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✦ Etrenu D'autres que nous XSTORY
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Hétéro Orientation principale dans ce chapitre

D'autres que nous — Chapitre 8

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Certifiée écrite par un humain D'après nous ce texte a été rédigé par un humain

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Etrenu
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D'autres que nous

Chapitre 8

8- 15 août. 2h25
Les rares passants qui croisent le couple se tenant par la main ne doutent pas qu'ils sont très amoureux l'un de l'autre. Et assoiffés de désir charnel.
Ils s'arrêtent face à un petit hôtel cosy aux boiseries blanches soigneusement entretenues. « Nous Paris ».
— J'en étais sûre ! dit la femme.
— Cet hôtel m'a toujours intrigué. J'ai toujours eu envie d'y prendre une chambre pour faire l'amour.
— Moi aussi. C'est amusant comme cela transparait dans le look, l'ambiance du lieu. Ils auraient pu l'appeler l'hôtel des amoureux. Mais vous croyez qu'il y aura une chambre de libre ?
— Il n'y a pas de panneau « complet » à la fenêtre. A mon époque je le voyais souvent. Je me demandais d'ailleurs s'il était possible de bénéficier d'une de ses chambres. Mais au 15 août, Paris est vide.
— Essayons ! Faire l'amour avec vous m'excite. Mais le faire là, cela décuple mon envie ! Je me sens devenir tigresse !
— Calmez-vous ma chère ! Je ne suis pas votre proie à dévorer !
— Non. Vous êtes un mâle adorable à aimer jusqu'à l'épuisement.
— Je résiste bien à la fatigue vous savez. Et je suis endurant.
— Moi aussi !
L'homme éclate de rire. Il trouve la sonnette et appuie.
Il se passe quatre longues minutes angoissantes avant qu'un raie de lumière n'apparaisse derrière le comptoir. Une forme apparait. Une forme qui se rapproche. Un Africain magnifique, juste vêtu d'un short court et d'une chemisette non boutonnée, leur ouvre la porte.
— Bonsoir. Vous avez oublié le code ?
— Non. Nous voulons prendre une chambre. En avez-vous une de libre ? demande l'homme.
— Ah ? Bien sûr. Donnez-moi vos bagages madame…
Le réceptionniste a tendu la main mais se rend compte qu'il n'y a ni sac ni valise.
— Nous n'avons pas de bagage. Juste besoin d'un lit.
— Ah oui, parfait, pas de problème, dit le réceptionniste le visage impassible si ce n'est une lueur amusée dans les yeux.
— Vous en avez vu d'autres, je suppose, lui demande l'homme.
— Si vous saviez… Réplique le réceptionniste, un large sourire aux lèvres. Et je ne vous parle pas des femmes de chambre quand elles font les lits. Mais heureusement il reste des chambres un peu à l'écart. J'ai surtout des américains retraités en ce moment. Ils n'apprécieraient pas d'être réveillés en pleine nuit.
— Sauf à ce que cela leur donne des idées. Dit la femme.
— Pas le genre. Vous ne les avez pas vus. Hors période estivale, je ne dis pas. Il y a de nombreuses visites d'hommes ou de femmes, à toute heure, dans les chambres de nos clients seuls. Mais pas en août.
Le réceptionniste rallume l'ordinateur et procède aux formalités d'entrée.
— Je vais vous donner la 408. C'est la plus grande et la plus confortable, à l'écart. Personne autour. Mais du monde en dessous.
— Nous tâcherons de ne pas être trop bruyants.
— Ma maman m'a toujours dit de ne pas faire de promesse que je sais d'avance ne pas pouvoir tenir…
Ils rient tous les trois. L'homme règle la chambre. Le réceptionniste donne le badge.
— Est-ce utile de vous préciser que le petit-déjeuner se tient au sous-sol de 6h30 à 10h30 ?
— Nous ne vous ferons pas la promesse d'être levés à cette heure-là car nous savons que nous ne la tiendrons pas ! s'amuse la femme.
— Ma maman a donc raison.
— Les mamans ont toujours raison, croyez-moi !
— Je n'oserais pas vous contredire madame !
Le couple le remercie et s'éloigne vers l'ascenseur. Brusquement la femme s'arrête et se retourne vers le réceptionniste.
— Excusez-moi, encore une chose : y-a-t-il un distributeur de préservatifs dans l'hôtel ?
Le sourire du réceptionniste s'élargit, même si son attitude reste totalement professionnelle.
— Désolé, non madame.
— Aïe ! s'exclame l'homme.
— Mais ne vous en faites pas, ici nous savons nous occuper de nos clients. Venez choisir.
Le couple, étonné, se rapproche du comptoir. Le réceptionniste sort un tiroir qu'il pose devant eux. Dedans se trouvent des dizaines de préservatifs, des étuis seuls, des boites presque pleines, des ensembles de plusieurs étuis attachés.
— Choisissez ceux que vous préférez. Aux africains je suggère plutôt ceux-là. Grande taille. Aux asiatiques plutôt ceux-là. L'inverse. Là vous avez goût banane, là goût fraise. Dit l'homme d'une voix neutre que dément l'amusement dans ses yeux.
— Je peux en prendre deux ?
— Autant que vous voulez. Ce sont des restes que trouvent les femmes de chambre, en général sous les lits ou tout au fond des tables de chevet. Certaines en gardent pour elles, mais le reste est rangé ici au service des clients. Du moins ceux qui osent demander. Prenez-en autant que vous voulez, vous pourrez ramener les non-utilisés demain. Je serai à la réception jusque début d'après-midi.
— Vous êtes vraiment fort aimable ! dit la femme, enchantée, en choisissant plusieurs sortes.
— Je peux prendre le paquet de mouchoirs et le lubrifiant, là ? demande l'homme.
C'est la question de trop. Le réceptionniste ne peut plus se contenir et éclate d'un rire puissant et communicatif. Il balbutie dans son rire de prendre ce que l'homme veut.
Une question silencieuse est posée par l'homme à la femme qui, riant toujours, fait signe qu'elle est d'accord. L'homme prend le lubrifiant.
— Il y a une boite de mouchoirs papiers dans la salle de bain, réussit à dire le réceptionniste. C'est plus facile que de les sortir de ce paquet poche.
— Vous avez raison, je vous le laisse donc. Et je vous présente nos excuses de vous avoir réveillé. En vous souhaitant une bonne nuit !
— Excellente nuit à vous, madame, monsieur.
— Un grand merci, complète la femme. Vous êtes adorable.
— Merci madame. Et, au fait, ne vous inquiétez pas pour le désordre éventuel de la chambre à votre départ, je vais confier demain à Léa le soin de la faire. Elle a une grande habitude de ces situations.
— Vous aussi apparemment !
— C'est le principal charme de mon métier ! Grâce à vous, je vais faire de beaux rêves !
Ils se quittent. Amusé, le couple entre dans l'ascenseur. Leurs lèvres se collent aussitôt pour un baiser qui dure jusqu'à la réouverture de la porte. Dur est le membre de l'homme, qui plus est pétri à travers le pantalon par la main de la femme. Il est à nouveau sorti à l'air quand ils débouchent sur le couloir. La main de la femme s'en empare pour entrainer son amant jusque devant leur chambre. Fébrilement, l'homme réussit au troisième passage du badge devant la serrure électronique à ouvrir la porte. Ils se précipitent à l'intérieur.
La porte à peine claquée, leurs bouches s'unissent à nouveau. Chacun entreprend de déshabiller l'autre avec douceur. Impatience des corps, tentative des esprits de contrôler ce moment pour le rendre suave. Ils rient. Ils décollent leurs lèvres pour laisser les doigts agiles de l'autre défaire ce qu'ils n'ont plus lieu de porter sur eux.
C'est elle qui est nue en premier : il n'avait qu'une robe légère et un soutien-gorge à défaire. Le pantalon et le slip sur les chevilles, torse-nu, les lèvres de l'homme s'emparent des mamelons brusquement gonflés de désir. La femme se laisse d'abord déguster avant de se laisser emporter par l'impérieux besoin de serrer fortement le phallus dans sa main.
Il se retrouvent flanc contre flanc à se dévorer les lèvres, la main de la femme branlant lentement le manche de l'homme, le bout des doigts de l'homme caressant onctueusement le bouton épanoui à nouveau sorti de son capuchon.
C'est agenouillée avec son sexe en bouche qu'elle achève de déshabiller l'homme. Elle entreprend de le pomper avec hardiesse, réussissant à enfoncer toute la hampe dans sa gorge.
Ils savent tous deux qu'ils sont au bord de l'orgasme. Aussi elle abandonne à regret le phallus savoureux pour attirer l'homme sur elle en basculant en arrière sur le lit, cuisses ouvertes.
L'homme s'empare d'un étui de préservatif et l'ouvre avant de demander :
— Vous ou moi ?
— J'adore le faire, répond-t-elle.
Ses doigts habiles déroulent lentement la protection le long de la hampe. Une fois le morceau emballé, elle tombe en arrière en s'offrant sans contrefaçon.
— Prenez-moi ! J'ai besoin de votre sexe en moi !
— J'ai besoin de m'enfoncer en vous ! Mais je risque fort de me retrouver éjaculateur précoce comme à quinze ans !
— Et moi donc ! Tant pis pour ce premier coït : ni vous ni moi ne pourrons résister. Nous ferons mieux au deuxième.
— Et au troisième !
— Autant que vous voulez ! Jouissez dix fois en moi, ou sur moi, si vous le pouvez ! Aimez-moi ! Maintenant !
Le phallus fébrile entre dans le con de la femme sans ressentir la moindre résistance. C'est elle qui aussitôt ondule, avant même qu'il ne démarre ses va et vient.
Chacun tente de retarder de quelques secondes l'orgasme. Mais le désir est trop puissant. Elle pousse un cri de jouissance en se cambrant brusquement, ce qui libère la puissante éjaculation de l'homme.
Après des puissants tremblements accompagnant ses coups de reins, le corps de l'homme s'affaisse lentement sur celui de la femme qui s'empare de ses fesses pour faire pression afin de rester unis et de ne faire qu'un. Tendrement l'homme embrasse et lèche le cou en nage de son amante qui en frémit de bonheur avant de se mettre progressivement à rire.
— Qu'y a-t-il de drôle ? demande-t-il, amusé.
— Cela me rappelle mon adolescence ! Impatience rime avec adolescence. Vous avez été bien rapide, mon amant !
— Nous avons été bien rapides, mon amante !
— Pourquoi ? Nous ne nous connaissons à peine ! Nous avons juste parlé dans la nuit. Pourquoi avons-nous ressenti une telle attraction l'un pour l'autre ?
— Notre conversation n'a pas été banale ! Ni vous ni moi ne nous étions autant livrés intimement. Il fallait mettre en pratique tout ce que nous avions sous-entendu.
— Que vous êtes un bon coup ? Même en une minute à peine, j'en suis convaincue !
— Une minute de coït. Pour de très agréables préliminaires. Avec l'âge, ce sont les préliminaires qu'on préfère, non ?
— Parlez pour vous ! D'accord pour les préliminaires. Mais je vous attends également dans de longs coïts totalement dépravés !
— Dépravés ?
— Sans retenue. Impudiques. Débridés, si vous préférez.
— Je préfère. Et je partage l'idée.
— Vu que vous restez toujours aussi dur en moi, je vous en crois capable.
— Comment débander quand nos corps sont si puissamment accordés ?
— Je vous la ressortirai celle-là, au bout de la nuit… Croyez-vous qu'il n'y a que nos corps qui soient puissamment accordés ?
— A l'instant, non, ma chère. Je ressens quelque chose de bien plus puissant qu'une simple attirance physique.
— Que vous ne sauriez nommer.
— Que je nous laisse le temps de nommer. Première tentative, au bout de la nuit, nous verrons bien dans quel état nous serons !
— Dans les bras de Morphée ! Nous serons dans les bras de Morphée. Et dans les vôtres, j'espère. Le nez sur votre peau à respirer votre odeur animale en faisant des rêves érotiques de notre réveil.
— Tout un programme ! Qui me va parfaitement. Avec pour point de départ la nostalgie du même appartement dans lequel nous avons vécu l'un et l'autre une sexualité débridée. C'est fou, non ?
— Peu m'importe, tant que vous restez en moi et que je peux voir votre visage, peloter votre petit cul de pédé, lécher vos lèvres…
Faisant semblant d'être vexé par ce propos direct, l'homme pivote brusquement, sans se retirer de son minou, et se retrouver sous elle. Aussitôt il se met à pétrir ses petites fesses.
La femme roucoule de bonheur et écarte grand les jambes. L'homme comprend qu'il peut tout autant peloter ses globes fessiers que de promener ses doigts le long de sa raie et sur son anus. Un regard langoureux lui confirme qu'il a carte blanche.
— Tant que votre braquemart reste en moi, susurre-t-elle, comme si elle avait lu dans ses pensées.
Ils restent ainsi un long moment à se bécoter, s'embrasser ardemment, se lécher lèvres et langues, dévorer leur cou, roulant plusieurs fois pour intervertir les positions. La femme se régale des fesses de l'homme qu'elle caresse, claque, pétrit, tout en jouant elle aussi avec sa raie et son anus qui s'assouplit très vite sous les douceurs tactiles.
— Vous me le direz quand vraiment vous aurez besoin d'être pénétré par un sexe mâle ou par un gode ?
— Promis ! Me faire goder par vous sera un bonheur.
— Je possède un double gode.
— Vous en ferez ce que vous voudrez en moi, et me direz dans lequel de vos orifices vous le souhaitez.
— Les deux, bien sûr !
— A votre entier service, Madame !
Ce n'est qu'après un long et délicieux moment de communion charnelle que, profitant qu'elle soit au-dessus, elle se décide à se relever en extrayant sa chatte du délicieux phallus. Aussitôt un sentiment de manque la saisit. Elle replonge en lui en murmurant que c'est trop dur, ce qui le fait ricaner.
— Qu'est-ce qui est trop dur, belle coquine ? Mon sexe ?
— Crétin ! Il ne sera jamais trop dur pour moi ! Il est fait pour être en moi… Mais, que voulez-vous, je suis une gourmande : je le veux dans ma chatte, dans ma bouche, entre mes fesses… Comment choisir ? Vous êtes cruel !
— Ah oui, quand même… Vraiment gourmande !
Après quelques minutes à roucouler ensemble, elle réussit enfin à se séparer de ce cher morceau de chair. Elle observe avec étonnement la capote lourdement pleine qui pendouille, la retire, admire la quantité de sperme éjaculé, félicite le mâle. A califourchon sur lui, cuisses ouvertes et chatte détrempée, elle noue tranquillement le réservoir de latex et le jette au sol.
Après un petit grognement animal, elle se met à lécher le sexe moite de l'homme, se régalant bruyamment de sa liqueur. La tête en arrière, l'homme se laisse déguster en frémissant de tout son corps.
Son sexe est propre depuis longtemps quand le besoin de plonger son visage entre les cuisses de la belle devient irrépressible. Il l'écarte doucement, l'assoit sur le rebord du lit et plonge son visage vers le puits visqueux pour aspirer d'un coup le clitoris qui n'a pas plus débandé que son pénis.
La femme se laisse dévorer en gémissant sourdement, balançant son bassin vers le visage de l'homme dès que les lèvres abandonnent son bouton. La vulve fond sur la bouche autant que la bouche fond sur la vulve, dans une harmonie lascive parfaite.
Mais quand l'homme veut lécher son vagin et y enfoncer sa langue, elle le repousse.
— Non. Prenons une douche d'abord. Je ne suis pas propre. Laissez-moi vous laver. Ensuite tout sera permis.
Une lueur salace brille dans les yeux de l'homme, vite rejoint par celle qui n'a pas plus que lui l'intention de restreindre la moindre de ses pulsions.
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