec vous n'êtes vraiment pas mal ! Mais évidemment, je ne suis pas objective. Rassurez-vous, je vous laisserai tout le loisir de vous améliorer.
— J'y compte bien ! Et je compte sur votre franchise !
— N'ayez aucun doute là-dessus !
Rapidement il l'entraine au-dessus du bureau, lui fait lever une jambe et, cuisses ouvertes, il la reprend délicatement. La femme glousse joyeusement en imaginant bien deux homos se prendre cette position. Pour l'instant la queue dans son con lui va à ravir. Une autre fois elle lui ouvrira ses fesses.
Pendant très longtemps ils jouent l'un et l'autre, avec une belle créativité, à multiplier les positions les plus improbables.
Ils rient, beaucoup. Gémissent, énormément. Expriment leur plaisir en soufflant fortement.
Elle devient de plus en plus sauvage. Son côté guerrière prend le dessus sur sa sensualité. Elle a besoin de lutter, de mesurer sa force avec celle de l'homme. Mais toujours avec son membre en elle qu'elle vient chercher en se contorsionnant dès qu'il glisse hors de sa chatte. Ils jouent. Ils jouent à se dominer l'un l'autre, à se soumettre l'un à l'autre. Ils se régalent de leur peau en sueur, de leurs effluves physiques de combattants, de leur musculature en mouvement.
Dès qu'elle le peut elle fesse l'homme qui en sourit béatement. Sans aucun doute un souvenir de ses ébats passés. Lui ne veut pas cacher qu'avoir les fesses rosies par les claques l'amuse. En parallèle il se contrôle : il ne s'accouple pas avec un mâle qui aime les mêmes jeux que lui, mai avec une femme sensuelle et surexcitée. Alors, quand ses mains à lui peuvent s'emparer de ses fesses à elle, c'est pour les pétrir franchement et délicatement. Elle s'en réjouit : comment a-t-il deviné que c'est exactement de cela qu'elle a besoin ? Sur ses fesses, comme sur ses seins ?
Une première fois elle jouit. Mais lui demande de continuer. Et après deux autres positions, c'est en la coïtant en levrette qu'il ne peut plus retenir son orgasme.
Elle désemballe vite son sexe en jetant la capote sur l'autre, avant de déguster son membre. Ils restent alors un long moment à se lécher le sexe pour le nettoyer, à se caresser, à s'embrasser, à se peloter doucereusement. Aucun des deux n'est prêt à dormir. Elle ne cesse de mouiller et présente sans cesse sa chatte trempée à ses lèvres.
Il prend un plaisir fou à noyer son regard dans le sien tout en dégustant son minou avec hardiesse. Elle prend un plaisir fou à mettre en bouche son sexe mou, à gober chacune de ses couilles, à suçoter son bonbon, sans jamais le quitter des yeux. Communion visuelle. Communion charnelle, animale, sans la moindre pudeur.
Il met un petit moment à rebander. Elle prend plus de temps qu'il n'en faut pour le sucer et le branler avant de dérouler un nouveau préservatif.
Et les voilà repartis pour un corps à corps encore plus débridé, encore plus impudique, encore plus tendre.
Dix fois, vingt fois, il replonge son sexe en elle, cherchant invariablement de nouvelles positions, de nouvelles symphonies coïtales. Deviner le besoin de l'autre ! Anticiper la pulsion de l'autre ! Rester la queue tendue. Toujours avoir la chatte ouverte, accueillante.
Il la possède debout, assise, couchée. Il se couche même sur son dos pour la prendre comme il aimait enculer Fred. La même ouverture du compas des jambes pour elle que pour son homme. C'est dans son vagin qu'il va et qu'il vient. Elle grogne. Elle gémit. Elle murmure :
— Vous m'enculerez dans cette position un jour ?
— Dans toutes les positions que vous voudrez ! Quand, où et comment vous voudrez.
— En douceur ?
— Evidemment. Je vous préparerai soigneusement.
— Humm… Totalement dévergondé ! Vous laisser m'assouplir le cul !
— Il est si mignon !
Ils coïtent longuement ainsi. Ils ne ressentent plus l'impérieuse nécessité de libérer leur production séminale. Ils ne veulent que prolonger ce corps à corps d'autant plus excitant que les mains ne cessent de glisser sur les peaux trempées des effluves du plaisir.
A nouveau elle jouit en criant presque son plaisir autant que son désespoir d'en terminer là. Il la besogne puissamment en missionnaire pour jouir à nouveau sous ses encouragements. Il a du mal. Elle veut à nouveau ressentir en elle les vibrations de sa jouissance. Elle a son arme secrète. Elle connait son point faible. C'est avec un doigt enfoncé brusquement dans sa corolle anale qu'elle gagne cet ultime combat.
Et ils rient. Ils rient doucement, sous cape, heureux de l'intensité de ce moment passé à s'aimer sans retenue.
Elle jette le troisième préservatif plein. Ils se cajolent, s'embrassent, se caressent partout, jouant avec les épidermes visqueux sans se soucier des tâches abondantes sur les draps. Ils s'enlacent. Ils se lovent l'un contre l'autre. Ils laissent leur souffle s'apaiser jusqu'à l'endormissement profond.
à suivre
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